Bonne fête aux Samson
Aujourd’hui à la une
Les évènements notables
1984 – Début des jeux de la 23ème olympiade d’été à Los Angeles
Le 28 juillet 1984, les Jeux olympiques d’été s’ouvrent à Los Angeles, marqués par le boycott massif de l’Union soviétique et de quatorze pays du bloc communiste, en représailles au boycott américain des Jeux de Moscou de 1980. Malgré ces absences, les Jeux sont un succès organisationnel et financier retentissant, démontrant qu’une ville peut accueillir les Jeux sans s’endetter massivement grâce au financement privé.
1982 – Sortie en France du film “Mon curé chez les nudistes”
Le 28 juillet 1982, sort sur les écrans français cette comédie légère et populaire mettant en scène un curé de province confronté malgré lui au monde du naturisme. Représentative du cinéma comique français des années 1980, exploitant les ressorts faciles de la cohabitation entre pudeur religieuse et liberté des corps, elle connaît un succès populaire honorable sans prétention artistique particulière.
1957 – Fondation de l’Internationale situationniste
Le 28 juillet 1957, lors d’une réunion à Cosio d’Arroscia en Italie, est fondée l’Internationale situationniste, mouvement révolutionnaire d’avant-garde réunissant artistes et intellectuels européens autour de Guy Debord. Critique radicale de la société du spectacle et du capitalisme, cette organisation influencera profondément la pensée contestataire des années 1960 et jouera un rôle théorique majeur dans les événements de Mai 68 en France.
1945 – Un bombardier B-25 s’écrase sur l’Empire State Building à New York
Le 28 juillet 1945, un bombardier militaire américain B-25 Mitchell, égaré dans le brouillard new-yorkais, percute le 79ème étage de l’Empire State Building. La catastrophe fait quatorze morts, dont les trois membres d’équipage, et blesse vingt-six personnes. Un moteur de l’appareil traverse l’immeuble et s’écrase dans la rue opposée. L’Empire State Building, solidement construit, rouvre partiellement ses bureaux dès le lendemain.
1915 – Occupation d’Haïti par les États-Unis
Le 28 juillet 1915, les marines américains débarquent à Port-au-Prince et commencent une occupation d’Haïti qui durera dix-neuf ans, jusqu’en 1934. Justifiée officiellement par l’instabilité politique chronique et la protection des intérêts américains dans les Caraïbes, cette occupation impose une tutelle étroite sur les finances et l’administration haïtiennes, laissant des traces profondes dans les relations entre les deux pays.
1830 – 2ème journée des « Trois Glorieuses ». La Liberté guidant le peuple, d’Eugène Delacroix, commémore cette journée
Le 28 juillet 1830, deuxième journée de l’insurrection parisienne contre les ordonnances de Charles X, les combats de rue atteignent leur paroxysme. Les insurgés s’emparent de l’Hôtel de Ville et hissent le drapeau tricolore sur les tours de Notre-Dame. Eugène Delacroix immortalisera cette journée dans son tableau La Liberté guidant le peuple, figure allégorique de la République brandissant le drapeau tricolore sur les barricades.
1794 – Exécution de Robespierre, Saint-Just, Couthon, et autres robespierristes, marquant le début de la fin de la Terreur
Le 28 juillet 1794, lendemain du 9 thermidor, Maximilien de Robespierre, Louis Antoine de Saint-Just, Georges Couthon et dix-neuf de leurs partisans sont guillotinés place de la Révolution à Paris sans même être jugés. La foule acclame leur exécution. Cette journée marque la fin de la Grande Terreur et l’amorce d’une réaction thermidorienne qui réoriente profondément la Révolution française vers des voies plus modérées.
