Je soutiens le projet

27 JUIN

Bonne fête aux Fernand

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1977 – Indépendance de Djibouti

Le 27 juin 1977, le Territoire français des Afars et des Issas accède à l’indépendance et devient la République de Djibouti, dernière colonie française en Afrique continentale à se libérer. Hassan Gouled Aptidon devient le premier président de la nouvelle République. Stratégiquement situé à l’entrée du golfe d’Aden, ce petit pays de la Corne de l’Afrique maintient des liens étroits avec la France, qui y conserve une importante base militaire, toujours présente aujourd’hui.

1905 – Début de la mutinerie du cuirassé Potemkine

Le 27 juin 1905, les marins du cuirassé russe Potemkine se mutinent en mer Noire, refusant de manger une soupe à base de viande avariée. Ils se révoltent contre leurs officiers, en tuent plusieurs et hissent le drapeau rouge. Le navire rallie Odessa, où une insurrection populaire est en cours. Cet épisode emblématique de la révolution russe de 1905 sera immortalisé par le cinéaste Sergueï Eisenstein dans son chef-d’œuvre Le Cuirassé Potemkine, tourné en 1925.

1889 – Herminie Cadolle présente le 1er soutien-gorge moderne lors d’une exposition universelle à Paris

Le 27 juin 1889, la corsetière française Herminie Cadolle présente à l’Exposition universelle de Paris une pièce révolutionnaire qu’elle nomme le « corselet-gorge ». Cet article coupe en deux le corset traditionnel, libérant la taille tout en soutenant la poitrine par des bretelles. Considéré comme l’ancêtre direct du soutien-gorge moderne, il représente une avancée majeure pour le confort féminin. La maison Cadolle, fondée à Paris, existe toujours et est aujourd’hui dirigée par ses descendantes.

1789 – Louis XVI invite les 3 ordres à débattre ensemble, l’Assemblée nationale constituante devient légitime

Le 27 juin 1789, Louis XVI, acculé par la pression populaire et la détermination du Tiers État, ordonne aux représentants du clergé et de la noblesse de rejoindre l’Assemblée nationale, proclamée quelques jours plus tôt. Ce geste capital valide de facto la légitimité de l’Assemblée nationale constituante. C’est une victoire décisive du Tiers État, qui avait refusé de siéger séparément. Cet épisode marque une rupture irréversible avec l’Ancien Régime et accélère le cours de la Révolution française.

Les naissances et décès notables

1996 – Naissance de Héloïse Martin, actrice française (Tamara)
1975 – Naissance de Tobey Maguire, acteur américain (Spider-Man)
1955 – Naissance d’Isabelle Adjani, actrice française

2016 – Décès de Bud Spencer, acteur, scénariste et producteur italien
2013 – Décès de Alain Mimoun, athlète français
1831 – Décès de Sophie Germain, mathématicienne, physicienne et philosophe française



Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.

JE DÉCOUVRE

Lien vers la page

Un peu de bonne humeur

Esclave et travail – Anonyme

Les esclaves au moins, ils avaient du boulot ! - Brève de comptoir

 

Ski et confiture – Anonyme

Si le ski a le pain, qui a la confiture et le beurre ?

L’homme paratonnerre

Roy Cleveland Sullivan détient le record mondial du plus grand nombre de foudroiements, avec sept cas documentés entre 1942 et 1977. Ce garde forestier américain de Virginie est reconnu par le Guinness World Records comme l'homme paratonnerre humain. Il survit à chaque incident malgré des blessures variées, sans victimes référencées autour de lui.

Les circonstances de ses foudroiements sont souvent liées à son travail ou à des activités quotidiennes. En 1942, il est touché dans une tour d’observation ; en 1969, dans sa camionnette ; en 1970, en jardinant ; en 1972, dans un poste de garde ; en 1973, en patrouille ; en 1976, sans détails précis ; et en 1977, en pêchant, où un ours intervient ensuite. Sa femme est foudroyée une fois seule, tandis que lui cette fois-ci en réchappe.

Roy est officiellement inscrit au Guinness Book, qui valide ce record unique. Les gens l’évitent par superstition, craignant un effet de ricochet, mais aucun cas de victimes simultanées avec des proches ou collègues n’est référencé.

Lien vers la page

Savais-tu ?

Elle est luso-française

L'actrice Aure Atika (née le 12 juillet) est dite luso-française parce qu’elle est née au Portugal, à Monte Estoril, tout en ayant une nationalité française et un parcours largement en France. Le préfixe luso- vient de la Lusitanie, nom romain correspondant en grande partie au Portugal actuel, et sert donc à désigner ce qui est lié au Portugal ou au portugais. Ainsi, « luso-française » signifie simplement « liée à la fois au Portugal et à la France ».

Lien vers la page

Astuce

Pour la baisse de libido

Selon ma grand-mère, la frigidité - oui, parlons plutôt d'une baisse de libido - se soignerait aisément avec un régime à base de fruits de mer ou d'épices telles que la coriandre, le safran ou la menthe poivrée... je n'ai jamais voulu savoir si elle utilisait aussi du giseng ou du gingembre 😳.

Après, les remèdes de grand-mère... il semblerait qu'acheter des dessous sexy, organiser un petit diner intime, et surtout surtout envoyer les enfants chez les grands-parents, soit aussi un triptyque plutôt efficace.

Lien vers la page

Un instant en ce bas monde

Photo de Christopher Welsch Leveroni - Pexels

Je le sens approcher, discrètement mais inévitablement. Surtout ne pas croiser son regard, rester concentré, ignorer cet appel silencieux. La tâche relève presque de l’exploit : il est redoutable, l’animal, et cela fait des années qu’il perfectionne sa technique.

Je résiste, autant que possible. Mais je n’ai pas sa patience. Il perçoit la moindre faille, le plus infime moment d’hésitation, dès que mon regard dévie vers lui. Alors, implacable, il pose sa truffe humide sur mon genou, sans jamais me quitter des yeux.

La lutte pourrait durer, mais elle est perdue d’avance. Il le sait. Je le sais.

Je cède finalement — après tout, ce ne sont que quelques morceaux de fromage. Je les lui tends. Il feint presque la surprise, comme si cette scène ne se rejouait pas chaque jour à l’identique. Puis, avec une précision admirable, il s’en empare : rapide, sûr, sans jamais effleurer mes doigts pourtant sans défense.

Mission accomplie.

Il se retire, pleinement satisfait, laissant derrière lui l’unique trace de son passage : une tache de bave sur mon pantalon propre du jour.

Lien vers la page

Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

Lien vers la page