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A la une,
DÉBAT ÉLECTRIQUE AUTOUR DE LA PEINE DE MORT 📆 6 août 1890
PHILIPPE DE DIEULEVEULT, L’AVENTURIER DEVENU LÉGENDE 📆 6 août 1985
Aujourd’hui, l’éphéméride
Toutes les heures, l’oeuvre du jour, quelques connaissances, un peu d’humour, un instant de vie, à la maison et au jardin, un peu de lecture
Au fil de la journée, un peu de ciel bleu
Sans oublier d’activer vos méninges
Les évènements notables
2015 - Inauguration du nouveau canal de Suez
Le 6 août 2015, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi inaugure en grande pompe le nouveau canal de Suez, un canal parallèle de trente-cinq kilomètres creusé en un temps record d'un an pour doubler la capacité du canal historique. Ce chantier pharaonique, réalisé par quarante-trois mille ouvriers travaillant jour et nuit, vise à permettre la circulation simultanée des navires dans les deux sens et à doubler les revenus générés par le canal d'ici 2023.
2012 - Le robot spatial américain Curiosity se pose sur la planète Mars
Le 6 août 2012, le rover américain Curiosity de la NASA se pose avec succès dans le cratère Gale sur Mars, après un voyage de huit mois et cinq cents millions de kilomètres. Sa descente spectaculaire, dite des "sept minutes de terreur", mobilise une grue spatiale inédite pour déposer délicatement le robot de neuf cents kilogrammes sur le sol martien. Curiosity a depuis lors fourni des données scientifiques capitales sur la géologie et le climat de la planète rouge.
1991 - Annonce de la naissance du "World Wide Web" par l'un de ses inventeurs, Tim Berners-Lee
Le 6 août 1991, le physicien et informaticien britannique Tim Berners-Lee, chercheur au CERN à Genève, publie la première page web de l'histoire et annonce publiquement la création du World Wide Web. Ce système de documents hypertextes reliés entre eux par des liens et accessibles via Internet révolutionne la communication mondiale. Berners-Lee, refusant de breveter son invention, en fait un bien commun de l'humanité, permettant son adoption universelle fulgurante.
1962 - La Jamaïque obtient son indépendance vis-à-vis du Royaume-Uni
Le 6 août 1962, la Jamaïque accède à l'indépendance après plus de trois cents ans de domination britannique, devenant un État souverain membre du Commonwealth. Cette indépendance, obtenue pacifiquement, fait de la Jamaïque le premier territoire des Caraïbes britanniques à s'émanciper. L'île, berceau du reggae et de la culture rastafari, rayonnera sur le monde entier à travers sa musique, notamment grâce à Bob Marley dans les décennies suivantes.
1945 - Bombardement atomique d'Hiroshima au Japon par les États-Unis, faisant 70 000 morts
Le 6 août 1945 à 8h15, le bombardier américain Enola Gay largue la bombe atomique Little Boy sur la ville japonaise d'Hiroshima. L'explosion détruit instantanément cinq kilomètres carrés de la ville et tue environ soixante-dix mille personnes sur le coup, auxquelles s'ajouteront des dizaines de milliers de victimes des suites des radiations dans les semaines et années suivantes. Cet acte inaugural de l'ère nucléaire militaire marquera durablement la conscience de l'humanité.
1932 - 1ère cérémonie du festival "Mostra" à Venise
Le 6 août 1932, la première édition de la Mostra de Venise, plus ancien festival de cinéma du monde, ouvre ses portes sur le Lido de Venise à l'initiative de Giuseppe Volpi et du critique Lucchino Visconti, sous l'égide de la Biennale de Venise. Cette manifestation, qui récompense les meilleurs films internationaux du Lion d'Or, devient rapidement l'une des manifestations cinématographiques les plus prestigieuses et influentes de la planète.
