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24 AOÛT

Aujourd’hui à la une

Les célébrations notables

Bonne fête aux Barthélemy

Jour du sucrion le 7 fructidor

Jour de l’indépendance de l’Ukraine, fête nationale commémorant sa séparation d’avec l’URSS en 1991

Les évènements notables

1991 – Indépendance de l’Ukraine

Le 24 août 1991, le parlement ukrainien proclame l’indépendance de l’Ukraine après l’échec du coup d’État contre Mikhaïl Gorbatchev en URSS. Ce décret marque la fin définitive de la domination soviétique sur le pays. L’Ukraine devient un État souverain et démocratique, et son indépendance est confirmée par référendum le 1er décembre 1991, jetant les bases de sa politique étrangère et de son identité nationale contemporaine.

1853 – Invention des chips par George Crum

Le 24 août 1853, dans un restaurant de Saratoga Springs, New York, le chef américano-amérindien George Crum invente par hasard les chips de pomme de terre. Pour satisfaire un client se plaignant que ses pommes de terre étaient trop épaisses, Crum les coupe très fines et les fait frire jusqu’à ce qu’elles soient croustillantes. Ce snack devient rapidement populaire, donnant naissance à une industrie alimentaire mondiale.

1572 – Massacres de la Saint-Barthélémy

Le 24 août 1572, à Paris, débute le massacre de la Saint-Barthélémy, ciblant les protestants huguenots à la suite des tensions religieuses entre catholiques et réformés. Cette série d’assassinats et de violences s’étend à travers la France, faisant des milliers de victimes. L’événement marque un tournant dans les guerres de religion françaises et demeure un symbole tragique de l’intolérance et des conflits confessionnels en Europe.

410 – Pillage de Rome par les Wisigoths

Le 24 août 410, Rome est pillée par les Wisigoths dirigés par Alaric Ier. Cet événement historique secoue le monde romain, marquant la première fois en près de 800 ans que la capitale de l’Empire romain d’Occident est envahie. Le pillage entraîne la destruction de nombreux bâtiments et trésors, provoque la panique parmi la population et symbolise le déclin progressif de l’autorité romaine en Occident.

79 – L’éruption du Vésuve ensevelit Pompéi et Herculanum

Le 24 août 79, le Vésuve entre en éruption de manière cataclysmique, ensevelissant sous des cendres et des pierres volcaniques les villes romaines de Pompéi, Herculanum et Stabies. L’événement provoque la mort de milliers d’habitants et préserve exceptionnellement les structures et objets, offrant aux archéologues modernes un témoignage unique de la vie quotidienne dans la Rome antique et de l’impact des catastrophes naturelles sur les civilisations.

Les naissances et décès notables

1979 – Naissance de Fabienne Carat, actrice française
1951 – Naissance de Orson Scott Card, écrivain de science-fiction américain
1948 – Naissance de Jean-Michel Jarre, musicien français

2016 – Décès de Michel Butor, poète, romancier, enseignant, essayiste, critique d’art et traducteur français
1832 – Décès de Sadi Carnot, physicien français
1572 – Décès de Gaspard II de Coligny, militaire et dirigeant huguenot français, assassiné lors du massacre de la Saint-Barthélemy




Un peu de bonne humeur

Fatigué à quel point ?

🤔 Sur une échelle de 1 à 10, à quel point es-tu fatigué en cette fin de semaine.
🫩 Une échelle ? Pas d'escalator ou d'ascenseur ?

 

Au travail les ado

🤔 Un million d'ado veulent nettoyer la Terre... c'est vraiment admirable.
😏 Oui, mais un million de parents aimeraient qu'il commencent par leur chambre.

Réveil mortel

Ken Charles Barger dort paisiblement quand son téléphone se met à sonner et le tire brutalement du sommeil. Encore à moitié dans les bras de Morphée, il tend la main pour répondre… mais confond le combiné avec son Smith & Wesson .38 Special posé à côté de lui. Il le porte à son oreille - « allô ? » -... ce téléphone-là ne pardonne pas les erreurs de manipulation. Le coup part, et voilà qu’un simple appel téléphonique dont on ne sait absolument rien se transforme en une fin tragiquement ridicule.

