BONJOUR
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A la une,
L’HÉROÏSME BELGE FACE À LA BRUTALITÉ ALLEMANDE 📆 4 août 1914
EXPLOSIONS DÉVASTATRICES DANS LE PORT DE BEYROUTH 📆 4 août 2020
LE CHIEN NOIR DE BLYTHBURGH 📆 4 août 1577
Aujourd’hui, l’éphéméride
Toutes les heures, l’oeuvre du jour, quelques connaissances, un peu d’humour, un instant de vie, à la maison et au jardin, un peu de lecture
Au fil de la journée, un peu de ciel bleu
Sans oublier d’activer vos méninges
Les évènements notables
2020 - Explosion sur le port de Beyrouth de 2700 tonnes de nitrate d’ammonium
Le 4 août 2020, une gigantesque explosion dévaste le port de Beyrouth au Liban, provoquée par l'ignition de deux mille sept cent cinquante tonnes de nitrate d'ammonium stockées dans un entrepôt depuis six ans dans des conditions dangereuses. Le bilan est catastrophique : plus de deux cent vingt morts, six mille blessés et trois cent mille personnes sans abri. L'explosion, perçue jusqu'à Chypre, ravage une grande partie de la capitale libanaise déjà fragilisée par une grave crise économique.
2019 - Franky Zapata survole la Manche sur son Flyboard
Le 4 août 2019, l'inventeur français Franky Zapata réussit la traversée de la Manche sur son Flyboard Air, turbine volante de sa propre conception, en vingt-deux minutes, reliant Sangatte en France à Saint-Margaret's Bay en Angleterre. Après un premier échec le 25 juillet lors d'une tentative de ravitaillement en carburant en mer, il réussit cette fois son pari technologique audacieux, ravivant le souvenir de Louis Blériot cent dix ans plus tôt.
1998 - Une digue majeure du Yang-tseu cède, provoquant de nombreux morts et un millier de disparitions
Le 4 août 1998, une digue majeure du fleuve Yang-Tsé cède en Chine lors de crues exceptionnelles qui ravagent la région depuis plusieurs semaines. Cette rupture provoque des inondations catastrophiques faisant de nombreux morts et plus d'un millier de disparus. Les crues de l'été 1998 sur le Yang-Tsé constituent l'une des pires catastrophes naturelles de l'histoire récente de la Chine, déplaçant plusieurs millions de personnes et causant des dégâts économiques colossaux.
1958 - Le sous-marin américain USS Nautilus, 1er navire à propulsion nucléaire, franchit la banquise du Pôle Nord
Le 4 août 1958, l'USS Nautilus, premier sous-marin à propulsion nucléaire de la marine américaine, émerge des eaux arctiques après avoir franchi le pôle Nord sous la calotte glaciaire, complétant ainsi sa traversée historique commencée le 1er août. Le président Eisenhower annonce personnellement l'exploit au monde. Cette prouesse technologique, tenue secrète jusqu'à l'achèvement de la mission, démontre la révolution stratégique qu'apporte la propulsion nucléaire à la marine de guerre.
1944 - Arrestation d’Anne Frank par la Gestapo
Le 4 août 1944, la Gestapo investit l'annexe secrète d'un immeuble du Prinsengracht à Amsterdam où se cachaient depuis juillet 1942 la famille Frank et quatre autres Juifs. Anne Frank, quinze ans, son père Otto, sa mère Edith et sa sœur Margot sont arrêtés et déportés. Anne mourra du typhus à Bergen-Belsen en février 1945. Son journal intime, publié par son père après la guerre, deviendra l'un des témoignages les plus lus de la Shoah.
1914 - Invasion de la Belgique par l’Allemagne
Le 4 août 1914, les forces allemandes envahissent la Belgique neutre en application du plan Schlieffen, visant à contourner les défenses françaises par le nord. Cette violation de la neutralité belge, garantie par le traité de Londres de 1839, constitue le prétexte officiel qui pousse la Grande-Bretagne à déclarer la guerre à l'Allemagne le même jour. La résistance inattendue de l'armée belge ralentit l'avance allemande et contribue à déjouer le plan initial.
