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17 MARS

Bonne fête aux Patrick

😳 Dieu, s’il vous plait, vous pouvez venir voir, il semblerait qu’il y ait un p’tit problème avec la création
😇 Mmmh, j’arrive…

😳 Euh, ils se lancent des flèches là !
😇 Mmmh,… vont pas faire beaucoup de dégâts avec des bouts de bois.

😳 Dieu, désolé du dérangement, mais ils ont de la poudre maintenant.
😇 Mmmh,… et ben qu’ils la sniffent, ça va les calmer

😳 Oh là là, ça craint, ils viennent d’inventer le génocide… attendez… et aussi les armes de destruction massive !!!
😇 Mmmh,… oui oui j’arrive mais il n’est pas encore minuit que je sache.

😳 Bah, c’est dans 85 secondes.
😇 Mmmh,… parfait, c’est juste le temps pour finir cet article.

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

2023 – La CPI délivre un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine

Le 17 mars 2023, la Cour pénale internationale émet un mandat d’arrêt contre le président russe Vladimir Poutine, ainsi que contre la commissaire aux droits de l’enfant Maria Lvova-Belova. Ils sont accusés de déportation illégale d’enfants ukrainiens vers la Russie. C’est la première fois qu’un dirigeant d’une puissance nucléaire est visé par un tel mandat.

1912 – Sacrifice de Lawrence Oates

Le 17 mars 1912, le capitaine britannique Lawrence Oates, épuisé et les pieds gelés, quitte la tente de l’expédition Terra Nova en déclarant à ses compagnons : « Je sors et je serai peut-être absent quelque temps. » Sachant qu’il ralentissait le groupe, il s’avance seul dans le blizzard antarctique pour mourir, espérant ainsi sauver Scott et ses hommes. Son geste reste l’un des plus nobles sacrifices de l’histoire de l’exploration.

1808 – Création du baccalauréat par Napoléon Ier

Le 17 mars 1808, Napoléon Ier institue par décret impérial le baccalauréat, premier grade universitaire sanctionnant la fin des études secondaires. Organisé par l’Université impériale nouvellement créée, cet examen concerne alors une poignée de candidats masculins. Il constitue le fondement d’un système éducatif national unifié, dont la France a hérité jusqu’à aujourd’hui.

1776 – Washington oblige les Britanniques à évacuer Boston

Le 17 mars 1776, après un siège de plusieurs mois, les forces britanniques du général Howe quittent Boston sous la pression de George Washington. Les Américains avaient installé en secret des canons sur les hauteurs de Dorchester, rendant la position britannique intenable. Cette première grande victoire stratégique booste le moral des insurgés à un an de la Déclaration d’indépendance.

455 – Pétrone Maxime se proclame empereur romain

Le 17 mars 455, le sénateur Pétrone Maxime se fait proclamer empereur d’Occident par l’aristocratie romaine, au lendemain de l’assassinat de Valentinien III, auquel il avait lui-même participé. Son règne éphémère dure à peine onze semaines. Il périt lynché par la foule romaine le 31 mai 455, quelques jours avant le sac de Rome par les Vandales de Genséric.

180 – Mort de Marc Aurèle

Le 17 mars 180, l’empereur romain Marc Aurèle s’éteint à Vindobona ou Sirmium, en Pannonie, emporté par la peste antonine qui ravage l’Empire depuis 165. Philosophe stoïcien auteur des célèbres Pensées pour moi-même, il avait régné dix-neuf ans avec sagesse, malgré des guerres incessantes. Sa mort marque pour beaucoup la fin de l’âge d’or de l’Empire romain.

-44 – Amnistie pour les meurtriers de Jules César

Le 17 mars 44 avant J.-C., deux jours après les Ides de mars, le Sénat romain vote une loi d’amnistie en faveur des conjurés ayant assassiné Jules César. Marc Antoine, consul en exercice, négocie ce compromis pour éviter une guerre civile immédiate. L’accord est fragile : il consacre les actes de César tout en pardonnant ses meurtriers, semant les germes des conflits à venir.

