BONJOUR
| Lun | Mar | Mer | Jeu | Ven | Sam | Dim |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | ||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 |
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 |
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 |
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 |
| 30 |
A la une,
TRISTE DISPARITION D’UN HÉROS DU PEUPLE… FABRIQUÉ PAR LA PROPAGANDE D’ÉTAT 📆 5 novembre 1977
Aujourd’hui, l’éphéméride
Toutes les heures, l’oeuvre du jour, quelques connaissances, un peu d’humour, un instant de vie, à la maison et au jardin, un peu de lecture
Au fil de la journée, un peu de ciel bleu
Sans oublier d’activer vos méninges
Les évènements notables
2017 – Publication des Paradise Papers
Une vaste fuite de documents fiscaux révèle les stratégies d’optimisation financière de multinationales, célébrités, responsables politiques et institutions. Issue principalement du cabinet Appleby, l’enquête met en lumière l’usage de paradis fiscaux légaux mais controversés. Elle relance le débat sur la transparence, l’évasion fiscale et les inégalités, et pousse certains États à renforcer la régulation financière.
1943 – 1er bombardement du Vatican
Durant la Seconde Guerre mondiale, le Vatican, officiellement neutre, est touché par une attaque aérienne nocturne. Les dégâts matériels sont limités, mais l’épisode suscite un choc diplomatique. L’origine exacte du bombardement reste débattue. Cet événement illustre la vulnérabilité du micro-État au cœur du conflit et les tensions politiques liées au rôle du Saint-Siège pendant la guerre.
1940 – Franklin D. Roosevelt réélu pour un 3ᵉ mandat à la présidence des États-Unis
En pleine crise internationale, Roosevelt brise la tradition limitant les présidents à deux mandats. Son programme du New Deal reste populaire. Alors que l’Europe est en guerre, sa réélection permet la poursuite de l’aide aux Alliés. Cet événement renforcera plus tard l’adoption du 22ᵉ amendement, limitant désormais les mandats présidentiels à deux.
1605 – La Conspiration des poudres découverte à Londres
Un groupe de catholiques anglais, dont Guy Fawkes, projette de faire exploser le Parlement pour assassiner le roi Jacques Ier et renverser le gouvernement protestant. Découverte in extremis, la tentative échoue. Ses auteurs sont arrêtés et exécutés. L’affaire devient une commémoration annuelle, la “Guy Fawkes Night”, et demeure un symbole culturel de rébellion et conspiration politique.
Les naissances et décès notables
1980 - Naissance de Ibrahim Maalouf, trompettiste libano-français
1979 - Naissance de Tarek Boudali, acteur français
1977 - Naissance de Cyril Lignac, cuisinier français
1948 - Naissance de Bernard-Henri Lévy, écrivain, philosophe, cinéaste français.
2014 - Décès de Manitas de Plata (Ricardo Baliardo), guitariste gitan
1983 - Décès de Jean-Marc Reiser, dessinateur humoristique et scénariste français
1977 - Décès de René Goscinny, scénariste de bande dessinée français, cocréateur des personnages Iznogoud et Astérix
1977 - Décès de Alekseï Stakhanov, mineur soviétique dont le nom fut largement exploité par la propagande stalinienne
1955 - Décès de Maurice Utrillo, peintre français
L’œuvre du jour

Jozef Israëls (1824-1911), peintre néerlandais
Rijksmuseum (CC0)
Sur la plage, quatre enfants jouent avec un petit voilier dans l’écume. Leurs vêtements sont usés, leurs jouets modestes, mais leur attention est entière : toute leur vie semble se concentrer sur ce bateau qui tangue au bord de l’eau.
Le plus grand porte un enfant sur son dos, comme si, déjà, il assumait le poids de la famille. Ce détail transforme la scène en une sorte de prémonition : ces « enfants de la mer » grandissent sous le signe du travail, du risque et de la solidarité.
Israëls peint ici avec tendresse, mais sans idéalisation. La lumière douce, les tons gris-bleu du ciel et de la mer, les silhouettes menues face à l’immensité de l’horizon rappellent que l’avenir de ces enfants se joue d’abord contre les éléments.
Le tableau, acquis par le Rijksmuseum en 1907, reste aujourd’hui une image forte de la condition des familles de pêcheurs au XIXᵉ siècle, où l’enfance se mêle très tôt au destin de la mer.
Savais-tu ?
