Bonne fête aux Arnaud
Voilà une journée bien chargée qui s’annonce :
– Dans un 1er temps, revisionner la série « La petite maison dans la prairie ». Dans mon souvenir, y’a pas trop de baston mais un peu d’humanité dans ce monde de brute, ça ne peut pas faire de mal de temps en temps… OUAIS IVAR, J’ARRIVE !
– La chute de Bagdad ensuite. Encore un coup des américains. Ah bah non, l’empire Mongol cette fois-ci… EH IVAR, Y PARAIT QUE BAGDAD EST TOMBÉE… BAH NAN C’EST PAS NOUS… OUAIS J’ARRIVE !
– Comment briser la glace avec des pornstars… IVAR, J’AI PEUT-ÊTRE UN BON PLAN POUR CE SOIR… OUI BEN J’ARRIIIVE !
Le meilleur moment de la journée : la pause au taf 😉
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1940 – Premier Tom et Jerry : “Faites chauffer la colle !”
Le 10 février 1940, le court-métrage d’animation Puss Gets the Boot (connu en français sous le titre Faites chauffer la colle !) sort aux États-Unis. Il présente pour la première fois le duo chat-souris qui deviendra Tom et Jerry. D’abord conçu comme un simple dessin animé parmi d’autres, il lance une série qui marquera durablement l’histoire de l’animation américaine par son humour visuel et sa violence burlesque.
1906 – Lancement du HMS Dreadnought
Le 10 février 1906, le cuirassé britannique HMS Dreadnought est lancé à Portsmouth. Doté d’une artillerie entièrement composée de gros calibres et d’une propulsion à turbines, il rend obsolètes les navires précédents. Son nom donnera naissance à une nouvelle classe de bâtiments de guerre et déclenchera une course aux armements navals entre les grandes puissances.
1841 – Naissance de la province du Canada
Le 10 février 1841 entre en vigueur l’Acte d’Union de 1840, fusionnant le Haut et le Bas-Canada en une seule entité : la province du Canada. Cette réorganisation vise à apaiser les tensions politiques après les rébellions de 1837-1838. Elle prépare l’évolution vers le fédéralisme canadien, qui aboutira à la Confédération de 1867.
1763 – Louis XV renonce à la Nouvelle-France
Le 10 février 1763, par le traité de Paris mettant fin à la guerre de Sept Ans, Louis XV cède la majeure partie de la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne. En contrepartie, la France conserve les îles antillaises les plus lucratives. Cet accord met fin à l’empire colonial français en Amérique du Nord continentale.
1651 – Les frondeurs ferment Paris
Le 10 février 1651, en pleine Fronde, les parlementaires et leurs partisans bloquent les portes de Paris pour empêcher la fuite du jeune Louis XIV et de sa mère Anne d’Autriche. Cet épisode illustre la défiance des élites envers le pouvoir royal. Il contribue à marquer durablement Louis XIV, qui fera plus tard de l’absolutisme une priorité.
1355 – Émeute de la Sainte-Scholastique à Oxford
Le 10 février 1355, une querelle entre étudiants et aubergistes dégénère en émeute sanglante à Oxford. Les autorités et la population locale s’en prennent aux universitaires : des dizaines sont tués et de nombreux bâtiments incendiés. L’événement renforce par la suite les privilèges juridiques de l’université face à la ville.
1306 – Robert Bruce tue John III Comyn
Le 10 février 1306, Robert Bruce assassine son rival John III Comyn dans l’église des Franciscains de Dumfries. Cet acte brutal déclenche une nouvelle phase des guerres d’indépendance écossaises. Bruce sera couronné roi d’Écosse quelques semaines plus tard, avant de mener la lutte victorieuse contre l’Angleterre.
1258 – Houlagou Khan s’empare de Bagdad
Le 10 février 1258, les armées mongoles de Houlagou Khan prennent Bagdad après un siège. La ville est mise à sac et le calife abbasside exécuté, mettant fin à plusieurs siècles de domination abbasside. Cette chute marque un tournant majeur du monde islamique médiéval et un choc durable pour le Proche-Orient.
