Bonne fête aux Matthias
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Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
2011 – Dominique Strauss-Kahn est arrêté à l’aéroport de New York
Le 14 mai 2011, Dominique Strauss-Kahn, alors directeur général du FMI et favori de la gauche française pour la présidentielle de 2012, est interpellé à bord d’un avion sur le point de décoller de l’aéroport JFK. Il est accusé d’agression sexuelle par une employée de l’hôtel Sofitel de Manhattan. Inculpé et placé en détention, il démissionne du FMI. Les charges pénales sont finalement abandonnées en août 2011.
1970 – Création de la Fraction armée rouge ou Bande à Baader
Le 14 mai 1970 marque la naissance de la Fraction armée rouge (RAF), aussi connue sous le nom de Bande à Baader, un groupe d’extrême gauche révolutionnaire allemand. Ce jour-là, Andreas Baader est libéré par des complices armés lors d’une action spectaculaire à Berlin, posant les fondements de l’un des mouvements terroristes les plus notoires de l’Allemagne d’après-guerre. La RAF mènera pendant des années une lutte armée contre ce qu’elle considérait comme l’impérialisme et l’État capitaliste.
1957 – 1er vol libre sur “ATAR volant” du pilote d’essai Auguste Morel
Le 14 mai 1957, le pilote d’essai français Auguste Morel réalise le premier vol libre de l’“ATAR volant”, une expérimentation audacieuse d’un turboréacteur propulsant un engin sans ailes. Ce prototype, mis au point par la société SNECMA, visait à étudier le comportement en vol vertical et la poussée des moteurs à réaction. Cet essai fait partie des prémices de la recherche aérospatiale moderne en France.
1948 – Déclaration d’indépendance de l’État d’Israël
Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame officiellement l’indépendance de l’État d’Israël à Tel-Aviv, quelques heures avant la fin du mandat britannique sur la Palestine. Cet acte historique marque le retour d’un État juif sur la scène internationale, après des siècles de diaspora, mais il déclenche aussi immédiatement un conflit avec les pays arabes voisins, inaugurant une longue série de tensions au Proche-Orient.
1900 – Début des jeux de la 2ème olympiade d’été à Paris
Le 14 mai 1900 s’ouvrent à Paris les Jeux olympiques de la deuxième olympiade de l’ère moderne. Organisés dans le cadre de l’Exposition universelle, ces jeux furent marqués par leur relative désorganisation et leur intégration floue dans les autres événements de l’Exposition. Néanmoins, ils représentent une étape importante dans l’histoire olympique, avec la participation pour la première fois de femmes athlètes.
1804 – Départ de l’expédition Lewis et Clark à travers l’Ouest américain
Le 14 mai 1804, l’expédition Lewis et Clark quitte Camp Dubois près de Saint-Louis pour une aventure légendaire à travers les territoires inconnus de l’Ouest américain. Mandatée par le président Thomas Jefferson après l’achat de la Louisiane, cette expédition vise à explorer et cartographier la région, établir des relations avec les populations autochtones, et ouvrir la voie à la future expansion vers l’Ouest.
1643 – Décès de Louis XIII, Louis XIV devient roi de France
Le 14 mai 1643, le roi Louis XIII s’éteint à l’âge de 41 ans, laissant le trône à son fils Louis XIV, alors âgé de seulement cinq ans. Ce changement de règne ouvre une longue période de régence, assurée par Anne d’Autriche et le cardinal Mazarin, prélude au futur règne personnel du Roi Soleil, l’un des plus longs et marquants de l’histoire de France.
1610 – Assassinat d’Henri IV, Louis XIII devient roi de France
Le 14 mai 1610, le roi de France Henri IV est assassiné à Paris par François Ravaillac, un fanatique religieux. Son fils Louis XIII, âgé de neuf ans, lui succède sous la régence de sa mère, Marie de Médicis. Cet événement brutal met fin au règne de celui qu’on appelait « le bon roi Henri », artisan de la paix religieuse après les guerres de religion, et amorce une nouvelle ère politique complexe pour le royaume.
1607 – Fondation de Jamestown, 1ère colonie britannique permanente en Amérique
Le 14 mai 1607, une centaine de colons anglais établissent la première colonie permanente d’Amérique du Nord à Jamestown, en Virginie. Cette implantation, parrainée par la Virginia Company, marque le début de la colonisation britannique durable sur le continent. Malgré de grandes difficultés initiales, Jamestown représente une pierre angulaire de l’histoire des États-Unis.
