Bonne fête aux Ferdinand
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2024 – Donald Trump est reconnu coupable de 34 chefs d’accusation de falsification de documents commerciaux
Le 30 mai 2024, l’ancien président américain Donald Trump est reconnu coupable par un jury de Manhattan de 34 chefs d’accusation liés à la falsification de documents commerciaux dans une affaire de paiements dissimulés. Il devient ainsi le premier ancien président des États-Unis à être condamné pénalement.
1943 – Composition du « Chant des Partisans » par Joseph Kessel
Le 30 mai 1943, Joseph Kessel et Maurice Druon rédigent les paroles du « Chant des Partisans », sur une musique d’Anna Marly. Devenu l’hymne de la Résistance française durant la Seconde Guerre mondiale, ce chant incarne l’appel à la lutte contre l’occupation nazie.
1921 – Début des massacres de Tulsa
Le 30 mai 1921 débute à Tulsa, dans l’Oklahoma, l’un des pires épisodes de violence raciale de l’histoire des États-Unis. Pendant deux jours, le quartier afro-américain de Greenwood, surnommé « Black Wall Street », est détruit par une foule blanche, causant la mort de centaines de personnes.
1854 – Loi sur l’exécution de la peine des travaux forcés
Le 30 mai 1854, une loi française réglemente l’exécution des travaux forcés, remplaçant en partie la peine de mort et instaurant un cadre juridique pour la déportation pénale, notamment vers la Guyane ou la Nouvelle-Calédonie.
1631 – Création de la Gazette par Théophraste Renaudot
Le 30 mai 1631, Théophraste Renaudot fonde La Gazette, premier journal périodique français. Soutenu par Richelieu, ce média marque la naissance de la presse écrite en France.
1431 – Décès de Jeanne d’Arc morte sur le bûcher
Le 30 mai 1431, Jeanne d’Arc est brûlée vive à Rouen après un procès pour hérésie mené par les Anglais. Cette condamnation injuste fait d’elle une martyre, et elle sera réhabilitée en 1456 puis canonisée en 1920.
🤔 Comment est-ce possible ? Jeanne d’Arc se serait éteinte le 30 mai 1431, environ deux heures après sa mort.
Les naissances et décès notables
1963 – Naissance de Élise Lucet, journaliste française
1943 – Naissance de Luis Rego, acteur et fantaisiste français, avocat de radio
1937 – Naissance de Christophe Izard, producteur français de télévision pour enfants
2024 – Décès de Geneviève de Galard, infirmière militaire française, convoyeuse de l’air durant la guerre d’Indochine, surnommée « l’ange de Diên Biên Phu »
2007 – Décès de Jean-Claude Brialy, cinéaste et écrivain français
1975 – Décès de Michel Simon, acteur suisse francophone
1912 – Décès de Wilbur Wright, pionnier américain de l’aviation
1778 – Décès de Voltaire (François-Marie Arouet), philosophe français
1640 – Décès de Pierre Paul Rubens, peintre anversois de l’école baroque flamande
1431 – Décès de Jeanne d’Arc, figure emblématique de l’histoire de France et sainte de l’Église catholique, brûlée vive à Rouen
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Séduction dans un bar
Dans un bar, une très jolie femme fait signe au barman de s’approcher d’elle. Il se penche et elle commence à lui caresser la barbe.
– Êtes-vous le gérant ? dit-elle en lui caressant sensuellement le visage.
– Euh… en fait non, répond le barman.
– Pouvez-vous aller le chercher ? demande la femme en glissant sa main dans les cheveux du barman.
– Malheureusement non, souffle le barman prenant visiblement plaisir à la situation.
– Pouvez-vous faire quelque chose pour moi ? demande la femme en passant ses doigts sur les lèvres du barman.
– Bien sur, répond l’homme.
– Je voudrais lui laisser un message, dit-elle en glissant un doigt puis l’autre dans la bouche du barman qui les suce légèrement.
– Quel est le message ? demande le barman.
– Dites-lui qu’il n’y a ni papier ni savon dans les toilettes des dames.
Robinson niçois
Un bateau est pris dans une violente tempête et coule. Seul rescapé, un marin niçois, accroché à une planche, échoue sur une île déserte. Heureusement il y a de l’eau douce, des fruits à profusion, et la mer est remplie de poissons, ce qui lui permet de survivre.
Le temps passe et au bout de plusieurs mois, un point grossit à l’horizon. Un radeau apparaît. Il s’échoue sur la plage et une superbe naufragée débarque en s’écriant : » Oh bonne mère enfin une île ! »
Notre Robinson niçois n’en revient pas :
– Té ! Je rêve ! Une femme et en plus une niçoise ! Mademoiselle j’aimerais vous offrir un verre pour votre arrivée, mais je n’ai que de l’eau.
– C’est parfait, dit la fille, moi j’ai le pastis.
Elle sort de sa trousse de survie une bouteille de 51. Le niçois est ébahi. Il lui dit :
– Je m’excuse, je n’ai que des fruits pour l’accompagner.
– J’ai ce qu’il faut dit la fille en sortant des olives.
