Je soutiens le projet

28 MAI

Bonne fête aux Germain

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1998 – Le Pakistan devient officiellement la 7ème puissance nucléaire mondiale

Le 28 mai 1998, le Pakistan procède à ses premiers essais nucléaires souterrains, en réponse à ceux de l’Inde, devenant ainsi la septième puissance nucléaire reconnue au monde. Cet événement marque un tournant géopolitique majeur en Asie du Sud.

1987 – Mathias Rust atterrit sur la place Rouge

Le 28 mai 1987, le jeune pilote allemand Mathias Rust parvient à atterrir avec un petit avion de tourisme sur la place Rouge à Moscou, défiant la surveillance aérienne soviétique. Cet acte spectaculaire expose les failles du système de défense de l’URSS.

1957 – Massacre de Melouza, en Algérie

Le 28 mai 1957, pendant la guerre d’Algérie, plusieurs centaines de civils du village de Melouza, soupçonnés de sympathies envers le mouvement rival MNA, sont massacrés par le FLN. Ce drame illustre la violence fratricide entre factions indépendantistes.

1830 – Signature de l’Indian Removal Act ordonnant la déportation des Amérindiens à l’ouest du Mississippi

Le 28 mai 1830, le président américain Andrew Jackson signe l’Indian Removal Act, une loi autorisant la déportation massive des peuples amérindiens vers des territoires situés à l’ouest du Mississippi. Cette politique entraînera des souffrances majeures, notamment la « Piste des Larmes ».

1358 – Début de la Grande Jacquerie

Le 28 mai 1358 débute en France la Grande Jacquerie, une révolte paysanne violente contre la noblesse, provoquée par la misère, les abus seigneuriaux et les conséquences de la guerre de Cent Ans. Le soulèvement sera réprimé dans le sang.

Les naissances et décès notables

1978 – Naissance de Sylvie Tellier, Miss France 2002 puis femme d’affaires française ayant succédé aux Fontenay au comité Miss France
1974 – Naissance de Romain Duris, acteur français
1971 – Naissance de Isabelle Carré, actrice française
1968 – Naissance de Kylie Minogue, chanteuse pop australienne
1947 – Naissance de Bernard Mabille, humoriste et auteur français
1908 – Naissance de Ian Fleming, romancier britannique

2020 – Décès de Guy Bedos, humoriste et acteur français
2013 – Décès de Viktor Koulikov, maréchal de l’Union soviétique, ancien commandant en chef des armées du pacte de Varsovie
2010 – Décès de Gary Coleman, acteur américain (Arnold Jackson dans la série Arnold et Willy)
2009 – Décès de Marcel Béliveau, animateur, réalisateur et comédien canadien
1972 – Décès de Jean Crampilh-Broucaret, dit Jeannot, atteint de troubles psychiatriques, auteur du Plancher de Jeannot est un grand morceau de parquet gravé de texte
1849 – Décès de Anne Brontë, écrivaine britannique




Un peu de bonne humeur

A propos des huîtres

Dans un bistrot français, deux amis discutent en prenant un verre :

— … et t’imagine le premier mec qui a trouvé une huître ?
Il voit un espèce de caillou bizarre collé sur un rocher.
Il se dit : « Ça doit être comestible. »
Alors il prend son silex, il tape, il s’ouvre la main, mais il finit par l’ouvrir.
À l’intérieur : une grosse chose gluante, vivante, qui ressemble à une morve géante.
Et là, au lieu de la recracher en hurlant, il la gobe.
Soit il était désespéré, soit complètement fou.

— Et le pire, c’est qu’il a sûrement trouvé ça bon.
Il en a ramené à la tribu : « Tenez, goûtez ce caillou-morve, c’est délicieux ! »
Et tout le monde a fait : « Mmmh, salé, iodé, on en reprendrait bien. »
Mais d’où ils pouvaient bien venir, ces types, pour avoir des idées pareilles ?

— Oh bah, pas de chez nous pour sûr... sûrement d’Angleterre…

😳 Oulà, ce dernier propos complètement déplacé ne vient pas de moi mais d'un bistrot français. Que ce soit bien clair.

 

Une femme peu coûteuse

Un jeune homme épouse sa petite amie. Comme il n’est pas du tout au courant des traditions, à la fin de la messe, il s’approche du curé et lui demande :
- Excusez moi mon père, je sais qu’il est dans la tradition que les mariés fassent une offrande au prêtre qui a célébré le mariage, mais que donnent les gens en général.

Le prêtre lui répond dans le creux de l’oreille :
- En général, c’est en fonction de la beauté de la mariée. Plus elle est belle, plus la somme est élevée.

Le jeune marié se tourne vers sa femme, hésite quelques instants, plonge la main dans sa poche et tend une pièce d’un euro au curé.

Le prêtre, compatissant, lui dit :
- Ne bougez pas, je vais vous rendre la monnaie.