1755 – Le Conseil de la Nouvelle-Écosse décide de déporter le peuple acadien (début du « grand Dérangement »)
Le 28 juillet 1755, le Conseil de la Nouvelle-Écosse, sous autorité britannique, décide la déportation massive des Acadiens, francophones catholiques refusant de prêter serment d’allégeance inconditionnelle à la couronne britannique. Ce Grand Dérangement contraint entre six mille et dix mille Acadiens à l’exil, dispersés sur tout le continent américain. Nombre d’entre eux rejoindront la Louisiane, où leurs descendants forment aujourd’hui la communauté cajun.
1540 – 5ème mariage d’Henri VIII avec cette fois-ci Catherine Howard
Le 28 juillet 1540, Henri VIII épouse en secret Catherine Howard, jeune cousine d’Anne Boleyn âgée d’environ seize ans, le jour même de l’exécution de son ministre Thomas Cromwell. Ce cinquième mariage du souverain anglais tourne rapidement au désastre : accusée d’adultère et de trahison, Catherine Howard sera à son tour décapitée à la Tour de Londres moins de deux ans plus tard, en février 1542.
1540 – Thomas Cromwell est exécuté pour haute trahison
Le 28 juillet 1540, Thomas Cromwell, tout-puissant ministre d’Henri VIII et principal artisan de la Réforme anglicane, est décapité sur Tower Hill à Londres. Accusé de trahison et d’hérésie après avoir arrangé le mariage désastreux du roi avec Anne de Clèves, dont Henri avait hâté le divorce, il est exécuté sans procès équitable. Henri VIII regrettera bientôt amèrement la perte de ce serviteur exceptionnel.
754 – Pépin le Bref est sacré roi des Francs à Saint-Denis par le pape Étienne II
Le 28 juillet 754, le pape Étienne II sacre solennellement Pépin le Bref roi des Francs en la basilique de Saint-Denis, confirmant et renforçant le sacre déjà accompli par saint Boniface en 751. Cet événement fondateur scelle l’alliance entre la papauté et la monarchie franque. En échange de sa protection militaire contre les Lombards, Pépin fera don au pape des territoires qui constitueront les États pontificaux.
Les naissances et décès notables
1993 – Naissance de Harry Kane, footballeur britannique
1952 – Naissance de Rama X, roi de Thaïlande depuis 2016
1937 – Naissance de Francis Veber, réalisateur et scénariste français
1929 – Naissance de Jacqueline Kennedy Onassis, première dame des États-Unis, épouse du président John Fitzgerald Kennedy
1800 – Naissance de Claude Montal, accordeur puis facteur de piano aveugle
2020 – Décès de Gisèle Halimi (Zeiza Gisèle Élise Taïeb), avocate, militante féministe et femme politique franco-tunisienne
2006 – Décès de David Gemmell, auteur anglais (Cycle de Drenaï)
1985 – Décès de Michel Audiard, dialoguiste (Les tontons flingueurs) et réalisateur français de cinéma
1794 – Décès de Maximilien de Robespierre, avocat et homme politique français, président de la Convention montagnarde
1750 – Décès de Jean-Sébastien Bach, compositeur allemand
1741 – Décès de Antonio Vivaldi, compositeur italien
1655 – Décès de Savinien de Cyrano de Bergerac, écrivain français
1540 – Décès de Thomas Cromwell, homme politique anglais, ministre d’État de 1532 à 1540
Un peu de bonne humeur
Réagissons !
😠✊ Il faut réagir sans trainer... aujourd'hui, je me suis volontairement trompé de route 3 fois... j'espère que mon GPS a bien compris qui est le patron !
Gare aux cachalots ! – 1
Le 26 janvier 2004, dans les rues bondées de Tainan, au sud de Taïwan, un cachalot gigantesque de 17 mètres et 50 tonnes choisit ce moment pour un spectacle macabre inoubliable. Mort depuis quelques jours, probablement tué par un navire, il gît d'abord sur une plage avant que 50 ouvriers ne l'embarquent tant bien que mal sur un camion pour l'autopsie. Treize heures de secousses hasardeuses avec grues et cordes fragilisent sa carcasse gonflée par les bactéries festoyant à l'intérieur, produisant un cocktail explosif de gaz putrides emprisonnés sous la peau tendue.