1789 - Abolition des privilèges en France par l'Assemblée nationale constituante
Dans la nuit du 4 août 1789, dans un élan d'enthousiasme collectif suscité par les révoltes paysannes et la Grande Peur qui embrasent les campagnes françaises, l'Assemblée nationale constituante abolit en quelques heures l'ensemble des privilèges féodaux : droits seigneuriaux, dîmes ecclésiastiques, exemptions fiscales des nobles et du clergé. Cette nuit fondatrice, véritable acte de décès de l'Ancien Régime, ouvre la voie à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
1443 - Fondation des Hospices de Beaune, hôpital pour les pauvres
Le 4 août 1443, Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne Philippe le Bon, et son épouse Guigone de Salins fondent à Beaune l'Hôtel-Dieu, hôpital destiné à accueillir et soigner gratuitement les pauvres et les malades. Achevé en 1452, ce chef-d'œuvre de l'architecture gothique bourguignonne, avec sa célèbre toiture aux tuiles vernissées multicolores, fonctionne comme hôpital jusqu'en 1971 et abrite aujourd'hui un musée mondialement réputé.
1060 - Philippe Ier, roi des francs, succède à son père Henri Ier
Le 4 août 1060, Philippe Ier monte sur le trône des Francs à la mort de son père Henri Ier, à l'âge d'environ huit ans. Déjà sacré roi à Reims en 1059 du vivant de son père, il règne sous la régence du comte de Flandre Baudouin V. Son long règne de près de cinquante ans, jusqu'en 1108, est marqué par des conflits récurrents avec l'Église, notamment en raison de sa répudiation de sa première épouse et de son remariage controversé avec Bertrade de Montfort.
Les naissances et décès notables
1981 - Naissance de Meghan Markle, actrice américaine devenue duchesse de Sussex
1961 - Naissance de Barack Obama, homme politique américain, 44e président des États-Unis, ayant exercé de 2008 à 2016
1901 - Naissance de Louis Armstrong, chanteur et trompettiste de jazz américain
1821 - Naissance de Louis Vuitton, maroquinier français
1997 - Décès de Jeanne Calment, doyenne de l'humanité à l'âge de 122 ans, 5 mois et 14 jours légalement prouvés
1962 - Décès de Marilyn Monroe, actrice, mannequin et chanteuse américaine
1916 - Décès de Claude Fournier, jardinier français, sergent lors de la Première Guerre mondiale
1875 - Décès de Hans Christian Andersen, poète et auteur danois
L’œuvre du jour
Par un forgeron (numu) de l’ethnie Bamana
The MET
Au cœur de la galerie 341 du Metropolitan Museum, un personnage de bois d’une hauteur de 90 cm impose sa silhouette sereine et puissante. Il s’agit d’un Gwantigi, une sculpture créée entre le XVᵉ et le XVIIᵉ siècle par un forgeron (numu) de l’ethnie Bamana, dans la région de Bougouni, au sud du Mali.
Ce Gwantigi représente un leader masculin idéalisé, compagnon d’une figure de mère et enfant lors des cérémonies des sociétés d’initiation « Jo » et « Gwan ». Chaque année, à l’occasion de rituels villageois, cette statue et ses semblables sortent de leurs sanctuaires pour être nettoyées, huilées, parées d’étoffes et de perles, puis exposées en plein air, au centre du village, comme symbole de cohésion et de continuité.
Le personnage porte un chapeau de chasseur orné de cornes d’animaux et d’amulettes, censés accroître sa perception et son habileté à la chasse. Il tient une lance, dite « arme de distinction », relicat d’ancêtres héroïques transmis de père en fils lors de l’initiation. Un couteau fixé à son bras rappelle également son lien avec la chasse et la tradition sculpturale bamana, dont les origines remontent jusqu’aux terres cuites du XIIᵉ siècle.
Les paupières lourdes, la bouche close et les bras ramenés contre le corps traduisent un calme intérieur et une maîtrise de soi qui renforcent l’autorité naturelle du personnage. Ce Gwantigi n’est pas seulement une œuvre d’art : c’est un gardien de mémoire, un passeur de rites, un lien vivant entre les générations.
Œuvre visible au Metropolitan Museum of Art, New York – don de John et Evelyn Kossak, 1983.
Savais-tu ?
Shōgun
Un navigateur anglais échoue sur les côtes du Japon au début du XVIIᵉ siècle. C’est ainsi que commence Shōgun, la mini-série de 1980 adaptée du roman de James Clavell.