1914 - L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Russie, marquant une escalade de la 1ère Guerre mondiale
Le 6 août 1914, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Russie, marquant une nouvelle étape dans l'engrenage diplomatique et militaire qui transforme un conflit régional balkanique en conflagration européenne généralisée. Cette déclaration de guerre fait suite à la mobilisation russe en soutien à la Serbie, alliée slave, après l'ultimatum austro-hongrois consécutif à l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand à Sarajevo le 28 juin.
1896 - Le royaume de Madagascar devient une colonie française
Le 6 août 1896, la France vote une loi proclamant Madagascar colonie française, deux ans après que le général Duchesne eut conquis militairement l'île. La reine Ranavalona III est déposée et exilée. Cette annexion, qui abolit la monarchie Merina et rencontre une résistance armée durant plusieurs années sous forme d'insurrection des Menalamba, intègre la grande île de l'océan Indien dans l'empire colonial français jusqu'à l'indépendance en 1960.
1890 - 1ère exécution par chaise électrique de l'histoire, à la prison d'Auburn à New York
Le 6 août 1890, William Kemmler, condamné pour le meurtre de sa compagne, est exécuté à la prison d'Auburn dans l'État de New York, devenant le premier condamné à mourir sur la chaise électrique. Ce nouveau mode d'exécution, présenté comme plus humain que la pendaison, est adopté après une campagne du dentiste Alfred Southwick. L'exécution, longue et douloureuse, suscite néanmoins une controverse immédiate sur la supposée humanité de ce procédé.
1825 - La Bolivie proclame son indépendance
Le 6 août 1825, le Congrès réuni à Chuquisaca proclame l'indépendance de la République de Bolivie, anciennement Haut-Pérou, après des années de lutte contre la domination espagnole. Le nouvel État est baptisé en hommage au libérateur Simón Bolívar, qui avait conduit les armées indépendantistes à la victoire. Antonio José de Sucre, lieutenant de Bolívar, en devient le premier président. Le 6 août est aujourd'hui la fête nationale bolivienne.
1806 - Abdication de François II et fin du Saint-Empire romain germanique
Le 6 août 1806, l'empereur François II abdique sa couronne impériale et dissout le Saint-Empire romain germanique, institution millénaire fondée par Charlemagne en 800. Cette décision intervient sous la pression de Napoléon Ier, qui venait de créer la Confédération du Rhin regroupant les États allemands sous son protectorat. François II conserve le titre d'empereur d'Autriche, qu'il s'était attribué dès 1804, anticipant la fin inéluctable du vieil empire.
Les naissances et décès notables
1984 - Naissance de Sofia Essaïdi, chanteuse et comédienne française
1972 - Naissance de Geri Halliwell, chanteuse britannique des Spice Girls
1965 - Naissance de Luc Alphand, skieur français
1962 - Naissance de Michelle Yeoh (Yeoh Choo-Kheng), actrice malaisienne
1962 - Naissance de Marc Lavoine, chanteur et acteur français
1928 - Naissance de Andy Warhol, artiste américain
2018 - Décès de Joël Robuchon, chef cuisinier français
2007 - Décès de Heinz Barth, criminel de guerre allemand, responsable du massacre d'Oradour-sur-Glane
1985 - Décès de Philippe de Dieuleveult, animateur de télévision français, disparu vers le fleuve africain Congo
1978 - Décès de Paul VI (Giovanni Battista Montini), 262e pape, de 1963 à sa mort
1890 - Décès de William Kemmler, premier détenu exécuté par la chaise électrique
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L’œuvre du jour
Par un forgeron (numu) de l’ethnie Bamana
The MET
Au cœur de la galerie 341 du Metropolitan Museum, un personnage de bois d’une hauteur de 90 cm impose sa silhouette sereine et puissante. Il s’agit d’un Gwantigi, une sculpture créée entre le XVᵉ et le XVIIᵉ siècle par un forgeron (numu) de l’ethnie Bamana, dans la région de Bougouni, au sud du Mali.
