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26 FÉVRIER

Bonne fête aux Nestor

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

2008 – Inauguration de la réserve mondiale de semences du Svalbard
Le 26 février 2008, la Réserve mondiale de semences du Svalbard est inaugurée sur l’archipel norvégien du Spitzberg. Creusée dans le permafrost, elle vise à préserver des millions d’échantillons de graines provenant du monde entier afin de protéger la biodiversité agricole contre les guerres, catastrophes naturelles ou changements climatiques. Elle est surnommée « l’arche de Noé végétale ».

1995 – La banque Barings fait faillite, à la suite des spéculations d’un de ses employés, Nick Leeson
Le 26 février 1995, la banque britannique Barings, fondée en 1762, est déclarée en faillite après des pertes colossales causées par les opérations spéculatives non autorisées de son trader Nick Leeson à Singapour. Ses paris risqués sur les marchés asiatiques provoquent un trou financier de plus d’un milliard de dollars, entraînant la disparition de la plus ancienne banque d’affaires du Royaume-Uni.

1885 – Fin de la conférence de Berlin qui aboutit au partage et à la division de l’Afrique en faveur de l’Europe
Le 26 février 1885, la conférence de Berlin s’achève après plusieurs mois de négociations entre puissances européennes. Organisée à l’initiative du chancelier allemand Bismarck, elle fixe les règles de la colonisation et entérine le partage de l’Afrique sans consultation des populations locales, accélérant la domination coloniale européenne sur le continent.

1852 – Naufrage du HMS Birkenhead et origine du principe “les femmes et les enfants d’abord”
Le 26 février 1852, le navire britannique HMS Birkenhead fait naufrage au large de l’Afrique du Sud. Face au manque de canots de sauvetage, les soldats restent au garde-à-vous pour laisser embarquer femmes et enfants en priorité. Ce comportement héroïque donne naissance au principe maritime « les femmes et les enfants d’abord », symbole de discipline et d’honneur.

1834 – Signature de traité Desmichels à Oran entre le général Desmichels, gouverneur d’Oran, et Abdelkader, émir algérien
Le 26 février 1834, le traité Desmichels est signé à Oran entre le général français Desmichels et l’émir Abdelkader. L’accord reconnaît l’autorité d’Abdelkader sur une partie de l’ouest algérien tout en établissant une trêve avec la France. Il marque une étape importante dans les débuts de la conquête coloniale de l’Algérie.

1815 – Napoléon Ier s’évade de l’île d’Elbe, à bord de l’Inconstant
Le 26 février 1815, Napoléon Ier quitte secrètement l’île d’Elbe où il était exilé depuis 1814. À bord du brick L’Inconstant, il met le cap sur la France avec un millier d’hommes. Son retour marque le début de l’épisode des Cent-Jours, qui s’achèvera par sa défaite à Waterloo en juin 1815.

1790 – Division de la France en 83 départements
Le 26 février 1790, l’Assemblée nationale constituante adopte la division administrative de la France en 83 départements. Cette réforme vise à remplacer les anciennes provinces jugées inégalitaires par des entités de taille comparable, administrées de manière uniforme. Elle constitue l’un des fondements durables de l’organisation territoriale française moderne.

Les naissances et décès notables

1975 – Naissance de Virginie Hocq, comédienne et humoriste belge
1974 – Naissance de Sébastien Loeb, pilote de rallye français
1971 – Naissance de Hélène Segara, chanteuse française
1971 – Naissance de Manu Levy, animateur de radio français
1956 – Naissance de Michel Houellebecq, écrivain français
1956 – Naissance de CharlÉlie Couture (Bertrand Charles Élie Couture), artiste français
1953 – Naissance de Jean Teulé, romancier français
1908 – Naissance de Tex Avery (Frederick Bean Avery), réalisateur de films d’animation américain

2025 – Décès de Michelle Trachtenberg, actrice américaine, sœur de Buffy (contre les vampires)
2015 – Décès de Earl Lloyd, premier Noir à disputer une rencontre de basket-ball en NBA
1971 – Décès de Fernandel (Fernand Joseph Désiré Contandin), acteur français
1839 – Décès de Sybil Ludington, héroïne de la guerre d’Indépendance américaine



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Bonheur d’être à la campagne – Anonyme

Quel bonheur de se promener à la campagne, c'est des paysans !

 

Les crèmes de jour et de nuit

🤔 A mon avis, cette histoire de crème de jour et de nuit, c'est une vaste fumisterie. 😏 Bah oui, comment une crème fait pour savoir l'heure qu'il est ?