Les naissances et décès notables

1990 – Naissance de Jérémy Frérot, auteur-compositeur-interprète français
1973 – Naissance de Caroline Corr, musicienne irlandaise du groupe « The Corrs »
1967 – Naissance de Nathalie Marquay, Miss Alsace 1986 puis Miss France 1987
1966 – Naissance de José Garcia, acteur de cinéma et humoriste français
1949 – Naissance de Patrick Duffy, acteur, réalisateur et scénariste américain

1976 – Décès de Luchino Visconti, réalisateur italien
1915 – Décès des 4 Caporaux de Souain, fusillés pour l’exemple
1914 – Décès de Gaston Calmette, journaliste français, assassiné par Henriette Caillaux
1893 – Décès de Jules Ferry, homme politique français
1853 – Décès de Christian Doppler, mathématicien et physicien autrichien, découvreur de l’effet Doppler

461 – Décès de Saint Patrick, évèque Irlandais

Saint Patrick est un évêque missionnaire du Vème siècle qui naît en Bretagne romaine dans une famille chrétienne. Capturé adolescent par des pirates irlandais, il passe six ans en esclavage à garder des troupeaux, puis s’enfuit et se forme au sacerdoce. Consacré évêque, il retourne en Irlande vers 432 pour évangéliser les populations païennes, fonde des églises et organise l’Église locale autour d’Armagh.

Il incarne le saint patron de l’Irlande et introduit le christianisme sur l’île, où il utilise le trèfle à trois feuilles pour expliquer la Trinité aux Irlandais. Les légendes rapportent qu’il chasse les serpents d’Irlande, symbole de la victoire sur les anciennes croyances païennes. Vénéré aussi comme patron des ingénieurs et des dresseurs de serpents, il meurt le 17 mars 461, date de sa fête liturgique.

La fête de la Saint-Patrick célèbre chaque 17 mars son héritage religieux et culturel irlandais à travers le monde. Elle réunit parades, musique, danses et le vert emblématique du trèfle, transformant une commémoration pieuse en grande fête populaire de l’identité irlandaise.

180 – Décès de Marc Aurèle, mort de la peste à Vienne en Pannonie



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Un peu de bonne humeur

Aaah les cabines téléphoniques !

😉📞 Aaah les cabines téléphoniques !

En trouver une non vandalisée, faire de la monnaie, rentrer dans une boîte qui sentait l'urinoir, consulter un bottin déchiré, parler dans un combiné plein de germes...

Y avait du défi, du danger, à l'époque !

 

Ma diététicienne au MacDo

😳 Hier, j'ai croisé ma diététicienne au MacDo... je l'ai regardée... elle m'a regardé... on s'est regardés...
😲 Et alors ?
😏 On a fait comme si on ne se connaissait pas.

La mode des robes papier

La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.

En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.

Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.

La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.

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Savais-tu ?

Sandy Island, l’île fantôme

En 1876, un baleinier signale une terre ou des récifs au nord-ouest de la Nouvelle-Calédonie. Elle est nommée Sandy Island mais il semble que ce soit une île fantôme. Cette information se propage dans les atlas et bases de données cartographiques pendant plus d’un siècle.

Des scientifiques et explorateurs remarquent l’anomalie au XXIème siècle : l’île apparaît sur Google Earth et d’autres cartes numériques, mais personne ne la retrouve lors des passages en mer. En 2008, le service hydrographique français conclut à son inexistence, et en 2012, une expédition australienne confirme que des fonds marins de 1 400 mètres occupent l’endroit, effaçant définitivement Sandy Island des cartes modernes.

Cette affaire illustre comment une simple erreur initiale d’un navire peut se perpétuer par simple recopiage cartographique, même à l’ère des satellites.

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Astuce

Oter une tache de cambouis

Pour ôter une tache de cambouis sur le pantalon, par exemple, d'un gamin qui nom de nom de nom de nom, ne fait pas attention à ses affaires, il est préférable dans un premier temps de rester calme. Puis, il semble indiqué de commencer par retirer délicatement l’excédent avant d'appliquer un peu de beurre ou de savon de Marseille pour ramollir la graisse. Il suffit alors de frotter doucement et de rincer... enfin s'il n'a pas trop salopé son pantalon, dans quel cas il peut être utile de traiter la tache avec un solvant qu'on applique en tapotant doucement... et calmement. Si une trace subsiste, un peu de liquide vaisselle ou de terre de Sommières peut aider à terminer le travail, puis un lavage classique achève souvent le nettoyage... ou pas ! Julien, vient voir par là ! JULIEN !!!

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Un instant en ce bas monde

Photo de Pavel Danilyuk - Pexels

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.

Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.

Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…

Te voilà dans son antre.

Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.

Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.

Il te sourit.

Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.

D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.

Le fauteuil semble t’attendre.

Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.

Il s’approche.

Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.

Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :

— iiiih… iiih… iiiiiiih…

Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.

Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :

— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?

C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.

Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.

— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.

Tu resserres légèrement ta prise.

— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.

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Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050 :

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »

Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

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