Ce Gwantigi représente un leader masculin idéalisé, compagnon d’une figure de mère et enfant lors des cérémonies des sociétés d’initiation « Jo » et « Gwan ». Chaque année, à l’occasion de rituels villageois, cette statue et ses semblables sortent de leurs sanctuaires pour être nettoyées, huilées, parées d’étoffes et de perles, puis exposées en plein air, au centre du village, comme symbole de cohésion et de continuité.
Le personnage porte un chapeau de chasseur orné de cornes d’animaux et d’amulettes, censés accroître sa perception et son habileté à la chasse. Il tient une lance, dite « arme de distinction », relicat d’ancêtres héroïques transmis de père en fils lors de l’initiation. Un couteau fixé à son bras rappelle également son lien avec la chasse et la tradition sculpturale bamana, dont les origines remontent jusqu’aux terres cuites du XIIᵉ siècle.
Les paupières lourdes, la bouche close et les bras ramenés contre le corps traduisent un calme intérieur et une maîtrise de soi qui renforcent l’autorité naturelle du personnage. Ce Gwantigi n’est pas seulement une œuvre d’art : c’est un gardien de mémoire, un passeur de rites, un lien vivant entre les générations.
Œuvre visible au Metropolitan Museum of Art, New York – don de John et Evelyn Kossak, 1983.
Savais-tu ?
Shōgun
Un navigateur anglais échoue sur les côtes du Japon au début du XVIIᵉ siècle. C’est ainsi que commence Shōgun, la mini-série de 1980 adaptée du roman de James Clavell.
Richard Chamberlain incarne John Blackthorne, un homme projeté dans un monde dont il ignore les codes. Autour de lui, les seigneurs japonais se disputent le pouvoir, les alliances se nouent et se défont, et chaque décision peut bouleverser l’équilibre politique. Toshirō Mifune joue le seigneur Toranaga, tandis que Yōko Shimada interprète Mariko, qui aide Blackthorne à comprendre cette société nouvelle pour lui.
La série raconte bien plus qu’une rencontre entre l’Orient et l’Occident. Elle plonge dans les intrigues du Japon féodal et suit le parcours d’un étranger qui tente de trouver sa place au cœur d’un conflit qui le dépasse. Son récit ample et ses personnages donnent à Shōgun l’allure d’une fresque historique.
Plus de quarante ans après sa diffusion, cette adaptation conserve son intérêt : elle offre une aventure dépaysante et un aperçu des grandes ambitions du roman de Clavell. À découvrir pour son récit d’intrigues, ses acteurs et son regard sur le Japon du XVIIᵉ siècle.
« Garrulité » ?
La garrulité, cette envie irrésistible de parler sans s’arrêter, ce bavardage incessant qui envahit les conversations comme un torrent joyeux mais parfois agaçant. La garrulité touche ceux qui ne peuvent s’empêcher de gazouiller des mots, un peu comme des oiseaux en pleine saison des amours, remplissant l’air de leur loquacité débordante.
D’origine latine, avec garrulus signifiant « bavard » et garrire pour « babiller », ce mot entre en français au XVème siècle et évoque d’abord le chant des geais. Brillat-Savarin, dans sa Physiologie du goût, s’excuse avec humour : « quand je conte, je tombe un peu dans la garrulité », humanisant ce défaut en une faiblesse charmante du narrateur passionné.
Un peu d’humour
Au tribunal pour vol de manteaux
Au tribunal, un homme passe en jugement pour avoir volé plusieurs manteaux, la nuit, dans un magasin.
Au premier rang, une femme pleure à chaudes larmes.
Le président dit avec sévérité :
– Regardez dans quel état se trouve votre pauvre maman ! Vous auriez pu penser à elle !
– Je sais… Mais y avait pas sa taille !…
Origine de la stupidité
🤔 Vous vous souvenez de cette époque, avant Internet, où on pensait que la stupidité à l’échelle du monde était due à un manque d’accès à l’information ?
