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Queimada Grande, l’île aux serpents

Au large de l’État brésilien de São Paulo, l’île de Queimada Grande porte un surnom qui frappe les imaginations : l’île aux serpents. Elle abrite la jararaca-ilhoa, une vipère venimeuse que l’on ne trouve nulle part ailleurs.

Les récits populaires évoquent parfois un serpent à chaque pas. La réalité est moins spectaculaire : les vipères ne sont pas réparties uniformément sur l’île et ne cherchent pas à attaquer les humains. Mais elles sont difficiles à repérer, et une morsure reste dangereuse, surtout loin de tout secours. L’accès est donc réservé aux chercheurs et aux agents autorisés, qui contribuent aussi à protéger cette espèce menacée.

L’île connaît également une brève histoire humaine : un phare y est construit en 1909, puis des gardiens y vivent avant son automatisation, dans les années 1920. Une légende raconte que le dernier gardien et sa famille périssent sous les morsures des serpents ; faute de preuves solides, cette histoire reste à prendre avec prudence.

Aujourd’hui, Queimada Grande n’a pas d’habitants permanents. Entre réalité scientifique et légendes inquiétantes, elle demeure surtout un refuge naturel aussi singulier que fragile.