Richard Chamberlain incarne John Blackthorne, un homme projeté dans un monde dont il ignore les codes. Autour de lui, les seigneurs japonais se disputent le pouvoir, les alliances se nouent et se défont, et chaque décision peut bouleverser l’équilibre politique. Toshirō Mifune joue le seigneur Toranaga, tandis que Yōko Shimada interprète Mariko, qui aide Blackthorne à comprendre cette société nouvelle pour lui.
La série raconte bien plus qu’une rencontre entre l’Orient et l’Occident. Elle plonge dans les intrigues du Japon féodal et suit le parcours d’un étranger qui tente de trouver sa place au cœur d’un conflit qui le dépasse. Son récit ample et ses personnages donnent à Shōgun l’allure d’une fresque historique.
Plus de quarante ans après sa diffusion, cette adaptation conserve son intérêt : elle offre une aventure dépaysante et un aperçu des grandes ambitions du roman de Clavell. À découvrir pour son récit d’intrigues, ses acteurs et son regard sur le Japon du XVIIᵉ siècle.
« Garrulité » ?
La garrulité, cette envie irrésistible de parler sans s’arrêter, ce bavardage incessant qui envahit les conversations comme un torrent joyeux mais parfois agaçant. La garrulité touche ceux qui ne peuvent s’empêcher de gazouiller des mots, un peu comme des oiseaux en pleine saison des amours, remplissant l’air de leur loquacité débordante.
D’origine latine, avec garrulus signifiant « bavard » et garrire pour « babiller », ce mot entre en français au XVème siècle et évoque d’abord le chant des geais. Brillat-Savarin, dans sa Physiologie du goût, s’excuse avec humour : « quand je conte, je tombe un peu dans la garrulité », humanisant ce défaut en une faiblesse charmante du narrateur passionné.
Un peu d’humour
Au tribunal pour vol de manteaux
Au tribunal, un homme passe en jugement pour avoir volé plusieurs manteaux, la nuit, dans un magasin.
Au premier rang, une femme pleure à chaudes larmes.
Le président dit avec sévérité :
– Regardez dans quel état se trouve votre pauvre maman ! Vous auriez pu penser à elle !
– Je sais… Mais y avait pas sa taille !…
Origine de la stupidité
🤔 Vous vous souvenez de cette époque, avant Internet, où on pensait que la stupidité à l’échelle du monde était due à un manque d’accès à l’information ?
😏 Bon ben, c’était pas ça…
Le danger d’une barbe trop longue
Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.
Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu’il enroule habituellement dans une pochette en cuir.
Le 28 septembre 1567, lors d’un incendie à l’hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d’abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.
Mort à cause de sa barbe. Si ce n’est pas digne des Darwin Awards, ça !
Instant de vie

Le smartphone fait click – un son minuscule, presque ridicule – et voilà que l’instant, encore anodin, se trouve expédié on ne sait trop où, dans quelque nuage invisible où s’entassent déjà des milliards de souvenirs pixelisés.
Autour, les amis suspendent leur souffle : certains par tendresse, d’autres par lassitude, tous vaguement conscients qu’ils viennent d’être aspirés dans une composition dont ils ne maîtrisent ni le cadre ni la destination. les inconnus, eux, s’en emparent sans vergogne : ils likent, ils commentent, ils interprètent – souvent à côté, parfois avec aplomb.
Pendant ce temps, dans les coulisses, les algorithmes s’éveillent comme une nuée d’insectes zélés : ils classent, ils trient, ils propulsent, décidant en une fraction de seconde si cette photo mérite l’oubli discret ou la célébrité tapageuse.
Et la toile s’agite, bruisse, s’emballe ; le moindre sourire devient sujet d’analyse, le moindre détail, matière à débat. bientôt, le landerneau numérique s’échauffe : on disserte, on juge, on s’indigne – ou pire, on applaudit.
Tout ça pour quoi ? Pour un simple click. une image capturée à la volée, devenue vacarme collectif. preuve, s’il en fallait, qu’à l’ère moderne, il ne faut parfois presque rien pour faire beaucoup de bruit.
Déjà, une autre main se lève, un autre téléphone se braque, prêt à recommencer – comme si le silence numérique lui-même était devenu suspect…
A la maison et au jardin
Bloody Mary
Ingrédients
- 4 cl de vodka
- 12 cl de jus de tomates
- 1/2 cl de jus de citron
- Quelques gouttes de sauce Worcestershire
- Quelques gouttes de Tabasco
- Sel de céleri
- Poivre noir fraîchement moulu
- Glaçons
Préparation
- Humidifier le bord d’un verre à cocktail et trempez-le dans le sel de céleri.
