Le 30 septembre 1859, jour de la Saint-Jérôme, Geronimo mène un raid dévastateur contre les Mexicains pour venger sa famille. Ses victimes, terrifiées, implorent « Santo Geronimo! » (Saint Jérôme). Frappé par ces cris, le guerrier apache adopte « Geronimo » comme nom de guerre, symbole de la terreur qu’il inspire désormais à ses ennemis.
Geronimo, né Goyakla (« celui qui bâille ») en 1829, est un chef de guerre apache Chiricahua respecté. Homme-médecine et guerrier accompli, il gagne rapidement l’estime de sa tribu. Sa vie bascule en 1858 lorsque des soldats mexicains massacrent sa mère, sa femme et ses trois jeunes enfants près du village de Kas-ki-yeh. Ce drame personnel le transforme en un combattant impitoyable. Sa vengeance contre les Mexicains dans un raid sanglant marque le début d’une guerre implacable.
Pendant près de 30 ans, Geronimo mène une guérilla implacable contre les États-Unis. Il résiste farouchement à la politique des réserves, s’évade à plusieurs reprises et tient tête à des milliers de soldats américains et mexicains avec une poignée de guerriers. Sa dernière campagne mobilise 5000 soldats américains et 3000 mexicains pour capturer seulement 38 Apaches.
Prisonnier de guerre jusqu’à sa mort, Geronimo ne reverra jamais sa terre natale malgré ses supplications. Il devient fermier et se convertit au christianisme. En 1909, il meurt à Fort Sill, Oklahoma, des suites d’une pneumonie contractée après être tombé de cheval et avoir passé la nuit dans un ruisseau.
Vers 1918, la tombe de Geronimo aurait été profanée. Des rumeurs persistent sur le vol de son crâne par des membres de la société secrète Skull and Bones de l’université Yale, parmi lesquels figurerait Prescott Bush, père et grand-père des futurs présidents Bush. Bien que non prouvées, ces allégations ajoutent une dimension mystérieuse à l’héritage de ce guerrier légendaire.
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