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25 FÉVRIER

Bonne fête aux Roméo

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

2004 – Sortie aux États-Unis du film “La Passion du Christ”
Le 25 février 2004 sort aux États-Unis le film La Passion du Christ, réalisé par Mel Gibson. Centré sur les dernières heures de Jésus, le long-métrage suscite de vives controverses pour sa violence et ses choix linguistiques (araméen et latin). Malgré cela, il connaît un immense succès commercial mondial.

1998 – Sortie en France du film “Amistad” de Steven Spielberg
Le 25 février 1998 sort en France Amistad, réalisé par Steven Spielberg. Le film retrace l’histoire vraie d’esclaves africains révoltés à bord d’un navire espagnol en 1839. Œuvre historique engagée, il aborde les thèmes de l’esclavage, de la justice et des droits humains.

1947 – Abolition définitive de l’État de Prusse
Le 25 février 1947, le Conseil de contrôle allié proclame officiellement la dissolution de l’État de Prusse. Considérée comme un symbole du militarisme allemand, la Prusse est supprimée après la Seconde Guerre mondiale. Ses territoires sont répartis entre différentes entités administratives en Allemagne et en Pologne.

1942 – Bataille de Los Angeles
Dans la nuit du 24 au 25 février 1942, des tirs de défense antiaérienne illuminent le ciel de Los Angeles après la détection d’objets non identifiés. Aucune attaque japonaise n’est confirmée. Cet épisode, surnommé “bataille de Los Angeles”, alimente rumeurs et inquiétudes sur la sécurité du territoire américain en pleine guerre.

1941 – Grève générale aux Pays-Bas occupés
Le 25 février 1941 débute à Amsterdam une grève générale contre la persécution des Juifs par l’occupant nazi. Cette mobilisation, rare en Europe occupée, rassemble ouvriers et citoyens solidaires. Bien que rapidement réprimée, elle demeure un symbole fort de résistance civile face à l’antisémitisme.

1938 – Premier vol du Blohm & Voss BV 141
Le 25 février 1938, l’avion expérimental allemand Blohm & Voss BV 141 effectue son premier vol. Reconnaissable à sa conception asymétrique inhabituelle, il est conçu pour la reconnaissance aérienne. Malgré ses performances correctes, il ne sera pas produit en grande série durant la Seconde Guerre mondiale.

1936 – Sortie du film “Les Temps modernes”
Le 25 février 1936 sort aux États-Unis Les Temps modernes, réalisé et interprété par Charlie Chaplin. Ce film satirique critique l’industrialisation et le travail à la chaîne. Il marque l’une des dernières apparitions du personnage de Charlot et demeure un classique du cinéma mondial.

1922 – Exécution de Désiré Landru
Le 25 février 1922, le tueur en série Désiré Landru est guillotiné à Versailles. Accusé d’avoir assassiné plusieurs femmes pendant la Première Guerre mondiale, il est condamné à mort après un procès retentissant. Son affaire fascine l’opinion publique et inspire de nombreuses œuvres.

1899 – Création officielle de Renault
Le 25 février 1899 est fondée officiellement la société Renault par Louis Renault et ses frères. L’entreprise devient rapidement un acteur majeur de l’industrie automobile française, jouant un rôle clé dans l’essor du transport individuel au XXe siècle.

1866 – Découverte du crâne de Calaveras
Le 25 février 1866 est annoncée la découverte du “crâne de Calaveras” en Californie, supposé très ancien. Présenté comme une preuve de la présence humaine préhistorique en Amérique, il s’avère plus tard être un canular. L’affaire illustre les débats scientifiques et les rivalités de l’époque.

1830 – Première de “Hernani” et bataille romantique
Le 25 février 1830, la première de Hernani de Victor Hugo à la Comédie-Française déclenche de vifs affrontements verbaux entre classiques et romantiques. Cet épisode, appelé “bataille d’Hernani”, symbolise la victoire du romantisme sur les conventions théâtrales traditionnelles.