L’Autoped, ancêtre de la trottinette électrique

En 1915, une petite machine fait son apparition dans les rues de New York : l’Autoped. Debout sur une plateforme munie de pneus de 10 pouces, le conducteur file au milieu du trafic, les mains sur un guidon qui sert à la fois de volant, d’accélérateur et de frein.
L’engin se plie pour se ranger, s’équipe d’un phare, d’un feu arrière et même d’un klaxon. Son moteur à quatre temps, refroidi par air, trône sur la roue avant et transforme ce qui ressemble à une trottinette en véritable scooter rudimentaire.
Les postiers américains l’adoptent pour livrer les colis urgents, les policiers s’en emparent pour patrouiller, et jusqu’à une lady londonienne qui l’utilise chaque jour pour se rendre au travail. « Anybody who can ride a bicycle can ride a motor scooter », affirme Florence Priscilla Norman en 1916.
Malgré son efficacité, l’Autoped ne séduit pas assez pour durer. La production s’arrête en 1922, mais l’idée, elle, reste : celle d’une mobilité légère, debout, motorisée…
La Bolivie, un pays sans mer mais avec une marine
La Bolivie est enclavée. Elle n’a plus de côte sur l’océan Pacifique depuis la fin du XIXème siècle. Et pourtant, le pays possède bel et bien une marine.
En 1825, lors de son indépendance, la Bolivie dispose d’un accès au Pacifique, dans la région d’Antofagasta. Pendant la guerre du Pacifique (1879-1884), le Chili conquiert ce territoire. Le traité de 1904 entérine la perte de la seule façade maritime bolivienne, soit environ 400 kilomètres de littoral. Cette perte marque durablement l’identité nationale. Chaque 23 mars, la Bolivie célèbre le « Jour de la mer » (Día del Mar) avec des cérémonies et des défilés qui rappellent sa revendication d’un accès souverain à l’océan.
La marine bolivienne, l’Armada Boliviana, n’est pas une flotte océanique. Elle opère surtout sur les eaux intérieures : le lac Titicaca, partagé avec le Pérou, considéré comme le plus haut grand lac navigable du monde ; les fleuves du bassin amazonien (Mamoré, Beni, Madre de Dios) ; certains cours d’eau liés au bassin du Paraguay. Sur le Titicaca, à près de 3 800 mètres d’altitude, la Bolivie entretient des bases navales, des vedettes de patrouille et des unités fluviales. Certains navires rejoignent même le lac après un long trajet terrestre, avant d’être remis à l’eau.
Créée officiellement dans les années 1960 comme force fluviale et lacustre, la marine bolivienne remplit des missions concrètes : surveillance des frontières fluviales ; lutte contre la contrebande et le trafic de drogue ; secours aux populations lors des inondations ; ravitaillement de communautés isolées ; opérations de sauvetage et de contrôle sur le Titicaca. Elle dispose aussi de troupes d’infanterie navale adaptées aux opérations sur les rives.
Au-delà de ses missions pratiques, la marine incarne une idée forte : la Bolivie se considère comme une nation maritime privée de sa mer, et non comme un pays qui aurait toujours été enclavé. En 2018, la Cour internationale de Justice a rejeté la demande bolivienne visant à obliger le Chili à négocier un accès souverain au Pacifique. La revendication nationale reste toutefois vivace.
Un peu d’humour
Un Président à l’écoute
Le président se rend dans un petit village très pauvre de Lozère et demande au maire quelles sont les trois priorités de la commune.
Le maire répond :
– La première, c’est notre hôpital. Le bâtiment est là, mais il n’y a plus de médecins.
Le Président sort son téléphone, passe un appel et annonce :
– C’est réglé. D’ici quinze jours, cinq médecins seront affectés ici.
– La deuxième, ce sont nos routes. Elles sont défoncées.
Il reprend son téléphone, échange quelques mots et déclare :
– C’est réglé. Les travaux commenceront dès le mois prochain.
Puis il demande :
– Et la troisième ?
Le maire répond :
– La troisième, ce sont les téléphones portables.
– Quel est le problème ?
– Ici… il n’y a pas de réseau.
Le portable à table
🤔 J’ai un doute ! Le portable, c’est à droite ou à gauche de l’assiette ?
La mort de Charles VIII
Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature – 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.
Cette fin absurde et évitable – un simple linteau trop bas – contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.
