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15 MARS

Bonne fête aux Louise

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1933 – Création de la station de radio RTL

Le 15 mars 1933, la station Radio-Luxembourg commence ses émissions depuis le Grand-Duché de Luxembourg. Émettant en français vers la France depuis un territoire étranger, elle échappe ainsi au monopole public français sur la radiodiffusion. Rebaptisée RTL en 1966, elle devient l’une des radios les plus écoutées de France, pionnière du divertissement populaire et de l’information en continu, un statut qu’elle conserve encore aujourd’hui.

1917 – Abdication du tsar Nicolas II

Le 15 mars 1917, sous la pression des révolutionnaires et de son propre état-major, le tsar Nicolas II abdique à Pskov en faveur de son frère le grand-duc Michel, qui refuse à son tour la couronne. Trois cents ans de dynastie Romanov s’effondrent en quelques jours. Nicolas II et sa famille sont assignés à résidence, puis transférés en Sibérie. Ils seront exécutés par les bolcheviks dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 à Iekaterinbourg.

1850 – Vote de la loi Falloux

Le 15 mars 1850, l’Assemblée législative vote la loi Falloux, du nom du ministre de l’Instruction publique Alfred de Falloux. Ce texte controversé accorde une large liberté à l’enseignement privé catholique, autorisant l’Église à ouvrir des établissements secondaires sans contrainte majeure. Vivement combattue par les républicains comme Victor Hugo, qui dénonce une « loi d’obscurantisme », elle reste un jalon fondamental du débat français sur la laïcité scolaire.

1493 – Christophe Colomb achève son 1er voyage en débarquant à Palos de la Frontera

Le 15 mars 1493, Christophe Colomb accoste à Palos de la Frontera, en Andalousie, mettant fin à son premier voyage transatlantique entamé en août 1492. Il rapporte des plantes, des animaux exotiques et quelques indigènes Taïnos, convaincu d’avoir atteint les Indes. Son retour triomphal à la cour des Rois Catholiques déclenche une vague d’expéditions qui transformera durablement l’histoire des deux mondes.

-44 – Assassinat de Jules César

Le 15 mars 44 avant notre ère, les Ides de Mars, Jules César est assassiné au théâtre de Pompée à Rome par un groupe de sénateurs conjurés menés par Brutus et Cassius. Frappé de vingt-trois coups de poignard, il s’effondre au pied de la statue de Pompée. Les assassins, qui se présentaient comme des défenseurs de la République, déclenchèrent au contraire une longue série de guerres civiles qui aboutiront à l’avènement de l’Empire romain sous Auguste.

Les naissances et décès notables

1993 – Naissance de Paul Pogba, footballeur international français d’origine guinéenne
1985 – Naissance de Cyril Féraud, animateur de télévision français
1975 – Naissance de Eva Longoria, actrice américaine d’origine mexicaine

1975 – Décès de Aristote Onassis, armateur grec
1937 – Décès de H. P. Lovecraft (Howard Phillips Lovecraft), écrivain américain
-44 – Décès de Jules César, conquérant, homme d’État et écrivain romain, meurt assassiné



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Les compagnons de bouchon

😏 Me voilà encore bloqué dans un bouchon mais heureusement mon voisin de droite est en train de se fâcher tout rouge seul à son volant, devant ça klaxonne à tout va et quelques-uns sont même sortis de leur véhicule sûrement pour débrouiller tout ça... j'en conclus donc que ça devrait se régler dans les secondes qui viennent 😊🤞

 

Souvenir d’enfance

🙂 Mon plus beau souvenir d'enfance, c'est quand je faisais des châteaux de sable avec mon grand-père… 😳 puis ma mère m'a repris l'urne.

Une claudication à la mode

A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.

La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.

Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.

Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.

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Savais-tu ?

« Taudis » ?

Le mot taudis tire son origine d’un ancien verbe « se tauder », qui signifie s’abriter sous une tente ou un abri de fortune. Il vient de l’ancien normand « tjald » ou de l’ancien scandinave « tialld », tous deux désignant une tente militaire. Au XIVe siècle, on l’emploie déjà pour parler d’un retranchement ou d’une hutte précaire lors des sièges, comme ces abris en bois que dressent les soldats pour camper.

Le sens évolue vite : au XVe siècle, taudis qualifie ces cahutes de pierre ou de bois pour les assaillants, puis vers 1545, ça devient un bouge sordide. Au XVIIe siècle, on l’utilise pour un petit logement malpropre et en ruine, une « maisonnette en meschant estat » comme le dit l’Académie française. Aujourd’hui, taudis évoque encore ces taudis urbains misérables du XIXe siècle, pleins de misère et d’insalubrité, à l’image des descriptions hugoliennes.

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Astuce

Recette anti-puce pour Médor

Si Médor ou Kiki n'ont pas la chance, comme beaucoup de leur congénères aujourd'hui, de dormir dans un panier bien au chaud à l'intérieur de la maison mais plutôt dans une niche à l'extérieur, ils ont plus de chances de rejoindre le club des sacs à puces. Pour leur éviter ce désagrément, il semblerait que quelques feuilles de noyer dans leur paillasse éloigneraient miraculeusement les indésirables... enfin selon les dires de ma grand-mère, bien évidemment.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Erik Mclean - Pexels

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.

La chance est là à n'en pas douter.

Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.

Puis vient le doute.

Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.

Mais rien ne répond.

La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.

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Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Les 23 volumes sur Babelio

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

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