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9 JUILLET

Bonne fête aux Amandine

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1937 – L’incendie de la réserve de la Fox Film Corporation détruit la plupart de ses films muets

Le 9 juillet 1937, un violent incendie ravage l’entrepôt de la Fox Film Corporation à Little Ferry, dans le New Jersey, détruisant l’immense majorité de ses archives de films muets. Cette catastrophe prive l’humanité d’un patrimoine cinématographique irremplaçable des débuts du septième art. Des centaines de films des années 1910 et 1920 disparaissent à jamais dans les flammes.

1850 – Début de mandat du président américain Millard Fillmore

Le 9 juillet 1850, Millard Fillmore devient le treizième président des États-Unis après le décès soudain de Zachary Taylor, emporté par une gastro-entérite. Membre du parti Whig, il est surtout connu pour avoir signé le Compromis de 1850, tentant d’apaiser les tensions entre États esclavagistes et abolitionnistes, sans parvenir à éviter la guerre de Sécession.

1816 – Déclaration d’indépendance de l’Argentine

Le 9 juillet 1816, le Congrès de Tucumán proclame l’indépendance des Provinces-Unies du Río de la Plata, qui deviendront l’Argentine. Cette déclaration intervient dans un contexte de bouleversements politiques en Espagne et de montée des aspirations indépendantistes en Amérique latine. Le 9 juillet reste aujourd’hui la fête nationale argentine.

1810 – Napoléon annexe la Hollande et la divise en 7 départements français

Le 9 juillet 1810, Napoléon Ier signe le décret annexant le royaume de Hollande à l’Empire français, après l’abdication forcée de son frère Louis Bonaparte jugé trop indulgent envers les Hollandais. Le territoire est découpé en sept départements français. Cette annexion vise notamment à renforcer le blocus continental contre la Grande-Bretagne.

1789 – Les États généraux se proclament Assemblée nationale constituante en France

Le 9 juillet 1789, les États généraux, réunis à Versailles depuis mai, se transforment en Assemblée nationale constituante, s’arrogeant le pouvoir de rédiger une constitution pour la France. Cet acte fondateur de la Révolution française marque la fin de l’Ancien Régime et l’émergence d’une souveraineté nationale face au pouvoir absolu du roi Louis XVI.

1776 – En Amérique, les insurgés détruisent la statue du roi George III du Royaume-Uni

Le 9 juillet 1776, à New York, des soldats et des citoyens américains renversent et brisent la statue équestre en plomb du roi George III érigée sur Bowling Green. Cet acte symbolique, survenu cinq jours après la déclaration d’indépendance, marque le rejet de la tutelle britannique. Le métal fondu sera transformé en balles pour les soldats insurgés.

1762 – Avènement de Catherine II au trône de Russie

Le 9 juillet 1762, Catherine, épouse du tsar Pierre III, s’empare du pouvoir lors d’un coup d’État soutenu par la garde impériale. Son mari est renversé puis assassiné peu après. Sous le nom de Catherine II, elle régnera jusqu’en 1796, faisant de la Russie une grande puissance européenne et incarnant le despotisme éclairé par ses réformes et son mécénat culturel.

1429 – Prise de Troyes par Charles VII

Le 9 juillet 1429, les troupes de Charles VII, accompagnées de Jeanne d’Arc, s’emparent de la ville de Troyes en Champagne sans combattre, la garnison anglo-bourguignonne capitulant face à l’avancée royale. Cette prise marque une étape décisive de la reconquête du royaume après la victoire d’Orléans, ouvrant la route vers Reims pour le sacre du roi.

Les naissances et décès notables

1987 – Naissance de Élodie Fontan, actrice et mannequin française
1966 – Naissance d’Amélie Nothomb, romancière belge
1957 – Naissance de Kelly McGillis, actrice américaine (Witness, Top gun)
1956 – Naissance de Bernie Bonvoisin, chanteur et réalisateur de cinéma français issu du groupe de hard-rock « Trust »
1956 – Naissance de Tom Hanks, acteur américain
1945 – Naissance de Dean Koontz, écrivain américain
1934 – Naissance de Pierre Perret, chanteur français

2004 – Décès de Jean Lefebvre, acteur français
1977 – Décès de Alice Paul, militante féministe américaine, suffragette



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Conseil anti-cambriolage

Conseil du jour
😉 Pour éviter les cambriolages, placez devant votre porte d'entrée un paillasson avec l'inscription "Nos voisins sont plus riches que nous 👉"
😳 Bon, évidemment, si les voisins font la même chose...

 

Superman et l’amour

Superman rencontre Batman et lui raconte :

– Figure-toi qu’hier soir, je survolais New-York et que vois-je ? Wonder Woman, quelques centaines de mètres plus bas, nue, sur le dos, offerte…! Tu penses, mon sang n’a fait qu’un tour, j’ai plongé et en moins de 10 secondes, j’étais sur elle…

– Et alors, dit Batman, elle a du être surprise ?