😏 Bon ben, c’était pas ça…
Le danger d’une barbe trop longue
Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.
Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu’il enroule habituellement dans une pochette en cuir.
Le 28 septembre 1567, lors d’un incendie à l’hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d’abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.
Mort à cause de sa barbe. Si ce n’est pas digne des Darwin Awards, ça !
Instant de vie

Le smartphone fait click – un son minuscule, presque ridicule – et voilà que l’instant, encore anodin, se trouve expédié on ne sait trop où, dans quelque nuage invisible où s’entassent déjà des milliards de souvenirs pixelisés.
Autour, les amis suspendent leur souffle : certains par tendresse, d’autres par lassitude, tous vaguement conscients qu’ils viennent d’être aspirés dans une composition dont ils ne maîtrisent ni le cadre ni la destination. les inconnus, eux, s’en emparent sans vergogne : ils likent, ils commentent, ils interprètent – souvent à côté, parfois avec aplomb.
Pendant ce temps, dans les coulisses, les algorithmes s’éveillent comme une nuée d’insectes zélés : ils classent, ils trient, ils propulsent, décidant en une fraction de seconde si cette photo mérite l’oubli discret ou la célébrité tapageuse.
Et la toile s’agite, bruisse, s’emballe ; le moindre sourire devient sujet d’analyse, le moindre détail, matière à débat. bientôt, le landerneau numérique s’échauffe : on disserte, on juge, on s’indigne – ou pire, on applaudit.
Tout ça pour quoi ? Pour un simple click. une image capturée à la volée, devenue vacarme collectif. preuve, s’il en fallait, qu’à l’ère moderne, il ne faut parfois presque rien pour faire beaucoup de bruit.
Déjà, une autre main se lève, un autre téléphone se braque, prêt à recommencer – comme si le silence numérique lui-même était devenu suspect…
A la maison et au jardin
Bloody Mary
Ingrédients
- 4 cl de vodka
- 12 cl de jus de tomates
- 1/2 cl de jus de citron
- Quelques gouttes de sauce Worcestershire
- Quelques gouttes de Tabasco
- Sel de céleri
- Poivre noir fraîchement moulu
- Glaçons
Préparation
- Humidifier le bord d’un verre à cocktail et trempez-le dans le sel de céleri.
- Remplir le verre de glaçons.
- Dans un shaker, mélanger vodka, jus de tomate, jus de citron, sauce Worcestershire, tabasco, sel de céleri et poivre noir. Ajoutez éventuellement des glaçons.
- Secouer vigoureusement pendant 10-15 secondes.
- Filtrer le mélange dans le verre.
- Garnir avec, au choix, une branche de céleri, des olives, une tranche de citron, un cornichon.
Un porte-manteaux original avec des bouchons de Champagne
Amateurs de Champagne, vous collectionnez peut-être déjà les bouchons et les plaques de muselet, ces petites capsules métalliques qui maintiennent le bouchon sur la bouteille. Mais lorsque les bouchons commencent à s’accumuler, pourquoi ne pas leur offrir une seconde vie décorative ?
Avec une simple planche de bois rustique, quelques bouchons de Champagne, de la colle forte et, idéalement, de longues vis, vous pouvez fabriquer un porte-manteaux aussi pratique qu’original.
Le principe est très simple : alignez les bouchons sur la planche, en les espaçant selon l’usage souhaité. Collez-les solidement, puis renforcez la fixation en faisant passer une grande vis à travers chaque bouchon, directement dans le bois. Ils pourront ainsi supporter sans difficulté manteaux, sacs, parapluies ou même quelques accessoires dans l’entrée.
Fixez ensuite votre création au mur telle quelle pour conserver son charme brut et authentique. Vous pouvez aussi peindre la planche dans la couleur de votre choix, la patiner ou la vernir afin de l’accorder à votre décoration.