1429 – Jeanne d’Arc reconnaît Charles VII à Chinon
Le 25 février 1429, Jeanne d’Arc reconnaît le dauphin Charles VII parmi ses courtisans à Chinon, malgré son déguisement. Cet épisode renforce la légitimité de sa mission. Elle jouera un rôle déterminant dans le redressement français durant la guerre de Cent Ans.

493 – Capitulation d’Odoacre face à Théodoric
Le 25 février 493, le roi germain Odoacre capitule face à Théodoric le Grand après un long siège de Ravenne. Un accord de co-gérance est conclu, mais Théodoric fait assassiner Odoacre peu après. Cet événement marque l’établissement du royaume ostrogoth en Italie.

Les naissances et décès notables

1992 – Naissance de Zahia Dehar, connue sous son prénom « Zahia » pour son rôle d’escort-girl dans une affaire de mœurs
1985 – Naissance de Joakim Noah, basketteur américain d’origine franco-suédoise
1973 – Naissance de Hélène de Fougerolles, actrice française et bretonne
1968 – Naissance de Sandrine Kiberlain, actrice et chanteuse française
1957 – Naissance de Régis Laspalès, humoriste et comédien français
1946 – Naissance de Jean Todt, français, directeur des écuries d’automobiles de courses Peugeot et Ferrari

2009 – Décès de Philip José Farmer, écrivain américain de science-fiction
1993 – Décès de Eddie Constantine, chanteur et acteur français d’origine américaine
1984 – Décès de Roger Couderc, journaliste sportif français
1983 – Décès de Tennessee Williams, écrivain américain
1957 – Décès de Bugs Moran, gangster américain pendant la prohibition
1922 – Décès de Henri Désiré Landru, criminel en série français, surtout de femmes
1899 – Décès de Paul Julius Reuter, journaliste britannique, fondateur de l’agence de presse Reuters




Un peu de bonne humeur

Aaah les cabines téléphoniques !

😉📞 Aaah les cabines téléphoniques !

En trouver une non vandalisée, faire de la monnaie, rentrer dans une boîte qui sentait l'urinoir, consulter un bottin déchiré, parler dans un combiné plein de germes...

Y avait du défi, du danger, à l'époque !

 

Une femme peu coûteuse

Un jeune homme épouse sa petite amie. Comme il n’est pas du tout au courant des traditions, à la fin de la messe, il s’approche du curé et lui demande :
- Excusez moi mon père, je sais qu’il est dans la tradition que les mariés fassent une offrande au prêtre qui a célébré le mariage, mais que donnent les gens en général.

Le prêtre lui répond dans le creux de l’oreille :
- En général, c’est en fonction de la beauté de la mariée. Plus elle est belle, plus la somme est élevée.

Le jeune marié se tourne vers sa femme, hésite quelques instants, plonge la main dans sa poche et tend une pièce d’un euro au curé.

Le prêtre, compatissant, lui dit :
- Ne bougez pas, je vais vous rendre la monnaie.

Une claudication à la mode

A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.

La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.

Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.

Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.

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Savais-tu ?

Sainte Élodie, la martyre des fleurs des champs

Chaque 22 octobre, l’Église honore sainte Élodie, jeune chrétienne d’Espagne du IXe siècle. Avec sa sœur Nunilone, elle refuse d’abjurer sa foi et meurt martyre en 851, à Huesca, en Aragon.

Fille d’un père musulman et d’une mère chrétienne, Élodie grandit dans la religion de sa mère. Lorsque les autorités lui demandent de renoncer au christianisme - nées d'une chrétienne et d'un musulman, un décret l'oblige à se convertir à l'Islam -, elle répond par son attachement inébranlable à sa foi. Elle et Nunilone sont alors condamnées à mort.

Son prénom vient du grec elodiê, que l’on traduit souvent par « fleur des champs ». Une image douce pour une destinée si tragique, et une belle façon de rappeler que la fragilité d’une fleur peut porter une force immense.

Sainte Élodie demeure aujourd’hui la protectrice de toutes les Élodie, Alodie et Alodia. Sa fête tombe en pleine automne, lorsque les champs se couvrent de brume et que les dernières fleurs s’effacent doucement.

