Je soutiens le projet

18 AVRIL

Bonne fête aux Parfait

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

2023 – Découverte du SS Montevideo Maru, navire japonais coulé avec plus de 1 000 Australiens captifs

Le 18 avril 2023, l’épave du SS Montevideo Maru, un navire japonais coulé en 1942 pendant la Seconde Guerre mondiale, est localisée au large des Philippines. Ce cargo transportait plus de 1 000 prisonniers de guerre australiens et civils, capturés après la chute de Rabaul. Torpillé par un sous-marin américain, il sombre en moins de 10 minutes, causant la mort de tous les prisonniers à bord. Cette découverte, après 80 ans, offre une closure aux familles et rappelle l’une des pires tragédies maritimes de l’histoire australienne.

2020 – Tuerie de masse en Nouvelle-Écosse au Canada

Dans la nuit du 18 au 19 avril 2020, un homme armé commet une tuerie de masse en Nouvelle-Écosse, au Canada, faisant 22 morts, dont une policière. Déguisé en officier de la Gendarmerie royale du Canada, il incendie des maisons et tire sur des civils dans plusieurs localités. Arrêté après une traque de 13 heures, il est abattu par la police. Cet événement, le plus meurtrier de l’histoire canadienne, choque le pays et relance les débats sur le contrôle des armes à feu.

1973 – 1er numéro de Libération fondé par Jean-Paul Sartre

Le 18 avril 1973, le premier numéro du journal Libération paraît en France. Fondé par Jean-Paul Sartre, Serge July et d’autres intellectuels de gauche, ce quotidien se veut un média engagé, indépendant et critique, né dans l’élan de Mai 68. Libération devient rapidement un pilier de la presse alternative, mêlant investigations, débats politiques et culture. Aujourd’hui, il reste l’un des titres les plus influents de la presse française.

1964 – 1ère diffusion du feuilleton télé Rocambole

Le 18 avril 1964, la chaîne française RTF diffuse le premier épisode de Rocambole, un feuilleton télévisé adapté du roman de Ponson du Terrail. Ce serial en 26 épisodes, mettant en scène les aventures d’un héros audacieux et romantique, devient un succès populaire. Avec ses intrigues haletantes et ses décors somptueux, Rocambole marque l’âge d’or des feuilletons télévisés en France et influence durablement la culture populaire.

1951 – Le traité de Paris institue la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier)

Le 18 avril 1951, six pays européens (France, Allemagne de l’Ouest, Italie, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg) signent le traité de Paris, créant la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA). Cette organisation, proposée par Robert Schuman et Jean Monnet, vise à éviter de nouveaux conflits en Europe en plaçant sous une autorité commune les ressources stratégiques du charbon et de l’acier. La CECA pose les bases de l’Union européenne et de la coopération économique en Europe.

1949 – Avec la loi sur la république d’Irlande de 1948, le pays devient une république et quitte le Commonwealth

Le 18 avril 1949, la loi sur la république d’Irlande entre en vigueur, transformant officiellement l’Irlande en république et mettant fin à son appartenance au Commonwealth. Ce texte, adopté en 1948, consacre l’indépendance totale de l’Irlande, après des décennies de lutte contre la domination britannique. L’Irlande du Nord, majoritairement protestante, reste quant à elle sous souveraineté britannique, marquant la partition de l’île.

1934 – Citroën lance la « 7 », première voiture à traction avant

Le 18 avril 1934, Citroën présente la Traction Avant, une voiture révolutionnaire équipée d’une transmission avant, d’une carrosserie autoportante et d’une suspension innovante. Conçue par André Citroën et l’ingénieur André Lefèbvre, cette automobile marque un tournant dans l’histoire de l’industrie automobile. Malgré des débuts difficiles, la « 7 CV » devient un symbole de modernité et de confort, produite jusqu’en 1957.

1930 – Le jour sans actualité

Le 18 avril 1930, la BBC, télévision anglaise naissante, annonce au bulletin d’information radiophonique qu’il ne se passe rien ce jour-là et diffuse quinze minutes de musique au piano, faute d’actualité majeure. Elle se concentre exclusivement sur les événements importants, sans nouvelles locales ou sensationnalistes, et ignore même des raids nationalistes en Inde en raison de communications coupées. Cet épisode emblématique incarne une époque où les médias ne comblent pas l’antenne à tout prix et devient légendaire sous le nom de « jour sans actualités ».

1909 – Béatification de Jeanne d’Arc

Le 18 avril 1909, Jeanne d’Arc est béatifiée par le pape Pie X, première étape vers sa canonisation en 1920. Cette héroïne française, brûlée vive en 1431 pour hérésie, est réhabilitée comme symbole de foi, de patriotisme et de résistance. Sa béatification, soutenue par l’Église et l’État français, renforce son statut d’icône nationale et internationale, incarnant la lutte pour la justice et la liberté.

