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28 OCTOBRE

Bonne fête aux Simon

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1972 – 1er vol de l’Airbus A300
Le 28 octobre 1972, l’Airbus A300 effectue son premier vol depuis Toulouse. C’est le tout premier avion de ligne produit par le consortium européen Airbus, créé pour rivaliser avec les constructeurs américains. Cet appareil biréacteur marquera un tournant dans l’aviation civile et le succès industriel européen.

1952 – Un appareil français, un Mystère II, franchit le mur du son pour la 1ère fois
Le 28 octobre 1952, le pilote d’essai Constantin Rozanoff franchit le mur du son à bord du Mystère II, avion de chasse conçu par Dassault Aviation. Cet exploit consacre la maîtrise française dans le domaine de l’aéronautique militaire et ouvre la voie à une nouvelle génération d’avions supersoniques.

1949 – L’accident du vol Paris – New York d’Air France aux Açores
Le 28 octobre 1949, un Lockheed Constellation d’Air France s’écrase sur le mont Redondo, dans les Açores, alors qu’il assurait la liaison Paris–New York. Les 48 passagers, dont le boxeur Marcel Cerdan et la violoniste Ginette Neveu, périssent dans l’accident. Ce drame émeut profondément la France et le monde sportif.

1929 – Lundi noir suivant le jeudi noir à la Bourse de New York aux États-Unis
Le 28 octobre 1929, la Bourse de New York s’effondre à nouveau, après le « jeudi noir ». Ce « lundi noir » amplifie la panique financière mondiale et précipite la Grande Dépression. En quelques jours, des millions d’Américains perdent leurs économies, et l’économie mondiale entre dans une crise sans précédent.

1925 – Découverte du masque funéraire de Toutânkhamon par l’Anglais Howard Carter, en Égypte
Le 28 octobre 1925, l’archéologue britannique Howard Carter découvre le célèbre masque funéraire du pharaon Toutânkhamon dans la Vallée des Rois. Chef-d’œuvre en or massif incrusté de pierres précieuses, il devient le symbole de l’Égypte antique et l’une des plus grandes découvertes archéologiques du XXᵉ siècle.

1892 – Projection de Pauvre Pierrot, le 1er dessin animé du cinéma
Le 28 octobre 1892, Émile Reynaud présente à Paris son invention, le Théâtre Optique, et projette Pauvre Pierrot, considéré comme le premier dessin animé de l’histoire. Réalisé à partir de plaques peintes à la main, ce film d’animation précède les techniques du cinéma et ouvre la voie au dessin animé moderne.

1886 – Inauguration de la statue de la Liberté, à New York
Le 28 octobre 1886, la statue de la Liberté, offerte par la France aux États-Unis, est inaugurée à New York par le président Grover Cleveland. Œuvre de Bartholdi et Eiffel, elle symbolise la liberté et l’amitié franco-américaine. Monument emblématique, elle devient un repère pour les immigrants arrivant à Ellis Island.

1492 – Découverte de Cuba par Christophe Colomb
Le 28 octobre 1492, Christophe Colomb aperçoit et aborde l’île de Cuba lors de son premier voyage vers le Nouveau Monde. Pensant avoir atteint l’Asie, il en prend possession au nom des Rois catholiques d’Espagne. Cette découverte marque une nouvelle étape de l’exploration européenne des Amériques.

Les naissances et décès notables

1974 – Naissance de Joaquin Phoenix, acteur américain
1967 – Naissance de Julia Roberts, actrice américaine
1957 – Naissance de Florence Arthaud, navigatrice française
1956 – Naissance de Didier Bénureau, humoriste et acteur français
1944 – Naissance de Michel Colucci (dit Coluche), humoriste et acteur français

2023 – Décès de Matthew Perry, acteur américano-canadien
2022 – Décès de Jerry Lee Lewis, chanteur-pianiste américain de rock ’n’ roll (pionnier), rockabilly, gospel, honky tonk, blues et country
1949 – Décès de Marcel Cerdan, boxeur français
1905 – Décès de Alphonse Allais, écrivain et humoriste français

Humour

“La meilleure façon de lutter contre le chômage,
c’est de travailler.” – Raymond Barre (1989)



Un peu de bonne humeur

Ah le bon vieux temps

Le petit Nicolas demande à son grand-père :

– Dis papy c’était comment de ton temps ?

– Mon petit le monde à bien changé !

– Ah bon ?

– Et oui quand j’étais petit avec 20 francs j’allais à l’épicerie et je revenais avec un litre de lait, une livre de beurre, trois kilos de patates, un sac de thé, deux côtes de porc, du pain et des œufs.

– Et maintenant papy ?

– Et maintenant ce ne serait plus possible avec toutes ces caméras de surveillance.

