Bonne fête aux Florentin
Aujourd’hui
Les évènements notables
2003 – Dernier vol du Concorde
Le 24 octobre 2003, le Concorde effectue son dernier vol commercial entre New York et Londres, marquant la fin de l’ère du transport supersonique civil. Symbole du génie aéronautique franco-britannique, l’avion avait révolutionné le voyage aérien avec une vitesse de Mach 2. Son retrait résulte de coûts d’exploitation trop élevés et du déclin du trafic après l’accident de 2000 à Gonesse.
1975 – Grève des Islandaises
Le 24 octobre 1975, 90 % des femmes islandaises cessent de travailler, de faire le ménage ou de s’occuper des enfants pour dénoncer les inégalités. Le pays s’arrête presque complètement. Cette journée historique, appelée Kvennafrídagurinn (“Jour de congé des femmes”), marque un tournant dans la lutte pour l’égalité et contribue à l’élection de Vigdís Finnbogadóttir, première femme présidente au monde en 1980.
1960 – Catastrophe de Nedelin, au cosmodrome de Baïkonour
Le 24 octobre 1960, une fusée R-16 explose sur son pas de tir au cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, tuant environ 120 personnes, dont le maréchal Mitrofan Nedelin. L’accident, tenu secret pendant des décennies, constitue l’une des plus graves tragédies de l’histoire spatiale. Il révèle les dangers extrêmes de la course aux armements et à l’espace en pleine Guerre froide.
1945 – Entrée en vigueur de la Charte des Nations Unies
Le 24 octobre 1945, la Charte des Nations Unies entre officiellement en vigueur après sa ratification par 51 pays fondateurs. L’ONU naît sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale, avec pour mission principale d’assurer la paix et la sécurité internationale. Cette date est depuis célébrée comme la Journée des Nations Unies.
1929 – Début du krach de 1929 (jeudi noir)
Le 24 octobre 1929, la Bourse de New York s’effondre : c’est le “jeudi noir”. En une journée, treize millions d’actions sont échangées dans la panique. Cet effondrement financier provoque la Grande Dépression, une crise économique mondiale sans précédent, marquée par faillites, chômage massif et montée des extrémismes dans les années 1930.
1901 – Annie Edson Taylor descend les chutes du Niagara dans un tonneau
Le 24 octobre 1901, l’Américaine Annie Edson Taylor, âgée de 63 ans, devient la première personne à survivre à une descente des chutes du Niagara dans un tonneau. Son exploit, réalisé pour attirer la gloire et l’argent, attire l’attention mondiale. Malgré la prouesse, elle ne connaîtra pas la fortune espérée et finira sa vie dans la pauvreté.
1599 – Le pape Clément VIII prononce l’annulation du mariage de Henri IV et de Marguerite de Valois
Le 24 octobre 1599, le pape Clément VIII accorde l’annulation du mariage entre le roi Henri IV et Marguerite de Valois, célébré en 1572. Cette union, politiquement désastreuse, avait été marquée par la mésentente et la séparation des époux. Cette décision permet à Henri IV d’épouser Marie de Médicis en 1600 et d’assurer la succession dynastique.
1360 – Ratification du traité de Brétigny, entre la France et l’Angleterre
Le 24 octobre 1360, le traité de Brétigny est ratifié à Calais, mettant temporairement fin à la première phase de la guerre de Cent Ans. Par cet accord, le roi Jean II le Bon cède d’importants territoires au roi Édouard III d’Angleterre en échange de sa libération. Malgré la paix apparente, le conflit reprendra quelques années plus tard.
Les naissances et décès notables
1985 – Naissance de Pablo Mira, humoriste français, cofondateur du Gorafi
1985 – Naissance de Wayne Rooney, footballeur anglais
1927 – Naissance de Gilbert Bécaud (Gilbert François Silly), chanteur et compositeur français
2017 – Décès de Fats Domino, chanteur et musicien de blues
2015 – Décès de Maureen O’Hara (Maureen FitzSimons), actrice irlandaise
2005 – Décès de Rosa Parks, figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis
1991 – Décès de Gene Roddenberry, producteur et scénariste de télévision américain
1957 – Décès de Christian Dior, couturier français
Cuisine
La poire est aujourd’hui mise en valeur dans le calendrier républicain. 🤔 Voyons voir ce qu’on peut faire avec.
