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28 AVRIL

Bonne fête aux Valérie

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1988 – Incident sur le vol Aloha Airlines 243

Le 28 avril 1988, le vol Aloha Airlines 243, un Boeing 737, subit une décompression explosive en plein vol entre Hilo et Honolulu, à Hawaï. Une partie du toit de la cabine se détache, entraînant la mort d’une hôtesse de l’air et blessant grièvement plusieurs passagers. Malgré les dégâts catastrophiques, le pilote Robert Schornstheimer parvient à atterrir en urgence, sauvant les 94 autres personnes à bord. Cet incident, attribué à la fatigue des matériaux, conduit à des modifications majeures dans les protocoles de maintenance des avions.

1969 – Démission de Charles de Gaulle après un « non » majoritaire au référendum du 27 avril

Le 28 avril 1969, le général Charles de Gaulle annonce sa démission de la présidence de la République française, un jour après l’échec du référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat. Les Français, par 52,4 % de « non », rejettent ses propositions, perçues comme une tentative de renforcer son pouvoir. Cette défaite politique met fin à 11 ans de présidence et à une ère marquante de l’histoire française. De Gaulle se retire définitivement de la vie publique et meurt un an plus tard.

1937 – Inauguration des studios cinéma italiens Cinecittà

Le 28 avril 1937, les studios Cinecittà, surnommés la « Hollywood sur le Tibre », sont inaugurés à Rome sous l’impulsion de Benito Mussolini. Ces studios, conçus pour produire des films de propagande fasciste, deviennent rapidement un pôle majeur du cinéma européen. Après la guerre, Cinecittà accueille des réalisateurs comme Federico Fellini et Sergio Leone, et des productions internationales, dont Ben-Hur et La Dolce Vita. Aujourd’hui, c’est un symbole du cinéma italien.

1908 – Fondation de l’Association universelle d’espéranto

Le 28 avril 1908, l’Association universelle d’espéranto (Universala Esperanto-Asocio, UEA) est fondée à Genève. Cette organisation vise à promouvoir l’espéranto, une langue construite créée en 1887 par Ludwig Zamenhof, comme outil de communication internationale et de paix. L’UEA organise des congrès mondiaux et milite pour une compréhension interculturelle. Aujourd’hui, l’espéranto compte des millions de locuteurs à travers le monde et reste un symbole d’idéalisme linguistique.

1816 – Création de la Caisse des dépôts et consignations

Le 28 avril 1816, Louis XVIII crée la Caisse des dépôts et consignations (CDC) par une ordonnance royale. Cette institution publique, destinée à garantir la sécurité des dépôts et à financer des projets d’intérêt général, devient un pilier de l’économie française. Au fil des siècles, la CDC joue un rôle clé dans le développement des infrastructures, du logement social et des investissements publics. Aujourd’hui, elle est un acteur majeur de la finance publique en France.

1789 – Mutinerie de la Bounty

Le 28 avril 1789, un groupe de marins, mené par Fletcher Christian, se mutine à bord du navire britannique HMS Bounty, commandé par le capitaine William Bligh. Après des mois de tensions et de conditions de vie difficiles, les mutins prennent le contrôle du navire et abandonnent Bligh et ses partisans dans une embarcation. Bligh parvient à rallier Timor après un périple de 4 000 km, tandis que les mutins s’installent sur l’île de Pitcairn. Cet événement, l’un des plus célèbres de l’histoire maritime, inspire livres et films.

1448 – Création du corps des francs-archers

En avril 1448, le roi de France Charles VII crée le corps des francs-archers, une milice permanente chargée de renforcer la sécurité intérieure et de moderniser l’armée. Composée de soldats recrutés localement et équipés d’arcs, cette force permet de réduire la dépendance aux mercenaires et de mieux contrôler le royaume. Les francs-archers jouent un rôle clé dans les guerres de la fin du Moyen Âge et marquent une étape vers la professionnalisation des armées royales.

