Bonne fête aux Rodrigue
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2013 – Élection du pape François
Le 13 mars 2013, le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio est élu au cinquième tour de scrutin du conclave réuni après la renonciation de Benoît XVI. Il choisit le nom de François en hommage à saint François d’Assise. Premier pape jésuite, premier pape latino-américain et premier pape non européen depuis le VIIIe siècle, il inaugure un pontificat marqué par l’humilité, l’attention aux pauvres et une volonté de réforme de l’Église catholique.
1989 – Naissance du World Wide Web
Le 13 mars 1989, l’informaticien britannique Tim Berners-Lee, travaillant au CERN à Genève, soumet à sa hiérarchie un document intitulé Information Management: A Proposal. Ce texte fondateur décrit un système de gestion de l’information reliant des documents via des hyperliens sur un réseau informatique. Son supérieur Mike Sendall y appose la mention « vague mais excitant ». Ce projet deviendra le World Wide Web, transformant radicalement la communication et l’accès à l’information à l’échelle mondiale.
1968 – Incident de Dugway
Le 13 mars 1968, une fuite accidentelle de nerve agent VX lors d’essais militaires américains sur le site de Dugway Proving Ground dans l’Utah provoque la mort de plus de 6 000 moutons dans la vallée de Skull Valley voisine. L’armée américaine, qui nia longtemps toute responsabilité, finit par reconnaître les faits. Cet incident souleva une vive controverse nationale sur les dangers des armes chimiques et contribua au débat qui mena à leur interdiction progressive.
1963 – Violette Nozière réhabilitée par la cour d’appel de Rouen
Le 13 mars 1963, la cour d’appel de Rouen réhabilite Violette Nozière, condamnée en 1934 pour avoir empoisonné ses parents à Paris, tuant son père et blessant grièvement sa mère. Graciée en 1945 puis amnistiée, elle avait toujours affirmé avoir agi pour échapper aux abus sexuels de son père. Sa réhabilitation, trente ans après les faits, reconnaît implicitement la véracité de ses accusations et en fait une figure tragique de l’histoire judiciaire française.
1862 – Le gouvernement américain annule le Fugitive Slave Act
Le 13 mars 1862, le Congrès américain interdit aux officiers de l’armée de l’Union de restituer des esclaves fugitifs à leurs propriétaires, vidant de sa substance le Fugitive Slave Act de 1850. Cette loi infâme obligeait jusque-là les autorités des États du Nord à capturer et renvoyer les esclaves évadés vers le Sud. Cette décision, prise en pleine guerre de Sécession, préfigure la Proclamation d’émancipation qu’Abraham Lincoln signera en janvier 1863.
1848 – La Révolution de Mars éclate à Vienne
Le 13 mars 1848, une insurrection populaire éclate à Vienne, capitale de l’Empire autrichien, s’inscrivant dans la vague révolutionnaire qui secoue toute l’Europe. Étudiants, ouvriers et bourgeois libéraux réclament une constitution et des libertés civiques. Face à la pression, le chancelier Metternich, symbole de l’ordre conservateur européen depuis 1815, est contraint à la démission et s’exile à Londres. L’empereur Ferdinand Ier promet des réformes, rapidement remises en cause.
1846 – Incident de Ballinglass lors de la Grande Famine irlandaise
Le 13 mars 1846, Gerrard Ballinglass, propriétaire terrien dans le comté de Wicklow en Irlande, expulse de force 300 familles paysannes, soit environ 700 personnes, pour convertir leurs terres en pâturages. Leurs maisons sont démolies, les laissant sans abri en plein hiver et en pleine Grande Famine. Cet épisode brutal, largement relayé dans la presse, devient le symbole des expulsions massives qui accompagnèrent la catastrophe démographique irlandaise des années 1845-1852.
1781 – Découverte d’Uranus par William Herschel
Le 13 mars 1781, l’astronome britannique d’origine allemande William Herschel observe depuis son jardin de Bath un objet céleste inhabituel qu’il prend d’abord pour une comète. Il s’agit en réalité d’une nouvelle planète, qui sera baptisée Uranus. C’est la première planète découverte à l’aide d’un télescope et la première identifiée dans les temps modernes, les cinq autres planètes visibles à l’œil nu étant connues depuis l’Antiquité. Herschel est anobli en récompense de sa découverte.
