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13 AVRIL

Bonne fête aux Ida

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

2017 – Les États-Unis effectuent un bombardement avec leur plus puissante bombe non nucléaire, la MOAB

Le 13 avril 2017, l’armée américaine utilise pour la première fois en combat la MOAB (Massive Ordnance Air Blast), surnommée « Mother Of All Bombs », contre des positions de l’État islamique dans l’est de l’Afghanistan. Cette bombe de 11 tonnes, la plus puissante bombe non nucléaire au monde, est larguée par un avion MC-130. L’explosion, d’une puissance équivalente à 11 tonnes de TNT, vise à détruire des tunnels et des caches, marquant une escalade dans l’arsenal militaire américain.

1994 – Sortie en France du film Rasta Rockett

Le 13 avril 1994, le film Rasta Rockett (Cool Runnings), inspiré de l’histoire vraie de l’équipe jamaïcaine de bobsleigh aux Jeux olympiques d’hiver de 1988, sort en France. Réalisé par Jon Turteltaub, ce film comique et inspirant raconte l’aventure improbable de quatre Jamaïcains, menés par Derice Bannock (interprété par Leon Robinson), qui décident de concourir dans cette discipline typiquement hivernale. Le film devient un classique du cinéma sportif.

1953 – Parution au Royaume-Uni de Casino Royale, 1er roman de Ian Fleming

Le 13 avril 1953, Ian Fleming publie Casino Royale, le premier roman de la saga James Bond. Ce livre introduit le personnage de 007, agent secret britannique charismatique et séducteur, envoyé en mission à Monte-Carlo pour contrer un agent soviétique. Casino Royale lance une série de 14 romans et inspire l’une des franchises cinématographiques les plus célèbres au monde, avec Sean Connery, Roger Moore et Daniel Craig dans le rôle-titre.

1953 – Le directeur de la CIA Allen Dulles lance le projet MK-Ultra de manipulation mentale

En avril 1953, Allen Dulles, directeur de la CIA, lance le projet MK-Ultra, un programme secret de recherche sur le contrôle mental. Ce projet, mené dans le contexte de la guerre froide, vise à développer des techniques de manipulation psychologique, d’interrogatoire et de modification du comportement, souvent en utilisant des substances comme le LSD sur des sujets non consentants. Révélé dans les années 1970, MK-Ultra est aujourd’hui considéré comme l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire de la CIA.

1946 – Vote de la loi « Marthe Richard » ordonnant la fermeture des maisons closes en France

Le 13 avril 1946, l’Assemblée nationale française adopte la loi Marthe Richard, du nom de la conseillère municipale de Paris qui en est à l’origine. Cette loi ordonne la fermeture des maisons closes (maisons de prostitution légales) en France, mettant fin à un système de régulation en place depuis le XIXe siècle. Bien que motivée par des idéaux moralisateurs, cette loi pousse la prostitution dans la clandestinité et suscite des débats sur ses conséquences sociales.

1913 – Lancement du Vaterland, plus tard rebaptisé SS Leviathan

Le 13 avril 1913, le paquebot allemand Vaterland, l’un des plus grands navires de son époque, est lancé à Hambourg. Propriété de la compagnie HAPAG, il est conçu pour rivaliser avec les paquebots britanniques comme le Titanic. Saisi par les États-Unis pendant la Première Guerre mondiale, il est rebaptisé SS Leviathan et devient le plus grand navire sous pavillon américain. Il est démantelé en 1938.

1873 – Massacre de Colfax pendant la Reconstruction américaine

Le 13 avril 1873, le massacre de Colfax a lieu en Louisiane, lorsque des milices blanches attaquent des Afro-Américains et des républicains blancs qui occupent le bureau du shérif de la paroisse de Grant. Bilan : entre 62 et 153 morts, principalement des Noirs. Cet événement, l’un des plus violents de la Reconstruction, illustre la résistance des Sudistes à l’égalité raciale et au pouvoir républicain. Il marque aussi l’échec partiel des efforts fédéraux pour protéger les droits des anciens esclaves.

1861 – La guerre de Sécession débute avec la reddition de Fort Sumter

Le 13 avril 1861, après 34 heures de bombardement par les forces confédérées, le Fort Sumter, en Caroline du Sud, se rend. Cet événement marque le début officiel de la guerre de Sécession entre les États du Nord (unionistes) et ceux du Sud (confédérés). Le conflit, qui durera jusqu’en 1865, oppose deux visions de l’Amérique : l’une abolitionniste et industrielle, l’autre esclavagiste et agraire. La reddition de Fort Sumter symbolise la rupture définitive entre le Nord et le Sud.

Les naissances et décès notables

1963 – Naissance de Garry Kasparov, joueur et champion d’échecs russo-azéri devenu militant pro-démocratie et anti-poutinien
1953 – Naissance de Brigitte Macron née Trogneux, enseignante française, épouse du président de la République française Emmanuel Macron
1950 – Naissance de Ron Perlman, acteur américain
1940 – Naissance de Vladimir Cosma, violoniste, compositeur et chef d’orchestre roumain
1940 – Naissance de Jean-Marie Gustave Le Clézio, écrivain franco-mauricien, prix Nobel de littérature en 2008

2022 – Décès de Michel Bouquet, comédien français
2018 – Décès de Miloš Forman, réalisateur tchèque
1695 – Décès de Jean de La Fontaine, fabuliste français



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Un peu de bonne humeur

Esclave et travail – Anonyme

Les esclaves au moins, ils avaient du boulot ! - Brève de comptoir

 

Collecte pour les alcooliques

Une retraite peu glorieuse

En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.

