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Aujourd'hui c'est la Saint-Galo, bonne fête à tous les jockeys

A la une,

KYCHTYM : LA CATASTROPHE NUCLÉAIRE INVISIBLE 📆 29 septembre 1957

SUR LES HAUTEURS DU DOUBS, SURGIT LA CITADELLE DE BESANÇON 📆 29 septembre 1668

Aujourd’hui, l’éphéméride

Toutes les heures, l’oeuvre du jour, quelques connaissances, un peu d’humour, un instant de vie, à la maison et au jardin, un peu de lecture

Au fil de la journée, un peu de ciel bleu

Sans oublier d’activer vos méninges

Les célébrations notables

Bonne fête aux Michel

Jour de l'amaranthe le 8 vendémiaire

Journée mondiale du cœur
Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages de nourriture

Les évènements notables

1985 - 1ère diffusion de la série MacGyver sur ABC

Le 29 septembre 1985, la série télévisée américaine MacGyver est diffusée pour la première fois sur la chaîne ABC. Le personnage incarné par Richard Dean Anderson, agent secret ingénieux capable de résoudre n'importe quelle situation critique avec les objets du quotidien, un canif suisse et du ruban adhésif, devient rapidement un phénomène culturel mondial. La série compte sept saisons. A propos de MacGyver 😁

1964 - 1ère publication de Mafalda

Le 29 septembre 1964, la bande dessinée Mafalda, créée par l’Argentin Quino, est publiée pour la première fois dans l’hebdomadaire Primera Plana. Cette fillette au caractère bien trempé devient rapidement une icône mondiale. À travers son humour et ses réflexions, elle critique la politique, la société et le monde des adultes, marquant durablement la culture populaire hispanophone et internationale.

1957 - Catastrophe nucléaire de Kychtym

Le 29 septembre 1957, une explosion survient dans un site nucléaire secret près de Kychtym, en URSS, dans le complexe de Maïak. L’incident, classé niveau 6 sur l’échelle INES, entraîne une contamination radioactive massive sur plusieurs centaines de kilomètres. Tenue secrète pendant des décennies, cette catastrophe est considérée comme l’une des plus graves avant Tchernobyl... lire l'article

1941 - Début des massacres de Babi Yar

Le 29 septembre 1941, près de Kiev, les troupes nazies commencent les massacres de Babi Yar. En deux jours, plus de 33 000 Juifs sont exécutés dans le ravin, avec la complicité d’auxiliaires locaux. Les tueries se poursuivent ensuite contre d’autres groupes. Babi Yar deviendra un symbole de la Shoah par balles et de l’extermination de masse à l’Est.

1668 - Début de la construction de la Citadelle de Besançon

Le 29 septembre 1668 débute la construction de la citadelle de Besançon, conçue par Vauban sur ordre de Louis XIV. Édifiée pour défendre la Franche-Comté et consolider la puissance française, elle domine la ville depuis le mont Saint-Étienne. Considérée comme un chef-d’œuvre d’architecture militaire, elle est aujourd’hui classée au patrimoine mondial de l’UNESCO... lire l'article

1567 - Début de la Michelade de Nîmes

Le 29 septembre 1567, à Nîmes, des protestants attaquent les catholiques lors d’un épisode de violences religieuses connu sous le nom de Michelade. Des ecclésiastiques et notables catholiques sont exécutés sommairement. Cet événement, survenu pendant les guerres de Religion, aggrave les tensions entre communautés et provoque une reprise rapide des hostilités.

1364 - Bataille d'Auray

Le 29 septembre 1364 a lieu la bataille d’Auray, en Bretagne, opposant les partisans de Jean de Montfort à ceux de Charles de Blois dans la guerre de Succession de Bretagne. La victoire de Montfort, soutenu par les Anglais, entraîne la mort de Charles de Blois et conduit au traité de Guérande. La Bretagne passe alors durablement sous influence montfortiste.

Les naissances et décès notables

1955 - Naissance de Ann Bancroft, enseignante et exploratrice polaire américaine
1951 - Naissance de Michelle Bachelet, pédiatre et femme politique chilienne, deux fois présidente du Chili, Haut-Commissaire des Nations unies aux Droits de l'Homme depuis 2018
1943 - Naissance de Lech Wałęsa, meneur syndical et homme politique polonais, prix Nobel de la paix en 1983, président de la Pologne de 1990 à 1995
1942 - Naissance de Yves Rénier, acteur, scénariste, doubleur et réalisateur français
1935 - Naissance de Mylène Demongeot, actrice française (Les sorcières de Salem, Fantomas, Camping)

2022 - Décès de Kathleen Booth, informaticienne britannique
2021 - Décès de François Vérove, policier français identifié post-mortem comme le violeur et tueur en série d'abord surnommé Le grêlé
2019 - Décès d’Éliane Gauthier, interprète de "Julie" du kiosque à bonbons de L'Île aux enfants
2010 - Décès de Tony Curtis, acteur et producteur américain
1902 - Décès de Émile Zola, écrivain et journaliste français

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L’œuvre du jour


Savais-tu ?

