Aujourd’hui à la une
Les célébrations notables
Bonne fête aux Sabine
Jour du fenouil le 12 fructidor
Journée internationale contre les essais nucléaires
Les évènements notables
1966 – Dernier concert des Beatles, au Candlestick Park de San Francisco
Le 29 août 1966, les Beatles donnèrent leur dernier concert officiel devant 25 000 spectateurs au Candlestick Park de San Francisco. Épuisés par les tournées et la pression médiatique, ils décidèrent d’arrêter les concerts pour se consacrer exclusivement au travail en studio. Cet événement marqua la fin d’une ère et ouvrit la voie à une nouvelle phase créative, qui donna naissance à leurs albums les plus innovants.
1930 – Evacuation des habitants de Saint-Kilda (Ecosse)
Le 29 août 1930, les 36 derniers habitants de l’archipel écossais de Saint-Kilda furent évacués vers le continent. Isolée et soumise à des conditions de vie rudes, la communauté avait demandé son transfert en raison de la pauvreté et du déclin démographique. Cet exode mit fin à plus de deux millénaires d’occupation humaine. Aujourd’hui, Saint-Kilda est un site naturel protégé et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
1907 – Le pont de Québec s’effondre durant sa construction
Le 29 août 1907, le pont de Québec, destiné à être le plus long pont cantilever du monde, s’effondra brutalement au-dessus du fleuve Saint-Laurent. L’accident tua 76 ouvriers, en grande majorité des Canadiens et des immigrés. Ce drame entraîna une révision complète des normes de construction et fut suivi d’un nouvel effondrement partiel en 1916. Finalement, le pont fut achevé en 1917 et demeure un symbole d’ingénierie.
1885 – Gottlieb Daimler dépose un brevet sur la première motocyclette, la Daimler Reitwagen
Le 29 août 1885, l’ingénieur allemand Gottlieb Daimler fit breveter la Reitwagen, considérée comme la première véritable motocyclette. Équipée d’un moteur à combustion interne et de deux petites roues latérales pour l’équilibre, elle ouvrit la voie au développement de la moto moderne. Ce véhicule expérimental marqua une étape décisive dans l’histoire de l’automobile et de la mobilité motorisée.
1475 – Le traité de Picquigny
Le 29 août 1475, Louis XI de France et Édouard IV d’Angleterre signèrent le traité de Picquigny, mettant fin à la guerre de Cent Ans de facto. En échange de compensations financières, le roi anglais renonçait à ses prétentions sur la couronne de France. Cet accord assura une paix durable entre les deux royaumes et permit à Louis XI de consolider son autorité et d’affermir l’unité territoriale du royaume.
1350 – Bataille de L’Espagnols sur Mer
Le 29 août 1350, durant la guerre de Cent Ans, la flotte anglaise d’Édouard III affronta les marins castillans alliés de la France au large de Winchelsea. Surnommée la bataille de « L’Espagnols sur Mer », elle se solda par une victoire anglaise malgré de lourdes pertes. Cet affrontement confirma la maîtrise anglaise des mers mais illustra aussi la brutalité des combats navals médiévaux.
Les naissances et décès notables
1981 – Naissance de Émilie Dequenne, actrice belge (Rosetta, Le Pacte des loups)
1958 – Naissance de Michael Jackson, chanteur et danseur américain
1949 – Naissance de Igor et Grichka Bogdanoff, présentateur et producteur de télévision français
1920 – Naissance de Charlie Parker, musicien américain
1915 – Naissance de Ingrid Bergman, actrice suédoise (Casablanca, La Maison du docteur Edwardes, Les Enchaînés)
1780 – Naissance de Jean-Auguste-Dominique Ingres, peintre français
1987 – Décès de Lee Marvin, acteur américain (Les douze salopards, L’homme qui tua Liberty Valence)
1982 – Décès de Ingrid Bergman, actrice suédoise (Casablanca, La Maison du docteur Edwardes, Les Enchaînés)
1967 – Décès de Charles Darrow, inventeur américain du jeu de Monopoly
1533 – Décès de Atahualpa, empereur inca, régnant de 1532 à 1533
Un peu de bonne humeur
Bravo les pompiers
Un petit immeuble est en flammes. Tous les habitants ont été évacués, sauf une jeune femme et son bébé, réfugiés sur le toit plat.
En bas, les pompiers s’agitent, tendent une bâche et crient :
— Lâchez le bébé ! On va le rattraper !
La mère hésite, terrorisée. Les flammes gagnent du terrain.