Un bricolage facile, économique et plein de personnalité qui, en passant devant, entretiendra le souvenir de quelques fêtes mémorables.
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Activation des méninges
Jeu en cours de test
A – Jeux de lettres
B – Cruelles et sournoises
C – Santé mondiale – Prénom féminin
D – Reçoit les voix – Vélo passepartout
E – Particules – Omar Lupin
F – Premiers en calcul
G – Langue informatique – Très court
H – Demi-journée – Possessif
I – Bête velue
J – Chef arabe – Roi de Norvège
K – A l’arrière du camion
L – Dite et redite
1 – Plein d’énergie
2 – Petit ruisseau – Dirige la prière
3 – Téléphonons – Travers de porc
4 – Abeilles et fourmis
5 – Filière universitaire – Le roi réduit – Un bout de pain – Réflexion puérile
6 – Fameux chocos – De Brest ou Rennes
7 – Les verts – Lunes en vrac
8 – Mouches – En ce lieu
9 – Aimé de Cybèle – Peu de chose
Jeu en cours de test
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Un nouveau puzzle vous est présenté tous les lundi. Pour le conserver, vous pouvez enregistrez sa page dans les signets du navigateur.

Faites glisser une pièce du bac (tournée de 90°, 180° ou 270°) sur une case blanche du plateau ou sélectionnez-la puis cliquez sur l'endroit où la déplacer. Double-cliquez sur une pièce pour la tourner de 90°. Les pièces correctement placées sont entourées d'un bord vert.
A venir
Espace lecture
Le baiser du dragon – Ysabelle Lacamp

Le Baiser du dragon est un roman historique et picaresque publié en 1988 par Ysabelle Lacamp, autrice, comédienne et spécialiste des langues orientales. L’œuvre se distingue par son ton truculent, son vocabulaire riche et son inspiration rabelaisienne, mêlant humour, violence et fantaisie dans un cadre historique précis.
L’action se déroule en Chine du Sud au Xᵉ siècle, plus précisément en l’an 937, durant la période troublée des « Cinq Dynasties et Dix Royaumes ». Cette époque de fragmentation politique et d’instabilité favorise les intrigues, les trahisons et les luttes de pouvoir, ce qui constitue une toile de fond idéale pour un récit d’aventures.
Le seigneur Tsao fait halte dans son manoir avant de livrer à son suzerain un précieux chargement : deux cassettes de perles. Ce trésor excite immédiatement les convoitises et provoque un basculment des destins. Au cœur de cette aventure se trouve Shu-Meï, une adolescente qui refuse le mode de vie imposé aux femmes de son époque et rêve de liberté et de chevauchées. Autour d’elle gravite une galerie de personnages aux noms évocateurs : Tigre Hilare, Passion Éteinte, Triton Flageolant, Étron Pensif, etc. L’intrigue s’enchaîne au rythme des orgies, cavalcades, trahisons et supplices raffinés, dans un monde où se croisent mandarins corrompus, courtisanes bafouées, bonzes égrillards et coupe-jarret.
Ysabelle Lacamp signe ici un roman picaresque et cocasse, au vocabulaire riche et imagé. L’écriture est vivante, rythmée, et s’inscrit dans une tradition littéraire où l’on « se bat comme on aime : en riant ». Le mélange de registres — du plus raffiné au plus grossier — contribue à l’effet de dépaysement et d’amusement. Le Baiser du dragon offre une évasion ludique dans un univers historique exotique et mouvementé. Il séduit les lecteurs en quête d’aventures, d’humour noir et de personnages mémorables. L’autrice, par sa maîtrise des langues orientales et son sens du récit, réussit à créer une Chine médiévale à la fois crédible et fantasmée.
Poèmes saturniens – Croquis parisien – Paul Verlaine
La lune plaquait ses teintes de zinc
Par angles obtus.
