Aujourd’hui à la une
Les célébrations notables
Bonne fête aux Léon
Jour de la herse le 20 brumaire
Journée mondiale de la science au service de la paix et du développement
Journée mondiale de sensibilisation aux tumeurs neuroendocrines
Les évènements notables
2023 – 1er vol du bombardier stratégique américain Northrop Grumman B-21
Le 10 novembre 2023, ce nouvel appareil furtif de l’US Air Force réalise son premier vol d’essai en Californie. Conçu pour échapper aux défenses adverses, il doit remplacer les flottes vieillissantes et s’intégrer dans un environnement de guerre numérique. Le programme, très secret, symbolise la modernisation stratégique américaine et la compétition technologique mondiale.
1976 – Coupures de courant en France à cause de la 1ère diffusion télé du film “Le jour le plus long”
Le 10 novembre 1976, la première diffusion télévisée en France du film Le Jour le plus long, fresque hollywoodienne de 1962 consacrée au débarquement allié du 6 juin 1944, attire une audience exceptionnelle. Des millions de foyers allument simultanément leur téléviseur, provoquant des surcharges du réseau électrique et des coupures de courant dans plusieurs régions. Ce phénomène illustre l’importance prise à cette époque par la télévision dans la vie des Français.
1928 – Intronisation de l’empereur du Japon Hirohito
Le 10 novembre 1928, Hirohito, futur empereur Shōwa, est officiellement intronisé à Kyoto. Son long règne sera marqué par l’expansionnisme militaire, la Seconde Guerre mondiale puis la transformation du Japon en démocratie pacifiste sous constitution américaine. Son image reste controversée, oscillant entre responsabilité historique et figure d’unité nationale.
1871 – Henry Morton Stanley retrouve David Livingstone à Ujiji, dans l’actuelle Tanzanie
Le 10 novembre 1871, le journaliste et explorateur Stanley retrouve Livingstone, missionnaire disparu en Afrique centrale, prononçant la célèbre phrase « Dr. Livingstone, I presume? ». L’événement fascine l’opinion européenne et relance l’intérêt pour l’exploration africaine. Il précède l’intensification de la colonisation et modifie durablement la géopolitique du continent.
1449 – Libération de la ville de Rouen
Le 10 novembre 1449, pendant la phase finale de la guerre de Cent Ans, les troupes françaises reprennent Rouen aux Anglais. Ce succès consolide l’autorité de Charles VII en Normandie et accélère le recul anglais en France. La reconquête contribue à restaurer le pouvoir royal et prépare la victoire française définitive quelques années plus tard.
Les naissances et décès notables
1984 – Naissance de Ben l’Oncle Soul (Benjamin Duterde), chanteur français
1955 – Naissance de Roland Emmerich, réalisateur et scénariste allemand
1955 – Naissance de Bruno Peyron, navigateur français
1928 – Naissance de Ennio Morricone, compositeur italien
2008 – Décès de Dorothy Vaughan, mathématicienne et informaticienne américaine
2000 – Décès de Jacques Chaban-Delmas, homme politique français
1982 – Décès de Léonid Brejnev, homme politique soviétique
1938 – Décès de Mustafa Kemal Atatürk, militaire et homme politique turc
1891 – Décès de Arthur Rimbaud, poète français
Un peu de bonne humeur
La stat du jour
📊🤔 95% des femmes n'aiment pas les amies de leur mari, mais... 95% des hommes aiment les amies de leur femme.
😏☝️ On peut donc dire que les hommes sont presque parfaits.
Combien de rouleaux de papier-peint
Un locataire décide de refaire son appartement. Il commence à prendre les mesures pour savoir combien de rouleaux de papier-peint acheter, mais il s’y perd. Et tout à coup, il se souvient que son voisin du dessus, qui a exactement le même appartement, a refait le sien trois mois plus tôt. Il monte le voir et lui demande :
– Combien de rouleaux de dix mètres avez-vous pris ?
– Vingt-huit.
