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10 AVRIL

Bonne fête aux Fulbert

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1991 – Sortie en France du film Le Silence des agneaux

Le 10 avril 1991, le film Le Silence des agneaux (The Silence of the Lambs), réalisé par Jonathan Demme, sort sur les écrans français. Ce thriller psychologique, adapté du roman de Thomas Harris, met en scène Jodie Foster dans le rôle de Clarice Starling, une jeune stagiaire du FBI, et Anthony Hopkins en Hannibal Lecter, un psychiatre cannibale et manipulateur. Le film, acclamé par la critique, remporte cinq Oscars, dont ceux du meilleur film, réalisateur, acteur et actrice, et devient un classique du cinéma.

1991 – Sortie en France du film Edward aux mains d’argent de Tim Burton avec Johnny Depp

Le 10 avril 1991, le film Edward aux mains d’argent (Edward Scissorhands), réalisé par Tim Burton, sort sur les écrans français. Ce conte gothique et poétique met en scène Johnny Depp dans le rôle d’Edward, un être artificiel doté de lames à la place des mains, créé par un inventeur solitaire. Le film, mêlant romance, fantastique et critique sociale, devient un classique du cinéma et consacre la collaboration emblématique entre Burton et Depp.

1979 – Première de Starmania

Le 10 avril 1979, la comédie musicale Starmania, écrite par Luc Plamondon et composée par Michel Berger, est créée à Paris au Palais des Congrès. Ce spectacle futuriste, mêlant rock, pop et opéra, raconte l’histoire d’amour entre Zéro Janvier et Stella Spotlight dans un monde dystopique. Avec des chansons cultes comme Le Monde est stone ou Quand on arrive en ville, Starmania devient un phénomène culturel et un symbole de la musique francophone.

1972 – Découverte des manuscrits du Yinqueshan

En avril 1972, des archéologues chinois découvrent par hasard les manuscrits du Yinqueshan dans la province du Shandong. Ces textes, écrits sur des lamelles de bambou et datant de la dynastie Han (environ 134 av. J.-C.), incluent des traités militaires, des lois et des écrits philosophiques, notamment des versions inédites du Sun Tzu (L’Art de la guerre). Cette découverte majeure éclaire l’histoire et la pensée stratégique de la Chine ancienne.

1963 – Le sous-marin USS Thresher disparaît en mer

Le 10 avril 1963, le sous-marin nucléaire américain USS Thresher (SSN-593) sombre au large des côtes du Massachusetts lors d’un exercice de plongée, emportant 129 marins. Cet accident, causé par une défaillance technique, reste la pire catastrophe sous-marine de l’histoire de l’US Navy. Il conduit à une refonte des protocoles de sécurité et à la création du programme SUBSAFE pour prévenir de tels drames.

1929 – 1ère trace enregistrée des gremlins

En 1929, des pilotes britanniques rapportent les premières mentions officielles de gremlins, des créatures malicieuses censées saboter les avions en vol. Ces récits, popularisés pendant la Seconde Guerre mondiale, deviennent une légende parmi les aviateurs pour expliquer les pannes inexplicables. Les gremlins, inspirés du folklore, entrent dans la culture populaire grâce à des films comme Gremlins (1984) de Joe Dante.

1919 – Décès d’Emiliano Zapata, assassiné dans une embuscade

Le 10 avril 1919, Emiliano Zapata, figure majeure de la Révolution mexicaine et défenseur des droits des paysans, est assassiné dans une embuscade tendue par les forces du général Jesús Guajardo à Chinameca. Zapata, symbole de la lutte pour la réforme agraire avec son slogan « Tierra y Libertad » (« Terre et Liberté »), reste un héros national. Sa mort marque un tournant dans la révolution, mais son héritage inspire encore les mouvements sociaux au Mexique.

