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8 SEPTEMBRE

Aujourd’hui à la une

Les célébrations notables

Bonne fête aux Adrien

Jour du noisette le 22 fructidor

UNESCO : journée internationale de l’alphabétisation

1er jour de l’an ou 1er Absolu (« Nativité » d’Alfred Jarry) dans le calendrier pataphysique

Les évènements notables

1966 – Lancement de Star Trek sur N.B.C.

Le 8 septembre 1966 est diffusé sur NBC le premier épisode de Star Trek, série de science-fiction créée par Gene Roddenberry. Bien que son succès initial soit limité, elle devient culte et donne naissance à un vaste univers incluant films, suites, préquelles, romans et produits dérivés. Star Trek a marqué l’imaginaire collectif par ses innovations, sa vision optimiste du futur et ses messages progressistes.

1961 – Echec d’un attentat à la bombe contre de Gaulle sur la route de Colombey

Le 8 septembre 1961, le général de Gaulle échappe à un attentat de l’OAS sur la route menant à Colombey-les-Deux-Églises. Une charge explosive est déclenchée contre son convoi, mais la voiture présidentielle blindée résiste. Cet attentat, connu comme l’“attentat du Pont-sur-Seine”, illustre la violente opposition des partisans de l’Algérie française à la politique gaullienne d’autodétermination.

1944 – Tir du 1er missile opérationnel V2 sur Paris

Le 8 septembre 1944, l’Allemagne nazie tire le premier missile balistique opérationnel V2 de l’histoire sur Paris, quelques jours seulement après la libération de la capitale française. Conçu par Wernher von Braun, ce projectile de treize mètres propulsé par un moteur à ergols liquides atteint une altitude de quatre-vingt kilomètres et frappe sa cible sans aucun système de défense possible pour l’intercepter. Ce tir inaugural d’une arme révolutionnaire annonce l’ère des missiles balistiques qui façonnera la guerre froide et la conquête spatiale.

1941 – Début du siège de Léningrad

Le 8 septembre 1941 commence le siège de Léningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg), imposé par les armées nazies. La ville est encerclée pendant 872 jours, jusqu’en janvier 1944. La population endure famine, froid et bombardements, causant près d’un million de morts civils. Malgré les souffrances, Léningrad ne capitule jamais, devenant un symbole majeur de la résistance soviétique face à l’envahisseur.

1888 – Meurtre de Annie Chapman, 2ème victime reconnue à Londres de Jack l’éventreur

Le 8 septembre 1888, Annie Chapman est retrouvée assassinée à Whitechapel, dans l’East End de Londres. Son meurtre atroce est attribué à Jack l’Éventreur, mystérieux tueur en série qui sévit cette année-là. Elle est considérée comme la deuxième victime “canonique” après Mary Ann Nichols. L’affaire, jamais élucidée, reste l’un des plus grands mystères criminels de l’histoire britannique.

1760 – Capitulation de Montréal

Le 8 septembre 1760, le gouverneur français de la Nouvelle-France, le marquis de Vaudreuil, signe la capitulation de Montréal face aux forces britanniques du général Jeffrey Amherst, qui avaient encerclé la ville avec une armée de dix-sept mille hommes convergent de trois directions simultanément. Cet acte met fin à la présence militaire française en Amérique du Nord. Officialisée par le traité de Paris en 1763, cette capitulation marque le début de la domination britannique sur le Canada et le destin particulier du peuple canadien-français.

1636 – Fondation de l’université Harvard

Le 8 septembre 1636, le Grand Conseil de la colonie de la baie du Massachusetts fonde un collège destiné à la formation du clergé puritain : il deviendra l’université Harvard. Située à Cambridge, près de Boston, elle est aujourd’hui la plus ancienne université des États-Unis et l’une des plus prestigieuses au monde. Elle a formé de nombreux présidents américains, prix Nobel et figures intellectuelles.

1565 – Les Ottomans abandonnent le Grand Siège de Malte

Le 8 septembre 1565, après plus de trois mois de combats acharnés, les troupes ottomanes lèvent le siège de Malte. Défendue par l’Ordre des chevaliers hospitaliers avec l’aide de la population maltaise, l’île résiste à l’immense armada ottomane. La victoire est célébrée comme un tournant dans la lutte entre l’Empire ottoman et l’Europe chrétienne, renforçant le prestige des chevaliers de Malte.

Les naissances et décès notables

1986 – Naissance de Jeff Panacloc (Damien Colcanap), ventriloque français, avec sa marionnette Jean-Marc
1979 – Naissance de Pink (Alecia Beth Moore), chanteuse américaine
1971 – Naissance de Martin Freeman, acteur britannique (H2G2, The office, Sherlock, Fargo)
1958 – Naissance de Philippe Vuillemin, dessinateur de bande dessinée français
1958 – Naissance de Jean-Michel Aphatie, journaliste français
1941 – Naissance de Yves Saint-Martin, jockey français
1893 – Naissance de Teresa Wilms Montt, écrivaine et poètesse chilienne

2022 – Décès d’Élisabeth II, reine du Royaume-Uni de Grande Bretagne, d’Irlande du Nord et du Commonwealth
1970 – Décès de Percy Spencer, inventeur américain, notamment du four à micro-ondes
1949 – Décès de Richard Strauss, musicien allemand
1888 – Décès de Annie Chapman, seconde victime de Jack l’Éventreur


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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Elle a toujours raison

📊😐 Une étude récente montre que 9 hommes sur 10 admettent que leur femme a toujours raison.

🤔 Aucune trace du 10ème.

 

Armstrong, dopé !?

🤨 Mais bien sûr qu'il était dopé Armstrong !
😲 Ah ça, je suis bien d'accord avec toi... le mec il gagne sept tours de France, marche sur la Lune et en prime joue de la trompette... faut pas déconner !