Des bouts de fumée en forme de cinq
Sortaient drus et noirs des hauts toits pointus.
Le ciel était gris. La bise pleurait
Ainsi qu’un basson.
Au loin, un matou frileux et discret
Miaulait d’étrange et grêle façon.
Moi, j’allais, rêvant du divin Platon
Et de Phidias,
Et de Salamine et de Marathon,
Sous l’œil clignotant des bleus becs de gaz.
Le temps d’une nouvelle
Le corbeau – Edgar Allan Poe
Traduction par Charles Baudelaire (1871)
Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, sur maint précieux et curieux volume d’une doctrine oubliée, pendant que je donnais de la tête, presque assoupi, soudain il se fit un tapotement, comme de quelqu’un frappant doucement, frappant à la porte de ma chambre. « C’est quelque visiteur, — murmurai-je, — qui frappe à la porte de ma chambre ; ce n’est que cela, et rien de plus. »
Ah ! distinctement je me souviens que c’était dans le glacial décembre, et chaque tison brodait à son tour le plancher du reflet de son agonie. Ardemment je désirais le matin ; en vain m’étais-je efforcé de tirer de mes livres un sursis à ma tristesse, ma tristesse pour ma Lénore perdue, pour la précieuse et rayonnante fille que les anges nomment Lénore, — et qu’ici on ne nommera jamais plus.
Et le soyeux, triste et vague bruissement des rideaux pourprés me pénétrait, me remplissait de terreurs fantastiques, inconnues pour moi jusqu’à ce jour ; si bien qu’enfin, pour apaiser le battement de mon cœur, je me dressai, répétant : « C’est quelque visiteur qui sollicite l’entrée à la porte de ma chambre, quelque visiteur attardé sollicitant l’entrée à la porte de ma chambre ; — c’est cela même, et rien de plus. »
Mon âme en ce moment se sentit plus forte. N’hésitant donc pas plus longtemps : « Monsieur, — dis-je, — ou madame, en vérité j’implore votre pardon ; mais le fait est que je sommeillais, et vous êtes venu frapper si doucement, si faiblement vous êtes venu taper à la porte de ma chambre, qu’à peine étais-je certain de vous avoir entendu. » Et alors j’ouvris la porte toute grande ; — les ténèbres, et rien de plus !
Scrutant profondément ces ténèbres, je me tins longtemps plein d’étonnement, de crainte, de doute, rêvant des rêves qu’aucun mortel n’a jamais osé rêver ; mais le silence ne fut pas troublé, et l’immobilité ne donna aucun signe, et le seul mot proféré fut un nom chuchoté : « Lénore ! » — C’était moi qui le chuchotais, et un écho à son tour murmura ce mot : « Lénore ! » — Purement cela, et rien de plus.
Rentrant dans ma chambre, et sentant en moi toute mon âme incendiée, j’entendis bientôt un coup un peu plus fort que le premier. « Sûrement, — dis-je, — sûrement, il y a quelque chose aux jalousies de ma fenêtre ; voyons donc ce que c’est, et explorons ce mystère. Laissons mon cœur se calmer un instant, et explorons ce mystère ; — c’est le vent, et rien de plus. »
Je poussai alors le volet, et, avec un tumultueux battement d’ailes, entra un majestueux corbeau digne des anciens jours. Il ne fit pas la moindre révérence, il ne s’arrêta pas, il n’hésita pas une minute ; mais, avec la mine d’un lord ou d’une lady, il se percha au-dessus de la porte de ma chambre ; il se percha sur un buste de Pallas juste au-dessus de la porte de ma chambre ; — il se percha, s’installa, et rien de plus.