Soudain, en pleine artère urbaine, la bête explose dans un bruit assourdissant, projetant des litres de sang, des entrailles nauséabondes et des lambeaux de chair sur des dizaines de mètres ! Résultat : voitures engluées, vitrines barbouillées de magma rougeâtre, passants médusés au milieu d'un embouteillage apocalyptique. La puanteur envahit le quartier pour des heures, tandis que la nature s'amuse de cette vengeance post-mortem.
Une incision préventive aurait évité la catastrophe, mais voilà ce qui arrive lorsque l'urgence l'emporte sur la prudence.
Explosion à Taïwan ! 📆 26 janvier 2004
Savais-tu ?
La loi de Boob
Ce phénomène dérivé de la loi de Murphy, s’énonce avec une ironie cruelle : quel que soit l'objet égaré - vos clés ou cette foutue chaussette orpheline -, il ne refait surface qu'au tout dernier endroit où vous auriez eu l'idée de chercher.
Vous avez retourné la maison comme un cambrioleur en panique, vidé tous les tiroirs, soulevé tous les tapis, soupçonné les enfants d’une blague bien lourde et même interrogé le chat et - paf ! - au moment de capituler en maudissant l'univers, le voilà qui s’affiche fièrement, moqueur et triomphant, sous vos yeux injectés de sang.
Cette fatalité universelle prouve simplement que l'entropie, avec son sens de l'humour bien tordu, adore nous faire danser la gigue avant de nous lâcher dans le grand bain de la vie.
Astuce
Du sel dans le thé
Il semblerait que deux gros grains de sel dans la théière suffisent à adoucir l’amertume du thé et à rendre la boisson plus ronde et plus agréable, avec une saveur mieux équilibrée. Même chose avec un café trop fort. Par contre, attention à ne pas forcer la dose sous peine d'obtenir une boisson totalement imbuvable.
Un instant en ce bas monde
Ce suppôt de Satan est encore là. Toujours. Infatigable. Il me traque, m’épuise, me vole des heures de sommeil comme un bourreau méticuleux. Sa spécialité : la torture lente, insidieuse, celle qui ronge les nerfs.
Mais un jour, je le jure, je l’écraserai. Pas comme un ennemi digne - non, comme une vermine.
Pour l’instant, il se cache. Invisible. Insaisissable. Il se dérobe à chaque fois que je crois l’avoir coincé. Il disparaît… puis revient. Encore. Toujours. Murmurant à mon oreille son bourdonnement insolent, son défi dérisoire.
Là. Cette fois, je te tiens !... PLAF... VICTOIRE !
Son sang éclabousse le mur - vision des plus réjouissantes. Enfin, le silence. Enfin, la paix.
Morphée… j’arrive… prends-moi dans tes bras... PUTAIN !
En voilà un autre ! C'est sûr, il vient réclamer vengeance !

Espace lecture
Le corbeau – Edgar Allan Poe
Traduction par Charles Baudelaire (1871)
Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, sur maint précieux et curieux volume d’une doctrine oubliée, pendant que je donnais de la tête, presque assoupi, soudain il se fit un tapotement, comme de quelqu’un frappant doucement, frappant à la porte de ma chambre. « C’est quelque visiteur, — murmurai-je, — qui frappe à la porte de ma chambre ; ce n’est que cela, et rien de plus. »
Ah ! distinctement je me souviens que c’était dans le glacial décembre, et chaque tison brodait à son tour le plancher du reflet de son agonie. Ardemment je désirais le matin ; en vain m’étais-je efforcé de tirer de mes livres un sursis à ma tristesse, ma tristesse pour ma Lénore perdue, pour la précieuse et rayonnante fille que les anges nomment Lénore, — et qu’ici on ne nommera jamais plus.