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Astuce

Recette anti-puce pour Médor

Si Médor ou Kiki n'ont pas la chance, comme beaucoup de leur congénères aujourd'hui, de dormir dans un panier bien au chaud à l'intérieur de la maison mais plutôt dans une niche à l'extérieur, ils ont plus de chances de rejoindre le club des sacs à puces. Pour leur éviter ce désagrément, il semblerait que quelques feuilles de noyer dans leur paillasse éloigneraient miraculeusement les indésirables... enfin selon les dires de ma grand-mère, bien évidemment.

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Un instant en ce bas monde

En voilà une belle soirée. Madame reçoit la bonne société locale. Ses chers amis sont tous là, accompagnés de leur épouse, tous et toutes dans leur plus belle tenue. Les conversations vont bon train. Vous savez ce que c’est : « Mais oui, bien sûr, très chère », « Oh non, si peu, mon ami », « J’ai cru ouïe dire, effectivement »…

Madame semble cependant contrariée. Discrètement, elle prend à part son mari :

— Mon ami, je m’absente un instant.
— Tout va bien, ma douce ?
— Oui, ne vous inquiétez pas… juste un petit besoin naturel. Si quelqu’un me demande, je suis allée déposer les enfants à la piscine.

Le mari, nullement surpris bien qu’ils n’aient point d’enfant :
— Mais bien sûr, ma chère. Allez donc changer l’eau du poisson.

Et Madame de s’échapper discrètement du côté de ce lieu où le roi se rend toujours seul.

L’art délicat de l’excuse élégante

De bien entendu, il ne s’écoule pas cinq minutes avant que l’une des convives ne s’écrie :
— Mais où diable se trouve donc votre épouse, cher ami ?

« Mais pourquoi faut-il que ce soit justement la plus “prout-prout” de l’assemblée qui pose cette question », se dit Monsieur en souriant in petto. Il lui répondrait bien que sa femme est allée « sortir la quiche au bord du four », mais impossible : pourquoi aller déranger le personnel en cuisine pour si peu ? Pour une quiche, qui plus est. Et l’excuse d’aller démouler une terrine ou de sortir le cake du four ne convient pas mieux. Quel dilemme !

Devant l’embarras du mari, un invité avisé s’approche et rassure la quémandeuse :
— Il me semble l’avoir vue aller donner à manger aux canards.

Le mari souffle :
— Oui, elle est allée faire le tour du cabanon. Elle va sûrement revenir sans tarder.

— Mais quelle idée ! s’exclame l’importune.

« Ah », pense le mari, un peu plus excédé, « n’est-il pas possible de déposer le bilan tranquillement ? » L’envie de lâcher le morceau le tenaille : « Elle est simplement allée caguer, voyons ! » Mais cette dame ignore probablement ce que c’est que d’aller nourrir les cagoinces.

Le retour triomphal de Sa Majesté

Le mari ne sait plus quoi dire ni quoi faire quand sa chère aimée réapparaît, semble-t-il bien aise. Quelle est belle en cet instant, après être allée compter fleurette à dame nature ! Elle les rejoint d’une démarche chaloupée, indiquant que, par bonheur, le temps de faire parler le joufflu se trouve révolu. Revenant de sa méditation express sur le trône, la reine de la soirée navigue avec élégance d’un convive à l’autre, l’esprit serein, comme si elle venait d’envoyer un fax à la Lyonnaise des eaux.

Madame s’approche enfin du petit groupe.
— Ah, vous voilà, ma chère ! s’exclame l’ingénue, toujours plus curieuse. Votre mari me confiait que vous aviez des canards. Quelle idée de les nourrir à cette heure !
— Des canards ? Mais, par Jacob Delafon, que raconte cette femme ! Vite, vite, terrain miné, jeter du lest.
— Mais non, très chère, je suis juste allée refaire le crépi.
— Le crépi ! Que c’est cocasse ! Vous me ferez toujours rire.