L’Autoped, ancêtre de la trottinette électrique

En 1915, une petite machine fait son apparition dans les rues de New York : l’Autoped. Debout sur une plateforme munie de pneus de 10 pouces, le conducteur file au milieu du trafic, les mains sur un guidon qui sert à la fois de volant, d’accélérateur et de frein.

L’engin se plie pour se ranger, s’équipe d’un phare, d’un feu arrière et même d’un klaxon. Son moteur à quatre temps, refroidi par air, trône sur la roue avant et transforme ce qui ressemble à une trottinette en véritable scooter rudimentaire.

Les postiers américains l’adoptent pour livrer les colis urgents, les policiers s’en emparent pour patrouiller, et jusqu’à une lady londonienne qui l’utilise chaque jour pour se rendre au travail. « Anybody who can ride a bicycle can ride a motor scooter », affirme Florence Priscilla Norman en 1916.

Malgré son efficacité, l’Autoped ne séduit pas assez pour durer. La production s’arrête en 1922, mais l’idée, elle, reste : celle d’une mobilité légère, debout, motorisée…

La Bolivie, un pays sans mer mais avec une marine

La Bolivie est enclavée. Elle n’a plus de côte sur l’océan Pacifique depuis la fin du XIXème siècle. Et pourtant, le pays possède bel et bien une marine.

En 1825, lors de son indépendance, la Bolivie dispose d’un accès au Pacifique, dans la région d’Antofagasta. Pendant la guerre du Pacifique (1879-1884), le Chili conquiert ce territoire. Le traité de 1904 entérine la perte de la seule façade maritime bolivienne, soit environ 400 kilomètres de littoral. Cette perte marque durablement l’identité nationale. Chaque 23 mars, la Bolivie célèbre le « Jour de la mer » (Día del Mar) avec des cérémonies et des défilés qui rappellent sa revendication d’un accès souverain à l’océan.

La marine bolivienne, l’Armada Boliviana, n’est pas une flotte océanique. Elle opère surtout sur les eaux intérieures : le lac Titicaca, partagé avec le Pérou, considéré comme le plus haut grand lac navigable du monde ; les fleuves du bassin amazonien (Mamoré, Beni, Madre de Dios) ; certains cours d’eau liés au bassin du Paraguay. Sur le Titicaca, à près de 3 800 mètres d’altitude, la Bolivie entretient des bases navales, des vedettes de patrouille et des unités fluviales. Certains navires rejoignent même le lac après un long trajet terrestre, avant d’être remis à l’eau.

Créée officiellement dans les années 1960 comme force fluviale et lacustre, la marine bolivienne remplit des missions concrètes : surveillance des frontières fluviales ; lutte contre la contrebande et le trafic de drogue ; secours aux populations lors des inondations ; ravitaillement de communautés isolées ; opérations de sauvetage et de contrôle sur le Titicaca. Elle dispose aussi de troupes d’infanterie navale adaptées aux opérations sur les rives.

Au-delà de ses missions pratiques, la marine incarne une idée forte : la Bolivie se considère comme une nation maritime privée de sa mer, et non comme un pays qui aurait toujours été enclavé. En 2018, la Cour internationale de Justice a rejeté la demande bolivienne visant à obliger le Chili à négocier un accès souverain au Pacifique. La revendication nationale reste toutefois vivace.

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Un peu d’humour

Un Président à l’écoute

Le président se rend dans un petit village très pauvre de Lozère et demande au maire quelles sont les trois priorités de la commune.

Le maire répond :
– La première, c’est notre hôpital. Le bâtiment est là, mais il n’y a plus de médecins.

Le Président sort son téléphone, passe un appel et annonce :
– C’est réglé. D’ici quinze jours, cinq médecins seront affectés ici.

– La deuxième, ce sont nos routes. Elles sont défoncées.

Il reprend son téléphone, échange quelques mots et déclare :
– C’est réglé. Les travaux commenceront dès le mois prochain.

Puis il demande :
– Et la troisième ?

Le maire répond :
– La troisième, ce sont les téléphones portables.

– Quel est le problème ?

– Ici… il n’y a pas de réseau.

Le portable à table

🤔 J’ai un doute ! Le portable, c’est à droite ou à gauche de l’assiette ?

La mort de Charles VIII

Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature – 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.

Cette fin absurde et évitable – un simple linteau trop bas – contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.


Instant de vie

À l’abri des halles, dont les poutres séculaires portent encore la mémoire des marchés d’autrefois, je m’installe à une table de café – instant attendu. Autour de moi, les moineaux s’affairent, familiers et confiants, picorant les miettes du déjeuner comme s’ils étaient ici chez eux. Plus haut, sur la robuste charpente de chêne brut, les pigeons observent le monde avec une tranquille supériorité, dominant de leur perchoir les allées et venues des touristes.