 

La conscience du spermatozoïde – Anonyme

Le spermatozoïde, s'il savait qu'il allait faire un gosse, peut-être qu'il irait pas. - Brève de comptoir

 

Le danger d’une barbe trop longue

Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.

Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu'il enroule habituellement dans une pochette en cuir.

Le 28 septembre 1567, lors d'un incendie à l'hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d'abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.

Mort à cause de sa barbe. Si ce n'est pas digne des Darwin Awards, ça !

Un peu de français

« Perfide albion » ?

La perfide Albion désigne l’Angleterre, ou plus largement la Grande-Bretagne, avec une pointe d’ironie ou de rancune historique qui accuse ses habitants de ruse et de duplicité, surtout en diplomatie et en guerre. On l’entend souvent aujourd’hui comme un clin d’œil moqueur à cette vieille rivalité franco-britannique, loin de la haine d’autrefois. Albion, ce nom poétique et ancien, évoque les falaises blanches qui se dressent fièrement face à la Manche, et l’expression naît d’un poème patriotique en 1793, nourri par des siècles de conflits.

Dès l’Antiquité, Albion illumine les textes romains et grecs comme un surnom enchanteur pour la Grande-Bretagne. Pline l’Ancien le consigne au Ier siècle, reliant ce mot au latin « alba », la blancheur éclatante des falaises de Douvres visibles de loin en mer. Des légendes celtes et mythologiques y ajoutent une touche mystérieuse : un géant fils de Poséidon ou une Danaïde nommée Albine y échouent, tandis que des racines pré-celtiques parlent de montagnes ou de blancheur primordiale.

En France, l’expression prend racine au XVIIᵉ siècle chez Bossuet ou Madame de Sévigné, qui pestent déjà contre les Anglais perfides, mais c’est le poète Augustin Louis de Ximénès qui la forge en 1793, au cœur des guerres révolutionnaires. Elle devient un cri de ralliement anti-britannique, repris en propagande par la Révolution, l’Allemagne en 1914 ou même Cuba plus tard. Aujourd’hui, elle colore nos conversations d’une malice complice, rappelant que l’histoire franco-anglaise reste un roman plein de rebondissements.

 

« Taudis » ?

Le mot taudis tire son origine d’un ancien verbe « se tauder », qui signifie s’abriter sous une tente ou un abri de fortune. Il vient de l’ancien normand « tjald » ou de l’ancien scandinave « tialld », tous deux désignant une tente militaire. Au XIVe siècle, on l’emploie déjà pour parler d’un retranchement ou d’une hutte précaire lors des sièges, comme ces abris en bois que dressent les soldats pour camper.

Le sens évolue vite : au XVe siècle, taudis qualifie ces cahutes de pierre ou de bois pour les assaillants, puis vers 1545, ça devient un bouge sordide. Au XVIIe siècle, on l’utilise pour un petit logement malpropre et en ruine, une « maisonnette en meschant estat » comme le dit l’Académie française. Aujourd’hui, taudis évoque encore ces taudis urbains misérables du XIXe siècle, pleins de misère et d’insalubrité, à l’image des descriptions hugoliennes.

Savais-tu que...

Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles

< Le fleuve Mississippi

Les populations amérindiennes vivant autour du Mississippi sont déjà nombreuses lors de la première exploration espagnole conduite par Hernando de Soto au milieu du XVIème siècle. Cette expédition traverse un territoire dense en villages et en confédérations, marqué par les héritages des grandes civilisations mississippiennes, même si certaines cités‑foyers déclinent déjà. Les Espagnols rencontrent des sociétés structurées, agriculteurs et éleveurs, qui s’appuient sur le fleuve et ses affluents pour leurs échanges et leur subsistance.

Les contacts violents avec les Espagnols, combinés à l’introduction de maladies inconnues, provoquent un premier choc démographique et politique. Les pillages, les prises d’otages, les combats et les épidémies affaiblissent les villages et désorganisent les hiérarchies. Les grandes chefferies se fragmentent, certaines disparues, d’autres se restructurant en communautés plus petites et plus mobiles, souvent installées en aval ou sur des affluents.

Lors des missions ultérieures, françaises et espagnoles, les Européens trouvent un bassin toujours peuplé, mais transformé. Les confédérations survivantes, comme les Choctaw, Chickasaw ou Natchez, vivent dans des villages plus modestes, souvent alliés ou en rivalité avec l’un ou l’autre pouvoir colonial. La pression coloniale, les guerres, la traite des esclaves et les épidémies continuent de réduire et de déplacer ces populations, qui voient leur autonomie et leur territoire progressivement diminuer au profit des colons.

Colonisation française du Mississippi >