Transport de cochons par drone

En Chine, un fermier ingénieux a décidé de faire voler ses porcs pour les acheminer à l’abattoir, prouvant que l’expression « quand les porcs voleront... » n’était qu’une question de temps – ou de drone mal calibré. Le 24 janvier 2026, dans le village reculé de Tongjiang, province du Sichuan, sa tentative d’hélicoptère improvisé a tourné au fiasco : la corde du drone s’est emmêlée dans une ligne électrique haute tension, laissant un cochon se balancer pittoresquement dans le ciel nuageux pendant que les villageois levaient les yeux, ébahis.

Le spectacle, immortalisé sur les réseaux sociaux, a privé le village d’électricité pendant dix longues heures, forçant une équipe de douze ouvriers à intervenir pour dénouer ce nœud gordien porcin, à un coût de 10 000 yuans (environ 1 100 £). Le fermier, anonyme mais visiblement dans le brouillard – il invoque une « faible visibilité » –, prévoyait d’acheminer plus de dix porcs ce jour-là, mais son ambition aérienne a été brutalement clouée au sol.

Bien que les drones soient courants en agriculture chinoise rurale, soulever des porcs au-dessus des lignes électriques ne semble pas être un éclair de génie. La facture risque d'être salée. Les autorités enquêtent : violation de zone interdite ou simple innovateur incompris ? En attendant, Tongjiang a appris à ses dépens que les porcs volants, ça casse peut-être les prix mais surtout les câbles.

The Telegraph

Lien vers la page

Savais-tu ?

L’or blanc des îles Chincha

Lors de leur découverte, les îles Chincha apparaissent comme de petites îles rocheuses granitiques, bordées de falaises abruptes où nichent des millions d'oiseaux marins tels que mouettes, pélicans et cormorans.

Trois îles plates et arides dominent l'océan Pacifique à 21 km des côtes péruviennes près de Pisco : Chincha Norte mesure 1,3 km de long avec un maximum de 34 m d'altitude, tandis que Centro et Sur sont plus petites et sans végétation notable. Ces falaises offrent des perchoirs idéaux aux oiseaux dont les déjections sont à l’origine de vastes couches de guano blanc accumulées durant des millénaires.

Déjà au XI-XVème siècle, le royaume Chincha exploite ce guano pour fertiliser ses champs irrigués, signe d'un écosystème marin riche. L'arrivée des Espagnols en 1532 marque la « découverte » européenne, bien que leur usage précolombien soit ancien, et l'essor commercial du XIXème siècle transforme ces îles en véritables « îles au trésor ».

Les îles Chincha méritent bien le surnom d'« îles au trésor », ceci grâce à leurs immenses gisements de guano, un engrais naturel d'une valeur exceptionnelle au XIXème siècle, comparé à un « or blanc ». Ce guano, accumulé jusqu'à 40 m d'épaisseur sur ces îles minuscules, génère des fortunes colossales : une cargaison rapporte 100 000 livres de bénéfice - bien plus que ce que peuvent rapporter des mines d'argent - et finance jusqu’à 60% du budget péruvien. Cette manne financière attire les convoitises interna-tionales et provoque la guerre du guano (1864-1866), où l'Espagne occupe les îles pour des dettes avant d'être repoussée ; l'épuisement des gisements en 1879 clôt cette « ère fantastique des excréments d'oiseaux ».

Guano Islands Act de 1856

Lien vers la page

Astuce

Nettoyer les surfaces carrelées de la douche

Pour nettoyer les résidus savonneux, le duo bicarbonate / vinaigre tient le haut du pavé :
1️⃣ frottez les carreaux avec une petite brosse trempée dans du bicarbonate de soude mélangé à un peu d'eau
2️⃣ essuyez avec un chiffon propre et humide trempé dans du vinaigre blanc.

Lien vers la page

Un instant en ce bas monde

En voilà une belle soirée. Madame reçoit la bonne société locale. Ses chers amis sont tous là, accompagnés de leur épouse, tous et toutes dans leur plus belle tenue. Les conversations vont bon train. Vous savez ce que c’est : « Mais oui, bien sûr, très chère », « Oh non, si peu, mon ami », « J’ai cru ouïe dire, effectivement »…

Madame semble cependant contrariée. Discrètement, elle prend à part son mari :

— Mon ami, je m’absente un instant.
— Tout va bien, ma douce ?
— Oui, ne vous inquiétez pas… juste un petit besoin naturel. Si quelqu’un me demande, je suis allée déposer les enfants à la piscine.

Le mari, nullement surpris bien qu’ils n’aient point d’enfant :
— Mais bien sûr, ma chère. Allez donc changer l’eau du poisson.

Et Madame de s’échapper discrètement du côté de ce lieu où le roi se rend toujours seul.

L’art délicat de l’excuse élégante

De bien entendu, il ne s’écoule pas cinq minutes avant que l’une des convives ne s’écrie :
— Mais où diable se trouve donc votre épouse, cher ami ?