Et le soyeux, triste et vague bruissement des rideaux pourprés me pénétrait, me remplissait de terreurs fantastiques, inconnues pour moi jusqu’à ce jour ; si bien qu’enfin, pour apaiser le battement de mon cœur, je me dressai, répétant : « C’est quelque visiteur qui sollicite l’entrée à la porte de ma chambre, quelque visiteur attardé sollicitant l’entrée à la porte de ma chambre ; — c’est cela même, et rien de plus. »
Mon âme en ce moment se sentit plus forte. N’hésitant donc pas plus longtemps : « Monsieur, — dis-je, — ou madame, en vérité j’implore votre pardon ; mais le fait est que je sommeillais, et vous êtes venu frapper si doucement, si faiblement vous êtes venu taper à la porte de ma chambre, qu’à peine étais-je certain de vous avoir entendu. » Et alors j’ouvris la porte toute grande ; — les ténèbres, et rien de plus !
Scrutant profondément ces ténèbres, je me tins longtemps plein d’étonnement, de crainte, de doute, rêvant des rêves qu’aucun mortel n’a jamais osé rêver ; mais le silence ne fut pas troublé, et l’immobilité ne donna aucun signe, et le seul mot proféré fut un nom chuchoté : « Lénore ! » — C’était moi qui le chuchotais, et un écho à son tour murmura ce mot : « Lénore ! » — Purement cela, et rien de plus.
Rentrant dans ma chambre, et sentant en moi toute mon âme incendiée, j’entendis bientôt un coup un peu plus fort que le premier. « Sûrement, — dis-je, — sûrement, il y a quelque chose aux jalousies de ma fenêtre ; voyons donc ce que c’est, et explorons ce mystère. Laissons mon cœur se calmer un instant, et explorons ce mystère ; — c’est le vent, et rien de plus. »
Je poussai alors le volet, et, avec un tumultueux battement d’ailes, entra un majestueux corbeau digne des anciens jours. Il ne fit pas la moindre révérence, il ne s’arrêta pas, il n’hésita pas une minute ; mais, avec la mine d’un lord ou d’une lady, il se percha au-dessus de la porte de ma chambre ; il se percha sur un buste de Pallas juste au-dessus de la porte de ma chambre ; — il se percha, s’installa, et rien de plus.
Alors cet oiseau d’ébène, par la gravité de son maintien et la sévérité de sa physionomie, induisant ma triste imagination à sourire : « Bien que ta tête, — lui dis-je, — soit sans huppe et sans cimier, tu n’es certes pas un poltron, lugubre et ancien corbeau, voyageur parti des rivages de la nuit. Dis-moi quel est ton nom seigneurial aux rivages de la Nuit plutonienne ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
Je fus émerveillé que ce disgracieux volatile entendît si facilement la parole, bien que sa réponse n’eût pas un bien grand sens et ne me fût pas d’un grand secours ; car nous devons convenir que jamais il ne fut donné à un homme vivant de voir un oiseau au-dessus de la porte de sa chambre, un oiseau ou une bête sur un buste sculpté au-dessus de la porte de sa chambre, se nommant d’un nom tel que Jamais plus !
Mais le corbeau, perché solitairement sur le buste placide, ne proféra que ce mot unique, comme si dans ce mot unique il répandait toute son âme. Il ne prononça rien de plus ; il ne remua pas une plume, — jusqu’à ce que je me prisse à murmurer faiblement : « D’autres amis se sont déjà envolés loin de moi ; vers le matin, lui aussi, il me quittera comme mes anciennes espérances déjà envolées. » L’oiseau dit alors : « Jamais plus ! »
Tressaillant au bruit de cette réponse jetée avec tant d’à-propos : « Sans doute, — dis-je, — ce qu’il prononce est tout son bagage de savoir, qu’il a pris chez quelque maître infortuné que le Malheur impitoyable a poursuivi ardemment, sans répit, jusqu’à ce que ses chansons n’eussent plus qu’un seul refrain, jusqu’à ce que le De profundis de son Espérance eût pris ce mélancolique refrain : Jamais, jamais plus !
