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24 AVRIL

Bonne fête aux Fidèle

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1990 – L’île Gruinard de nouveau accessible, après une contamination militaire à la maladie du charbon

Le 24 avril 1990, l’île Gruinard, située au large de l’Écosse, est déclarée de nouveau sûre après avoir été contaminée par des bactéries de la maladie du charbon (anthrax) en 1942. À l’époque, le gouvernement britannique avait testé des armes biologiques sur l’île, la rendant dangereuse pendant près de 50 ans. Après un vaste programme de décontamination utilisant du formol et de l’eau de Javel, l’île est finalement rouverte au public, marquant la fin d’un chapitre sombre de l’histoire militaire britannique.

1985 – Sortie en France du film Terminator

Le 24 avril 1985, le film Terminator, réalisé par James Cameron, sort sur les écrans français. Ce film de science-fiction, mettant en scène Arnold Schwarzenegger dans le rôle d’un cyborg assassin envoyé du futur, devient un classique du genre. Avec son mélange d’action, de suspense et d’effets spéciaux innovants, Terminator lance une franchise culte et influence profondément le cinéma des décennies suivantes.

1967 – Vladimir Mikhaïlovitch Komarov, 1er spationaute à mourir lors d’une mission spatiale

Le 24 avril 1967, le cosmonaute soviétique Vladimir Komarov trouve la mort lors du retour sur Terre de son vaisseau Soyouz 1, après une mission spatiale de 24 heures. Une défaillance du parachute provoque l’écrasement du vaisseau, faisant de Komarov le premier humain à mourir dans l’espace. Cet accident, survenu dans le contexte de la course spatiale entre les États-Unis et l’URSS, révèle les risques extrêmes des vols habités et entraîne une révision des protocoles de sécurité spatiaux.

1915 – Rafle des personnalités arméniennes de Constantinople et début du génocide des Arméniens

Dans la nuit du 23 au 24 avril 1915, les autorités ottomanes arrêtent plus de 200 intellectuels, religieux et dirigeants arméniens à Constantinople (Istanbul), marquant le début du génocide arménien. Ces personnalités sont déportées et assassinées, déclenchant une campagne systématique d’extermination qui fera entre 1 et 1,5 million de victimes parmi la population arménienne. Ce génocide, nié par la Turquie, est aujourd’hui reconnu par de nombreux pays et commémoré chaque année comme un symbole de la barbarie humaine.

1913 – Inauguration à Manhattan du Woolworth Building, plus haut gratte-ciel du monde jusqu’en 1930

Le 24 avril 1913, le Woolworth Building, situé à Manhattan (New York), est officiellement inauguré. Avec ses 241 mètres et 57 étages, il devient le plus haut gratte-ciel du monde, un titre qu’il conservera jusqu’en 1930. Commandé par le magnat Frank Winfield Woolworth, ce bâtiment, de style néo-gothique, est un symbole de l’innovation architecturale et de la prospérité économique américaine au début du XXe siècle. Aujourd’hui, il reste un monument historique emblématique de New York.

1895 – Joshua Slocum entame sa circumnavigation à bord du Spray

Le 24 avril 1895, le marin canadien Joshua Slocum quitte Boston à bord de son voilier, le Spray, pour entamer la première circumnavigation en solitaire de l’histoire. Après trois ans de navigation et plus de 74 000 km, il revient triomphalement en 1898, prouvant qu’un homme seul peut faire le tour du monde. Son récit, Sailing Alone Around the World, devient un classique de la littérature maritime et inspire des générations de navigateurs.

1671 – Suicide de François Vatel pour une livraison en retard

Le 24 avril 1671, François Vatel, célèbre maître d’hôtel et organisateur de fêtes pour le prince de Condé, se suicide en se transperçant avec une épée. La raison ? Une livraison de poisson pour un banquet en l’honneur de Louis XIV arrive en retard, plongeant Vatel dans un état de désespoir. Bien que la livraison soit finalement arrivée, le mal était fait. Cet épisode tragique, souvent romancé, illustre les pressions extrêmes subies par les serviteurs des cours royales et reste un symbole de perfectionnisme poussé à l’extrême.

1558 – Le futur roi de France François II devient roi consort d’Écosse en épousant Marie Stuart

Le 24 avril 1558, François II, alors dauphin de France, épouse Marie Stuart, reine d’Écosse, devenant ainsi roi consort d’Écosse. Ce mariage, arrangé par les familles royales, renforce les liens entre la France et l’Écosse et place Marie Stuart dans la lignée des prétendants au trône d’Angleterre. François II deviendra brièvement roi de France en 1559, mais son règne sera court (il meurt en 1560). Marie Stuart, quant à elle, deviendra une figure tragique de l’histoire, exécutée en 1587 sur ordre d’Élisabeth Ire d’Angleterre.

Les naissances et décès notables

2005 – Naissance de Snuppy, premier chien conçu par clonage
1952 – Naissance de Jean-Paul Gaultier, couturier français
1949 – Naissance de Véronique Sanson, chanteuse française
1944 – Naissance de Christine Ockrent, journaliste belge et européenne francophone
1942 – Naissance de Barbra Streisand, chanteuse et actrice américaine
1934 – Naissance de Shirley MacLaine, actrice américaine

2021 – Décès de Yves Rénier, comédien, réalisateur et scénariste franco-suisse
2019 – Décès de Jean-Pierre Marielle, acteur français
2019 – Décès de Dick Rivers (Hervé Forneri), chanteur français
1967 – Décès de Vladimir Komarov, cosmonaute
1671 – Décès de François Vatel, suicidé pour une livraison en retard



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Un peu de bonne humeur

Le bar le plus fun

Un Anglais, un Américain et un Belge sont dans un bar à Paris. Ils discutent et s’amusent et sont tous d’accord que c’est un endroit plaisant.

