Bonne fête aux Alix
Sommaire
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
2007 – Présentation du premier iPhone
Le 9 janvier 2007, Steve Jobs présente à San Francisco le tout premier iPhone lors de la conférence Macworld. L’appareil combine téléphone, lecteur multimédia et navigateur Internet dans un écran tactile révolutionnaire. Cette annonce marque un tournant majeur dans l’histoire des technologies numériques, transformant durablement les usages de la téléphonie mobile et l’industrie des smartphones.
1981 – 1ère diffusion de Zora la rousse en France
Le 9 janvier 1981, la série Zora la rousse est diffusée pour la première fois à la télévision française. Adaptée du roman de Kurt Held, elle raconte les aventures d’une jeune orpheline et de sa bande dans l’Italie du début du XXᵉ siècle. La série marque toute une génération par son ton engagé et ses thèmes de solidarité et de justice.
1959 – Lancement de Cinq colonnes à la une
Le 9 janvier 1959 débute la diffusion de Cinq colonnes à la une, première grande émission française d’actualité télévisée. Innovante par son format et ses reportages approfondis, elle transforme le journalisme audiovisuel. Présentée par Pierre Lazareff et animée par des journalistes de renom, elle influence durablement la manière de traiter l’information à la télévision.
1900 – Fondation de RCA Records
Le 9 janvier 1900 est fondée la société qui deviendra RCA Records, futur label majeur de l’industrie musicale américaine. Spécialisée d’abord dans les technologies du son, l’entreprise s’impose ensuite comme un acteur central de la production discographique. Elle accompagnera la carrière d’artistes emblématiques et jouera un rôle clé dans l’essor de la musique enregistrée.
1886 – Parution de L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde
Le 9 janvier 1886 paraît le roman de Robert Louis Stevenson L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde. Cette œuvre explore la dualité de la nature humaine à travers un récit fantastique et moral. Le livre connaît un immense succès et devient un classique de la littérature mondiale, influençant durablement la culture populaire.
1806 – Funérailles de l’amiral Nelson
Le 9 janvier 1806 ont lieu à Londres les funérailles nationales de l’amiral Horatio Nelson, héros britannique mort à Trafalgar en 1805. La cérémonie grandiose souligne l’importance de sa victoire contre les flottes française et espagnole. Nelson devient un symbole du patriotisme britannique et de la suprématie navale du Royaume-Uni.
1514 – Décès d’Anne de Bretagne
Le 9 janvier 1514 meurt Anne de Bretagne, duchesse de Bretagne et reine de France à deux reprises. Son décès marque la fin d’une figure politique majeure du tournant du XVe et du XVIe siècle. Elle a œuvré à préserver les intérêts bretons tout en consolidant l’union progressive du duché avec la couronne de France.
1431 – Ouverture du procès de Jeanne d’Arc
Le 9 janvier 1431 s’ouvre à Rouen le procès de Jeanne d’Arc, menée par un tribunal ecclésiastique sous influence anglaise. Accusée d’hérésie, elle subit un procès inique destiné à discréditer son rôle politique et militaire. Cette procédure aboutira à sa condamnation et à son exécution, avant sa réhabilitation posthume.
Les naissances et décès notables
1982 – Naissance de Catherine « Kate » Middleton, princesse royale britannique
1970 – Naissance de Lara Fabian (Lara Crokaert), chanteuse belge
1941 – Naissance de Joan Baez, chanteuse américaine
1918 – Décès de Émile Reynaud, photographe, professeur de sciences, inventeur et réalisateur français
1905 – Décès de Louise Michel, institutrice, écrivaine, militante anarchiste, franc-maçonne française aux idées féministes et l’une des figures majeures de la Commune de Paris
1873 – Décès de Louis-Napoléon Bonaparte, empereur des Français sous le nom de Napoléon III
1514 – Décès d’Anne de Bretagne, duchesse de Bretagne
Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.
JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Croyant ou schizo – Pierre Desproges
« Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant… s’il vous répond, vous êtes schizophrène. »
Promesse de fin de soirée
La soirée s’est étirée comme un bon vin, riche et délicieusement imprévisible. Entre deux éclats de rire et quelques regards un peu trop appuyés, ils ont laissé flotter cette tension douce qui annonce souvent la suite.