1864 – Maximilien, archiduc d’Autriche, devient empereur du Mexique

Le 10 avril 1864, Maximilien de Habsbourg, archiduc d’Autriche, accepte la couronne impériale du Mexique, soutenu par la France de Napoléon III et les conservateurs mexicains. Son règne, marqué par des réformes libérales mais contesté par les républicains de Benito Juárez, s’achève tragiquement en 1867 avec son exécution. Cette aventure impériale éphémère illustre les tensions entre les puissances européennes et les aspirations nationalistes en Amérique latine.

1815 – Éruption du Tambora, l’une des plus violentes éruptions volcaniques connues

Le 10 avril 1815, le volcan Tambora, en Indonésie, entre en éruption de manière cataclysmique, culminant avec une explosion colossale les 10 et 11 avril. Classée au niveau 7 sur l’indice d’explosivité volcanique, cette éruption projette des cendres jusqu’à 43 km d’altitude, provoque un hiver volcanique en 1816 (l’« année sans été ») et cause la mort de plus de 70 000 personnes. Elle reste l’éruption la plus puissante des 500 dernières années.

1710 – Le Copyright Act entre en vigueur en Grande-Bretagne

Le 10 avril 1710, le Statute of Anne (ou Copyright Act), première loi moderne sur le droit d’auteur, entre en vigueur en Grande-Bretagne. Ce texte, pionnier dans la protection des œuvres imprimées, accorde aux auteurs un monopole de 14 ans (renouvelable) sur leurs publications et encadre les privilèges des éditeurs. Il pose les bases du droit d’auteur contemporain et influence les législations ultérieures dans le monde.

Les naissances et décès notables

1993 – Naissance de Barbara Pravi, chanteuse et compositrice française vice-lauréate du concours de la chanson en Eurovision en 2021
1992 – Naissance de Daisy Ridley, actrice britannique
1973 – Naissance de Guillaume Canet, acteur, réalisateur de cinéma et cavalier français
1949 – Naissance de Rémy Bricka, homme-orchestre français

2024 – Décès de O. J. Simpson, joueur américain de football américain
1982 – Décès de Auguste Thin, poilu de la Grande Guerre
1965 – Décès de Caroline Otero dite « La Belle Otero », chanteuse, danseuse et courtisane espagnole
1919 – Décès d’Emiliano Zapata, assassiné dans une embuscade



Un instant en ce bas monde

Photo de Kiro Wang - Pexels

Le smartphone fait click - un son minuscule, presque ridicule - et voilà que l’instant, encore anodin, se trouve expédié on ne sait trop où, dans quelque nuage invisible où s’entassent déjà des milliards de souvenirs pixelisés.

Autour, les amis suspendent leur souffle : certains par tendresse, d’autres par lassitude, tous vaguement conscients qu’ils viennent d’être aspirés dans une composition dont ils ne maîtrisent ni le cadre ni la destination. les inconnus, eux, s’en emparent sans vergogne : ils likent, ils commentent, ils interprètent - souvent à côté, parfois avec aplomb.

Pendant ce temps, dans les coulisses, les algorithmes s’éveillent comme une nuée d’insectes zélés : ils classent, ils trient, ils propulsent, décidant en une fraction de seconde si cette photo mérite l’oubli discret ou la célébrité tapageuse.

Et la toile s’agite, bruisse, s’emballe ; le moindre sourire devient sujet d’analyse, le moindre détail, matière à débat. bientôt, le landerneau numérique s’échauffe : on disserte, on juge, on s’indigne - ou pire, on applaudit.

Tout ça pour quoi ? Pour un simple click. une image capturée à la volée, devenue vacarme collectif. preuve, s’il en fallait, qu’à l’ère moderne, il ne faut parfois presque rien pour faire beaucoup de bruit.

Déjà, une autre main se lève, un autre téléphone se braque, prêt à recommencer - comme si le silence numérique lui-même était devenu suspect...

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Un peu de bonne humeur

Violence en politique

Deux hommes, en costume-cravatte, déjeunent au restaurant tout en s'invectivant copieusement :

- Faquin de conservateur !

- Maraud de progressiste !

A quelques tables de là, un mari dit alors à sa femme :

- Après l'ultra droite et l'ultra gauche, maintenant c'est l'ultra centre qui se réveille. La prochaine élection m'inquiète.