1697 – Fin de la 2ème guerre du Tayasal et annexion du dernier état Maya
Le 13 mars 1697, les forces espagnoles du conquistador Martín de Ursúa s’emparent de Nojpetén, capitale du royaume itza de Tayasal, sur une île du lac Petén Itzá dans l’actuel Guatemala. La ville est prise après un bref combat naval. Cette conquête marque la chute du dernier État maya indépendant, près de deux siècles après la chute de Tenochtitlan. Elle clôt définitivement la colonisation espagnole de l’ensemble du territoire mésoaméricain.
Les naissances et décès notables
1989 – Naissance de Pierre Niney, acteur français
1959 – Naissance de Pascal Légitimus, humoriste, homme de théâtre et cinéma issu de la troupe des Inconnus
1957 – Naissance de Jean-Yves Lafesse (Jean-Yves Lambert), humoriste français
1946 – Naissance de Yann Arthus-Bertrand, photographe et écologiste français
1942 – Naissance de Scatman John, chanteur américain
2010 – Décès de He Pingping, chinois, l’homme le plus petit du monde
2010 – Décès de Jean Ferrat, chanteur français
1983 – Décès de Louison Bobet (Louis Bobet), coureur cycliste français
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
A qui donner le sein ?
😏 Les seins, c'est comme les trains électriques : c'est fait pour les enfants mais c'est papa qui joue avec.
A l’arrière d’une voiture avec une blonde
Une blonde est avec son copain dans une voiture garée à l’abri des regards indiscrets. Ils s’embrassent tendrement quand le garçon lui propose :
- Tu ne veux pas aller à l’arrière ?
La blonde fait la moue, et refuse l’invitation. Le garçon, courtois, ne brusque pas les choses. Les 2 amoureux repartent de plus belle dans des embrassades sans fin…
Au bout de quelque temps, le garçon réitère sa proposition :
- Tu ne veux pas aller à l’arrière ?
La blonde ne semble décidément pas d’accord. Le garçon reste dubitatif, car tout se passe bien et il ne comprend pas les motifs de son refus. Il lui demande :
- Mais pourquoi ne veux-tu pas aller sur la banquette arrière?
La blonde lui répond :
- Parce que je préfère rester avec toi !!!
Une retraite peu glorieuse
En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.
L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.
La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !
Savais-tu ?
« Bistrot » ?
Le mot bistrot intrigue par son origine modeste et profondément populaire, bien ancrée dans le terroir français où les mots naissent au coin du feu ou du comptoir. Les linguistes le rattachent aujourd’hui au poitevin « bistraud », ce petit serviteur zélé des marchands de vin qui trime dans l’ombre des tonneaux, sert les verres et finit par donner son nom au cabaret lui-même – un lieu convivial où l’on trinque sans chichis, entre amis d’enfance ou inconnus du quartier. À côté, « bistouille » ou « bistrouille » évoque ce mélange rustique et corsé d’alcool frelaté et de café brûlant, typique des débits de boisson du peuple où l’on noie les soucis dans une gorgée âpre ; ces termes familiers colorent le mot d’une saveur authentique, presque odorante de zinc tiède, de tabac froid et de camaraderie oubliée.
La légende russe, si romantique et pleine de panache, fait sourire les savants qui la dissèquent : imaginez des cosaques hirsutes, débarqués à Paris en 1814 après la débâcle napoléonienne, criant « bystro ! » - « vite ! » - aux tenanciers dépassés pour hâter le service d’un verre ou d’une soupe. Et hop, naît le bistrot, symbole d’urgence joyeuse ! Mais l’histoire patine sérieusement, car le terme n’apparaît dans les dictionnaires qu’en 1880, plus de soixante ans après ces supposés cris slaves, trop tard pour coller aux faits historiques. Ainsi, le bistrot reste ce coin de France authentique et éternel, loin des invasions exotiques, un mot né dans la vapeur des verres embués, les rires gras des habitués et l’odeur tenace du quotidien parisien.