Arrivés devant la porte de la jeune femme, le silence s’installe, chargé d’une promesse à peine voilée. Il s’approche, sûr de lui, un sourire en coin, déjà prêt à cueillir ce baiser qu’il imagine mérité.
Mais au dernier instant, elle se dérobe avec grâce, pivotant légèrement pour esquiver ses lèvres. Elle s’approche alors de son oreille, son souffle effleurant sa peau, et murmure d’une voix aussi douce que troublante :
— Il y a trois endroits où j’aime qu’un homme m’embrasse…
Il fronce légèrement les sourcils, intrigué, déjà piqué au jeu.
— Ah oui ? Et lesquels ? demande-t-il, un peu trop vite, trahissant son impatience.
Elle laisse planer un court silence, savourant l’effet qu’elle produit, puis répond avec un sourire malicieux :
— Venise… Rio… et l’île Maurice...
Transport de cochons par drone
En Chine, un fermier ingénieux a décidé de faire voler ses porcs pour les acheminer à l’abattoir, prouvant que l’expression « quand les porcs voleront... » n’était qu’une question de temps – ou de drone mal calibré. Le 24 janvier 2026, dans le village reculé de Tongjiang, province du Sichuan, sa tentative d’hélicoptère improvisé a tourné au fiasco : la corde du drone s’est emmêlée dans une ligne électrique haute tension, laissant un cochon se balancer pittoresquement dans le ciel nuageux pendant que les villageois levaient les yeux, ébahis.
Le spectacle, immortalisé sur les réseaux sociaux, a privé le village d’électricité pendant dix longues heures, forçant une équipe de douze ouvriers à intervenir pour dénouer ce nœud gordien porcin, à un coût de 10 000 yuans (environ 1 100 £). Le fermier, anonyme mais visiblement dans le brouillard – il invoque une « faible visibilité » –, prévoyait d’acheminer plus de dix porcs ce jour-là, mais son ambition aérienne a été brutalement clouée au sol.
Bien que les drones soient courants en agriculture chinoise rurale, soulever des porcs au-dessus des lignes électriques ne semble pas être un éclair de génie. La facture risque d'être salée. Les autorités enquêtent : violation de zone interdite ou simple innovateur incompris ? En attendant, Tongjiang a appris à ses dépens que les porcs volants, ça casse peut-être les prix mais surtout les câbles.
Savais-tu ?
« Tailler une bavette » ?
Cette expression signifie qu'on discute ou qu'on bavarde de manière conviviale et familière. Elle évoque une conversation légère et prolongée entre amis ou connaissances.
« Bavette » dérive de « bave », un terme lié au babil enfantin imité par l'onomatopée baba, qui désigne ensuite des paroles futiles. Au XVIIème siècle, on « taille une bavette » pour décrire des femmes qui causent abondamment ensemble, et « tailler » suggère façonner ou découper ces mots comme on le fait avec la parole éloquente. Des théories évoquent aussi le col plissé des avocats, appelé bavette pour son aspect baveux et associé aux discours verbeux, ou encore la bavette de viande qu'on découpe en tranches fines lors de repas prolongés favorisant les échanges animés. Cependant, l'origine la plus étayée reste celle du babil, avec l'idée de « tailler » la parole remontant au XIIIème siècle dans l'expression « tailler bien la parole » pour parler avec éloquence.
Astuce
Serrure à l’huile d’olive
Une petite goutte d’huile d’olive peut parfois aider à dégripper une serrure : déposez délicatement une toute petite goutte sur la clé (évitez d’en mettre directement dans le cylindre), insérez-la puis effectuez des rotations lentes et des mouvements d’entrée-sortie pour répartir l’huile; répétez si nécessaire et essuyez l’excédent pour éviter l’encrassement. Gardez tout de même cette astuce pour un dépannage ponctuel et préférez ensuite un lubrifiant spécifique pour serrure pour un entretien durable.
Un instant en ce bas monde
Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.
Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne - non, comme une vermine.
Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.
Là. Cette fois, je te tiens !... PLAF... VICTOIRE !
Son sang éclabousse le mur - vision des plus réjouissantes. Enfin, le silence. Enfin, la paix.
Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras... PUTAIN !
En voilà un autre ! C'est sûr, il vient réclamer vengeance !

Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale
Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.


