Bonne fête aux Olive et Olivia
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2015 – Destruction de Nimroud par l’Etat Islamique
Le 5 mars 2015, l’organisation État islamique détruit à l’explosif le site archéologique de Nimroud, en Irak. Fondée au XIIIe siècle av. J.-C., l’ancienne cité assyrienne abritait des palais et bas-reliefs exceptionnels. Cette destruction volontaire du patrimoine antique suscite une condamnation internationale et illustre la politique iconoclaste menée par le groupe djihadiste.
1960 – Photo mondialement connue, le Guerrillero Heroico
Le 5 mars 1960, lors des funérailles des victimes de l’explosion de La Coubre à La Havane, le photographe Alberto Korda capture le portrait de Che Guevara devenu célèbre sous le titre « Guerrillero Heroico ». L’image, diffusée mondialement après la mort du révolutionnaire en 1967, devient l’un des symboles les plus reproduits du XXe siècle.
1953 – Décès de Joseph Staline
Le 5 mars 1953 meurt à Moscou Joseph Staline, dirigeant de l’URSS depuis les années 1920. Son régime autoritaire fut marqué par les purges, la collectivisation forcée et un contrôle étroit de la société soviétique. Sa disparition ouvre une période de transition politique qui mènera à la déstalinisation engagée quelques années plus tard par Nikita Khrouchtchev.
1943 – 1er vol du Gloster Meteor, 1er avion à réaction anglais
Le 5 mars 1943, le Gloster Meteor effectue son premier vol au Royaume-Uni. Premier avion à réaction britannique opérationnel, il entre en service en 1944 pour contrer notamment les bombes volantes V1 allemandes. Son développement marque une étape décisive dans l’aviation militaire à réaction durant la Seconde Guerre mondiale.
1936 – 1er vol du Supermarine Spitfire, avion de chasse anglais
Le 5 mars 1936, le prototype du Supermarine Spitfire prend l’air pour la première fois. Conçu par R.J. Mitchell, cet avion de chasse devient emblématique de la Royal Air Force durant la bataille d’Angleterre en 1940. Sa vitesse et sa maniabilité en font l’un des appareils les plus célèbres du conflit.
1886 – L’anarchiste Charles Gallo lance une bouteille d’acide prussique dans la Bourse de Paris
Le 5 mars 1886, l’anarchiste Charles Gallo lance une bouteille d’acide prussique dans la Bourse de Paris. L’attentat ne fait pas de victimes mais provoque une vive émotion. Cet acte s’inscrit dans une vague d’actions anarchistes en Europe à la fin du XIXe siècle, alimentant le débat sur la répression et la sécurité publique.
1770 – Massacre de Boston
Le 5 mars 1770, des soldats britanniques ouvrent le feu sur des civils à Boston, faisant cinq morts. L’événement, connu sous le nom de Massacre de Boston, attise les tensions entre les colonies américaines et la Couronne britannique. Il devient un symbole de l’oppression anglaise et contribue à la montée du mouvement qui mènera à la Révolution américaine.
Les naissances et décès notables
1974 – Naissance de Eva Mendes, actrice américaine
1969 – Naissance de MC Solaar (Claude Honoré M’Barali), chanteur français
1946 – Naissance de Murray Head, chanteur et acteur britannique
2021 – Décès de Patrick Dupond, danseur étoile et chorégraphe français de ballets
2020 – Décès de André Chéret, dessinateur de bande dessinée français surtout connu par « Rahan » de 1969 à 2015
2013 – Décès de Hugo Chávez, président de la République bolivarienne du Venezuela
2000 – Décès de Lolo Ferrari, actrice de films porno
Le 5 mars 2000, Ève Vallois, connue sous le nom de scène Lolo Ferrari, est retrouvée morte à 37 ans dans sa villa de Grasse, des suites d’une overdose médicamenteuse mêlant antidépresseurs, neuroleptiques et antibiotiques, qui provoque un arrêt cardiaque sur fond de fragilité psychologique.
Lolo Ferrari est le nom de scène d’Ève Vallois, une célébrité française des années 1990 reconnue pour sa poitrine exceptionnelle. Elle détient une inscription au Guinness World Records pour le plus grand nombre d’interventions de chirurgie d’agrandissement mammaire chez une femme, avec 25 opérations qui lui confèrent un tour de poitrine de 180 cm et une taille de soutien-gorge 54G, chaque sein contenant environ 3 litres de sérum physiologique pour un poids total avoisinant les 6 kg.
Lolo Ferrari débute dans les années 1990 en exploitant son physique transformé par de multiples chirurgies esthétiques. Elle se fait connaître via l’émission Eurotrash sur Channel 4 et au Festival de Cannes en 1996 pour Camping Cosmos, où elle joue Mme Vandeputte. Elle alterne performances dans des cabarets de strip-tease, rôles au cinéma dans Quasimodo d’El Paris, Double Air Bags, et productions érotiques comme Mega Tits 6 ou Planet Mammaire. Elle sort des singles chez Sony, tels Airbag Generation et Set Me Free, et lance une ligne de lingerie Lolo Ferrari Underwear.
