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19 JUILLET

Bonne fête aux Arsène

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1996 – Début des jeux de la 26ème olympiade d’été à Atlanta

Le 19 juillet 1996, les Jeux olympiques d’été s’ouvrent à Atlanta, en Géorgie, aux États-Unis. Cent quatre-vingt-dix-sept nations y participent. Ces Jeux sont endeuillés par l’attentat à la bombe du 27 juillet dans le Centennial Olympic Park, qui fait deux morts et cent onze blessés. Le nageur américain Michael Johnson y réalise le doublé historique 200m-400m en battant deux records du monde.

1980 – Début des jeux de la 22ème olympiade d’été à Moscou

Le 19 juillet 1980, les Jeux olympiques d’été s’ouvrent à Moscou, en Union soviétique, pour la première fois dans un pays du bloc communiste. Ils sont marqués par un boycott massif mené par les États-Unis en protestation contre l’invasion soviétique de l’Afghanistan en 1979. Quatre-vingt nations refusent d’y participer, privant la compétition de nombreux grands champions mondiaux.

1952 – Début des jeux de la 15ème olympiade d’été à Helsinki

Le 19 juillet 1952, les Jeux olympiques d’été s’ouvrent à Helsinki, en Finlande. Ces Jeux voient pour la première fois la participation de l’Union soviétique, qui s’illustre immédiatement au tableau des médailles. Le Tchécoslovaque Emil Zátopek réalise l’exploit unique de remporter le 5 000 m, le 10 000 m et le marathon lors d’une même olympiade, entrant définitivement dans la légende de l’athlétisme mondial.

1900 – Inauguration du métropolitain à Paris

Le 19 juillet 1900, la première ligne du métropolitain parisien est inaugurée entre la Porte de Vincennes et la Porte Maillot, en pleine Exposition universelle. Conçu par l’ingénieur Fulgence Bienvenüe et dont les stations arborent le style Art nouveau de l’architecte Hector Guimard, ce nouveau moyen de transport révolutionne les déplacements dans la capitale et devient rapidement indispensable aux Parisiens.

1799 – Découverte de la pierre de Rosette en Égypte par des soldats de l’armée de Napoléon Bonaparte

Le 19 juillet 1799, des soldats français de l’armée de Napoléon Bonaparte découvrent fortuitement la pierre de Rosette lors de travaux de terrassement près de la ville de Rosette, dans le delta du Nil. Cette stèle de granodiorite, gravée d’un même décret en trois écritures différentes, permettra à Jean-François Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes égyptiens en 1822, ouvrant l’ère de l’égyptologie moderne.

1763 – Fin du siège de Furiani

Le 19 juillet 1763, le siège de Furiani, en Corse, prend fin avec la capitulation des défenseurs corses face aux troupes génoises et françaises. Cet épisode s’inscrit dans le contexte des luttes menées par Pascal Paoli pour l’indépendance de l’île contre la domination génoise, soutenue ponctuellement par la France, avant que Gênes ne cède définitivement la Corse à la couronne française en 1768.

1553 – Marie Tudor accède au trône d’Angleterre, devenant la 1ère reine d’Angleterre

Le 19 juillet 1553, Marie Tudor est proclamée reine d’Angleterre, devenant la première femme à régner de plein droit sur le pays. Fille d’Henri VIII et de Catherine d’Aragon, elle rétablit le catholicisme en Angleterre après les règnes protestants de son père et de son frère Édouard VI. Sa répression sanglante des protestants lui vaudra le surnom de « Bloody Mary », la Reine Sanglante.

1449 – Prise de Verneuil

Le 19 juillet 1449, les troupes françaises de Charles VII s’emparent de la ville normande de Verneuil-sur-Avre, tenue par les Anglais depuis leur victoire lors de la bataille du même nom en 1424. Cette prise s’inscrit dans la reconquête progressive de la Normandie par les forces royales françaises, qui aboutira à l’expulsion définitive des Anglais de la région dès 1450.

1362 – Fondation de la principauté d’Aquitaine

Le 19 juillet 1362, le roi d’Angleterre Édouard III crée la principauté d’Aquitaine et en confie le gouvernement à son fils aîné Édouard de Woodstock, dit le Prince Noir. Ce territoire, comprenant la Guyenne et la Gascogne, constitue le principal domaine anglais en France. Le Prince Noir y exercera un pouvoir autoritaire depuis Bordeaux jusqu’en 1372, avant de rentrer en Angleterre, gravement malade.

711 – Bataille du Guadalete, victoire des omeyyades sur les wisigoths en Espagne

Le 19 juillet 711, les forces musulmanes omeyyades commandées par Tariq ibn Ziyad écrasent l’armée wisigothique du roi Rodrigue lors de la bataille du Guadalete, dans le sud de l’Espagne actuelle. Cette défaite décisive ouvre la péninsule Ibérique à la conquête musulmane, qui s’étend en quelques années sur la quasi-totalité du territoire. Débute alors une présence islamique en Espagne qui durera près de huit siècles.