Le niçois est aux anges. Quand ils ont terminé leur apéritif, la fille lui demande:
– Ça fait longtemps que vous n’avez pas vu une femme ?
– Pardi ! Six mois.
Alors elle se rapproche de lui et lui dit d’une voix douce :
– Ça vous plairait de tirer ?
Et le niçois extasié s’écrie :
– Oh Bonne mère ! Ne me dites pas que vous avez aussi amené les boules !
La catastrophe d’Erfurt
Nous sommes en 1184, à Erfurt, en Allemagne. L’ambiance est tendue, les costumes sont somptueux, et la réunion est ultra importante : le roi Henri VI convie toute l’élite du Saint-Empire pour régler un conflit politique majeur. Pas de champ de bataille, pas d’épée, pas de drame chevaleresque… juste une salle de réunion avec, malheureusement, un plancher en bois plus que fatigué.
Comme on peut s'en douter, le plancher cède. D’un seul coup. nobles, évêques, comtes et autres grands noms de l’époque dégringolent au rez-de-chaussée… puis encore un peu plus bas, dans la fosse des latrines. Certains meurent sur le coup, d’autres se noient dans les excréments ou suffoquent sous les émanations. Un vrai scénario catastrophe comptant tout de même une soixantaine de mort parmi l'élite politique de l'époque.
Les principaux protagonistes de la réunion, dont le roi Henri VI et l’archevêque Conrad, survivent en s’accrochant tant bien que mal à des barreaux de fenêtre. Les victimes varient selon les chroniques mais jamais on ne parle des secours qui doivent intervenir dans des conditions disons... irrespirables.
Résultat : la dispute politique reste non résolue, personne n'est accusé d'un attentat putride mais voilà tout de même une affaire plus que nauséabonde. En tout cas, on peut dire que la noblesse n’a jamais été aussi proche du peuple… ni aussi proche du fond.
Savais-tu ?
L’effet Vertigo
L’effet Vertigo, aussi appelé dolly zoom ou travelling contrarié, combine un mouvement de caméra avec un zoom dans le sens inverse, ce qui déforme l’arrière‑plan autour d’un personnage stabilisé au centre du cadre. Les cinéastes utilisent ce procédé pour exprimer le vertige, la terreur, la prise de conscience ou une angoisse psychologique, en modifiant la perception de l’espace sans déplacer le personnage principal. L’effet doit son nom au film Sueurs froides (Vertigo, 1958) d’Alfred Hitchcock, où il illustre littéralement le vertige de James Stewart.
Plusieurs films célèbres recourent à cet effet pour marquer un choc ou une révélation. Les Dents de la mer (1975) l’utilise dans la scène de la plage pour traduire l’horreur du chef Brody, tandis que Poltergeist (1982) l’emploie face à la porte‑mur du placard. Les Affranchis (1990) et Raging Bull (1980) de Martin Scorsese s’en servent pour renforcer la paranoïa ou la tension des personnages, tandis que La Haine (1995) en fait un emblème de la prise de conscience brutale d’une situation qui part en dérive.
D’autres œuvres, comme Jules et Jim (1962), Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneau (2001) ou Toy Story 2 (1999), intègrent le dolly zoom pour souligner un moment émotionnel fort. Dans chaque cas, l’effet Vertigo sert à accompagner visuellement un tournant du récit, transformant une simple prise de vue en signal intense pour le spectateur. Ces plans restent aujourd’hui des références emblématiques de la mise en scène cinématographique.
Astuce
Du sel dans le thé
Il semblerait que deux gros grains de sel dans la théière suffisent à adoucir l’amertume du thé et à rendre la boisson plus ronde et plus agréable, avec une saveur mieux équilibrée. Même chose avec un café trop fort. Par contre, attention à ne pas forcer la dose sous peine d'obtenir une boisson totalement imbuvable.
Un instant en ce bas monde

Un chat roux, posé avec une grâce toute féline sur une rambarde tiédie par le jour, observe le monde. Sous ses pattes s’étend un paysage sans fin d’abris humains, empilés, juxtaposés, comme une ruche infinie. Il les regarde avec une perplexité silencieuse.
Les humains aiment se rassembler, semble-t-il. Ils s’agglutinent, bâtissent les uns contre les autres, et pourtant, chacun protège farouchement son fragment d’espace. Ils passent, se croisent, s’évitent parfois, s’ignorent souvent, obéissant à des règles que le chat ne cherche même plus à comprendre.
Ils dévorent toutes sortes d’animaux - sans parler de cette curieuse fantaisie de les accompagner de diverses plantes -, mais aiment à caresser ses semblables et, encore plus incompréhensible, montrent la même affection pour les chiens. Ils détruisent ce qu’ils ont construit, puis recommencent, inlassablement. Ils peuplent le monde avec une ardeur étrange, comme s’ils craignaient le vide.
Le chat roux cligne lentement des yeux. Tout cela lui paraît à la fois agité et lointain, dense et sans importance.
Alors, avec l’élégance simple de ceux qui n’ont rien à prouver, il se lève, s'étire longuement, et s’en va, retournant à ses affaires de chat.
Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.
