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31 AOÛT

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Les évènements notables

2000 – Suppression de la vignette auto par le gouvernement Jospin

Le 31 août 2000, le gouvernement de Lionel Jospin annonce la suppression de la vignette automobile, taxe annuelle instaurée en 1956 que les propriétaires de véhicules devaient acquitter et dont la vignette colorée était apposée sur le pare-brise. Perçue comme un impôt injuste et symboliquement détesté des Français, elle rapportait pourtant quatorze milliards de francs par an aux départements. Sa disparition, effective au 1er janvier 2001, est accueillie avec satisfaction par la grande majorité des automobilistes français.

1986 – Naufrage du SS Amiral Nakhimov (423 victimes)

Le 31 août 1986, au large de Novorossiïsk, en mer Noire, le paquebot soviétique SS Amiral Nakhimov entra en collision avec le cargo Piotr Vasev. Le navire sombra en seulement huit minutes, piégeant des centaines de passagers à bord. La catastrophe fit 423 morts sur environ 1 200 personnes présentes, marquant l’un des plus graves naufrages maritimes de l’histoire soviétique.

1937 – Création de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF)

Le 31 août 1937, la France nationalisa ses principales compagnies ferroviaires privées pour créer la SNCF. Entrant en fonction le 1er janvier 1938, l’entreprise publique devait moderniser et unifier le réseau ferroviaire. La SNCF jouera ensuite un rôle crucial dans le transport durant la Seconde Guerre mondiale, puis dans le développement économique et industriel du pays au XXe siècle.

1888 – Meurtre de Mary Ann Nichols, 1ère victime reconnue à Londres de Jack l’éventreur

Le 31 août 1888, à Londres, Mary Ann Nichols, prostituée de 43 ans, fut retrouvée assassinée à Whitechapel. Son meurtre, marqué par une mise en scène macabre, est considéré comme le premier attribué au tueur en série connu sous le nom de Jack l’Éventreur. Ce crime inaugura une série de meurtres sordides qui terrorisèrent l’East End londonien et demeurent parmi les affaires criminelles les plus mystérieuses.

1794 – Explosion de la poudrerie de Grenelle

Le 31 août 1794, une violente explosion secoua la poudrerie de Grenelle à Paris, où étaient entreposées d’importantes quantités de poudre à canon. L’accident causa la mort de plusieurs centaines de personnes et détruisit une partie du quartier. Cet événement survint dans un contexte de tensions post-révolutionnaires, où la manipulation d’explosifs et les dépôts d’armes étaient fréquents dans la capitale.

1422 – Mort prématurée d’Henry V, roi d’Angleterre

Le 31 août 1422, le roi Henry V d’Angleterre mourut à Vincennes à l’âge de 35 ans, probablement de dysenterie. Victorieux d’Azincourt (1415) et signataire du traité de Troyes (1420) qui lui donnait la couronne de France, il laissa un héritage inachevé. Sa mort prématurée fragilisa la domination anglaise en France et entraîna une régence pour son fils Henri VI, âgé de seulement neuf mois.

Les naissances et décès notables

1988 – Naissance de Rachel Legrain-Trapani, Miss France 2007 et mannequin français
1976 – Naissance de Vincent Delerm, chanteur français
1971 – Naissance de Chris Tucker, acteur américain (Le Cinquième Élément, trilogie Rush Hour)
1958 – Naissance de Serge Blanco, joueur de rugby basque et français
1949 – Naissance de Richard Gere, acteur américain militant pour la libération du Tibet (Pretty Woman, Les Moissons du ciel, American gigolo)

2017 – Décès de Richard Anderson, acteur américain (L’homme qui valait trois milliards, Super Jaimie)
2010 – Décès de Laurent Fignon, cycliste français
1997 – Décès de Lady Diana, princesse de Galles
1973 – Décès de John Ford (John Martin Feeney), cinéaste américain (Les Raisins de la colère, L’Homme qui tua Liberty Valance)
1867 – Décès de Charles Baudelaire, poète et écrivain français (Les Fleurs du mal, Les Paradis artificiels, Le Spleen de Paris)
1811 – Décès de Louis Antoine de Bougainville, navigateur et explorateur français




Un peu de bonne humeur

Que tu es belle…

A une table de café, un jeune homme prend un verre avec une jeune femme. Il lui glisse au cours de la conversation : "😘 tu es tellement belle, drôle et agréable."

Elle, appréciant le compliment mais un peu méfiante, lui répond : "😊 Tu es gentil mais tu dis ça juste pour coucher avec moi."

Et lui alors : "😏 Et intelligente aussi."

 

Pigeon malpropre

Deux jeunes femmes blondes se promènent en discutant de tout et de rien. Soudainement un pigeon chie sur le sac de l'une d'elle. Elle s'écrie :
🫢 Oh non, c'est dégoutant, il va falloir l'essuyer !

Et son amie de répondre :
😳 Oui mais il est déjà trop loin.

Une claudication à la mode

A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.

La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.

Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.

Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.

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Savais-tu ?