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Savais-tu ?

La statue de la Liberté, une prostituée ?

Quelle femme a servi de modèle pour la Statue de la Liberté ? Les historiens avancent plusieurs pistes, sans certitude absolue. Beaucoup penchent pour Charlotte Bartholdi, la mère du sculpteur, dont il était très proche et dont les traits austères auraient marqué le visage de la statue. D’autres évoquent Jeanne-Émilie Baheux, l’épouse de Bartholdi, ou encore Sarah Coblenzer, une Américaine qui aurait posé pour lui à Paris en 1875, selon l’auteure Nathalie Salmon, descendante de cette femme. Certains mentionnent même le frère aîné de Bartholdi, Jean-Charles, comme modèle possible.

La rumeur selon laquelle une prostituée parisienne aurait servi de modèle pour la statue de la Liberté circule aussi, mais elle n’est pas confirmée par les historiens. Selon certaines anecdotes, Bartholdi se serait inspiré d’une femme surnommée la « Grande Céline », prostituée du quartier Pigalle, avec l’accord de la sous-maîtresse d’un bordel de la rue de Chazelles, près des ateliers où les feuilles de cuivre de la statue furent assemblées. Cette version, souvent reprise, relève toutefois de la catégorie des « modèles fantaisistes » selon les spécialistes.

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Astuce

Pour aiguiser des ciseaux

Pour redonner du tranchant à une paire de ciseaux, prenez une feuille d'aluminium, pliez-la plusieurs fois pour obtenir une bonne épaisseur, puis coupez-la plusieurs fois sur toute la longueur des lames — la texture abrasive de l'alu polit les bords et rend la coupe plus nette; essuyez ensuite les lames avec un chiffon pour enlever les résidus et testez sur du papier, et répétez si nécessaire pour un résultat optimal.

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Un instant en ce bas monde

Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.

Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.

Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.

Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.

Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.

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Espace lecture

Le baiser du dragon – Ysabelle Lacamp

Sur la Place des libraires

Le Baiser du dragon est un roman historique et picaresque publié en 1988 par Ysabelle Lacamp, autrice, comédienne et spécialiste des langues orientales. L’œuvre se distingue par son ton truculent, son vocabulaire riche et son inspiration rabelaisienne, mêlant humour, violence et fantaisie dans un cadre historique précis.

L’action se déroule en Chine du Sud au Xᵉ siècle, plus précisément en l’an 937, durant la période troublée des « Cinq Dynasties et Dix Royaumes ». Cette époque de fragmentation politique et d’instabilité favorise les intrigues, les trahisons et les luttes de pouvoir, ce qui constitue une toile de fond idéale pour un récit d’aventures.

Le seigneur Tsao fait halte dans son manoir avant de livrer à son suzerain un précieux chargement : deux cassettes de perles. Ce trésor excite immédiatement les convoitises et provoque un basculment des destins. Au cœur de cette aventure se trouve Shu-Meï, une adolescente qui refuse le mode de vie imposé aux femmes de son époque et rêve de liberté et de chevauchées. Autour d’elle gravite une galerie de personnages aux noms évocateurs : Tigre Hilare, Passion Éteinte, Triton Flageolant, Étron Pensif, etc. L’intrigue s’enchaîne au rythme des orgies, cavalcades, trahisons et supplices raffinés, dans un monde où se croisent mandarins corrompus, courtisanes bafouées, bonzes égrillards et coupe-jarret.

Ysabelle Lacamp signe ici un roman picaresque et cocasse, au vocabulaire riche et imagé. L’écriture est vivante, rythmée, et s’inscrit dans une tradition littéraire où l’on « se bat comme on aime : en riant ». Le mélange de registres — du plus raffiné au plus grossier — contribue à l’effet de dépaysement et d’amusement. Le Baiser du dragon offre une évasion ludique dans un univers historique exotique et mouvementé. Il séduit les lecteurs en quête d’aventures, d’humour noir et de personnages mémorables. L’autrice, par sa maîtrise des langues orientales et son sens du récit, réussit à créer une Chine médiévale à la fois crédible et fantasmée.

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