Mais, le corbeau induisant encore toute ma triste âme à sourire, je roulai tout de suite un siège à coussins en face de l’oiseau et du buste et de la porte ; alors, m’enfonçant dans le velours, je m’appliquai à enchaîner les idées aux idées, cherchant ce que cet augural oiseau des anciens jours, ce que ce triste, disgracieux, sinistre, maigre et augural oiseau des anciens jours voulait faire entendre en croassant son Jamais plus !
Je me tenais ainsi, rêvant, conjecturant, mais n’adressant plus une syllabe à l’oiseau, dont les yeux ardents me brûlaient maintenant jusqu’au fond du cœur ; je cherchais à deviner cela, et plus encore, ma tête reposant à l’aise sur le velours du coussin que caressait la lumière de la lampe, ce velours violet caressé par la lumière de la lampe que sa tête, à Elle, ne pressera plus, — ah ! jamais plus !
Alors il me sembla que l’air s’épaississait, parfumé par un encensoir invisible que balançaient des séraphins dont les pas frôlaient le tapis de la chambre. « Infortuné ! — m’écriai-je, — ton Dieu t’a donné par ses anges, il t’a envoyé du répit, du répit et du népenthès dans tes ressouvenirs de Lénore ! Bois, oh ! bois ce bon népenthès, et oublie cette Lénore perdue ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
« Prophète ! — dis-je, — être de malheur ! oiseau ou démon, mais toujours prophète ! que tu sois un envoyé du Tentateur, ou que la tempête t’ait simplement échoué, naufragé, mais encore intrépide, sur cette terre déserte, ensorcelée, dans ce logis par l’Horreur hanté, — dis-moi sincèrement, je t’en supplie, existe-t-il, existe-t-il ici un baume de Judée ? Dis, dis, je t’en supplie ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
« Prophète ! — dis-je, — être de malheur ! oiseau ou démon ! toujours prophète ! par ce Ciel tendu sur nos têtes, par ce Dieu que tous deux nous adorons, dis à cette âme chargée de douleur si, dans le Paradis lointain, elle pourra embrasser une fille sainte que les anges nomment Lénore, embrasser une précieuse et rayonnante fille que les anges nomment Lénore. » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
« Que cette parole soit le signal de notre séparation, oiseau ou démon ! — hurlai-je en me redressant. — Rentre dans la tempête, retourne au rivage de la Nuit plutonienne ; ne laisse pas ici une seule plume noire comme souvenir du mensonge que ton âme a proféré ; laisse ma solitude inviolée ; quitte ce buste au-dessus de ma porte ; arrache ton bec de mon cœur et précipite ton spectre loin de ma porte ! » Le corbeau dit : « Jamais plus ! »
Et le corbeau, immuable, est toujours installé, toujours installé sur le buste pâle de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre ; et ses yeux ont toute la semblance des yeux d’un démon qui rêve ; et la lumière de la lampe, en ruisselant sur lui, projette son ombre sur le plancher ; et mon âme, hors du cercle de cette ombre qui gît flottante sur le plancher, ne pourra plus s’élever, — jamais plus !
Dans Le Corbeau (The raven), l’un des poèmes narratifs les plus célèbres d'Edgar Allan Poe, l'auteur met en scène un homme plongé dans le chagrin après la mort de sa bien-aimée, Lénore. Une nuit, alors qu’il lit seul dans sa chambre, un mystérieux corbeau entre par la fenêtre et se pose au-dessus de la porte.
Le narrateur l’interroge, mais l’oiseau ne répond que par ces deux mots : « Jamais plus ». Cette formule obsédante ravive sa douleur et transforme peu à peu la scène en cauchemar.
À travers une atmosphère sombre et fantastique, Poe évoque le deuil, la mémoire et la folie. Le corbeau devient le symbole d’une souffrance dont l’homme ne parvient pas à se libérer : son âme, prisonnière de l’ombre du corbeau, ne s’élèvera « jamais plus ».