Les naissances et décès notables
1993 – Naissance de Kristina Mladenovic, joueuse française de tennis
1984 – Naissance de Mark Zuckerberg, homme d’affaires américain
1983 – Naissance de Jean-Baptiste Guégan, chanteur français
1980 – Naissance de Florent Peyre, humoriste français
1971 – Naissance de Sofia Coppola, cinéaste américaine
1969 – Naissance de Cate Blanchett, actrice australienne
1959 – Naissance de Patrick Bruel (Benguigui), chanteur et acteur français
1957 – Naissance de Michel Cymes, médecin ORL, chirurgien, chroniqueur puis journaliste de santé, animateur et acteur français
1944 – Naissance de George Lucas, cinéaste américain
1998 – Décès de Frank Sinatra, chanteur et acteur américain
1991 – Décès de Jiang Qing, dirigeante chinoise, veuve de Mao Zedong
1987 – Décès de Rita Hayworth, actrice américaine
1959 – Décès de Sidney Bechet, musicien américain
1643 – Décès de Louis XIII, roi de France
1610 – Décès de Henri IV, roi de France
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Le travail, une maladie ? – Pierre Desproges
La médecine du travail est la preuve que le travail est bien une maladie ! »
Attentat à la pudeur
Des nouvelles de l’étranger : un écossais arrêté pour attentat à la pudeur après s’être épongé le front avec son kilt.
Mort pour avoir eu raison
En juin 1871, à Lebanon dans l'Ohio, Clément Vallandigham, un avocat américain de 50 ans, défend un client accusé de meurtre lors d'une fusillade dans un bar. Pour prouver l'innocence de son client, il reconstitue la scène en prenant un pistolet qu'il croit déchargé, alors que non.
Vallandigham place l'arme dans sa poche, la sort en la pointant vers son abdomen pour démontrer comment la victime aurait pu se suicider accidentellement, et presse la détente. La balle le blesse mortellement au ventre ; il expire le lendemain matin, le 17 juin 1871. Paradoxalement, cette démonstration convainc le jury, et son client est acquitté.
Figure politique controversée, Vallandigham était un "Copperhead", opposant à Lincoln et à la Guerre de Sécession, exilé puis revenu aux États-Unis après le conflit. Sa mort entre dans les annales des morts insolites par son absurdité professionnelle.
Savais-tu ?
Le maillot jaune
Le maillot jaune apparaît en 1919, lors du 1er Tour de France d’après-guerre, pour rendre immédiatement visible le leader du classement général. Il est porté pour la première fois par Eugène Christophe le 19 juillet 1919, au départ de... la 11ᵉ étape Grenoble–Genève - un peu de retard dans la fabrication, ça peut arriver. La couleur jaune est choisie en référence au papier du journal L’Auto, organisateur de la course, et devient rapidement un symbole central de la Grande Boucle.
Au fil des éditions, certains champions marquent l’histoire par le nombre de jours passés en tête. Eddy Merckx détient le record, avec 111 jours en maillot jaune, ce qui reflète sa domination des années 1960–1970. Derrière lui viennent Bernard Hinault (79 jours), Miguel Indurain (60 jours) et Christopher Froome (59 jours) - Tadej Pogacar s'approchant avec 54 jours avant le Tour 2026 -, qui incarnent chacun, à leur époque, une emprise durable sur le classement général.
Plus rare encore que ces longues dominations, un coureur mène en jaune le Tour de bout en bout. Jacques Anquetil (52 jours en jaune au total), en 1961, prend le maillot jaune dès la première étape et le conserve jusqu’à l’arrivée. Aucun autre n'a encore réitéré cet exploit.
59 FORÇATS À VÉLO POUR UN TOUR DE FRANCE DANTESQUE 1er juillet 1903
Astuce
Se gratter quand ça chatouille
Selon l’ORL Scott Schaffer, se gratter l’oreille quand la gorge chatouille stimulerait des nerfs de l’oreille qui déclencherait un réflexe aidant à calmer le spasme responsable de cette sensation désagréable. C’est une petite manœuvre simple, rapide et assez maligne, à tester avec douceur pour apaiser la gêne sans s’acharner à tousser... après, il est capital de bien analyser si la gorge chatouille ou si elle gratouille.
Un instant en ce bas monde

Le smartphone fait click - un son minuscule, presque ridicule - et voilà que l’instant, encore anodin, se trouve expédié on ne sait trop où, dans quelque nuage invisible où s’entassent déjà des milliards de souvenirs pixelisés.
Autour, les amis suspendent leur souffle : certains par tendresse, d’autres par lassitude, tous vaguement conscients qu’ils viennent d’être aspirés dans une composition dont ils ne maîtrisent ni le cadre ni la destination. les inconnus, eux, s’en emparent sans vergogne : ils likent, ils commentent, ils interprètent - souvent à côté, parfois avec aplomb.
Pendant ce temps, dans les coulisses, les algorithmes s’éveillent comme une nuée d’insectes zélés : ils classent, ils trient, ils propulsent, décidant en une fraction de seconde si cette photo mérite l’oubli discret ou la célébrité tapageuse.
Et la toile s’agite, bruisse, s’emballe ; le moindre sourire devient sujet d’analyse, le moindre détail, matière à débat. bientôt, le landerneau numérique s’échauffe : on disserte, on juge, on s’indigne - ou pire, on applaudit.
Tout ça pour quoi ? Pour un simple click. une image capturée à la volée, devenue vacarme collectif. preuve, s’il en fallait, qu’à l’ère moderne, il ne faut parfois presque rien pour faire beaucoup de bruit.
Déjà, une autre main se lève, un autre téléphone se braque, prêt à recommencer - comme si le silence numérique lui-même était devenu suspect...
Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale
Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