« Mais pourquoi faut-il que ce soit justement la plus “prout-prout” de l’assemblée qui pose cette question », se dit Monsieur en souriant in petto. Il lui répondrait bien que sa femme est allée « sortir la quiche au bord du four », mais impossible : pourquoi aller déranger le personnel en cuisine pour si peu ? Pour une quiche, qui plus est. Et l’excuse d’aller démouler une terrine ou de sortir le cake du four ne convient pas mieux. Quel dilemme !

Devant l’embarras du mari, un invité avisé s’approche et rassure la quémandeuse :
— Il me semble l’avoir vue aller donner à manger aux canards.

Le mari souffle :
— Oui, elle est allée faire le tour du cabanon. Elle va sûrement revenir sans tarder.

— Mais quelle idée ! s’exclame l’importune.

« Ah », pense le mari, un peu plus excédé, « n’est-il pas possible de déposer le bilan tranquillement ? » L’envie de lâcher le morceau le tenaille : « Elle est simplement allée caguer, voyons ! » Mais cette dame ignore probablement ce que c’est que d’aller nourrir les cagoinces.

Le retour triomphal de Sa Majesté

Le mari ne sait plus quoi dire ni quoi faire quand sa chère aimée réapparaît, semble-t-il bien aise. Quelle est belle en cet instant, après être allée compter fleurette à dame nature ! Elle les rejoint d’une démarche chaloupée, indiquant que, par bonheur, le temps de faire parler le joufflu se trouve révolu. Revenant de sa méditation express sur le trône, la reine de la soirée navigue avec élégance d’un convive à l’autre, l’esprit serein, comme si elle venait d’envoyer un fax à la Lyonnaise des eaux.

Madame s’approche enfin du petit groupe.
— Ah, vous voilà, ma chère ! s’exclame l’ingénue, toujours plus curieuse. Votre mari me confiait que vous aviez des canards. Quelle idée de les nourrir à cette heure !
— Des canards ? Mais, par Jacob Delafon, que raconte cette femme ! Vite, vite, terrain miné, jeter du lest.
— Mais non, très chère, je suis juste allée refaire le crépi.
— Le crépi ! Que c’est cocasse ! Vous me ferez toujours rire.

Morale de l’histoire (si tant est qu’il y en ait une)

Ainsi s’achève l’épisode du côté obscur, sur le point de reprendre du poil de la bête. Pas de quoi en chier une pendule, avez-vous peut-être envie de vous esclaffer, mais vous reconnaîtrez bien volontiers l’inconfort d’une telle situation. Peut-être que cette anecdote vous sauvera un jour d’une gêne somme toute bien naturelle.

Lien vers la page

Espace lecture

Le baiser du dragon – Ysabelle Lacamp

Sur la Place des libraires

Le Baiser du dragon est un roman historique et picaresque publié en 1988 par Ysabelle Lacamp, autrice, comédienne et spécialiste des langues orientales. L’œuvre se distingue par son ton truculent, son vocabulaire riche et son inspiration rabelaisienne, mêlant humour, violence et fantaisie dans un cadre historique précis.

L’action se déroule en Chine du Sud au Xᵉ siècle, plus précisément en l’an 937, durant la période troublée des « Cinq Dynasties et Dix Royaumes ». Cette époque de fragmentation politique et d’instabilité favorise les intrigues, les trahisons et les luttes de pouvoir, ce qui constitue une toile de fond idéale pour un récit d’aventures.

Le seigneur Tsao fait halte dans son manoir avant de livrer à son suzerain un précieux chargement : deux cassettes de perles. Ce trésor excite immédiatement les convoitises et provoque un basculment des destins. Au cœur de cette aventure se trouve Shu-Meï, une adolescente qui refuse le mode de vie imposé aux femmes de son époque et rêve de liberté et de chevauchées. Autour d’elle gravite une galerie de personnages aux noms évocateurs : Tigre Hilare, Passion Éteinte, Triton Flageolant, Étron Pensif, etc. L’intrigue s’enchaîne au rythme des orgies, cavalcades, trahisons et supplices raffinés, dans un monde où se croisent mandarins corrompus, courtisanes bafouées, bonzes égrillards et coupe-jarret.

Ysabelle Lacamp signe ici un roman picaresque et cocasse, au vocabulaire riche et imagé. L’écriture est vivante, rythmée, et s’inscrit dans une tradition littéraire où l’on « se bat comme on aime : en riant ». Le mélange de registres — du plus raffiné au plus grossier — contribue à l’effet de dépaysement et d’amusement. Le Baiser du dragon offre une évasion ludique dans un univers historique exotique et mouvementé. Il séduit les lecteurs en quête d’aventures, d’humour noir et de personnages mémorables. L’autrice, par sa maîtrise des langues orientales et son sens du récit, réussit à créer une Chine médiévale à la fois crédible et fantasmée.

Lien vers la page