Les naissances et décès notables

1976 – Naissance de Benedict Cumberbatch, acteur anglais
1955 – Naissance de Isabelle Morizet, dite Karen Cheryl, chanteuse française, animatrice radio
1834 – Naissance de Edgar Degas, peintre impressionniste français
1814 – Naissance de Samuel Colt, inventeur et industriel américain

2019 – Décès de Rutger Haueur, acteur néerlendais
2006 – Décès de Gérard Oury, cinéaste français
1871 – Décès de Félix Potin, personnalité d’affaire française
1374 – Décès de Pétrarque, poète italien



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Tu ne te plains jamais ?

😯 C'est bizarre, tu ne te plains jamais.

😏 Bah oui, quand je suis né, j'étais à poil, chauve, sans dent, je chialais et j'étais incontinent, donc tout ce qui m'arrive depuis n'est que du bonus.

 

Humeur indexée sur l’attente

🤔 Avez-vous remarqué que les gens en retard sont souvent de meilleure humeur que ceux qui les attendent ?

Une retraite peu glorieuse

En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.

L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.

La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !

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Savais-tu ?

Colonisation française du Mississippi

< Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles

La Salle impose la présence française sur tout le bassin du Mississippi d’abord par un acte symbolique et politique : en descendant le fleuve jusqu’à son embouchure, il prend solennellement possession du territoire au nom du roi de France et lui donne le nom de « Louisiane ». Il érige une croix et enterre une plaque de cuivre, ce qui transforme la vallée du Mississippi en une revendication officielle de la monarchie, étendue de la région des Grands Lacs jusqu’au golfe du Mexique. Cette démarche lui permet ensuite de convaincre la cour de Versailles de l’intérêt stratégique de la région et de lancer de nouveaux projets de colonisation.

Par la suite, la France cherche à ancrer cette présence sur le terrain en construisant des postes militaires et des missions, et en développant un commerce de fourrures et d’agriculture le long du fleuve. Des forts comme Fort‑de‑Chartres, ceux de Natchez ou de La Nouvelle‑Orléans deviennent des points de contrôle et de passage, tandis que des prêtres et des administrateurs s’installent auprès de certaines nations amérindiennes. La France noue ainsi des alliances avec plusieurs peuples riverains, qui lui offrent un soutien politique et un accès au réseau fluvial, faisant du Mississippi la colonne vertébrale d’un vaste empire colonial reliant le nord au golfe du Mexique.

L’ampleur de la présence française reste géographiquement très étendue, mais démographiquement limitée : la Louisiane couvre plusieurs millions de kilomètres carrés, tandis que la population française n’atteint que quelques milliers d’habitants à son apogée, aux côtés de nombreuses communautés amérindiennes et d’esclaves africains. La colonisation reste surtout une affaire de points stratégiques le long du fleuve plutôt que de peuplement massif. Cette présence, toutefois, marque durablement la vallée du Mississippi, jusqu’à ce que la France cède la Louisiane à l’Espagne puis au Royaume‑Uni à la fin de la guerre de Sept Ans, effritant progressivement son emprise sur le bassin.

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Astuce

Un porte-manteaux original avec des bouchons de Champagne

Amateurs de Champagne, vous collectionnez peut-être déjà les bouchons et les plaques de muselet, ces petites capsules métalliques qui maintiennent le bouchon sur la bouteille. Mais lorsque les bouchons commencent à s’accumuler, pourquoi ne pas leur offrir une seconde vie décorative ?

Avec une simple planche de bois rustique, quelques bouchons de Champagne, de la colle forte et, idéalement, de longues vis, vous pouvez fabriquer un porte-manteaux aussi pratique qu’original.

Le principe est très simple : alignez les bouchons sur la planche, en les espaçant selon l’usage souhaité. Collez-les solidement, puis renforcez la fixation en faisant passer une grande vis à travers chaque bouchon, directement dans le bois. Ils pourront ainsi supporter sans difficulté manteaux, sacs, parapluies ou même quelques accessoires dans l’entrée.
Fixez ensuite votre création au mur telle quelle pour conserver son charme brut et authentique. Vous pouvez aussi peindre la planche dans la couleur de votre choix, la patiner ou la vernir afin de l’accorder à votre décoration.

Un bricolage facile, économique et plein de personnalité qui, en passant devant, entretiendra le souvenir de quelques fêtes mémorables.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Erik Mclean - Pexels

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.

La chance est là à n'en pas douter.

Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.

Puis vient le doute.

Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.

Mais rien ne répond.

La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.

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Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Les 23 volumes sur Babelio

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

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