Les naissances et décès notables
1997 – Naissance de Chloë Moretz, actrice américaine
1981 – Naissance de Natasha St-Pier, chanteuse canadienne
1949 – Naissance de Maxime Le Forestier (Bruno Le Forestier), chanteur français
1925 – Naissance de Pierre Mondy, comédien et metteur en scène français
2019 – Décès de Jan-Michael Vincent, acteur américain
2014 – Décès de Shirley Temple, actrice et diplomate américaine
1957 – Décès de Laura Ingalls Wilder, romancière américaine
Un peu de bonne humeur
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Combien de rouleaux de papier-peint
Un locataire décide de refaire son appartement. Il commence à prendre les mesures pour savoir combien de rouleaux de papier-peint acheter, mais il s’y perd. Et tout à coup, il se souvient que son voisin du dessus, qui a exactement le même appartement, a refait le sien trois mois plus tôt. Il monte le voir et lui demande :
– Combien de rouleaux de dix mètres avez-vous pris ?
– Vingt-huit.
Alors il achète vingt-huit rouleaux, et il colle son papier. Mais, quand l’appartement est terminé, il lui reste six rouleaux.
Il remonte chez son voisin et lui dit :
– Je ne comprends pas. J’ai tapissé tout l’appartement, et il me reste six rouleaux…
– Eh bien, moi c’est pareil !…
Elle a toujours raison
📊😐 Une étude récente montre que 9 hommes sur 10 admettent que leur femme a toujours raison.
🤔 Aucune trace du 10ème.
L’abus de semlor est dangereux pour la santé
Adolphe‑Frédéric de Suède meurt le 12 février 1771 à la suite d’une indigestion fatale provoquée par un repas extrêmement copieux.
Les récits rapportent qu’il a enchaîné caviar, hareng, chou, homard, choucroute, abondamment arrosés de champagne, puis qu’il aurait mangé jusqu’à quatorze semlor, une brioche suédoise, avant d’être terrassé, probablement par un accident vasculaire cérébral consécutif à cette « orgie » alimentaire.
Les semlor sont des brioches traditionnelles suédoises associées au Mardi Gras (fettisdagen).
Elles consistent en de petits pains au lait parfumés à la cardamome, dont on coupe le sommet pour vider légèrement l'intérieur. Farcies de pâte d'amandes (souvent mélangée à de la mie et du lait), on y ajoute une généreuse crème fouettée, puis on recouvre du chapeau et on saupoudre de sucre glace.
Historiquement simples pains trempés dans du lait chaud, elles sont devenues une gour
Savais-tu ?
L’Autoped, ancêtre de la trottinette électrique

En 1915, une petite machine fait son apparition dans les rues de New York : l’Autoped. Debout sur une plateforme munie de pneus de 10 pouces, le conducteur file au milieu du trafic, les mains sur un guidon qui sert à la fois de volant, d’accélérateur et de frein.
L’engin se plie pour se ranger, s’équipe d’un phare, d’un feu arrière et même d’un klaxon. Son moteur à quatre temps, refroidi par air, trône sur la roue avant et transforme ce qui ressemble à une trottinette en véritable scooter rudimentaire.
Les postiers américains l’adoptent pour livrer les colis urgents, les policiers s’en emparent pour patrouiller, et jusqu’à une lady londonienne qui l’utilise chaque jour pour se rendre au travail. « Anybody who can ride a bicycle can ride a motor scooter », affirme Florence Priscilla Norman en 1916.
Malgré son efficacité, l’Autoped ne séduit pas assez pour durer. La production s’arrête en 1922, mais l’idée, elle, reste : celle d’une mobilité légère, debout, motorisée…
Astuce
Toujours avoir des petits pois au congélateur
En cas d'inflammation, déchirure ou contusion et si vous n'avez pas de poche de glace, enveloppez un sac de petits pois surgelés dans un tissu fin (serviette ou torchon) puis appliquez-le 15–20 minutes en maintenant la zone surélevée; répétez toutes les 1–2 heures les premières 24–48 heures pour limiter douleur et œdème.
Le sac de petits pois épouse bien la forme du corps, reste souple en se réchauffant et peut être remit au congélateur pour une réutilisation, mais ne le placez jamais directement sur la peau ni sur un pansement humide pour éviter les engelures ou la contamination.
Un instant en ce bas monde

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.
Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.
Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…
Te voilà dans son antre.
Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.
Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.
Il te sourit.
Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.
D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.
Le fauteuil semble t’attendre.
Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.
Il s’approche.
Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.
Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :
— iiiih… iiih… iiiiiiih…
Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.
Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :
— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?
C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.
Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.
— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.
Tu resserres légèrement ta prise.
— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.
Espace lecture
Ravage (1943) – René Barjavel
Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?
Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.
La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».
Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050
La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.
Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.
Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.
Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.
C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.
François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :
« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »
Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.
Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.