- Remplir le verre de glaçons.
- Dans un shaker, mélanger vodka, jus de tomate, jus de citron, sauce Worcestershire, tabasco, sel de céleri et poivre noir. Ajoutez éventuellement des glaçons.
- Secouer vigoureusement pendant 10-15 secondes.
- Filtrer le mélange dans le verre.
- Garnir avec, au choix, une branche de céleri, des olives, une tranche de citron, un cornichon.
Un porte-manteaux original avec des bouchons de Champagne
Amateurs de Champagne, vous collectionnez peut-être déjà les bouchons et les plaques de muselet, ces petites capsules métalliques qui maintiennent le bouchon sur la bouteille. Mais lorsque les bouchons commencent à s’accumuler, pourquoi ne pas leur offrir une seconde vie décorative ?
Avec une simple planche de bois rustique, quelques bouchons de Champagne, de la colle forte et, idéalement, de longues vis, vous pouvez fabriquer un porte-manteaux aussi pratique qu’original.
Le principe est très simple : alignez les bouchons sur la planche, en les espaçant selon l’usage souhaité. Collez-les solidement, puis renforcez la fixation en faisant passer une grande vis à travers chaque bouchon, directement dans le bois. Ils pourront ainsi supporter sans difficulté manteaux, sacs, parapluies ou même quelques accessoires dans l’entrée.
Fixez ensuite votre création au mur telle quelle pour conserver son charme brut et authentique. Vous pouvez aussi peindre la planche dans la couleur de votre choix, la patiner ou la vernir afin de l’accorder à votre décoration.
Un bricolage facile, économique et plein de personnalité qui, en passant devant, entretiendra le souvenir de quelques fêtes mémorables.
Activation des méninges
Jeu en cours de test
A – Jeux de lettres
B – Cruelles et sournoises
C – Santé mondiale – Prénom féminin
D – Reçoit les voix – Vélo passepartout
E – Particules – Omar Lupin
F – Premiers en calcul
G – Langue informatique – Très court
H – Demi-journée – Possessif
I – Bête velue
J – Chef arabe – Roi de Norvège
K – A l’arrière du camion
L – Dite et redite
1 – Plein d’énergie
2 – Petit ruisseau – Dirige la prière
3 – Téléphonons – Travers de porc
4 – Abeilles et fourmis
5 – Filière universitaire – Le roi réduit – Un bout de pain – Réflexion puérile
6 – Fameux chocos – De Brest ou Rennes
7 – Les verts – Lunes en vrac
8 – Mouches – En ce lieu
9 – Aimé de Cybèle – Peu de chose
Jeu en cours de test
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Un nouveau puzzle vous est présenté tous les lundi. Pour le conserver, vous pouvez enregistrez sa page dans les signets du navigateur.

Faites glisser une pièce du bac (tournée de 90°, 180° ou 270°) sur une case blanche du plateau ou sélectionnez-la puis cliquez sur l'endroit où la déplacer. Double-cliquez sur une pièce pour la tourner de 90°. Les pièces correctement placées sont entourées d'un bord vert.
A venir
Espace lecture
Le baiser du dragon – Ysabelle Lacamp

Le Baiser du dragon est un roman historique et picaresque publié en 1988 par Ysabelle Lacamp, autrice, comédienne et spécialiste des langues orientales. L’œuvre se distingue par son ton truculent, son vocabulaire riche et son inspiration rabelaisienne, mêlant humour, violence et fantaisie dans un cadre historique précis.
L’action se déroule en Chine du Sud au Xᵉ siècle, plus précisément en l’an 937, durant la période troublée des « Cinq Dynasties et Dix Royaumes ». Cette époque de fragmentation politique et d’instabilité favorise les intrigues, les trahisons et les luttes de pouvoir, ce qui constitue une toile de fond idéale pour un récit d’aventures.