Astuce
Les dangers de l’eau chaude
Selon ma grand-mère, jamais en manque de bons conseils, ne jamais plonger un tissus taché d’œuf dans de l’eau chaude sous peine d’obtenir une belle tache indélébile. Il vaut mieux d’abord laver le tissus à l’eau froide avant de faire une lessive. De manière générale, il est préférable de laver une tache récente à l’eau froide plutôt qu’à l’eau chaude.
😳 Je ne sais vraiment pas pourquoi je tiens cela d'elle ; j'ai toujours été très propre.
Un instant en ce bas monde

La nuit glaciale fige les ruelles de Whitechapel. L’air, lourd et immobile, étouffe chaque souffle. Les pas résonnent gravement sur les pavés humides, amplifiés par un silence anormal, presque hostile, enveloppant le quartier.
Les façades décrépites, lépreuses, dressent leurs silhouettes déformées sous la lumière tremblante des lampes à gaz. Leurs lueurs vacillantes projettent des ombres spectrales ondulant sur les murs, comme si la pierre elle-même frémissait d’un malaise atavique.
Un feulement strident déchire l’obscurité... une bande de chats s’agite dans un recoin, leurs yeux brillant un instant avant de disparaître. Plus loin, une porte claque brutalement, résonnant comme un coup de tonnerre dans le silence profond de la nuit.
Saturé d’odeurs âcres de fumées et de déchets en décomposition, l'air est imprégné d'une puanteur persistante de viande avariée s’échappant des abattoirs voisins. Elle colle à la gorge, s’insinue dans les vêtements, comme une présence insidieuse dont on ne peut se défaire.
De rares silhouettes se faufilent, pressées, la tête dans les épaules, évitant de croiser les regards. Ici, personne ne s’attarde. Ici, chacun sait - ou pressent - qu’il vaut mieux ne pas s'attarder, ne pas voir, ne pas entendre.
Un beuglement surgit alors, celui d’un homme ivre, titubant dans l’ombre. Sa voix rauque se brise contre les murs… puis, sans prévenir, un cri lui répond.
Aigu. Puissant. Inhumain.
Il déchire la nuit comme un éclat de verre brisé, vibrant, insoutenable, avant de s’éteindre net, comme étouffé par une main invisible.
Ensuite, plus rien.
S'abat alors un silence encore plus intense, un silence lourd de menace. Les fenêtres restent closes. Les rideaux frémissent à peine. Derrière les murs, on écoute sans bouger, le cœur suspendu.
Whitechapel retient son souffle.
Dans l’obscurité, quelque chose rôde.
Espace lecture
Entrez dans la danse – Jean Teulé
Publié en 2018, Entrez dans la danse s'inspire d'un fait historique authentique et fascinant : l'épidémie de danse compulsive qui frappa Strasbourg en juillet 1518.
Tout commence lorsqu'une femme, Frau Troffea, se met à danser seule dans la rue, sans musique, sans pouvoir s'arrêter, jusqu'à l'épuisement et parfois la mort. Peu à peu, ce mal étrange se propage à des dizaines puis des centaines d'habitants, plongeant la ville dans une frénésie collective incontrôlable, tandis que médecins, autorités et clergé cherchent en vain des explications — possession démoniaque, malédiction divine, ou simple folie contagieuse. Teulé adopte son style caractéristique, mêlant noirceur, ironie mordante et un humour grinçant qui rend supportable, voire fascinant, un sujet pourtant terrible, tout en dressant en filigrane un portrait acide de la misère sociale, de la faim et de l'oppression qui rongeaient le petit peuple de l'époque et qui pourraient expliquer, au-delà du mystère médical, cette hystérie collective comme un exutoire désespéré à la souffrance.
Court, rythmé et efficace, ce roman se lit comme une fable macabre et burlesque sur la folie des foules, où l'auteur interroge avec sa causticité habituelle la frontière ténue entre le rire et l'effroi.