Les délices de Capoue

On dit qu’une personne « s’endort dans les délices de Capoue » lorsqu’elle se laisse bercer par une vie trop facile, au point d’oublier ses objectifs. L’expression vient d’un épisode célèbre de l’Antiquité.

En 216 avant J.-C., le général carthaginois Hannibal écrase les légions romaines à la bataille de Cannes. Au lieu de marcher aussitôt sur Rome, affaiblie et paniquée, il décide d’installer ses troupes pour l’hiver à Capoue, riche cité de Campanie réputée pour son luxe et sa douceur de vivre.

Dans cette ville de plaisirs, les soldats, épuisés par la traversée des Alpes et les combats, se relâchent. Selon l’historien Tite-Live, ceux qui ont résisté à toutes les souffrances « succombent sous l’effet des plaisirs et des jouissances ». La discipline se perd, l’ardeur guerrière s’amollit.

Quand Rome reprend Capoue quelques années plus tard, l’armée carthaginoise n’a plus le même mordant. La légende veut qu’Hannibal ait ainsi manqué sa victoire en cédant au confort. L’expression « les délices de Capoue » entre alors dans la langue comme symbole des dangers du luxe et du plaisir immédiat.

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Astuce

Un porte-manteaux original avec des bouchons de Champagne

Amateurs de Champagne, vous collectionnez peut-être déjà les bouchons et les plaques de muselet, ces petites capsules métalliques qui maintiennent le bouchon sur la bouteille. Mais lorsque les bouchons commencent à s’accumuler, pourquoi ne pas leur offrir une seconde vie décorative ?

Avec une simple planche de bois rustique, quelques bouchons de Champagne, de la colle forte et, idéalement, de longues vis, vous pouvez fabriquer un porte-manteaux aussi pratique qu’original.

Le principe est très simple : alignez les bouchons sur la planche, en les espaçant selon l’usage souhaité. Collez-les solidement, puis renforcez la fixation en faisant passer une grande vis à travers chaque bouchon, directement dans le bois. Ils pourront ainsi supporter sans difficulté manteaux, sacs, parapluies ou même quelques accessoires dans l’entrée.
Fixez ensuite votre création au mur telle quelle pour conserver son charme brut et authentique. Vous pouvez aussi peindre la planche dans la couleur de votre choix, la patiner ou la vernir afin de l’accorder à votre décoration.

Un bricolage facile, économique et plein de personnalité qui, en passant devant, entretiendra le souvenir de quelques fêtes mémorables.

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Un instant en ce bas monde

Il y a ce petit rectangle cartonné au fond de la poche, oublié entre un ticket de caisse et quelques pièces. Tant qu’il reste intact, il contient toutes les vies possibles. Il est encore pur, encore indécis, suspendu dans cet entre-deux presque quantique où tout peut arriver. Millionnaire discret, exilé volontaire sous les tropiques, propriétaire d’une vieille bâtisse à retaper en Toscane ou simple fantôme évaporé du quotidien - tout coexiste. Il suffit de ne pas gratter, de prolonger cet instant fragile où l’avenir est encore une promesse.

Alors on s’autorise. On laisse dériver l’esprit. On réécrit sa biographie avec une facilité déconcertante. On démissionne avec élégance, on disparaît sans explication, on achète du temps, du silence, de la distance. On imagine les valises jamais défaites, les billets sans retour, les réveils sans contrainte. On devient soudain quelqu’un d’autre - ou peut-être enfin soi-même, débarrassé de ce qui pèse. Tout cela pour quelques euros investis dans une illusion soigneusement emballée.

Et puis vient le moment, toujours un peu brutal, où il faut bien savoir. L’ongle attaque la surface argentée, méthodique, presque solennel. Le rêve se rétracte à mesure que la poudre s’effrite. Les symboles apparaissent, indifférents, implacables. Et avec eux, la banalité reprend ses droits. Rien. Ou presque rien. Juste assez pour recommencer, jamais assez pour changer.

C’est là que la mécanique se révèle dans toute sa cruauté tranquille. Car pendant que vous rangiez votre déception dans un coin de votre esprit, quelque part, quelqu’un d’autre a gagné. Et pas forcément quelqu’un de méritant, ni de particulièrement digne. Non, plus probablement ce type insupportable du troisième étage, celui qui parle trop fort, qui ne dit jamais bonjour et qui laisse ses poubelles sur le palier. La vie ignore le sens de la justice, seulement une logique statistique, froide et aveugle.

Alors on replie le ticket, ou on le jette, et on repart avec cette étrange lucidité : le vrai luxe n’était pas de gagner, mais d’y croire encore un peu.

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Espace lecture

Pensées au fil de l’eau

Sur l’océan des pensées,
affleure l’écume des mots ;
dans les profondeurs s'abîment les échos.

Une pensée surgit, je la pose, je l'envoie ;
elle vogue, on l'aime, on l'ignore ;
elle s'éloigne, je la perd, je l'oublie.

Moults mots déposés
Voguent les pensées
Flot de vies essaimées

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