À peine assis, le garçon – qui connaît mes habitudes – apparaît, déposant devant moi mon café avec une discrétion presque rituelle, – Instant privilégié.

Un roquet, dissimulé sous une table, s’agite soudain et apostrophe un mastiff de passage, impassible, qui poursuit sa route sans lui accorder le moindre regard – il ne doute de rien celui-là. Est-ce ce vacarme qui trouble l’air, je ne saurais dire, mais un bambin s’éveille et se met à pleurer avec une intensité sans mesure. Les regards convergent vers lui, comme si l’innocence du tumulte était plus condamnable que ce gêneur, un peu plus loin, qui débite à voix haute ses malheurs amoureux au téléphone.

Ah… la vie en terrasse.

Et déjà, comme un écho inévitable, un groupe bruyant s’approche, porteur d’une agitation nouvelle, – l’instant se fissure.

Je soupire doucement. Il sera temps de revenir. À une heure plus clémente, plus silencieuse – pour lire, enfin, mon journal.


A la maison et au jardin

Parfait à la place d’un vin chaud

Quand l’hiver s’installe avec son froid mordant, cette boisson à base de jus de pomme épicé offre une alternative réconfortante et sans alcool au vin chaud, parfaite pour réchauffer les mains et le cœur. Une alternative adaptée à toute la famille.

Pour 6 personnes, la recette nécessite 64 cl de jus de pomme (de préférence artisanal), 20 cl d’eau, 4 clous de girofle, 8 lamelles de gingembre frais, 1 bâton de cannelle et le jus d’un demi-citron.

Le jus de pomme est mélangé à l’eau puis chauffé doucement avec les épices et le citron. La casserole est retirée du feu avant que le contenu ne vienne à bouillir. Elle est couverte pour laisser infuser quelques minutes, puis la boisson est dégustée bien chaude, éventuellement filtrée pour un résultat limpide.

Les amateurs de miel ou de sirop d’érable parfumeront cette boisson à leur convenance, et il n’est pas non plus interdit de varier les épices (anis étoilé, cardamome) selon les goûts. Voilà une boisson idéale pour les goûters, les moments cocooning d’hiver et les fêtes, apte à rivaliser avec le vin chaud traditionnel.

Un bougeoir original avec de vieux couverts

Donnez une seconde vie à de vieux couverts en fabriquant un bougeoir aussi simple qu’original.

Pour ce bricolage, il vous faut une petite pièce de bois d’environ 10 × 10 cm, une vieille cuillère à soupe, une fourchette en métal — de préférence provenant du même service — quelques vis, une pince et une bougie.

Commencez par poncer et, si vous le souhaitez, peindre ou teinter le support en bois. Courbez ensuite le manche de la cuillère afin de pouvoir le visser sur le support. Le cuilleron, placé au centre, doit rester horizontal : il servira de coupelle à la bougie.

Fixez la fourchette en face de la cuillère. Courbez son manche vers le centre, tournez le fourchon d’un quart de tour pour le placer à l’horizontale, puis recourbez ses dents en demi-cercle. Elles formeront un petit anneau destiné à maintenir la bougie bien droite.

Il ne reste plus qu’à installer la bougie dans le cuilleron et à vérifier que l’ensemble est stable. Vous obtenez ainsi un bougeoir décoratif, fabriqué avec des objets récupérés et quelques gestes simples.

N’oubliez pas : une bougie allumée ne doit jamais être laissée sans surveillance et doit rester éloignée de tout matériau inflammable.

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Activation des méninges


Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l’époque ce que serait une tablette de lecture en 2050

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l’Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l’écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l’obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s’appliquait sur la page et, dans l’écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l’accent d’origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n’importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d’amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d’une voix de colonel, et d’une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu’il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n’eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l’encre d’imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l’image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l’immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l’image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C’était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l’usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d’un livre ami et celle d’une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l’écouteur, le minuscule bouton qui mettait l’appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L’inspecteur Walter enfonça la porte d’un coup d’épaule et s’arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu’il avait découvert, la veille, décapité… »

Le jeune homme renonça à connaître l’explication de ce mystère. Il ôta
l’écouteur et s’endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

Poèmes saturniens – Femme et chatte – Paul Verlaine

Elle jouait avec sa chatte,
Et c’était merveille de voir
La main blanche et la blanche patte
S’ébattre dans l’ombre du soir.

Elle cachait — la scélérate ! —
Sous ses mitaines de fil noir
Ses meurtriers ongles d’agate,
Coupants et clairs comme un rasoir.

L’autre aussi faisait la sucrée
Et rentrait sa griffe acérée,
Mais le diable n’y perdait rien…

Et dans le boudoir où, sonore,
Tintait son rire aérien
Brillaient quatre points de phosphore.

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Le temps d’une nouvelle

Le Vase de Soissons – Grégoire de Tours

Un peu de ciel bleu