Alors l’Anglais dit : « C’est bien fun ici, mais à Londres, j’en connais un bien mieux qui s’appelle Chez Andrews. Là, tu achètes ta première bière, tu achètes ta deuxième bière, et Andrews lui-même te paye la troisième ! »

Mais l’Américain dit : « J’veux pas vous embêter, mais j’en connais un encore mieux !

Y’a un bar à New York qui s’appelle Chez John. Tu achètes ta première bière et John te paye la deuxième. Tu achètes ta troisième bière et John te paye la quatrième ! »

Alors le Belge dit : « Vous pensez que c’est un endroit tripant ? Ecoutez bien ça. Chez nous, il y a un bar qui s’appelle Chez Jef Vanderbrul. Vous ne me croirez pas, mais, Chez Vanderbrul, tu te fais payer ta première bière, tu te fais payer ta deuxième bière, tu te fais payer ta troisième bière, tu te fais payer ta quatrième bière, et là , tu peux aller dans une chambre au deuxième étage… et tu baises ! »

« Incroyable ! disent les deux autres. Est-ce que ça t’es réellement arrivé à toi ? »

« Non, répond le Belge, mais c’est arrivé à ma sœur ».

 

Mort de Jeanne d’Arc

🤔 Comment est-ce possible ? Jeanne d'Arc se serait éteinte le 30 mai 1431, environ deux heures après sa mort.

Gare aux cachalots ! – 2

À Florence, dans l'Oregon, en novembre 1970, un cachalot de 13,8 mètres et 8 tonnes s'échoue sur la plage, semant la panique chez les locaux peu habitués à pareils colis encombrants. Les services d'autoroutes d'État, gonflés d'une assurance mal placée, optent pour une idée géniale : bourrer la carcasse d'une demi-tonne de dynamite pour la réduire en menus morceaux, que des mouettes voraces nettoieront ensuite. Ignorant les avertissements d'un démineur chevronné sur la dose excessive, ils allument la mèche avec panache.

Le résultat dépasse l'imagination : des quartiers de graisse de plusieurs tonnes filent sur plus d'un kilomètre, un bloc monstre écrase le toit d'une voiture garée prudemment à distance, tandis que la foule hilare se prend une averse de débris volants. Une équipe de télé locale capture le fiasco en direct, immortalisant ce chef-d'œuvre d'amateurisme explosif où la nature se venge avec un sens de l'humour cosmique.

Reportage de Paul Linnman

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Savais-tu ?

Colonisation française du Mississippi

< Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles

La Salle impose la présence française sur tout le bassin du Mississippi d’abord par un acte symbolique et politique : en descendant le fleuve jusqu’à son embouchure, il prend solennellement possession du territoire au nom du roi de France et lui donne le nom de « Louisiane ». Il érige une croix et enterre une plaque de cuivre, ce qui transforme la vallée du Mississippi en une revendication officielle de la monarchie, étendue de la région des Grands Lacs jusqu’au golfe du Mexique. Cette démarche lui permet ensuite de convaincre la cour de Versailles de l’intérêt stratégique de la région et de lancer de nouveaux projets de colonisation.

Par la suite, la France cherche à ancrer cette présence sur le terrain en construisant des postes militaires et des missions, et en développant un commerce de fourrures et d’agriculture le long du fleuve. Des forts comme Fort‑de‑Chartres, ceux de Natchez ou de La Nouvelle‑Orléans deviennent des points de contrôle et de passage, tandis que des prêtres et des administrateurs s’installent auprès de certaines nations amérindiennes. La France noue ainsi des alliances avec plusieurs peuples riverains, qui lui offrent un soutien politique et un accès au réseau fluvial, faisant du Mississippi la colonne vertébrale d’un vaste empire colonial reliant le nord au golfe du Mexique.

L’ampleur de la présence française reste géographiquement très étendue, mais démographiquement limitée : la Louisiane couvre plusieurs millions de kilomètres carrés, tandis que la population française n’atteint que quelques milliers d’habitants à son apogée, aux côtés de nombreuses communautés amérindiennes et d’esclaves africains. La colonisation reste surtout une affaire de points stratégiques le long du fleuve plutôt que de peuplement massif. Cette présence, toutefois, marque durablement la vallée du Mississippi, jusqu’à ce que la France cède la Louisiane à l’Espagne puis au Royaume‑Uni à la fin de la guerre de Sept Ans, effritant progressivement son emprise sur le bassin.

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Astuce

Pour la baisse de libido

Selon ma grand-mère, la frigidité - oui, parlons plutôt d'une baisse de libido - se soignerait aisément avec un régime à base de fruits de mer ou d'épices telles que la coriandre, le safran ou la menthe poivrée... je n'ai jamais voulu savoir si elle utilisait aussi du giseng ou du gingembre 😳.

Après, les remèdes de grand-mère... il semblerait qu'acheter des dessous sexy, organiser un petit diner intime, et surtout surtout envoyer les enfants chez les grands-parents, soit aussi un triptyque plutôt efficace.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Jimmy Chan - Pexels

Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.

Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne - non, comme une vermine.

Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.

Là. Cette fois, je te tiens !

PLAF

VICTOIRE !

Son sang éclabousse le mur - vision réjouissante. Enfin, le silence. Enfin, la paix.

Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras...

…PUTAIN !

En voilà un autre ! C'est sûr, il vient réclamer vengeance !

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Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

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