– Pas le moins du monde, elle ne s’est rendu compte de rien… par contre, l’Homme Invisible ne s’en est pas encore remis…

Auto-appendicectomie en Antarctique

Le 30 avril 1961, Leonid Rogozov, médecin de l'expédition soviétique en Antarctique, accomplit un acte chirurgical historique en réalisant sa propre appendicectomie. Isolé à la base Novolazarevskaya et souffrant d'une appendicite aiguë, il se voit contraint d'opérer lui-même en raison de l'impossibilité d'une évacuation médicale. Installé dans une position semi-assise, il utilise une anesthésie locale et un miroir pour guider ses gestes, tandis qu'un météorologue et un ingénieur-mécanicien l'assistent en tenant les instruments, en ajustant l'éclairage et en veillant sur son état de conscience durant l'intervention qui dure environ 1 heure et 45 minutes.

Grâce à une détermination exemplaire, Rogozov réussit l'opération en dépit des conditions extrêmes de son environnement. Dès le lendemain, il entame un traitement antibiotique qui permet une guérison rapide ; il retire ses points de suture après une semaine seulement et reprend ses activités médicales normales au sein de la base avant la fin de l'expédition en 1962.

De retour en Union soviétique, Rogozov poursuit une carrière de chirurgien à Léningrad, où il obtient son doctorat en 1966. Il exerce sa profession avec dévouement jusqu'à son décès en l'an 2000, tout en demeurant une figure emblématique de la médecine pour son sang-froid légendaire face à une situation de survie périlleuse.

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Savais-tu ?

Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles

< Le fleuve Mississippi

Les populations amérindiennes vivant autour du Mississippi sont déjà nombreuses lors de la première exploration espagnole conduite par Hernando de Soto au milieu du XVIème siècle. Cette expédition traverse un territoire dense en villages et en confédérations, marqué par les héritages des grandes civilisations mississippiennes, même si certaines cités‑foyers déclinent déjà. Les Espagnols rencontrent des sociétés structurées, agriculteurs et éleveurs, qui s’appuient sur le fleuve et ses affluents pour leurs échanges et leur subsistance.

Les contacts violents avec les Espagnols, combinés à l’introduction de maladies inconnues, provoquent un premier choc démographique et politique. Les pillages, les prises d’otages, les combats et les épidémies affaiblissent les villages et désorganisent les hiérarchies. Les grandes chefferies se fragmentent, certaines disparues, d’autres se restructurant en communautés plus petites et plus mobiles, souvent installées en aval ou sur des affluents.

Lors des missions ultérieures, françaises et espagnoles, les Européens trouvent un bassin toujours peuplé, mais transformé. Les confédérations survivantes, comme les Choctaw, Chickasaw ou Natchez, vivent dans des villages plus modestes, souvent alliés ou en rivalité avec l’un ou l’autre pouvoir colonial. La pression coloniale, les guerres, la traite des esclaves et les épidémies continuent de réduire et de déplacer ces populations, qui voient leur autonomie et leur territoire progressivement diminuer au profit des colons.

Colonisation française du Mississippi >

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Astuce

Serrure à l’huile d’olive

Une petite goutte d’huile d’olive peut parfois aider à dégripper une serrure : déposez délicatement une toute petite goutte sur la clé (évitez d’en mettre directement dans le cylindre), insérez-la puis effectuez des rotations lentes et des mouvements d’entrée-sortie pour répartir l’huile; répétez si nécessaire et essuyez l’excédent pour éviter l’encrassement. Gardez tout de même cette astuce pour un dépannage ponctuel et préférez ensuite un lubrifiant spécifique pour serrure pour un entretien durable.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Boys in Bristol Photography - Pexels

La nuit glaciale fige les ruelles de Whitechapel. L’air, lourd et immobile, étouffe chaque souffle. Les pas résonnent gravement sur les pavés humides, amplifiés par un silence anormal, presque hostile, enveloppant le quartier.

Les façades décrépites, lépreuses, dressent leurs silhouettes déformées sous la lumière tremblante des lampes à gaz. Leurs lueurs vacillantes projettent des ombres spectrales ondulant sur les murs, comme si la pierre elle-même frémissait d’un malaise atavique.

Un feulement strident déchire l’obscurité... une bande de chats s’agite dans un recoin, leurs yeux brillant un instant avant de disparaître. Plus loin, une porte claque brutalement, résonnant comme un coup de tonnerre dans le silence profond de la nuit.

Saturé d’odeurs âcres de fumées et de déchets en décomposition, l'air est imprégné d'une puanteur persistante de viande avariée s’échappant des abattoirs voisins. Elle colle à la gorge, s’insinue dans les vêtements, comme une présence insidieuse dont on ne peut se défaire.

De rares silhouettes se faufilent, pressées, la tête dans les épaules, évitant de croiser les regards. Ici, personne ne s’attarde. Ici, chacun sait - ou pressent - qu’il vaut mieux ne pas s'attarder, ne pas voir, ne pas entendre.

Un beuglement surgit alors, celui d’un homme ivre, titubant dans l’ombre. Sa voix rauque se brise contre les murs… puis, sans prévenir, un cri lui répond.

Aigu. Puissant. Inhumain.

Il déchire la nuit comme un éclat de verre brisé, vibrant, insoutenable, avant de s’éteindre net, comme étouffé par une main invisible.

Ensuite, plus rien.

S'abat alors un silence encore plus intense, un silence lourd de menace. Les fenêtres restent closes. Les rideaux frémissent à peine. Derrière les murs, on écoute sans bouger, le cœur suspendu.

Whitechapel retient son souffle.

Dans l’obscurité, quelque chose rôde.

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Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Les 23 volumes sur Babelio

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

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