Instant de vie

À l’abri des halles, dont les poutres séculaires portent encore la mémoire des marchés d’autrefois, je m’installe à une table de café – instant attendu. Autour de moi, les moineaux s’affairent, familiers et confiants, picorant les miettes du déjeuner comme s’ils étaient ici chez eux. Plus haut, sur la robuste charpente de chêne brut, les pigeons observent le monde avec une tranquille supériorité, dominant de leur perchoir les allées et venues des touristes.
À peine assis, le garçon – qui connaît mes habitudes – apparaît, déposant devant moi mon café avec une discrétion presque rituelle, – Instant privilégié.
Un roquet, dissimulé sous une table, s’agite soudain et apostrophe un mastiff de passage, impassible, qui poursuit sa route sans lui accorder le moindre regard – il ne doute de rien celui-là. Est-ce ce vacarme qui trouble l’air, je ne saurais dire, mais un bambin s’éveille et se met à pleurer avec une intensité sans mesure. Les regards convergent vers lui, comme si l’innocence du tumulte était plus condamnable que ce gêneur, un peu plus loin, qui débite à voix haute ses malheurs amoureux au téléphone.
Ah… la vie en terrasse.
Et déjà, comme un écho inévitable, un groupe bruyant s’approche, porteur d’une agitation nouvelle, – l’instant se fissure.
Je soupire doucement. Il sera temps de revenir. À une heure plus clémente, plus silencieuse – pour lire, enfin, mon journal.
A la maison et au jardin
Parfait à la place d’un vin chaud
Quand l’hiver s’installe avec son froid mordant, cette boisson à base de jus de pomme épicé offre une alternative réconfortante et sans alcool au vin chaud, parfaite pour réchauffer les mains et le cœur. Une alternative adaptée à toute la famille.
Pour 6 personnes, la recette nécessite 64 cl de jus de pomme (de préférence artisanal), 20 cl d’eau, 4 clous de girofle, 8 lamelles de gingembre frais, 1 bâton de cannelle et le jus d’un demi-citron.
Le jus de pomme est mélangé à l’eau puis chauffé doucement avec les épices et le citron. La casserole est retirée du feu avant que le contenu ne vienne à bouillir. Elle est couverte pour laisser infuser quelques minutes, puis la boisson est dégustée bien chaude, éventuellement filtrée pour un résultat limpide.
Les amateurs de miel ou de sirop d’érable parfumeront cette boisson à leur convenance, et il n’est pas non plus interdit de varier les épices (anis étoilé, cardamome) selon les goûts. Voilà une boisson idéale pour les goûters, les moments cocooning d’hiver et les fêtes, apte à rivaliser avec le vin chaud traditionnel.
Un bougeoir original avec de vieux couverts

Donnez une seconde vie à de vieux couverts en fabriquant un bougeoir aussi simple qu’original.
Pour ce bricolage, il vous faut une petite pièce de bois d’environ 10 × 10 cm, une vieille cuillère à soupe, une fourchette en métal — de préférence provenant du même service — quelques vis, une pince et une bougie.
Commencez par poncer et, si vous le souhaitez, peindre ou teinter le support en bois. Courbez ensuite le manche de la cuillère afin de pouvoir le visser sur le support. Le cuilleron, placé au centre, doit rester horizontal : il servira de coupelle à la bougie.
Fixez la fourchette en face de la cuillère. Courbez son manche vers le centre, tournez le fourchon d’un quart de tour pour le placer à l’horizontale, puis recourbez ses dents en demi-cercle. Elles formeront un petit anneau destiné à maintenir la bougie bien droite.
Il ne reste plus qu’à installer la bougie dans le cuilleron et à vérifier que l’ensemble est stable. Vous obtenez ainsi un bougeoir décoratif, fabriqué avec des objets récupérés et quelques gestes simples.
N’oubliez pas : une bougie allumée ne doit jamais être laissée sans surveillance et doit rester éloignée de tout matériau inflammable.
