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11 AOÛT

Bonne fête aux Claire

Aujourd’hui à la une

Les évènements notables

1979 – Rupture du barrage Macchu-2 près de Morvi, en Inde

Le 11 août 1979, le barrage Macchu-2, sur la rivière Machhu dans l’État du Gujarat en Inde, cède sous la pression de crues exceptionnelles provoquées par des pluies de mousson torrentielles. Un mur d’eau dévaste la ville de Morvi et les villages environnants en quelques minutes. Le bilan officiel fait état de deux mille morts, mais des estimations indépendantes évoquent jusqu’à vingt-cinq mille victimes, faisant de cette catastrophe l’une des plus meurtrières de l’histoire de l’Inde moderne.

1825 – Simón Bolívar devient président de la Bolivie

Le 11 août 1825, Simón Bolívar, le grand libérateur de l’Amérique du Sud, est proclamé président de la République de Bolivie, nouvel État qui venait précisément d’être baptisé en son honneur quelques jours plus tôt. Bolívar, qui avait conduit les armées indépendantistes à la victoire contre l’Espagne sur tout le continent, confie rapidement le gouvernement effectif du pays à son fidèle lieutenant Antonio José de Sucre pour continuer son œuvre continentale.

1792 – Instauration du suffrage universel en France

Le 11 août 1792, au lendemain de la prise des Tuileries et de la chute de la monarchie, l’Assemblée législative décrète le suffrage universel masculin pour élire la Convention nationale chargée de rédiger une nouvelle constitution républicaine. C’est la première fois dans l’histoire de France que tous les hommes de plus de vingt et un ans, sans condition de cens ou de propriété, se voient accorder le droit de vote, rompant radicalement avec le suffrage censitaire de la monarchie constitutionnelle.

1789 – Publication des décrets sur l’abolition des privilèges féodaux

Le 11 août 1789, l’Assemblée nationale constituante publie officiellement les décrets entérinant les décisions prises dans l’enthousiasme de la nuit du 4 août, abolissant les privilèges féodaux, les droits seigneuriaux, la dîme ecclésiastique et les exemptions fiscales de la noblesse et du clergé. Ces textes fondateurs, qui démantèlent juridiquement l’Ancien Régime, préfigurent la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen adoptée le 26 août suivant.

Les naissances et décès notables

1983 – Naissance de Chris Hemsworth, acteur australien connu pour son rôle de Thor
1982 – Naissance de Grégoire Ludig, acteur, humoriste et producteur français
1957 – Naissance de Inès de la Fressange, mannequin et femme d’affaires
1946 – Naissance de Patrick Bouchitey (Patrick Bouchitté), acteur, réalisateur et doublure vocale humoristique française (de vidéos d’animaux transformées)

2014 – Décès de Robin Williams, acteur américain.
1996 – Décès de Baba Vanga, voyante bulgare
1988 – Décès de Pauline Lafont, actrice française
1919 – Décès de Andrew Carnegie, industriel et philanthrope américain d’origine écossaise
1596 – Décès de Hamnet Shakespeare, fils de William Shakespeare



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Mon ami l’aspirateur

😯 L’aspirateur se tient bien droit devant moi. On s’observe. Je sens qu’il se passe quelque chose entre nous. Attirance ? Répulsion ? Difficile à dire. Ma grande timidité m’empêche de briser cet instant suspendu.... 🤔 Pourtant, il va bien falloir faire le premier pas. Mais pas question de me montrer trop directif : je vais le laisser souffler un moment. Peut-être aspire-t-il comme tout un chacun à un peu de tranquillité.

 

La taille adulte

🤔 Notre corps grandit jusqu'à l'âge de 20 ans puis se stabilise une fois la taille adulte atteinte… 😒 par contre, le ventre et le cul, eux, ils font ce qu'ils veulent comme ils veulent.

Transport de cochons par drone

En Chine, un fermier ingénieux a décidé de faire voler ses porcs pour les acheminer à l’abattoir, prouvant que l’expression « quand les porcs voleront... » n’était qu’une question de temps – ou de drone mal calibré. Le 24 janvier 2026, dans le village reculé de Tongjiang, province du Sichuan, sa tentative d’hélicoptère improvisé a tourné au fiasco : la corde du drone s’est emmêlée dans une ligne électrique haute tension, laissant un cochon se balancer pittoresquement dans le ciel nuageux pendant que les villageois levaient les yeux, ébahis.

Le spectacle, immortalisé sur les réseaux sociaux, a privé le village d’électricité pendant dix longues heures, forçant une équipe de douze ouvriers à intervenir pour dénouer ce nœud gordien porcin, à un coût de 10 000 yuans (environ 1 100 £). Le fermier, anonyme mais visiblement dans le brouillard – il invoque une « faible visibilité » –, prévoyait d’acheminer plus de dix porcs ce jour-là, mais son ambition aérienne a été brutalement clouée au sol.

Bien que les drones soient courants en agriculture chinoise rurale, soulever des porcs au-dessus des lignes électriques ne semble pas être un éclair de génie. La facture risque d'être salée. Les autorités enquêtent : violation de zone interdite ou simple innovateur incompris ? En attendant, Tongjiang a appris à ses dépens que les porcs volants, ça casse peut-être les prix mais surtout les câbles.

The Telegraph

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Savais-tu ?

La moustache du gendarme

En 1832, la moustache devient obligatoire en France pour tous les militaires, gendarmes compris. Elle symbolise l’autorité, la virilité et la force de l’Arme, au point que, au XIXᵉ siècle, les villageois préviennent de l’arrivée des forces publiques en criant : « Attention, les moustaches ! »

En 1836, lorsque le gouvernement interdit la moustache aux seuls gendarmes alors qu’elle reste autorisée pour les autres militaires, la décision provoque une vive indignation dans toute l’Arme. Les gendarmes y voient une humiliation et une atteinte à leur prestige, d’autant que la moustache fait déjà partie de leur image et de leur identité. Cette mesure, perçue comme discriminatoire, suscite des protestations et un fort mécontentement.

En 1841, sous le ministère du maréchal Soult, les gendarmes recouvrent enfin le droit – et l’obligation – de porter la moustache. À partir de 1846, elle doit même être taillée « en brosse », et non « en croc » (comme Dali).

En 1916, la Première Guerre mondiale et les masques à gaz rendent le rasage plus pratique pour des raisons d’hygiène et de sécurité. En 1933, la moustache devient facultative, puis la liberté totale s’installe après 1966. Aujourd’hui, elle n’est plus obligatoire, mais elle reste l’emblème d’une époque où le gendarme, fier et discipliné, arbore fièrement sa moustache « en brosse ».

La pilosité des gendarmes, toute une histoire !

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Astuce

Eloigner les araignées

Il semblerait que l’alun de potasse puisse aider à éloigner les araignées. La préparation serait très simple : dissoudre environ 80 g de poudre d’alun dans 1 litre d’eau tiède, puis verser le mélange dans un vaporisateur.

L’idée est ensuite d’en pulvériser les encadrements de portes, les rebords de fenêtres, les fissures et les zones de passage. D’après ce qui se dit, il vaudrait mieux renouveler l’opération régulièrement, surtout après le ménage ou en cas de pluie si le produit a été appliqué à l’extérieur.

Bien évidemment, cela ne remplace pas un bon nettoyage des recoins et des toiles déjà présentes.

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Un instant en ce bas monde

Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.

Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.

Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.

Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.

Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.

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Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Les 23 volumes sur Babelio

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

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