 

Femme qui pète – Anonyme

Femme qui pète... est bien à son aise.

 

La mort de Charles VIII

Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.

Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.

Un peu de français

« Tchin-tchin » ?

L'expression « tchin-tchin » que l'on lance joyeusement en trinquant vient tout droit de Chine, où des soldats français l'entendent au début du XXe siècle, vers 1900, lors de la campagne de Canton. C'est une déformation amusante de « qing qing » ou « tsing tsing », une formule polie en pidgin cantonais qui signifie « je vous en prie, buvez ». De retour au pays, ces gaillards la popularisent dans les cafés et les dîners, transformant ce clin d'œil exotique en rituel convivial français, bien loin de l'idée romantique du bruit des verres qui s'entrechoquent – une explication plus tardive et fantaisiste.

Quant à l'habitude de trinquer avant de boire, elle plongerait ses racines au Moyen Âge en France, époque où les banquets regorgent de poisons et de trahisons. Les convives cognent vigoureusement leurs gobelets de métal pour verser un peu de leur boisson dans celui du voisin, partageant ainsi tout risque d'empoisonnement, tout en se fixant dans les yeux pour guetter la moindre lueur malveillante. Cette pratique antique, héritée des Grecs et Romains qui versaient des libations aux dieux, évolue en geste de confiance et de santé partagée, perdant peu à peu sa dimension défensive pour devenir le toast chaleureux que l'on connaît aujourd'hui.

 

« Pandiculation » ?

La pandiculation, ce geste instinctif qu'on fait tous les matins au réveil, étire tout le corps en contractant puis relâche les muscles avec une grande douceur. On lève les bras vers le ciel, on cambre le dos, on renverse la tête en arrière et on tend les jambes, souvent en bâillant à s'en décrocher la mâchoire. Ce n'est pas un simple étirement : le corps se tend d'abord fermement, puis se relâche lentement, ce qui envoie un signal précieux au cerveau pour rééquilibrer la tension musculaire et restaurer notre contrôle naturel sur nos mouvements.

Chez les humains comme chez les chats, chiens ou chevaux, elle surgit après une nuit de sommeil ou une longue immobilité, offrant un réveil tonique et apaisant qui prévient les raideurs. Ce réflexe ancestral agit comme un reset nerveux, soulage les douleurs liées à la sédentarité et renforce notre conscience corporelle au quotidien. Pratiquée avec intention, elle transforme ces moments ordinaires en véritables instants de bien-être.

Savais-tu que...

Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles

< Le fleuve Mississippi

Les populations amérindiennes vivant autour du Mississippi sont déjà nombreuses lors de la première exploration espagnole conduite par Hernando de Soto au milieu du XVIème siècle. Cette expédition traverse un territoire dense en villages et en confédérations, marqué par les héritages des grandes civilisations mississippiennes, même si certaines cités‑foyers déclinent déjà. Les Espagnols rencontrent des sociétés structurées, agriculteurs et éleveurs, qui s’appuient sur le fleuve et ses affluents pour leurs échanges et leur subsistance.

Les contacts violents avec les Espagnols, combinés à l’introduction de maladies inconnues, provoquent un premier choc démographique et politique. Les pillages, les prises d’otages, les combats et les épidémies affaiblissent les villages et désorganisent les hiérarchies. Les grandes chefferies se fragmentent, certaines disparues, d’autres se restructurant en communautés plus petites et plus mobiles, souvent installées en aval ou sur des affluents.

Lors des missions ultérieures, françaises et espagnoles, les Européens trouvent un bassin toujours peuplé, mais transformé. Les confédérations survivantes, comme les Choctaw, Chickasaw ou Natchez, vivent dans des villages plus modestes, souvent alliés ou en rivalité avec l’un ou l’autre pouvoir colonial. La pression coloniale, les guerres, la traite des esclaves et les épidémies continuent de réduire et de déplacer ces populations, qui voient leur autonomie et leur territoire progressivement diminuer au profit des colons.

Colonisation française du Mississippi >

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