Bonne fête aux Anthelme
Un instant en ce bas monde

Un chat roux, posé avec une grâce toute féline sur une rambarde tiédie par le jour, observe le monde. Sous ses pattes s’étend un paysage sans fin d’abris humains, empilés, juxtaposés, comme une ruche infinie. Il les regarde avec une perplexité silencieuse.
Les humains aiment se rassembler, semble-t-il. Ils s’agglutinent, bâtissent les uns contre les autres, et pourtant, chacun protège farouchement son fragment d’espace. Ils passent, se croisent, s’évitent parfois, s’ignorent souvent, obéissant à des règles que le chat ne cherche même plus à comprendre.
Ils dévorent toutes sortes d’animaux - sans parler de cette curieuse fantaisie de les accompagner de diverses plantes -, mais aiment à caresser ses semblables et, encore plus incompréhensible, montrent la même affection pour les chiens. Ils détruisent ce qu’ils ont construit, puis recommencent, inlassablement. Ils peuplent le monde avec une ardeur étrange, comme s’ils craignaient le vide.
Le chat roux cligne lentement des yeux. Tout cela lui paraît à la fois agité et lointain, dense et sans importance.
Alors, avec l’élégance simple de ceux qui n’ont rien à prouver, il se lève, s'étire longuement, et s’en va, retournant à ses affaires de chat.
Un peu de bonne humeur
Silence et mariage
Deux hommes sont à la pêche sur glace à leur trou de pêche favori. Ils pêchent tranquillement en buvant leur bière…
– Je pense que je vais divorcer d’avec ma femme, elle ne m’a pas parlé depuis plus de 2 mois, dit l’un deux.
Son compagnon continue lentement à boire sa bière à petits coups et dit alors pensivement
– Réfléchis bien… Des femmes comme ça, c’est dur à trouver…
Ski et confiture – Anonyme
Si le ski a le pain, qui a la confiture et le beurre ?
Une retraite peu glorieuse
En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.
L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.
La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !
Savais-tu ?
« Triskaïdékaphobie » ?
La triskaïdékaphobie est la peur excessive et irrationnelle du chiffre 13, considéré comme porte‑malheur dans de nombreuses cultures occidentales. Ce terme vient du grec ancien treiskaideka (« treize ») et phobos (« peur »), ce qui en fait littéralement la phobie du nombre 13.
Contrairement à une simple superstition, la triskaïdékaphobie est reconnue comme une phobie spécifique qui peut provoquer anxiété, palpitations, sueurs ou même attaques de panique dès qu’une personne entre en contact avec ce nombre, par exemple dans les dates, les numéros d’étage ou les numéros de table.
Elle s’inscrit souvent dans un contexte symbolique ou religieux, notamment lié à la Cène où Jésus et douze apôtres formeraient un groupe de treize personnes, Judas étant le traître.
