Bonne fête aux Flora
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
2015 – L’armée turque abat un Soukhoï Su-24 russe pendant la crise russo-turque
Un avion russe accusé d’avoir violé l’espace aérien turc est abattu près de la frontière syrienne. Moscou dément l’intrusion. L’incident provoque une crise diplomatique majeure, marquée par sanctions économiques russes et tensions militaires, avant une réconciliation prudente l’année suivante.
Plus de détails
Le 24 novembre 2015, au matin, la Turquie abat un avion militaire russe Soukhoï Su-24 près de la frontière syrienne. Deux avions de chasse turcs F-16 interceptent le Su-24 qui, selon Ankara, viole l’espace aérien turc sur environ deux kilomètres pendant 17 secondes malgré dix avertissements radio répétés en cinq minutes. L’un des Su-24 est alors touché par un missile air-air tiré hors de la portée visuelle par un F-16 turc. Les deux pilotes s’éjectent avant le crash du bombardier en Syrie. L’un des pilotes meurt tragiquement en descendant en parachute, tué par des rebelles turkmènes, tandis que le second est secouru par l’armée syrienne et revient sain et sauf. Lors d’une opération de sauvetage, un soldat russe trouve également la mort.
La Turquie justifie cet acte en invoquant la nécessité de protéger sa souveraineté nationale. Elle affirme que le Su-24 a été averti à plusieurs reprises de son incursion et que les règles d’engagement étaient claires sur les conséquences d’une violation prolongée de son espace aérien. De son côté, Moscou nie formellement que l’avion ait dépassé la frontière turque, assurant que le SU-24 évoluait strictement dans l’espace aérien syrien. Cette divergence de versions attise une profonde crise diplomatique entre les deux pays.
1974 – Découverte de Lucy à Hadar, sur les bords de l’Awash
Une équipe internationale dirigée par Donald Johanson met au jour un fossile exceptionnel d’Australopithecus afarensis en Éthiopie. Baptisée Lucy, elle devient l’un des plus anciens hominidés connus. Sa découverte offre des informations cruciales sur l’évolution humaine, notamment la bipédie.
1971 – D. B. Cooper détourne un avion et disparaît avec 200 000 $
Un homme utilisant le nom de D. B. Cooper détourne un Boeing 727 aux États-Unis, obtient une rançon puis saute en parachute dans une zone boisée. Malgré des décennies d’enquête du FBI, son identité et son sort restent inconnus, faisant de l’affaire un mystère criminel célèbre.
1963 – Assassinat de Lee Harvey Oswald par Jack Ruby
Oswald, accusé d’avoir tué le président Kennedy, est abattu par Jack Ruby au commissariat de Dallas devant les caméras. Sa mort empêche tout procès et nourrit les théories complotistes autour de l’assassinat de JFK. Ruby affirme avoir agi sous le coup de l’émotion.
1883 – Eugène Poubelle signe un arrêté sur l’enlèvement des ordures ménagères
Le préfet de la Seine impose trois récipients obligatoires pour les déchets, afin d’améliorer l’hygiène publique. Les Parisiens contestent d’abord la mesure, mais le système finit par s’imposer. Le nom de Poubelle deviendra synonyme du récipient qui porte son principe.
1859 – Publication de De l’origine des espèces de Charles Darwin
L’ouvrage expose la théorie de l’évolution par sélection naturelle, révolutionnant la biologie. Darwin y démontre que les espèces ne sont pas fixes, mais résultent d’un processus graduel d’adaptation. Le livre provoque de vifs débats scientifiques et religieux, mais devient une référence fondamentale.
1440 – Le « Black Dinner » en Écosse
Deux jeunes membres du clan Douglas sont invités au château d’Édimbourg par le roi mineur Jacques II. À la suite d’un repas sinistre, ils sont accusés de trahison et exécutés. L’événement marque un épisode violent des rivalités entre nobles écossais, inspirant plus tard la fiction, notamment Game of Thrones.
Les naissances et décès notables
1958 – Naissance de Alain Chabat, humoriste, acteur et cinéaste français
1952 – Naissance de Thierry Lhermitte, acteur français
1864 – Naissance de Henri de Toulouse-Lautrec, peintre et lithographe français
2022 – Décès de Issei Sagawa, canibale japonais
2020 – Décès de Christophe Dominici, rugbyman français
2003 – Décès de Flocon de Neige, gorille blanc du zoo de Barcelone
1997 – Décès de Barbara (Monique Andrée Serf), chanteuse française
1991 – Décès de Freddie Mercury (Farrokh Bulsara), musicien britannique, chanteur du groupe Queen
1985 – Décès de René Barjavel, écrivain français
1963 – Décès de Lee Harvey Oswald, assassiné par Jack Ruby
1929 – Décès de Georges Clemenceau, journaliste et homme politique français
Le savais-tu ?
Des trottins aux trottinettes
Les trottins incarnent une figure courante de la capitale au XIXème siècle. Il n’est alors pas rare de voir passer de jeunes employées ou apprenties dans un magasin, souvent modistes ou couturières, qui trottinent dans les rues pour faire les courses ou les livraisons. Marchant d’un pas vif et léger, elles animent les rues de Paris. Laborieuses et espiègles, elles trottinent et trottinent encore, d’où leur surnom. Le lien avec la trottinette vient naturellement de ce verbe : la trottinette étant un petit engin à roulettes permettant de se déplacer en reproduisant ce mouvement rapide et léger.
Un mouvement qui se perd avec l’invention de la trottinette électrique qui remonte à la fin du XIXe siècle avec Ogden Bolton Jr., un inventeur américain à l’origine d’un brevet pour un véhicule électrique personnel. Plus tard, en 1915, Arthur Hugo Cecil Gibson crée la première trottinette motorisée pliable, appelée Autoped, équipée d’un moteur électrique ou à essence et de dispositifs comme un klaxon. Puis, dans les années 1990, Wim Ouboter popularise la trottinette électrique légère et pliable telle que nous la connaissons aujourd’hui, facilitée par les progrès récents des batteries lithium-ion.

Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.
JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Un indien heureux
Dans le désert du Névada, une touriste est tombée en panne d’essence. Pas une seule voiture en vue. Heureusement arrive un Indien à cheval qui s’arrête et lui dit :
- Montez derrière moi, je vais vous emmener à la prochaine station-service…
Et il repart avec elle au galop… Pendant tout le parcours, il crie : « Youpi ! Yahoo !» Il la dépose à la station et s’éloigne en lançant des « Youpi ! Yahoo !» à tout vent.
- Il avait l’air drôlement joyeux l’Indien ! dit le pompiste à la touriste. Qu’est-ce que vous lui avez fait ?
- Je ne sais pas ! Rien du tout ! J’étais derrière lui sur le cheval, les bras passés autour de sa taille, et je me tenais au pommeau de sa selle.
- Mais ma petite dame, vous ne savez pas que les Indiens montent toujours sans selle ?
Faites l’amour, pas la guerre
🥰 Faites l'amour, pas la guerre.
😒 Eh oh, faites l'amour... oui mais ça produit des gosses, et les gosses, ça crie, ça courre partout, c'est pénible...
🥰 Ah oui, pas faux, alors faites des crêpes, c'est bon les crêpes.
Le danger d’une barbe trop longue
Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.
Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu'il enroule habituellement dans une pochette en cuir.
Le 28 septembre 1567, lors d'un incendie à l'hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d'abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.
Mort à cause de sa barbe. Si ce n'est pas digne des Darwin Awards, ça !
Savais-tu ?
Le 1er Tour de France en chiffres

Le premier Tour de France, en 1903, tient en quelques chiffres impressionnants : 6 étapes, 2 428 km, 60 partants, 21 arrivants et une victoire du français Maurice Garin en 94 h 33 min 14 s.
Les chiffres essentiels :
- Dates : du 1er au 19 juillet 1903
- Distance totale : 2 428 km
- Nombre d’étapes : 6
- Longueur des étapes : de 268 à 471 km
- Partants : 60 (59 prennent le départ : 47 français, 5 belges, 4 suisses, 2 allemands, 1 italien)
- Arrivants : 21
- Vitesse moyenne du vainqueur : 25,678 km/h
- Arsène Millocheau, « lanterne rouge », termine à plus de 60 heures de Maurice Garin
- Maurice Garin gagne 6125 francs de prime, loin devant Lucien Pothier et Fernand Augereau, qui obtiennent respectivement 2450 francs et 1975 francs
- Les organisateurs consentent à verser 5 francs d'indemnités quotidiennes aux autres - ce qui correspond à la rémunération journalière moyenne d'un ouvrier - pour récompenser leur courage, soit un total de 95 francs.
59 FORÇATS À VÉLO POUR UN TOUR DE FRANCE DANTESQUE 1er juillet 1903
Astuce
Oter une tache de cambouis
Pour ôter une tache de cambouis sur le pantalon, par exemple, d'un gamin qui nom de nom de nom de nom, ne fait pas attention à ses affaires, il est préférable dans un premier temps de rester calme. Puis, il semble indiqué de commencer par retirer délicatement l’excédent avant d'appliquer un peu de beurre ou de savon de Marseille pour ramollir la graisse. Il suffit alors de frotter doucement et de rincer... enfin s'il n'a pas trop salopé son pantalon, dans quel cas il peut être utile de traiter la tache avec un solvant qu'on applique en tapotant doucement... et calmement. Si une trace subsiste, un peu de liquide vaisselle ou de terre de Sommières peut aider à terminer le travail, puis un lavage classique achève souvent le nettoyage... ou pas ! Julien, vient voir par là ! JULIEN !!!
Un instant en ce bas monde

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien - tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.
Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre - ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.
Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.
C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.
Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.
Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale
Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.


