Bonne fête aux Anthelme
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1974 – Sortie en France du film “Soleil vert”
Le 26 juin 1974, le film de science-fiction américain Soleil vert, réalisé par Richard Fleischer et sorti aux États-Unis en 1973, arrive sur les écrans français. Adapté du roman de Harry Harrison, il se déroule en 2022 dans un New York surpeuplé et ravagé par la pollution. Avec Charlton Heston dans le rôle principal et Edward G. Robinson dans son dernier film, il délivre un message écologique saisissant. Sa révélation finale — « Soylent Green is people ! » — est entrée dans la légende du cinéma.
1953 – Lavrenti Beria, ministre soviétique de l’Intérieur, est limogé et arrêté
Le 26 juin 1953, Lavrenti Beria, tout-puissant chef du NKVD et bras armé de Staline pendant des décennies, est brusquement arrêté lors d’une réunion du Présidium orchestrée par Nikita Khrouchtchev et les autres membres du Bureau politique. Accusé de trahison, d’espionnage et de crimes contre l’État, il est jugé sommairement et fusillé le 23 décembre 1953. Sa chute marque la fin de la terreur stalinienne et un tournant décisif dans la lutte pour la succession de Staline.
1948 – Début du pont aérien de Berlin
Le 26 juin 1948, en réponse au blocus soviétique de Berlin-Ouest décrété quatre jours plus tôt, les Alliés occidentaux lancent le pont aérien de Berlin. Pendant près d’un an, des milliers de vols américains, britanniques et français acheminent vivres, charbon et matériaux vers les deux millions d’habitants de la ville encerclée. À son apogée, un avion atterrit toutes les 90 secondes. L’URSS lève le blocus en mai 1949, saluant l’échec de sa tentative d’étranglement de Berlin-Ouest.
1936 – 1er vol du Focke-Wulf Fw 61, 1er hélicoptère fonctionnel
Le 26 juin 1936, l’ingénieur allemand Heinrich Focke réussit le premier vol officiel du Focke-Wulf Fw 61, considéré comme le premier hélicoptère véritablement fonctionnel de l’histoire. Aux commandes, le pilote Ewald Rohlfs décolle et effectue un vol stable et contrôlé. L’appareil établira plusieurs records de vitesse, d’altitude et d’endurance. Sa conception révolutionnaire à deux rotors contra-rotatifs pose les bases du développement futur de l’aviation à voilure tournante.
1541 – Assassinat de Francisco Pizarro à Lima
Le 26 juin 1541, le conquistador espagnol Francisco Pizarro, gouverneur du Pérou et conquérant de l’Empire inca, est assassiné à Lima dans son propre palais par un groupe de partisans de Diego de Almagro le Jeune, dont le père avait été exécuté sur ordre de Pizarro deux ans plus tôt. Âgé d’environ 65 ans, il meurt dans une embuscade tendue par une vingtaine de conjurés. Sa mort clôt le chapitre le plus brutal de la conquête espagnole en Amérique du Sud.
Les naissances et décès notables
1992 – Naissance de Rudy Gobert, basketteur français
1973 – Naissance de Samuel Benchetrit, écrivain et cinéaste français
1972 – Naissance de Garou (Pierre Garand), chanteur canadien
1966 – Naissance de Dany Boon (Daniel Hamidou), humoriste français
1963 – Naissance de Douchka Esposito, chanteuse, animatrice et écrivaine française
1956 – Naissance de Véronique Genest (Véronique Combouilhaud), actrice française
1955 – Naissance de Maxime Bossis, footballeur français
1913 – Naissance de Aimé Césaire, poète et homme politique français
1967 – Décès de Françoise Dorléac, actrice française (sœur ainée de Catherine Deneuve)
1922 – Décès de Albert Ier, prince régnant de Monaco de 1889 à sa mort, surnommé Prince savant ou Prince navigateur
1810 – Décès de Joseph-Michel Montgolfier, inventeur français
1541 – Décès de Francisco Pizarro, assassiné à Lima
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JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Hitler et le vin blanc – Pierre Bénichou
Hitler ne buvait jamais de vin blanc, ça le rendait méchant.