Activation des méninges
Jeu en cours de test
A – Jeux de lettres
B – Cruelles et sournoises
C – Santé mondiale – Prénom féminin
D – Reçoit les voix – Vélo passepartout
E – Particules – Omar Lupin
F – Premiers en calcul
G – Langue informatique – Très court
H – Demi-journée – Possessif
I – Bête velue
J – Chef arabe – Roi de Norvège
K – A l’arrière du camion
L – Dite et redite
1 – Plein d’énergie
2 – Petit ruisseau – Dirige la prière
3 – Téléphonons – Travers de porc
4 – Abeilles et fourmis
5 – Filière universitaire – Le roi réduit – Un bout de pain – Réflexion puérile
6 – Fameux chocos – De Brest ou Rennes
7 – Les verts – Lunes en vrac
8 – Mouches – En ce lieu
9 – Aimé de Cybèle – Peu de chose
Jeu en cours de test
Clavier : flèches pour se déplacer, 1 à 9 pour saisir, Suppr pour effacer, N pour basculer en mode notes. Votre progression est enregistrée automatiquement dans ce navigateur.
Un nouveau puzzle vous est présenté tous les lundi. Pour le conserver, vous pouvez enregistrez sa page dans les signets du navigateur.

Faites glisser une pièce du bac (tournée de 90°, 180° ou 270°) sur une case blanche du plateau ou sélectionnez-la puis cliquez sur l'endroit où la déplacer. Double-cliquez sur une pièce pour la tourner de 90°. Les pièces correctement placées sont entourées d'un bord vert.
A venir
Espace lecture
Ravage (1943) – René Barjavel
Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?
Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.
La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».
Barjavel imaginait déjà à l’époque ce que serait une tablette de lecture en 2050
La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l’Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l’écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l’obscurité.
Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s’appliquait sur la page et, dans l’écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l’accent d’origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n’importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d’amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d’une voix de colonel, et d’une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu’il était temps
de changer la plaque de page.
Cet appareil n’eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l’encre d’imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l’image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l’immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.
Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l’image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.
C’était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l’usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d’un livre ami et celle d’une voix humaine.
François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l’écouteur, le minuscule bouton qui mettait l’appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :
« Chapitre premier. – L’inspecteur Walter enfonça la porte d’un coup d’épaule et s’arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu’il avait découvert, la veille, décapité… »
Le jeune homme renonça à connaître l’explication de ce mystère. Il ôta
l’écouteur et s’endormit.
Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.
Poèmes saturniens – Femme et chatte – Paul Verlaine
Elle jouait avec sa chatte,
Et c’était merveille de voir
La main blanche et la blanche patte
S’ébattre dans l’ombre du soir.
Elle cachait — la scélérate ! —
Sous ses mitaines de fil noir
Ses meurtriers ongles d’agate,
Coupants et clairs comme un rasoir.
L’autre aussi faisait la sucrée
Et rentrait sa griffe acérée,
Mais le diable n’y perdait rien…
Et dans le boudoir où, sonore,
Tintait son rire aérien
Brillaient quatre points de phosphore.
Le temps d’une nouvelle
Le Vase de Soissons – Grégoire de Tours
En 486, Clovis prend Soissons après sa victoire sur Syagrius. Parmi le butin figure un précieux vase liturgique, réclamé par l’évêque de Reims, traditionnellement identifié à saint Remi.
Clovis accepte de le rendre, mais un guerrier franc refuse de céder sa part du butin. Il frappe le vase de sa francisque, l’endommageant, et Clovis ne réagit pas sur le moment. Il rend l’objet à l’évêque.
Un an plus tard, lors d’une revue de ses troupes, Clovis reconnaît l’insolent. Il lui reproche la tenue de ses armes, les jette à terre, puis le tue d’un coup de francisque : « Souviens-toi du vase de Soissons. »
L’anecdote, rapportée par Grégoire de Tours près d’un siècle plus tard, relève sans doute autant de la légende que de l’histoire. Elle raconte surtout l’affirmation d’un roi : Clovis respecte l’Église, mais il ne tolère plus qu’on conteste son autorité.