Le seigneur Tsao fait halte dans son manoir avant de livrer à son suzerain un précieux chargement : deux cassettes de perles. Ce trésor excite immédiatement les convoitises et provoque un basculment des destins. Au cœur de cette aventure se trouve Shu-Meï, une adolescente qui refuse le mode de vie imposé aux femmes de son époque et rêve de liberté et de chevauchées. Autour d’elle gravite une galerie de personnages aux noms évocateurs : Tigre Hilare, Passion Éteinte, Triton Flageolant, Étron Pensif, etc. L’intrigue s’enchaîne au rythme des orgies, cavalcades, trahisons et supplices raffinés, dans un monde où se croisent mandarins corrompus, courtisanes bafouées, bonzes égrillards et coupe-jarret.
Ysabelle Lacamp signe ici un roman picaresque et cocasse, au vocabulaire riche et imagé. L’écriture est vivante, rythmée, et s’inscrit dans une tradition littéraire où l’on « se bat comme on aime : en riant ». Le mélange de registres — du plus raffiné au plus grossier — contribue à l’effet de dépaysement et d’amusement. Le Baiser du dragon offre une évasion ludique dans un univers historique exotique et mouvementé. Il séduit les lecteurs en quête d’aventures, d’humour noir et de personnages mémorables. L’autrice, par sa maîtrise des langues orientales et son sens du récit, réussit à créer une Chine médiévale à la fois crédible et fantasmée.
Poèmes saturniens – Croquis parisien – Paul Verlaine
La lune plaquait ses teintes de zinc
Par angles obtus.
Des bouts de fumée en forme de cinq
Sortaient drus et noirs des hauts toits pointus.
Le ciel était gris. La bise pleurait
Ainsi qu’un basson.
Au loin, un matou frileux et discret
Miaulait d’étrange et grêle façon.
Moi, j’allais, rêvant du divin Platon
Et de Phidias,
Et de Salamine et de Marathon,
Sous l’œil clignotant des bleus becs de gaz.
Le temps d’une nouvelle
Le corbeau – Edgar Allan Poe
Traduction par Charles Baudelaire (1871)
Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, sur maint précieux et curieux volume d’une doctrine oubliée, pendant que je donnais de la tête, presque assoupi, soudain il se fit un tapotement, comme de quelqu’un frappant doucement, frappant à la porte de ma chambre. « C’est quelque visiteur, — murmurai-je, — qui frappe à la porte de ma chambre ; ce n’est que cela, et rien de plus. »
Ah ! distinctement je me souviens que c’était dans le glacial décembre, et chaque tison brodait à son tour le plancher du reflet de son agonie. Ardemment je désirais le matin ; en vain m’étais-je efforcé de tirer de mes livres un sursis à ma tristesse, ma tristesse pour ma Lénore perdue, pour la précieuse et rayonnante fille que les anges nomment Lénore, — et qu’ici on ne nommera jamais plus.
Et le soyeux, triste et vague bruissement des rideaux pourprés me pénétrait, me remplissait de terreurs fantastiques, inconnues pour moi jusqu’à ce jour ; si bien qu’enfin, pour apaiser le battement de mon cœur, je me dressai, répétant : « C’est quelque visiteur qui sollicite l’entrée à la porte de ma chambre, quelque visiteur attardé sollicitant l’entrée à la porte de ma chambre ; — c’est cela même, et rien de plus. »
Mon âme en ce moment se sentit plus forte. N’hésitant donc pas plus longtemps : « Monsieur, — dis-je, — ou madame, en vérité j’implore votre pardon ; mais le fait est que je sommeillais, et vous êtes venu frapper si doucement, si faiblement vous êtes venu taper à la porte de ma chambre, qu’à peine étais-je certain de vous avoir entendu. » Et alors j’ouvris la porte toute grande ; — les ténèbres, et rien de plus !
Scrutant profondément ces ténèbres, je me tins longtemps plein d’étonnement, de crainte, de doute, rêvant des rêves qu’aucun mortel n’a jamais osé rêver ; mais le silence ne fut pas troublé, et l’immobilité ne donna aucun signe, et le seul mot proféré fut un nom chuchoté : « Lénore ! » — C’était moi qui le chuchotais, et un écho à son tour murmura ce mot : « Lénore ! » — Purement cela, et rien de plus.