Concours de sosies

Nous sommes en 1915, en plein triomphe du cinéma muet. Charlot est partout : sur les écrans, dans les rues… et jusque dans les concours de sosies qui fleurissent en Californie. Le public adore imiter sa démarche chaloupée, sa canne espiègle, sa moustache minuscule.

Charlie Chaplin, lui, observe tout cela avec curiosité. L'idée lui traverse alors l’esprit de tenter sa chance. Après tout, qui mieux que lui pourrait imiter… lui-même ?

Le voilà donc qui se présente incognito à un concours de sosies de Charlot, sous un faux nom, bien décidé à jouer le jeu jusqu’au bout. Il enfile son costume, ajuste son chapeau melon, prend sa canne. Bref, il se déguise en Charlie Chaplin.

Sur scène, les imitateurs se succèdent. Certains en font des tonnes, d’autres caricaturent à plaisir. Chaplin, lui, reste fidèle à son personnage, tout en nuances et en subtilité. Il est convaincu que cela fera la différence.

Vient le verdict.

Et là… surprise.

Il ne gagne pas. Il ne termine même pas parmi les finalistes.

Chaplin, battu à son propre jeu, regarde la scène avec un mélange d’étonnement et d’amusement. Son personnage lui échappe : Charlot appartient désormais au public, aux imitateurs, à l’imaginaire collectif. Et peut-être, au fond, est-il devenu plus grand que son créateur lui-même.

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Savais-tu ?

Le Vatican, un État minuscule mais bien réel

Avec ses quelque 0,44 km², la Cité du Vatican est le plus petit État souverain du monde. Enclavée au cœur de Rome, elle n’en possède pas moins les attributs d’un véritable pays.

Le Vatican dispose notamment de son propre code postal international : SCV-00120. Il possède également un service postal, émet ses propres timbres et frappe des pièces en euros à son effigie.

Autre particularité bien connue : la Garde suisse pontificale. Fondée en 1506, elle assure la protection du pape et la sécurité de certains bâtiments officiels. Malgré ses uniformes chamarrés, il ne s’agit donc pas d’un simple groupe de cérémonie, mais bien d’un corps chargé d’une mission militaire et de sécurité.

Le Vatican a aussi sa propre radio, Radio Vatican, qui diffuse les informations et les activités du Saint-Siège dans de nombreuses langues. Enfin, ses véhicules officiels portent des plaques d’immatriculation distinctes : le préfixe SCV, pour Status Civitatis Vaticanae. La plaque SCV 1 est réservée au véhicule du pape, tandis que les véhicules privés enregistrés dans l’État utilisent généralement le préfixe CV.

Ainsi, derrière ses dimensions réduites se cache un État doté d’une identité administrative, diplomatique et symbolique bien affirmée. Petit par la taille, le Vatican est loin de passer inaperçu.

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Astuce

Un bougeoir original avec de vieux couverts

Image IA

Donnez une seconde vie à de vieux couverts en fabriquant un bougeoir aussi simple qu’original.

Pour ce bricolage, il vous faut une petite pièce de bois d’environ 10 × 10 cm, une vieille cuillère à soupe, une fourchette en métal — de préférence provenant du même service — quelques vis, une pince et une bougie.

Commencez par poncer et, si vous le souhaitez, peindre ou teinter le support en bois. Courbez ensuite le manche de la cuillère afin de pouvoir le visser sur le support. Le cuilleron, placé au centre, doit rester horizontal : il servira de coupelle à la bougie.

Fixez la fourchette en face de la cuillère. Courbez son manche vers le centre, tournez le fourchon d’un quart de tour pour le placer à l’horizontale, puis recourbez ses dents en demi-cercle. Elles formeront un petit anneau destiné à maintenir la bougie bien droite.

Il ne reste plus qu’à installer la bougie dans le cuilleron et à vérifier que l’ensemble est stable. Vous obtenez ainsi un bougeoir décoratif, fabriqué avec des objets récupérés et quelques gestes simples.

N’oubliez pas : une bougie allumée ne doit jamais être laissée sans surveillance et doit rester éloignée de tout matériau inflammable.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Leonard Richards - Pexels

À l’abri des halles, dont les poutres séculaires portent encore la mémoire des marchés d’autrefois, je m’installe à une table de café - instant attendu. Autour de moi, les moineaux s’affairent, familiers et confiants, picorant les miettes du déjeuner comme s’ils étaient ici chez eux. Plus haut, sur la robuste charpente de chêne brut, les pigeons observent le monde avec une tranquille supériorité, dominant de leur perchoir les allées et venues des touristes.

À peine assis, le garçon - qui connaît mes habitudes - apparaît, déposant devant moi mon café avec une discrétion presque rituelle, - Instant privilégié.

Un roquet, dissimulé sous une table, s’agite soudain et apostrophe un mastiff de passage, impassible, qui poursuit sa route sans lui accorder le moindre regard - il ne doute de rien celui-là. Est-ce ce vacarme qui trouble l’air, je ne saurais dire, mais un bambin s’éveille et se met à pleurer avec une intensité sans mesure. Les regards convergent vers lui, comme si l’innocence du tumulte était plus condamnable que ce gêneur, un peu plus loin, qui débite à voix haute ses malheurs amoureux au téléphone.

Ah… la vie en terrasse.

Et déjà, comme un écho inévitable, un groupe bruyant s’approche, porteur d’une agitation nouvelle, - l’instant se fissure.

Je soupire doucement. Il sera temps de revenir. À une heure plus clémente, plus silencieuse - pour lire, enfin, mon journal.

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Espace lecture

Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Les 23 volumes sur Babelio

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.

Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.

Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.

L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.

L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.

Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.

Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.

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