1906 – Séisme de 7,9 sur l’échelle de Richter à San Francisco

Le 18 avril 1906, un tremblement de terre de magnitude 7,9 frappe San Francisco, en Californie. Le séisme, suivi d’incendies dévastateurs, détruit une grande partie de la ville et fait plus de 3 000 morts. Les dégâts sont estimés à plus de 400 millions de dollars de l’époque. Cet événement, l’un des pires désastres naturels de l’histoire américaine, entraîne une reconstruction rapide et moderne de San Francisco, avec des normes antisismiques renforcées.

1904 – 1er numéro de L’Humanité fondé par Jean Jaurès

Le 18 avril 1904, le premier numéro du journal L’Humanité paraît en France, fondé par Jean Jaurès. Ce quotidien, organe central du Parti socialiste, devient rapidement un pilier de la presse engagée, défendant les droits des travailleurs, la paix et la justice sociale. L’Humanité joue un rôle clé dans l’histoire politique française, notamment pendant les grands mouvements sociaux du XXe siècle. Aujourd’hui, il reste un symbole de la gauche française.

1857 – Allan Kardec publie Le Livre des Esprits, ouvrage fondateur du spiritisme

Le 18 avril 1857, Allan Kardec (de son vrai nom Hippolyte Léon Denizard Rivail) publie Le Livre des Esprits, un ouvrage qui pose les bases du spiritisme. Ce livre, compilant des enseignements sur la communication avec les esprits et la réincarnation, devient le texte fondateur d’un mouvement qui gagne rapidement une audience mondiale. Kardec, considéré comme le codificateur du spiritisme, influence profondément les croyances et pratiques spirituelles en Europe et en Amérique latine.

Les naissances et décès notables

1971 – Naissance de David Tennant (David John McDonald), acteur écossais
1964 – Naissance de Zazie (Isabelle de Truchis de Varenne), chanteuse française
1958 – Naissance de Laurent Baffie, humoriste français
1956 – Naissance de Francky Vincent, chanteur de zouk français

2002 – Décès de Thor Heyerdahl, aventurier norvégien
2000 – Décès de Garcimore (José Garcia Moreno), prestidigitateur et homme de télévision français
1988 – Décès de Pierre Desproges, humoriste français
1974 – Décès de Marcel Pagnol, écrivain, cinéaste et académicien français
1974 – Décès de Marcel Pagnol, écrivain, dramaturge, cinéaste et producteur français
1955 – Décès de Albert Einstein, physicien allemand, puis américano-suisse, prix Nobel de physique 1921



Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.

JE DÉCOUVRE

Lien vers la page

Un peu de bonne humeur

Ski et confiture – Anonyme

Si le ski a le pain, qui a la confiture et le beurre ?

 

Château et fantôme

Pendant les vacances de Noël, un touriste français visite un château en Écosse. Un peu impressionné par ce lieu qui lui semble hanté, il demande à son guide :

– Avez-vous déjà été confronté à un fantôme dans ce château ?

– Non, jamais. Et pourtant j’y habite depuis 400 ans.

Une claudication à la mode

A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.

La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.

Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.

Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.

Lien vers la page

Savais-tu ?

Un Schmiss pour un bon mariage

Un Schmiss est une cicatrice faciale distinctive que portent les étudiants allemands et autrichiens lors des duels traditionnels appelés Mensur, organisés au sein des corporations étudiantes. Ces affrontements à l’épée, où les participants restent immobiles face à la lame adverse, visent délibérément le visage pour marquer la peau d’une balafre visible, suturée sans anesthésie afin qu’elle reste saillante. Symbole de bravoure et de maîtrise de soi, le Schmiss témoigne du courage face à la douleur et de l’appartenance à une élite universitaire et sociale.

Les hommes arborant un Schmiss jouissent d’un prestige matrimonial élevé dans la société germanique des XIX-XXème siècles, car cette marque prouve leur sang-froid, leur intrépidité et leur réseau influent au sein des fraternités. Considérés comme des partis idéaux, ils attirent les familles en quête d’un gendre énergique, promis à une carrière militaire ou industrielle brillante. Bien que la pratique décline après 1930, le Schmiss conserve une aura de virilité et de statut social supérieur.

Lien vers la page

Astuce

Oter une tache de cambouis

Pour ôter une tache de cambouis sur le pantalon, par exemple, d'un gamin qui nom de nom de nom de nom, ne fait pas attention à ses affaires, il est préférable dans un premier temps de rester calme. Puis, il semble indiqué de commencer par retirer délicatement l’excédent avant d'appliquer un peu de beurre ou de savon de Marseille pour ramollir la graisse. Il suffit alors de frotter doucement et de rincer... enfin s'il n'a pas trop salopé son pantalon, dans quel cas il peut être utile de traiter la tache avec un solvant qu'on applique en tapotant doucement... et calmement. Si une trace subsiste, un peu de liquide vaisselle ou de terre de Sommières peut aider à terminer le travail, puis un lavage classique achève souvent le nettoyage... ou pas ! Julien, vient voir par là ! JULIEN !!!

Lien vers la page

Un instant en ce bas monde

Photo de Erik Mclean - Pexels

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.

La chance est là à n'en pas douter.

Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.

Puis vient le doute.

Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.

Mais rien ne répond.

La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.

Lien vers la page

Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

Lien vers la page