Un pompier s’avance alors et lève la voix :
— Madame ! Faites-moi confiance ! Je suis gardien de but dans l’équipe locale. Ça fait dix matchs que je n’ai rien laissé passer !
Elle doute encore. Le feu redouble. Cette fois, elle n’a plus le choix.
Les larmes aux yeux, elle lâche son enfant.
Le pompier recule, jauge la trajectoire, puis s’élance. Il plonge, tend les bras… et attrape le bébé du bout des doigts avant de le serrer contre lui.
Soulagement général.
Il repose délicatement l’enfant au sol. Le bébé ne pleure plus. Il sourit même à son sauveur.
Après quoi, le pompier prend cinq mètres d’élan et dégage.
Mon métier : coach
😏 J'ai beaucoup appris des erreurs que les gens ont fait en écoutant mes conseils.
La mort de Charles VIII
Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.
Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.
Savais-tu ?
La Bible des vins de la Tour d’Argent
Dans les caves de la Tour d’Argent, à côté des flacons les plus rares, repose un objet presque aussi impressionnant que la collection elle-même : la Bible des vins.
Ce registre monumental ne se consulte pas d’une main légère. Il compte près de 400 pages, pèse environ 6 kilos et recense quelque 15 000 références. Bourgognes, Bordeaux, Champagnes, vins de la Loire, du Rhône ou d’ailleurs : chaque grande région y trouve sa place.
Ce n’est pas un simple inventaire. La Bible des vins constitue la carte officielle du restaurant : elle présente les réserves disponibles et invite le client à choisir, parfois longuement, parmi un patrimoine vinicole exceptionnel.
Entre les millésimes centenaires, les grandes cuvées et les trésors cachés dans les caves, ce livre de six kilos rappelle une chose simple : à la Tour d’Argent, le vin ne se sert pas seulement. Il se raconte.
Sauvegarde du trésor de la Tour d'Argent 📆 14 juin 1940
Astuce
Serrure à l’huile d’olive
Une petite goutte d’huile d’olive peut parfois aider à dégripper une serrure : déposez délicatement une toute petite goutte sur la clé (évitez d’en mettre directement dans le cylindre), insérez-la puis effectuez des rotations lentes et des mouvements d’entrée-sortie pour répartir l’huile; répétez si nécessaire et essuyez l’excédent pour éviter l’encrassement. Gardez tout de même cette astuce pour un dépannage ponctuel et préférez ensuite un lubrifiant spécifique pour serrure pour un entretien durable.
Un instant en ce bas monde
Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.
Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.
Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.
Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.
Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.
Espace lecture
Mémoires d’une geisha – Arthur Golden
Publié en 1997, Mémoires d’une geisha d’Arthur Golden est un roman historique devenu un immense succès mondial. Il raconte, à la première personne, la vie fictive de Sayuri, une geisha de Gion, à Kyoto, avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale.
En 1929, Chiyo, petite fille d’un village de pêcheurs, est vendue avec sa sœur et envoyée à Kyoto. Placée dans une okiya, maison de geishas, elle devient apprentie sous le nom de Sayuri. Sous la protection de la geisha Mameha, elle apprend la danse, le shamisen, la conversation, le port du kimono et les codes d’un monde où la beauté est aussi une stratégie.
Le roman suit son ascension dans le quartier de Gion, ses rivalités — notamment avec la cruelle Hatsumomo — et son amour impossible pour le Président Iwamura. La guerre ferme les quartiers de geishas, bouleverse les destins, avant que Sayuri ne retrouve sa voie dans un Japon en pleine reconstruction.
Le livre séduit par son souffle romanesque, ses descriptions sensibles des saisons, des kimonos et des maisons de thé. Mais il est aussi critiqué pour présenter une vision parfois orientalisante et inexacte du monde des geishas, notamment en suggérant une proximité excessive avec la prostitution. La controverse devient personnelle lorsque Mineko Iwasaki, ancienne geisha consultée par Golden, l’attaque en justice après avoir été nommée dans les remerciements, malgré la promesse d’anonymat. L’affaire se règle à l’amiable en 2003, et Iwasaki publie ensuite ses propres mémoires pour corriger l’image donnée par le roman.
Mémoires d’une geisha reste une excellente porte d’entrée dans l’imaginaire du Japon d’avant-guerre, à condition de le lire comme une fiction, non comme un document historique. Pour une vision plus fidèle du métier, il se complète utilement avec Geisha de Liza Dalby, fondé sur une véritable immersion ethnographique.