Auto-appendicectomie en Antarctique

Le 30 avril 1961, Leonid Rogozov, médecin de l'expédition soviétique en Antarctique, accomplit un acte chirurgical historique en réalisant sa propre appendicectomie. Isolé à la base Novolazarevskaya et souffrant d'une appendicite aiguë, il se voit contraint d'opérer lui-même en raison de l'impossibilité d'une évacuation médicale. Installé dans une position semi-assise, il utilise une anesthésie locale et un miroir pour guider ses gestes, tandis qu'un météorologue et un ingénieur-mécanicien l'assistent en tenant les instruments, en ajustant l'éclairage et en veillant sur son état de conscience durant l'intervention qui dure environ 1 heure et 45 minutes.

Grâce à une détermination exemplaire, Rogozov réussit l'opération en dépit des conditions extrêmes de son environnement. Dès le lendemain, il entame un traitement antibiotique qui permet une guérison rapide ; il retire ses points de suture après une semaine seulement et reprend ses activités médicales normales au sein de la base avant la fin de l'expédition en 1962.

De retour en Union soviétique, Rogozov poursuit une carrière de chirurgien à Léningrad, où il obtient son doctorat en 1966. Il exerce sa profession avec dévouement jusqu'à son décès en l'an 2000, tout en demeurant une figure emblématique de la médecine pour son sang-froid légendaire face à une situation de survie périlleuse.

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Savais-tu ?

Le boycott vient d’Irlande

Le boycott est aujourd'hui une forme de protestation courante, mais ses origines remontent à un conflit agraire dans l'Irlande du XIXème siècle. Cette tactique non-violente tire son nom d'un intendant britannique impopulaire.

Charles Cunningham Boycott (1832-1897) est un ancien capitaine de l'armée britannique devenu intendant pour le comte d'Erne en Irlande. Il gère les terres du comte dans le comté de Mayo, se montrant particulièrement dur envers les fermiers locaux. Boycott est connu pour sa rudesse et son intransigeance, ce qui le rend très impopulaire auprès de la population irlandaise.

En 1880, suite au refus de Boycott de baisser les loyers malgré une mauvaise récolte, une action d'ostracisme est menée contre lui : les fermiers et ouvriers agricoles refusent de travailler pour lui ; la population locale cesse toute relation personnelle, économique et professionnelle avec Boycott et sa famille ; les commerces locaux refusent de le servir ; Boycott se retrouve isolé, incapable de récolter ses cultures.

Cette campagne d'ostracisme va jusqu'à sacrifier une récolte, les ouvriers refusant de la moissonner. L'isolement social et économique entraîne la ruine de Boycott, qui doit quitter l'Irlande en décembre 1880. Cette action devient célèbre et donne naissance au terme "boycott", désormais utilisé pour décrire ce type de protestation non-violente.

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Astuce

Du sel dans le thé

Il semblerait que deux gros grains de sel dans la théière suffisent à adoucir l’amertume du thé et à rendre la boisson plus ronde et plus agréable, avec une saveur mieux équilibrée. Même chose avec un café trop fort. Par contre, attention à ne pas forcer la dose sous peine d'obtenir une boisson totalement imbuvable.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Leonard Richards - Pexels

À l’abri des halles, dont les poutres séculaires portent encore la mémoire des marchés d’autrefois, je m’installe à une table de café - instant attendu. Autour de moi, les moineaux s’affairent, familiers et confiants, picorant les miettes du déjeuner comme s’ils étaient ici chez eux. Plus haut, sur la robuste charpente de chêne brut, les pigeons observent le monde avec une tranquille supériorité, dominant de leur perchoir les allées et venues des touristes.

À peine assis, le garçon - qui connaît mes habitudes - apparaît, déposant devant moi mon café avec une discrétion presque rituelle, - Instant privilégié.

Un roquet, dissimulé sous une table, s’agite soudain et apostrophe un mastiff de passage, impassible, qui poursuit sa route sans lui accorder le moindre regard - il ne doute de rien celui-là. Est-ce ce vacarme qui trouble l’air, je ne saurais dire, mais un bambin s’éveille et se met à pleurer avec une intensité sans mesure. Les regards convergent vers lui, comme si l’innocence du tumulte était plus condamnable que ce gêneur, un peu plus loin, qui débite à voix haute ses malheurs amoureux au téléphone.

Ah… la vie en terrasse.

Et déjà, comme un écho inévitable, un groupe bruyant s’approche, porteur d’une agitation nouvelle, - l’instant se fissure.

Je soupire doucement. Il sera temps de revenir. À une heure plus clémente, plus silencieuse - pour lire, enfin, mon journal.

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Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

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