Lolo Ferrari choisit ce nom inspiré de son grand-père maternel, mais il provoque un litige avec la marque automobile italienne Ferrari. La société dépose une marque concurrente pour sa lingerie et obtient en 1996 une interdiction judiciaire en Italie, arguant d’un risque de confusion. Ève Vallois conserve son nom artistique personnel, mais renonce à la marque commerciale, ce qui freine ses projets sans stopper sa notoriété.
Son mari Éric Vigne découvre son corps inanimé ; l’autopsie confirme l’overdose comme cause d’un arrêt cardiaque, avec une thèse officielle de suicide volontaire liée à son état dépressif. Des hématomes initiaux font suspecter un homicide, mais un non-lieu est prononcé en 2007 faute de preuves.
1827 – Décès de Alessandro Volta, physicien italien
1953 – Décès de Joseph Staline, président de l’URSS
Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.
JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Une banane dans l’oreille
Un homme croise un autre et lui dit : « Dis-moi, pourquoi as-tu une banane dans l'oreille ! »
L'autre répond : « Quoi ? »
Le premier répète plus fort : « Tu as une banane dans l'oreille ! »
Et l'autre : « Parle plus fort, j'ai une banane dans l'oreille ! ».
Ah le bon vieux temps
Le petit Nicolas demande à son grand-père :
– Dis papy c’était comment de ton temps ?
– Mon petit le monde à bien changé !
– Ah bon ?
– Et oui quand j’étais petit avec 20 francs j’allais à l’épicerie et je revenais avec un litre de lait, une livre de beurre, trois kilos de patates, un sac de thé, deux côtes de porc, du pain et des œufs.
– Et maintenant papy ?
– Et maintenant ce ne serait plus possible avec toutes ces caméras de surveillance.
Réveil mortel
Ken Charles Barger dort paisiblement quand son téléphone se met à sonner et le tire brutalement du sommeil. Encore à moitié dans les bras de Morphée, il tend la main pour répondre… mais confond le combiné avec son Smith & Wesson .38 Special posé à côté de lui. Il le porte à son oreille - « allô ? » -... ce téléphone-là ne pardonne pas les erreurs de manipulation. Le coup part, et voilà qu’un simple appel téléphonique dont on ne sait absolument rien se transforme en une fin tragiquement ridicule.
Savais-tu ?
« Crétin des Alpes ! » ?
L'expression désigne une personne obtuse, liée au crétinisme, une maladie endémique dans les Alpes causée par une carence en iode qui provoque goitres et retards mentaux chez les habitants des vallées isolées. Aujourd'hui encore, cette expression moque les supposés idiots des montagnes, même si la maladie disparaît grâce au sel iodé depuis un siècle.
Le mot « crétin » dérive de « chrétien », un euphémisme médiéval pour qualifier ces innocents recueillis par les monastères, ou parfois du latin creta évoquant leur peau crayeuse. Au XIXème siècle, on recense 20 000 cas en France, et l'insulte se popularise via Hergé avec le capitaine Haddock qui l'emploie dans Tintin. Cette évolution transforme un terme médical en pique contre la supposée bêtise montagnarde.
Astuce
Corriger un plat trop salé
Pour rattraper un plat trop salé, les grand-mères ajoutaient une ou deux pommes de terre crues coupées en gros morceaux, ou un morceau de pain rassis, puis laissaient mijoter quelques minutes avant de les retirer : cela aiderait à absorber une partie de l’excès de sel. Voilà une astuce simple et, à priori, efficace pour sauver la préparation sans en perdre la saveur, au lieu de tout jeter à la poubelle.
Un instant en ce bas monde

Le smartphone fait click - un son minuscule, presque ridicule - et voilà que l’instant, encore anodin, se trouve expédié on ne sait trop où, dans quelque nuage invisible où s’entassent déjà des milliards de souvenirs pixelisés.
Autour, les amis suspendent leur souffle : certains par tendresse, d’autres par lassitude, tous vaguement conscients qu’ils viennent d’être aspirés dans une composition dont ils ne maîtrisent ni le cadre ni la destination. les inconnus, eux, s’en emparent sans vergogne : ils likent, ils commentent, ils interprètent - souvent à côté, parfois avec aplomb.
Pendant ce temps, dans les coulisses, les algorithmes s’éveillent comme une nuée d’insectes zélés : ils classent, ils trient, ils propulsent, décidant en une fraction de seconde si cette photo mérite l’oubli discret ou la célébrité tapageuse.
Et la toile s’agite, bruisse, s’emballe ; le moindre sourire devient sujet d’analyse, le moindre détail, matière à débat. bientôt, le landerneau numérique s’échauffe : on disserte, on juge, on s’indigne - ou pire, on applaudit.
Tout ça pour quoi ? Pour un simple click. une image capturée à la volée, devenue vacarme collectif. preuve, s’il en fallait, qu’à l’ère moderne, il ne faut parfois presque rien pour faire beaucoup de bruit.
Déjà, une autre main se lève, un autre téléphone se braque, prêt à recommencer - comme si le silence numérique lui-même était devenu suspect...
Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale
Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