Rentrant dans ma chambre, et sentant en moi toute mon âme incendiée, j’entendis bientôt un coup un peu plus fort que le premier. « Sûrement, — dis-je, — sûrement, il y a quelque chose aux jalousies de ma fenêtre ; voyons donc ce que c’est, et explorons ce mystère. Laissons mon cœur se calmer un instant, et explorons ce mystère ; — c’est le vent, et rien de plus. »
Je poussai alors le volet, et, avec un tumultueux battement d’ailes, entra un majestueux corbeau digne des anciens jours. Il ne fit pas la moindre révérence, il ne s’arrêta pas, il n’hésita pas une minute ; mais, avec la mine d’un lord ou d’une lady, il se percha au-dessus de la porte de ma chambre ; il se percha sur un buste de Pallas juste au-dessus de la porte de ma chambre ; — il se percha, s’installa, et rien de plus.
Alors cet oiseau d’ébène, par la gravité de son maintien et la sévérité de sa physionomie, induisant ma triste imagination à sourire : « Bien que ta tête, — lui dis-je, — soit sans huppe et sans cimier, tu n’es certes pas un poltron, lugubre et ancien corbeau, voyageur parti des rivages de la nuit. Dis-moi quel est ton nom seigneurial aux rivages de la Nuit plutonienne ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
Je fus émerveillé que ce disgracieux volatile entendît si facilement la parole, bien que sa réponse n’eût pas un bien grand sens et ne me fût pas d’un grand secours ; car nous devons convenir que jamais il ne fut donné à un homme vivant de voir un oiseau au-dessus de la porte de sa chambre, un oiseau ou une bête sur un buste sculpté au-dessus de la porte de sa chambre, se nommant d’un nom tel que Jamais plus !
Mais le corbeau, perché solitairement sur le buste placide, ne proféra que ce mot unique, comme si dans ce mot unique il répandait toute son âme. Il ne prononça rien de plus ; il ne remua pas une plume, — jusqu’à ce que je me prisse à murmurer faiblement : « D’autres amis se sont déjà envolés loin de moi ; vers le matin, lui aussi, il me quittera comme mes anciennes espérances déjà envolées. » L’oiseau dit alors : « Jamais plus ! »
Tressaillant au bruit de cette réponse jetée avec tant d’à-propos : « Sans doute, — dis-je, — ce qu’il prononce est tout son bagage de savoir, qu’il a pris chez quelque maître infortuné que le Malheur impitoyable a poursuivi ardemment, sans répit, jusqu’à ce que ses chansons n’eussent plus qu’un seul refrain, jusqu’à ce que le De profundis de son Espérance eût pris ce mélancolique refrain : Jamais, jamais plus !
Mais, le corbeau induisant encore toute ma triste âme à sourire, je roulai tout de suite un siège à coussins en face de l’oiseau et du buste et de la porte ; alors, m’enfonçant dans le velours, je m’appliquai à enchaîner les idées aux idées, cherchant ce que cet augural oiseau des anciens jours, ce que ce triste, disgracieux, sinistre, maigre et augural oiseau des anciens jours voulait faire entendre en croassant son Jamais plus !
Je me tenais ainsi, rêvant, conjecturant, mais n’adressant plus une syllabe à l’oiseau, dont les yeux ardents me brûlaient maintenant jusqu’au fond du cœur ; je cherchais à deviner cela, et plus encore, ma tête reposant à l’aise sur le velours du coussin que caressait la lumière de la lampe, ce velours violet caressé par la lumière de la lampe que sa tête, à Elle, ne pressera plus, — ah ! jamais plus !