Morale de l’histoire (si tant est qu’il y en ait une)

Ainsi s’achève l’épisode du côté obscur, sur le point de reprendre du poil de la bête. Pas de quoi en chier une pendule, avez-vous peut-être envie de vous esclaffer, mais vous reconnaîtrez bien volontiers l’inconfort d’une telle situation. Peut-être que cette anecdote vous sauvera un jour d’une gêne somme toute bien naturelle.

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Espace lecture

Le Vase de Soissons – Grégoire de Tours

En 486, Clovis prend Soissons après sa victoire sur Syagrius. Parmi le butin figure un précieux vase liturgique, réclamé par l’évêque de Reims, traditionnellement identifié à saint Remi.

Clovis accepte de le rendre, mais un guerrier franc refuse de céder sa part du butin. Il frappe le vase de sa francisque, l’endommageant, et Clovis ne réagit pas sur le moment. Il rend l’objet à l’évêque.

Un an plus tard, lors d’une revue de ses troupes, Clovis reconnaît l’insolent. Il lui reproche la tenue de ses armes, les jette à terre, puis le tue d’un coup de francisque : « Souviens-toi du vase de Soissons. »

L’anecdote, rapportée par Grégoire de Tours près d’un siècle plus tard, relève sans doute autant de la légende que de l’histoire. Elle raconte surtout l’affirmation d’un roi : Clovis respecte l’Église, mais il ne tolère plus qu’on conteste son autorité.

Selon Histoire des Francs de Grégoire de Tours (Livre II) :

Dans ce temps, l’armée de Clovis pilla un grand nombre d’églises, parce que ce prince était encore plongé dans un culte idolâtre. Des soldats avaient enlevé d’une église un vase d’une grandeur et d’une beauté étonnante, ainsi que le reste des ornements du saint ministère. L’évêque de cette église envoya vers lui des messagers pour lui demander que, s’il ne pouvait obtenir de recouvrer les autres vases, on lui rendit au moins celui-là. Le roi, ayant entendu ces paroles, dit au messager : « Suis-moi jusqu’à Soissons, parce que c’est là qu’on partagera tout le butin ; et lorsque le sort m’aura donné ce vase, je ferai ce que demande le pontife. » Étant arrivés à Soissons, on mit au milieu de la place tout le butin, et le roi dit : « Je vous prie, mes braves guerriers, de vouloir bien m’accorder, outre ma part, ce vase que voici, » en montrant le vase dont nous avons parlé ci-dessus. Les plus sages répondirent aux paroles du roi : « Glorieux roi, tout ce que nous voyons est à toi : nous-mêmes nous sommes soumis à ton pouvoir. Fais donc ce qui te plaît ; car personne ne peut, résister à ta puissance. » Lorsqu’ils eurent ainsi parlé, un guerrier présomptueux, jaloux et emporté, éleva sa francisque et en frappa le vase, s’écriant : « Tu ne recevras de tout ceci rien que ce que te donnera vraiment le sort. » À ces mots tous restèrent stupéfaits. Le roi cacha le ressentiment de cet outrage sous un air de patience. Il rendit au messager de l’évêque le vase qui lui était échu, gardant au fond du cœur une secrète colère. Un an s’étant écoulé, Clovis ordonna à tous ses guerriers de venir au Champ-de-Mars revêtus de leurs armes, pour faire voir si elles étaient brillantes et en bon état. Tandis qu’il examinait tous les soldats en passant devant eux, il arriva auprès de celui qui avait frappé le vase, et lui dit : « Personne n’a des armes aussi mal tenues que les tiennes, car ni ta lance, ni ton épée, ni ta hache, ne sont en bon état ;» et lui arrachant sa hache, il la jeta à terre. Le soldat s’étant baissé un peu pour la ramasser, le roi levant sa francisque, la lui abattit sur la tête, en lui disant : « Voilà ce que tu as fait au vase à Soissons. ]Celui-ci mort, il ordonna aux autres de se retirer. Cette action inspira pour lui une grande crainte. Il remporta beaucoup de victoires dans un grand nombre de guerres. Dans la dixième année de son règne, il fit la guerre aux gens de Tongres, et les soumit à son pouvoir.

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