Le Poiré d’Alexandre Dumas
C’est le nom d’une boisson fermentée, spiritueuse, faite avec des poires; si les fruits sont de bonne qualité et que l’opération soit bien menée, le poiré est supérieur à beaucoup de vins blancs; il faut choisir pour cela des poires un peu âpres, telles que la poire sauvage, le certeau, le sucré vert, etc., et cette excellente boisson, mise en bouteille, se conserve plusieurs années.
Le poiré est ordinairement plus limpide, moins pesant et plus nourrissant que le cidre. On ne s’en sert guère en cuisine que pour faire le mouillement des matelotes normandes, ainsi que nous l’avons indiqué.
A consommer avec modération 😉
Pour ce qui est de la qualité de la poire sauvage, l’avis du père Dumas est catégorique :
La poire qui provient des sujets cultivés est un de nos meilleurs fruits; il y en a plus de trois cents espèces qui figurent dans nos jardins. La petitesse, la dureté et l’âpreté au goût que nous offre la poire sauvage, comparées au volume énorme, à la douceur et au moelleux de tant de beaux fruits, font sentir l’influence merveilleuse de la culture. La poire sauvage n’est pas mangeable, elle sert seulement à faire une piquette d’assez mauvaise qualité, aussi l’a-t-on nommée avec raison la poire d’angoisse.
Les Poires Madeleine d’Auguste Escoffier
Couper en quartiers des poires fondantes, telles que : Comice, Duchesse, Beurrée, etc., les peler, les émincer, les mettre dans une casserole avec une forte cuillerée de beurre fin pour 3 à 4 poires grosseur moyenne, 3 cuillerées de sucre en poudre et un décilitre d’eau. Couvrir la casserole et les cuire en procédant comme les pommes à charlotte.
Lorsque les poires sont cuites, leur mélanger le tiers de leur volume de marmelade d’abricot. Dresser cette composition dans un savarin trempé au rhum et, au dernier moment, dresser sur les poires un rocher en crème Chantilly, imitant la cime des Alpes.
Cet entremets peut être servi chaud ou froid, à volonté.
Humour
🤔 C’est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son
que tant de gens paraissent brillants avant d’avoir l’air con ?
Une blonde entre dans un bar. Elle approche le barman et timidement lui chuchote dans l’oreille : – Où sont vos toilettes ?
Le barman lui répond : – De l’autre côté.
Alors la blonde se déplace et lui chuchote dans l’autre oreille : – Où sont vos toilettes ?
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Prêt entre amis
Deux couples d’amis jouent aux cartes.
Claude fait tomber ses cartes par terre et en se baissant pour les ramasser sous la table, il s’aperçoit que la copine de David, Jessica, n’a pas de culotte ! Surpris, il se cogne la tête et ressort tout rouge.
Plus tard quand il va à la cuisine chercher quelques bières, Jessica le suit et demande : As-tu vu quelque chose qui te plaisait sous la table ?
Claude dit : Oui, ça m’a plu !
Elle lui fait un clin d’oeil, sourit et dit: Tu peux l’avoir pour 100 euros.
Après une ou deux minutes d’hésitation, Claude répond qu’il est intéressé. Elle lui dit que puisque David travaille les vendredis après-midi et pas Claude, qu’il vienne chez elle vendredi vers 14h00. Ce qu’il fit bien sur.
Après avoir payé les 100 euros, ils vont dans la chambre et font l’amour dans toutes les positions pendant 2 heures puis Claude s’en va.
David rentre vers 18h00 et demande : Est-ce que Claude est venu cet après-midi ?
Choquée, Jessica répond : Oui, il est passé quelques minutes.