Alors cet oiseau d’ébène, par la gravité de son maintien et la sévérité de sa physionomie, induisant ma triste imagination à sourire : « Bien que ta tête, — lui dis-je, — soit sans huppe et sans cimier, tu n’es certes pas un poltron, lugubre et ancien corbeau, voyageur parti des rivages de la nuit. Dis-moi quel est ton nom seigneurial aux rivages de la Nuit plutonienne ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
Je fus émerveillé que ce disgracieux volatile entendît si facilement la parole, bien que sa réponse n’eût pas un bien grand sens et ne me fût pas d’un grand secours ; car nous devons convenir que jamais il ne fut donné à un homme vivant de voir un oiseau au-dessus de la porte de sa chambre, un oiseau ou une bête sur un buste sculpté au-dessus de la porte de sa chambre, se nommant d’un nom tel que Jamais plus !
Mais le corbeau, perché solitairement sur le buste placide, ne proféra que ce mot unique, comme si dans ce mot unique il répandait toute son âme. Il ne prononça rien de plus ; il ne remua pas une plume, — jusqu’à ce que je me prisse à murmurer faiblement : « D’autres amis se sont déjà envolés loin de moi ; vers le matin, lui aussi, il me quittera comme mes anciennes espérances déjà envolées. » L’oiseau dit alors : « Jamais plus ! »
Tressaillant au bruit de cette réponse jetée avec tant d’à-propos : « Sans doute, — dis-je, — ce qu’il prononce est tout son bagage de savoir, qu’il a pris chez quelque maître infortuné que le Malheur impitoyable a poursuivi ardemment, sans répit, jusqu’à ce que ses chansons n’eussent plus qu’un seul refrain, jusqu’à ce que le De profundis de son Espérance eût pris ce mélancolique refrain : Jamais, jamais plus !
Mais, le corbeau induisant encore toute ma triste âme à sourire, je roulai tout de suite un siège à coussins en face de l’oiseau et du buste et de la porte ; alors, m’enfonçant dans le velours, je m’appliquai à enchaîner les idées aux idées, cherchant ce que cet augural oiseau des anciens jours, ce que ce triste, disgracieux, sinistre, maigre et augural oiseau des anciens jours voulait faire entendre en croassant son Jamais plus !
Je me tenais ainsi, rêvant, conjecturant, mais n’adressant plus une syllabe à l’oiseau, dont les yeux ardents me brûlaient maintenant jusqu’au fond du cœur ; je cherchais à deviner cela, et plus encore, ma tête reposant à l’aise sur le velours du coussin que caressait la lumière de la lampe, ce velours violet caressé par la lumière de la lampe que sa tête, à Elle, ne pressera plus, — ah ! jamais plus !
Alors il me sembla que l’air s’épaississait, parfumé par un encensoir invisible que balançaient des séraphins dont les pas frôlaient le tapis de la chambre. « Infortuné ! — m’écriai-je, — ton Dieu t’a donné par ses anges, il t’a envoyé du répit, du répit et du népenthès dans tes ressouvenirs de Lénore ! Bois, oh ! bois ce bon népenthès, et oublie cette Lénore perdue ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
« Prophète ! — dis-je, — être de malheur ! oiseau ou démon, mais toujours prophète ! que tu sois un envoyé du Tentateur, ou que la tempête t’ait simplement échoué, naufragé, mais encore intrépide, sur cette terre déserte, ensorcelée, dans ce logis par l’Horreur hanté, — dis-moi sincèrement, je t’en supplie, existe-t-il, existe-t-il ici un baume de Judée ? Dis, dis, je t’en supplie ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
« Prophète ! — dis-je, — être de malheur ! oiseau ou démon ! toujours prophète ! par ce Ciel tendu sur nos têtes, par ce Dieu que tous deux nous adorons, dis à cette âme chargée de douleur si, dans le Paradis lointain, elle pourra embrasser une fille sainte que les anges nomment Lénore, embrasser une précieuse et rayonnante fille que les anges nomment Lénore. » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
« Que cette parole soit le signal de notre séparation, oiseau ou démon ! — hurlai-je en me redressant. — Rentre dans la tempête, retourne au rivage de la Nuit plutonienne ; ne laisse pas ici une seule plume noire comme souvenir du mensonge que ton âme a proféré ; laisse ma solitude inviolée ; quitte ce buste au-dessus de ma porte ; arrache ton bec de mon cœur et précipite ton spectre loin de ma porte ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
Et le corbeau, immuable, est toujours installé, toujours installé sur le buste pâle de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre ; et ses yeux ont toute la semblance des yeux d’un démon qui rêve ; et la lumière de la lampe, en ruisselant sur lui, projette son ombre sur le plancher ; et mon âme, hors du cercle de cette ombre qui gît flottante sur le plancher, ne pourra plus s’élever, — jamais plus !