Les naissances et décès notables

1992 – Naissance de Tony Yoka, boxeur français
1981 – Naissance de Jessica Alba, actrice américaine
1974 – Naissance de Penélope Cruz, actrice espagnole
1972 – Naissance de Sébastien Cauet, animateur de télévision et de radio français
1952 – Naissance de Mary McDonnell, actrice américaine
1948 – Naissance de Terry Pratchett, écrivain britannique
1947 – Naissance de Christian Jacq, écrivain français vulgarisateur ès égyptomanie
1943 – Naissance de Jacques Dutronc, chanteur et acteur français

1945 – Décès de Benito Mussolini et Clara Petacci, dictateur italien et sa maîtresse exécutés par la foule
1922 – Décès de Paul Deschanel, président français
1912 – Décès de Jules Bonnot, anarchiste et criminel français
1716 – Décès de Louis-Marie Grignion de Montfort, prêtre français, fondateur de la Compagnie de Marie




Un peu de bonne humeur

Le paysan et la vieille dame

Un paysan s’arrête au garage du coin pour faire réparer sa camionnette. Il y a au moins trois heures d’attente pour la réparation, et comme il n’ habite pas loin il décide de rentrer à pied.

Sur le chemin du retour, il s’arrête dans une boutique et achète un seau et une boite de 5 kg de peinture. Puis il se rend dans une autre boutique et prend deux poules et une oie. Mais, arrivé dehors, il a un problème : comment porter tous ces achats jusqu’à la maison ?

Pendant qu’il se gratte la tête, une petite vieille s’approche de lui et lui explique qu’elle est perdue. Elle lui demande : « Pouvez-vous me dire comment aller au 160 allée des lilas ? »
Le paysan lui répond : « Eh bien, en fait, ma ferme est tout près de cette maison. Je me mettrais bien en route, mais je n’ arrive pas à porter tout ceci ».

La vieille dame suggère : « Pourquoi ne mettez-vous pas la boite de peinture dans le seau. Portez le seau d’une main, mettez une poule sous chaque bras et portez l’oie dans l’autre main ? »
« Merci bien », répondit-il, et il se mit en route avec la vieille dame.

En cours de route, il lui indique un petit chemin : »Prenons mon raccourci et descendons par ce sentier. Nous y serons en un rien de temps ».

La petite vieille le regarde attentivement : « Je suis une veuve sans personne pour me défendre… Qui me dit que quand nous serons dans le sentier, vous n’allez pas me coincer contre un arbre, retrousser ma jupe et me faire Dieu sait quoi ? »

Le paysan s’exclama : »Cré vingt dieux, ma petite dame, je porte un seau, une boite de 5 kg de peinture, deux poules et une oie.
Comment diable pourrais-je vous coincer contre un arbre et faire ça ? »

La vieille dame répondit : « Posez l’oie, recouvrez-la avec le seau, mettez la boite de peinture sur le seau, et je tiendrai les poules… »

 

Tu ne te plains jamais ?

😯 C'est bizarre, tu ne te plains jamais.

😏 Bah oui, quand je suis né, j'étais à poil, chauve, sans dent, je chialais et j'étais incontinent, donc tout ce qui m'arrive depuis n'est que du bonus.

La catastrophe d’Erfurt

Nous sommes en 1184, à Erfurt, en Allemagne. L’ambiance est tendue, les costumes sont somptueux, et la réunion est ultra importante : le roi Henri VI convie toute l’élite du Saint-Empire pour régler un conflit politique majeur. Pas de champ de bataille, pas d’épée, pas de drame chevaleresque… juste une salle de réunion avec, malheureusement, un plancher en bois plus que fatigué.

Comme on peut s'en douter, le plancher cède. D’un seul coup. nobles, évêques, comtes et autres grands noms de l’époque dégringolent au rez-de-chaussée… puis encore un peu plus bas, dans la fosse des latrines. Certains meurent sur le coup, d’autres se noient dans les excréments ou suffoquent sous les émanations. Un vrai scénario catastrophe comptant tout de même une soixantaine de mort parmi l'élite politique de l'époque.

Les principaux protagonistes de la réunion, dont le roi Henri VI et l’archevêque Conrad, survivent en s’accrochant tant bien que mal à des barreaux de fenêtre. Les victimes varient selon les chroniques mais jamais on ne parle des secours qui doivent intervenir dans des conditions disons... irrespirables.