L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.

La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !

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Savais-tu ?

Taximètre et odomètre

Le taximètre est un appareil embarqué dans les taxis qui calcule le prix d'une course en combinant la distance parcourue, le temps écoulé et divers suppléments. Il est inventé en 1891 à Berlin par Friedrich Wilhelm Gustav Bruhn, même si des précurseurs existent avant lui : le magicien-horloger Robert-Houdin conçoit un ancêtre de l'appareil dans les années 1840, et les Romains utilisent déjà des systèmes à billes pour mesurer les courses. Le mot « taxi » est par ailleurs une abréviation de « taximètre » utilisée progressivement pour désigner le véhicule, formé du grec taxi (tarif) et metron (mesure).

L'odomètre et le taximètre partagent une base technique commune, mais remplissent des fonctions différentes. L'odomètre mesure uniquement la distance totale parcourue par un véhicule depuis sa mise en service, sans aucune fonction tarifaire. Le taximètre, lui, va plus loin en intégrant la mesure du temps et en calculant un prix : il se remet à zéro à chaque course et est soumis à une réglementation stricte.

L'odomètre est l'un des instruments les plus anciens de l'histoire. Vitruve en décrit une version mécanique au Ier siècle av. J.-C., et certains en attribuent l'invention à Archimède. Des dispositifs similaires existent également dans la Chine ancienne dès le IIIe siècle, et Léonard de Vinci en conçoit des plans perfectionnés à la Renaissance. Ce n'est qu'au XIXe siècle, avec l'essor de l'automobile, que l'odomètre devient un instrument standardisé à bord des véhicules, avant de passer à des versions électroniques au XXe siècle.

Le système décrit par Vitruve repose sur un principe mécanique ingénieux. Une roue dentée est fixée à la roue du véhicule et tourne avec elle. À chaque tour complet de cette roue dentée, elle entraîne un engrenage secondaire d'un cran. Après un certain nombre de tours correspondant à une distance prédéfinie — environ 1 500 mètres pour les Romains —, cet engrenage actionne un petit mécanisme qui fait tomber un caillou depuis un réservoir supérieur dans un récipient inférieur. À la fin du trajet, il suffit de compter les cailloux accumulés pour connaître la distance parcourue et calculer le prix de la course. Ce système, entièrement mécanique et sans aucune source d'énergie extérieure, illustre avec élégance le génie de l'ingénierie antique.

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Astuce

Toujours avoir des petits pois au congélateur

En cas d'inflammation, déchirure ou contusion et si vous n'avez pas de poche de glace, enveloppez un sac de petits pois surgelés dans un tissu fin (serviette ou torchon) puis appliquez-le 15–20 minutes en maintenant la zone surélevée; répétez toutes les 1–2 heures les premières 24–48 heures pour limiter douleur et œdème.

Le sac de petits pois épouse bien la forme du corps, reste souple en se réchauffant et peut être remit au congélateur pour une réutilisation, mais ne le placez jamais directement sur la peau ni sur un pansement humide pour éviter les engelures ou la contamination.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Ron Lach - Pexels

Quel bonheur de parcourir la campagne à vélo : cheveux au vent, liberté totale, pas de contrainte, pas de désagrément. Le soleil réchauffe la peau, l’air pur emplit les poumons… longue inspiration, expiratioooon… et puis… ce petit chatouillis, irritant, tout au fond d'une narine.

Ce petit rien qui devient vite un tout.

Tu feins de l’ignorer. Mauvaise idée. L’intrus s’est installé, bien calé, et il n’a pas l’intention de se laisser déloger sans résistance. La solution classique ? Le mouchoir salvateur. Sauf que… nom de nom, pas de mouchoir. La situation se complique.

Alors, au grand maux les grands remèdes : se moucher dans la main. Une bonne expulsion bien franche et… rien. La gêne est toujours présente. Elle s'est juste déplacée. Pire : l'intrus résiste en ripostant avec un liquide gluant. L'affaire se corse.

Reste l’option manuelle. Plonger le doigt au fond du problème, tourner, retourner, insister. La cause de l'inconfort se dérobe, s'échappe, revient narguer.

C'est alors qu'une voiture s'approche. Tu te figes, main grattant le nez, l’air de dire « je cherche mes clés ». L’empêcheur de respirer peut souffler, ce n’est que partie remise. Il va le payer.

Personne en vue. La quête reprend, plus vive, plus insistante. Et comme toujours, la persévérance paie. Voilà l’intrus expulsé ! TRIOMPHE !

Mais… mais… il s’accroche le bougre ! « Veux-tu bien quitter ce doigt et t’envoler ? »... Oulah non 😧 ! Vlam Blam Bim💥. Aïe. Ouille 😖... « Sacré nom de [biiip] de [biiip] bordel à [biiiip]... »

La leçon ?
Qui se cure le nez sans poser pied à terre se vautre cul en l’air.

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Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Les 23 volumes sur Babelio

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

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