Dans Le Corbeau (The raven), l’un des poèmes narratifs les plus célèbres d’Edgar Allan Poe, l’auteur met en scène un homme plongé dans le chagrin après la mort de sa bien-aimée, Lénore. Une nuit, alors qu’il lit seul dans sa chambre, un mystérieux corbeau entre par la fenêtre et se pose au-dessus de la porte.
Le narrateur l’interroge, mais l’oiseau ne répond que par ces deux mots : « Jamais plus ». Cette formule obsédante ravive sa douleur et transforme peu à peu la scène en cauchemar.
À travers une atmosphère sombre et fantastique, Poe évoque le deuil, la mémoire et la folie. Le corbeau devient le symbole d’une souffrance dont l’homme ne parvient pas à se libérer : son âme, prisonnière de l’ombre du corbeau, ne s’élèvera « jamais plus ».
Un peu de ciel bleu
Considérée comme l'une des plus grandes actrices françaises de la seconde moitié du XXème siècle, elle remporta de nombreuses récompenses dont deux Césars de la meilleure actrice 🎬.
fr.wikipedia.org/wiki/Catheri...
#CeJourLà
Il s'appelle Qwice.
Allez donc voir.
Cherchez b1001d et vous m'y trouverez.
blog.qwice.com
😮 Quoi ?
😳 POURQUOI TU AS UNE BANANE DANS L’OREILLE ?
😮 Parle plus fort, j’ai une banane dans l’oreille !
letempsduncafe.b1001d.fr/savais-tu/yo...
Bonne fête à tous les passeports !
🎬 https://www.youtube.com/watch?v=7ST1WisI8VY
Extrait de l'épisode 34 de la saison 3 de Téléchat
Son œuvre a inspiré plusieurs courants majeurs de la musique moderne, de l'impressionnisme à la renaissance du folklore, en passant par la musique de film 🎶.
fr.wikipedia.org/wiki/Franz_L...
#CeJourLà
https://2tout2rien.fr/yanar-dag-la-montagne-de-feu/
#azerbaidjan #bakou #combustion #feu #imxok
Un immense espace hors de l'histoire de la civilisation.
https://2tout2rien.fr/les-orgues-basaltiques-du-canyon-studlagil-en-islande/
#basalte #canyon #colonne #gorge #imxok
Caroline du Nord, Etats-Unis - Ken Charles Barger (1945-1992) dort paisiblement quand son téléphone se met à sonner et le tire brutalement du sommeil. Encore à moitié dans les bras de Morphée, il tend la main pour répondre… letempsduncafe.b1001d.fr/anecdote/rev...
🤔 Ah oui ? Prouve-le : 18 x 369, ça fait combien ?
🧐 1024
🤔 C'est faux.
🧐 Oui mais j'ai été rapide.
Le sentier de randonnée de Sanxia Long Ridge, également connu sous le nom de La crête du dragon des Trois Gargantes, se situe à Wushan dans la municipalité de Chongqing en Chine. Il s’étend sur environ 12 km
La chair de leurs cous blancs brodés de mèches folles : Je suis, sous le corsage et les frêles atours,
Le dos divin après la courbe des épaules.
Arthur Rimbaud (20 oct. 1854 - 10 nov. 1891) 🌟