Résultat : la dispute politique reste non résolue, personne n'est accusé d'un attentat putride mais voilà tout de même une affaire plus que nauséabonde. En tout cas, on peut dire que la noblesse n’a jamais été aussi proche du peuple… ni aussi proche du fond.

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Savais-tu ?

L’éclipse de Thalès

Deux armées s’affrontent depuis des années, l’air vibre sous les cris et le choc des armes. Soudain, en plein jour, le soleil disparaît. La nuit tombe en quelques secondes. Les soldats lèvent les yeux, stupéfaits. Et là, au lieu de continuer à se battre, ils posent les armes.

C’est exactement ce que raconte l’historien Hérodote à propos de la bataille de l’Halys, en Anatolie, le 28 mai 585 av. J.-C. Mèdes contre Lydiens : six ans de guerre, la bataille est indécise, puis, tout à coup, « le jour devient la nuit ». Les deux camps y voient un signe des dieux et décident immédiatement de faire la paix. On appelle cet événement la « bataille de l’Éclipse ».

Le plus étonnant, c’est que, selon Hérodote, ce phénomène n’est pas totalement une surprise. Thalès de Milet, philosophe et savant grec, aurait prévenu les Ioniens qu’une éclipse se produirait cette année-là.
Si le récit est exact, c’est la plus ancienne éclipse solaire connue comme ayant été annoncée à l’avance.

Les calculs astronomiques modernes confirment qu’une éclipse totale de Soleil a bien eu lieu le 28 mai 585 av. J.-C., avec une bande d’ombre passant sur l’ouest de l’Anatolie, là où se déroule la bataille. Reste une petite part de mystère : à cette époque, on connaît surtout le cycle des éclipses lunaires, mais prédire une éclipse solaire totale visible en un lieu précis est beaucoup plus difficile.

Beaucoup d’historiens pensent donc que Thalès a plutôt annoncé une période à risque, en s’appuyant sur des observations et des cycles connus, plutôt qu’une prédiction ultra-précise au sens moderne. Mais n’empêche : un philosophe qui lit le ciel, le jour qui se transforme en nuit, deux ennemis qui décident enfin de discuter... voilà bien un évènement remarquable digne d'être évoqué dans cet almanach.

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Astuce

Un linge rafraichissant

S’il fait chaud et que l’on cherche une solution simple et immédiate pour se rafraîchir, il suffit d’entourer son poignet d’un linge légèrement humide et frais : cette zone, riche en circulation sanguine, aide à diffuser rapidement une sensation de fraîcheur dans tout le corps. En cas de forte chaleur, cette astuce discrète et économique peut se révéler étonnamment efficace en apportant un vrai confort en quelques secondes seulement. Placé près d'un ventilateur, la sensation de fraicheur se trouve immédiatement amplifiée.

Cette astuce permet également de redonner une utilité à une chaussette définitivement esseulée après une lessive en remplaçant le linge humide par cette chaussette découpée pour pouvoir la passer autour du bras.

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Un instant en ce bas monde

Photo de orlando s. - Pexels

Une belle assiette de restaurant, soigneusement dressée, a ce pouvoir singulier d’éveiller l’appétit avant même la première bouchée. La table sublime le plat presque autant que le talent du chef lui-même ; la cuisine, après tout, est un art qui mériterait sans doute d’être reconnu au même rang que la peinture ou la littérature.

La photographie de cette assiette en est la preuve éclatante. Elle est magnifique — et pourtant vide. Parfaitement nettoyée, elle témoigne à elle seule de l’excellence du mets qu’elle a porté. N’est-ce pas là le plus beau des compliments ? Quelle joie de deviner, à travers ce simple cliché, que l'auteur s'est régalés.

Mais ne nous attardons pas trop sur ces souvenirs numériques de vacances : pendant ce temps, les coquillettes jambon-beurre refroidissent. Et elles, hélas, ne bénéficieront d’aucune mise en scène artistique.

Reste néanmoins ce petit bonheur : celui d’avoir des amis assez attentionnés pour partager, même à distance, l’écho d’un moment d’exception — fût-ce à travers la plus humble des images, celle d’une assiette vide.

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Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Les 23 volumes sur Babelio

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

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