– Et est-ce qu’il t’a donné 100 euros ?
(Elle pense: « Zut, il est au courant ! »)
A regret : Oui, il m’a donné 100 euros.
– Très bien, dit David, Claude est passé à mon bureau ce matin et m’a emprunté 100 euros et il a dit qu’il passerait chez nous pour me les rendre. C’est super d’avoir des amis honnêtes !
La mode des robes papier
La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.
En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.
Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.
La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.
Savais-tu ?
La pastasciutta antifascista
Sous le fascisme italien, les pâtes occupent une place étrange dans le discours officiel. Elles sont à la fois un aliment populaire, profondément ancré dans la vie quotidienne, et une cible idéologique pour un régime qui veut remodeler les habitudes alimentaires du pays.
Mussolini et les futuristes autour de lui dénigrent les pâtes parce qu’ils les jugent trop liées à la tradition. Ils leur reprochent d’incarner une Italie ancienne, lente, gourmande, peu compatible avec l’image de vigueur et de modernité que le fascisme veut imposer. Marinetti, en particulier, attaque les pâtes avec virulence. Dans son univers futuriste, elles symbolisent le passé, la mollesse et l’inertie.
Derrière cette hostilité, il y a aussi des raisons économiques. Le régime veut réduire la dépendance au blé importé et favoriser l’autosuffisance alimentaire. Il encourage donc d’autres produits, notamment le riz, présenté comme plus moderne et plus conforme aux besoins de la nation. La campagne contre les pâtes mêle ainsi propagande, politique agricole et volonté de contrôle culturel.
Mais cette offensive ne réussit pas vraiment. Les Italiens restent attachés aux pâtes, qui font partie de leur identité culinaire bien avant le fascisme. Le plat résiste dans les foyers, dans les habitudes régionales et dans la mémoire collective. À force de vouloir les combattre, le régime contribue même à renforcer leur valeur symbolique.
Le retournement s’affirme en 1943, au moment où Mussolini tombe, le 25 juillet. La pastasciutta antifascista organisée par la famille Cervi devient un geste fort : elle célèbre la fin du pouvoir fasciste avec un grand plat de pâtes partagé en communauté. Dès lors, les pâtes cessent d’être seulement un aliment. Elles deviennent un signe de résistance, de continuité populaire et, après la guerre, l’un des emblèmes les plus visibles de l’Italie.
Ainsi, ce que le fascisme veut affaiblir finit par revenir plus fort. Les pâtes incarnent alors non seulement la cuisine italienne, mais aussi la capacité d’un peuple à préserver ses usages contre l’idéologie.
Astuce
Boisson de fin de repas
Après un bon repas, offrez-vous une tasse d’eau chaude parfumée au citron, adoucie d’une touche de miel. Elle réchauffe, apaise et prolonge doucement le plaisir du moment.
Un instant en ce bas monde

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien - tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.
Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre - ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.
Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.
C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.
Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.
Espace lecture
L’almanach des gourmands
À Paris, au début du XIXème siècle, on ne se contente plus de bien manger : on en parle, on juge, on compare. C’est dans cet esprit que paraît L’Almanach des gourmands, publié chaque année de 1803 à 1812 sous la houlette de Grimod de La Reynière, fin gourmet à la plume aussi aiguisée que son palais.
L’ouvrage ressemble à un guide avant l’heure. On y découvre les meilleures tables, les pâtissiers à la mode, les épiceries dignes d’intérêt… mais aussi quelques piques bien senties. Car Grimod et ses complices ne ménagent pas toujours les établissements qu’ils jugent : ici, un service négligé ; là, une sauce décevante. Le ton est libre, parfois malicieux, toujours savoureux.
Pensé pour les Parisiens eux-mêmes, L’Almanach s’adresse à ceux qui aiment manger avec discernement. Il accompagne l’essor des restaurants, encore récents, et attise une joyeuse rivalité entre eux. Chacun veut plaire, séduire, être remarqué — et surtout, éviter les foudres du critique.
Pour approfondir le sujet :
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