Jean-Louis est trop timide
– Ça a marché ton flirt avec Jean-Louis ? demande une étudiante à une copine.
– Non il est vraiment trop timide, il en finit par être idiot !
– Comment ça ?
– Et bien hier nous sommes sortis ensemble et on s’est retrouvés seuls sur un banc… Après un long silence, il m’a murmuré à l’oreille « Je t’aime » en posant une main sur mon genou. Pour l’encourager je lui ai susurré « Plus haut »…. Alors il m’a hurlé à l’oreille « JE T’AIME !!! ».
La mort de Charles VIII
Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.
Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.
Savais-tu ?
« Rosbifs » et « Froggies »
Les Français appellent les Anglais « rosbifs » et les Anglais appellent les Français « froggies » : derrière ces deux sobriquets se cache une longue histoire de rivalités, de moqueries et de stéréotypes culinaires.
Le terme « rosbif » vient du plat emblématique britannique, le roast beef, ce bœuf rôti que les Français découvrent au XVIIIᵉ siècle. Dans un contexte de guerres et d’anglophobie, le mot devient rapidement une insulte : il désigne d’abord la viande, puis l’Anglais lui‑même, gros mangeur de chair rôtie. On se moque aussi de son teint qui rougit au soleil comme une pièce de bœuf mal cuite. Aujourd’hui, « rosbif » sonne encore comme une taquinerie familière, plus affectueuse que vraiment méchante.
Du côté anglais, « froggy » (petite grenouille) renvoie d’abord à l’image des Français « mangeurs de grenouilles », un plat perçu comme exotique et un peu répugnant outre‑Manche. Mais l’origine remonte aussi à Paris : un quartier marécageux plein de grenouilles, « La Grenouillère », où vivait un petit peuple au langage jugé rustre. Les nobles français en exil à Londres reprennent ce surnom pour ridiculiser les révolutionnaires, et les Britanniques l’étendent alors à tous les Français. Comme « rosbif », « froggy » oscille aujourd’hui entre insulte légère et clin d’œil entre voisins.
Deux mots, deux caricatures, mais une même histoire : celle de deux nations qui adorent se détester.
Astuce
Nettoyer les surfaces carrelées de la douche
Pour nettoyer les résidus savonneux, le duo bicarbonate / vinaigre tient le haut du pavé :
1️⃣ frottez les carreaux avec une petite brosse trempée dans du bicarbonate de soude mélangé à un peu d'eau
2️⃣ essuyez avec un chiffon propre et humide trempé dans du vinaigre blanc.
Un instant en ce bas monde

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.
Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.
Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…
Te voilà dans son antre.
Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.
Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.
Il te sourit.
Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.
D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.
Le fauteuil semble t’attendre.
Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.
Il s’approche.
Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.
Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :
— iiiih… iiih… iiiiiiih…
Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.
Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :
— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?
C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.
Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.
— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.
Tu resserres légèrement ta prise.
— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.
Espace lecture
Entrez dans la danse – Jean Teulé
Publié en 2018, Entrez dans la danse s'inspire d'un fait historique authentique et fascinant : l'épidémie de danse compulsive qui frappa Strasbourg en juillet 1518.
Tout commence lorsqu'une femme, Frau Troffea, se met à danser seule dans la rue, sans musique, sans pouvoir s'arrêter, jusqu'à l'épuisement et parfois la mort. Peu à peu, ce mal étrange se propage à des dizaines puis des centaines d'habitants, plongeant la ville dans une frénésie collective incontrôlable, tandis que médecins, autorités et clergé cherchent en vain des explications — possession démoniaque, malédiction divine, ou simple folie contagieuse. Teulé adopte son style caractéristique, mêlant noirceur, ironie mordante et un humour grinçant qui rend supportable, voire fascinant, un sujet pourtant terrible, tout en dressant en filigrane un portrait acide de la misère sociale, de la faim et de l'oppression qui rongeaient le petit peuple de l'époque et qui pourraient expliquer, au-delà du mystère médical, cette hystérie collective comme un exutoire désespéré à la souffrance.
Court, rythmé et efficace, ce roman se lit comme une fable macabre et burlesque sur la folie des foules, où l'auteur interroge avec sa causticité habituelle la frontière ténue entre le rire et l'effroi.