Selon Histoire des Francs de Grégoire de Tours (Livre II) :
Dans ce temps, l’armée de Clovis pilla un grand nombre d’églises, parce que ce prince était encore plongé dans un culte idolâtre. Des soldats avaient enlevé d’une église un vase d’une grandeur et d’une beauté étonnante, ainsi que le reste des ornements du saint ministère. L’évêque de cette église envoya vers lui des messagers pour lui demander que, s’il ne pouvait obtenir de recouvrer les autres vases, on lui rendit au moins celui-là. Le roi, ayant entendu ces paroles, dit au messager : « Suis-moi jusqu’à Soissons, parce que c’est là qu’on partagera tout le butin ; et lorsque le sort m’aura donné ce vase, je ferai ce que demande le pontife. » Étant arrivés à Soissons, on mit au milieu de la place tout le butin, et le roi dit : « Je vous prie, mes braves guerriers, de vouloir bien m’accorder, outre ma part, ce vase que voici, » en montrant le vase dont nous avons parlé ci-dessus. Les plus sages répondirent aux paroles du roi : « Glorieux roi, tout ce que nous voyons est à toi : nous-mêmes nous sommes soumis à ton pouvoir. Fais donc ce qui te plaît ; car personne ne peut, résister à ta puissance. » Lorsqu’ils eurent ainsi parlé, un guerrier présomptueux, jaloux et emporté, éleva sa francisque et en frappa le vase, s’écriant : « Tu ne recevras de tout ceci rien que ce que te donnera vraiment le sort. » À ces mots tous restèrent stupéfaits. Le roi cacha le ressentiment de cet outrage sous un air de patience. Il rendit au messager de l’évêque le vase qui lui était échu, gardant au fond du cœur une secrète colère. Un an s’étant écoulé, Clovis ordonna à tous ses guerriers de venir au Champ-de-Mars revêtus de leurs armes, pour faire voir si elles étaient brillantes et en bon état. Tandis qu’il examinait tous les soldats en passant devant eux, il arriva auprès de celui qui avait frappé le vase, et lui dit : « Personne n’a des armes aussi mal tenues que les tiennes, car ni ta lance, ni ton épée, ni ta hache, ne sont en bon état ;» et lui arrachant sa hache, il la jeta à terre. Le soldat s’étant baissé un peu pour la ramasser, le roi levant sa francisque, la lui abattit sur la tête, en lui disant : « Voilà ce que tu as fait au vase à Soissons. ]Celui-ci mort, il ordonna aux autres de se retirer. Cette action inspira pour lui une grande crainte. Il remporta beaucoup de victoires dans un grand nombre de guerres. Dans la dixième année de son règne, il fit la guerre aux gens de Tongres, et les soumit à son pouvoir.
Un peu de ciel bleu
Considérée comme l'une des plus grandes actrices françaises de la seconde moitié du XXème siècle, elle remporta de nombreuses récompenses dont deux Césars de la meilleure actrice 🎬.
fr.wikipedia.org/wiki/Catheri...
#CeJourLà
Il s'appelle Qwice.
Allez donc voir.
Cherchez b1001d et vous m'y trouverez.
blog.qwice.com
😮 Quoi ?
😳 POURQUOI TU AS UNE BANANE DANS L’OREILLE ?
😮 Parle plus fort, j’ai une banane dans l’oreille !
letempsduncafe.b1001d.fr/savais-tu/yo...
Bonne fête à tous les passeports !
🎬 https://www.youtube.com/watch?v=7ST1WisI8VY
Extrait de l'épisode 34 de la saison 3 de Téléchat
Son œuvre a inspiré plusieurs courants majeurs de la musique moderne, de l'impressionnisme à la renaissance du folklore, en passant par la musique de film 🎶.
fr.wikipedia.org/wiki/Franz_L...
#CeJourLà
https://2tout2rien.fr/yanar-dag-la-montagne-de-feu/
#azerbaidjan #bakou #combustion #feu #imxok
Un immense espace hors de l'histoire de la civilisation.
https://2tout2rien.fr/les-orgues-basaltiques-du-canyon-studlagil-en-islande/
#basalte #canyon #colonne #gorge #imxok
Caroline du Nord, Etats-Unis - Ken Charles Barger (1945-1992) dort paisiblement quand son téléphone se met à sonner et le tire brutalement du sommeil. Encore à moitié dans les bras de Morphée, il tend la main pour répondre… letempsduncafe.b1001d.fr/anecdote/rev...
🤔 Ah oui ? Prouve-le : 18 x 369, ça fait combien ?
🧐 1024
🤔 C'est faux.
🧐 Oui mais j'ai été rapide.
Le sentier de randonnée de Sanxia Long Ridge, également connu sous le nom de La crête du dragon des Trois Gargantes, se situe à Wushan dans la municipalité de Chongqing en Chine. Il s’étend sur environ 12 km
La chair de leurs cous blancs brodés de mèches folles : Je suis, sous le corsage et les frêles atours,
Le dos divin après la courbe des épaules.
Arthur Rimbaud (20 oct. 1854 - 10 nov. 1891) 🌟