Alors il me sembla que l’air s’épaississait, parfumé par un encensoir invisible que balançaient des séraphins dont les pas frôlaient le tapis de la chambre. « Infortuné ! — m’écriai-je, — ton Dieu t’a donné par ses anges, il t’a envoyé du répit, du répit et du népenthès dans tes ressouvenirs de Lénore ! Bois, oh ! bois ce bon népenthès, et oublie cette Lénore perdue ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
« Prophète ! — dis-je, — être de malheur ! oiseau ou démon, mais toujours prophète ! que tu sois un envoyé du Tentateur, ou que la tempête t’ait simplement échoué, naufragé, mais encore intrépide, sur cette terre déserte, ensorcelée, dans ce logis par l’Horreur hanté, — dis-moi sincèrement, je t’en supplie, existe-t-il, existe-t-il ici un baume de Judée ? Dis, dis, je t’en supplie ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
« Prophète ! — dis-je, — être de malheur ! oiseau ou démon ! toujours prophète ! par ce Ciel tendu sur nos têtes, par ce Dieu que tous deux nous adorons, dis à cette âme chargée de douleur si, dans le Paradis lointain, elle pourra embrasser une fille sainte que les anges nomment Lénore, embrasser une précieuse et rayonnante fille que les anges nomment Lénore. » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
« Que cette parole soit le signal de notre séparation, oiseau ou démon ! — hurlai-je en me redressant. — Rentre dans la tempête, retourne au rivage de la Nuit plutonienne ; ne laisse pas ici une seule plume noire comme souvenir du mensonge que ton âme a proféré ; laisse ma solitude inviolée ; quitte ce buste au-dessus de ma porte ; arrache ton bec de mon cœur et précipite ton spectre loin de ma porte ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
Et le corbeau, immuable, est toujours installé, toujours installé sur le buste pâle de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre ; et ses yeux ont toute la semblance des yeux d’un démon qui rêve ; et la lumière de la lampe, en ruisselant sur lui, projette son ombre sur le plancher ; et mon âme, hors du cercle de cette ombre qui gît flottante sur le plancher, ne pourra plus s’élever, — jamais plus !
Dans Le Corbeau (The raven), l’un des poèmes narratifs les plus célèbres d’Edgar Allan Poe, l’auteur met en scène un homme plongé dans le chagrin après la mort de sa bien-aimée, Lénore. Une nuit, alors qu’il lit seul dans sa chambre, un mystérieux corbeau entre par la fenêtre et se pose au-dessus de la porte.
Le narrateur l’interroge, mais l’oiseau ne répond que par ces deux mots : « Jamais plus ». Cette formule obsédante ravive sa douleur et transforme peu à peu la scène en cauchemar.
À travers une atmosphère sombre et fantastique, Poe évoque le deuil, la mémoire et la folie. Le corbeau devient le symbole d’une souffrance dont l’homme ne parvient pas à se libérer : son âme, prisonnière de l’ombre du corbeau, ne s’élèvera « jamais plus ».
Un peu de ciel bleu
Considérée comme l'une des plus grandes actrices françaises de la seconde moitié du XXème siècle, elle remporta de nombreuses récompenses dont deux Césars de la meilleure actrice 🎬.
fr.wikipedia.org/wiki/Catheri...
#CeJourLà
Il s'appelle Qwice.
Allez donc voir.
Cherchez b1001d et vous m'y trouverez.
blog.qwice.com
😮 Quoi ?
😳 POURQUOI TU AS UNE BANANE DANS L’OREILLE ?
😮 Parle plus fort, j’ai une banane dans l’oreille !
letempsduncafe.b1001d.fr/savais-tu/yo...
Bonne fête à tous les passeports !
🎬 https://www.youtube.com/watch?v=7ST1WisI8VY
Extrait de l'épisode 34 de la saison 3 de Téléchat
Son œuvre a inspiré plusieurs courants majeurs de la musique moderne, de l'impressionnisme à la renaissance du folklore, en passant par la musique de film 🎶.
fr.wikipedia.org/wiki/Franz_L...
#CeJourLà
https://2tout2rien.fr/yanar-dag-la-montagne-de-feu/
#azerbaidjan #bakou #combustion #feu #imxok
Un immense espace hors de l'histoire de la civilisation.
https://2tout2rien.fr/les-orgues-basaltiques-du-canyon-studlagil-en-islande/
#basalte #canyon #colonne #gorge #imxok
Caroline du Nord, Etats-Unis - Ken Charles Barger (1945-1992) dort paisiblement quand son téléphone se met à sonner et le tire brutalement du sommeil. Encore à moitié dans les bras de Morphée, il tend la main pour répondre… letempsduncafe.b1001d.fr/anecdote/rev...
🤔 Ah oui ? Prouve-le : 18 x 369, ça fait combien ?
🧐 1024
🤔 C'est faux.
🧐 Oui mais j'ai été rapide.
Le sentier de randonnée de Sanxia Long Ridge, également connu sous le nom de La crête du dragon des Trois Gargantes, se situe à Wushan dans la municipalité de Chongqing en Chine. Il s’étend sur environ 12 km
La chair de leurs cous blancs brodés de mèches folles : Je suis, sous le corsage et les frêles atours,
Le dos divin après la courbe des épaules.
Arthur Rimbaud (20 oct. 1854 - 10 nov. 1891) 🌟