Alors il achète vingt-huit rouleaux, et il colle son papier. Mais, quand l’appartement est terminé, il lui reste six rouleaux.
Il remonte chez son voisin et lui dit :
– Je ne comprends pas. J’ai tapissé tout l’appartement, et il me reste six rouleaux…
– Eh bien, moi c’est pareil !…
La mort de Charles VIII
Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.
Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.
Savais-tu ?
Les sirènes
Dans la Grèce antique, la sirène était loin d'être une créature aquatique.
Elle apparaît pour la première fois dans l'Odyssée d'Homère — datant du VIIIe siècle avant notre ère — sous les traits d'une femme-oiseau. Perchées sur une île rocheuse, les sirènes attiraient les marins avec un chant envoûtant qui promettait une connaissance absolue à ceux qui l'entendaient. Pourtant, ce savoir était mortel : hypnotisés, les marins faisaient échouer leurs navires sur les récifs et trouvaient la mort.
Les représentations antiques les montrent souvent avec le corps d'un oiseau, des ailes déployées et un visage de femme. Leur rôle est clair : elles incarnent la tentation, le savoir interdit et la mort. Dans certaines versions, elles étaient autrefois les compagnes de Perséphone, punies par Déméter et condamnées à hanter les rivages de leur chant funèbre.
Au fil des siècles, la sirène a subi une métamorphose. Influencée par les bestiaires médiévaux et l'Église, elle a perdu ses ailes pour gagner des écailles. Elle s'est transformée en femme-poisson — mi-humaine, mi-animale — symbolisant la tentation charnelle et le péché. Son chant n'était plus seulement une promesse de savoir, mais une séduction dangereuse, une invitation à la débauche.
Dans l'iconographie chrétienne, la sirène apparaît souvent aux côtés d'autres créatures hybrides, toutes associées au mal, à la vanité et à la luxure. Elle incarne les périls de la chair — des tentations qui détournent l'âme du chemin du salut.
À la Renaissance, la sirène fascine naturalistes et érudits. Elle est classée parmi les « monstres marins » ; elle est étudiée et illustrée, et certains prétendent même que des spécimens ont été capturés. Parallèlement, elle inspire poètes et artistes, évoluant vers une figure romantique, mystérieuse et souvent tragique.
C'est au XIXe siècle que la sirène connaît sa transformation la plus significative. Avec le conte de Hans Christian Andersen, La Petite Sirène (1837), elle devient une héroïne sensible et amoureuse, prête à tout sacrifier pour une romance impossible. Cette version humanise la créature, la rendant plus vulnérable que dangereuse ; elle inspire la compassion plutôt que la peur.
Aujourd'hui, la sirène continue d'évoluer. Elle devient, tour à tour, une icône féministe, un symbole de liberté ou un personnage fantastique. Au cinéma, dans la littérature et les jeux vidéo, elle incarne la force, la magie et la rébellion. Son chant — autrefois mortel — devient une voix de résistance, de désir et de transformation.
Astuce
De la ciboulette en intérieur pendant l’hiver
Quand les jours raccourcissent, la ciboulette reste une alliée précieuse : quelques brins frais suffisent à réveiller une omelette, une soupe ou un fromage frais. Bonne nouvelle : cette vivace robuste peut tout à fait être cultivée en pot, près d’une fenêtre, même pendant la saison froide.
La ciboulette a avant tout besoin de lumière. Installez son pot devant une fenêtre la plus lumineuse possible, idéalement orientée au sud ou à l’ouest, où elle pourra recevoir plusieurs heures de lumière directe chaque jour - une lampe horticole peut prendre le relais. Évitez toutefois de coller le pot contre un radiateur : l’air chaud et sec dessèche rapidement le terreau et fatigue la plante. Une pièce fraîche à modérée convient très bien.
Choisissez un contenant percé au fond, d’au moins 15 à 20 cm de diamètre, afin de laisser de la place aux touffes de feuilles et aux racines. Ajoutez une couche de billes d’argile ou de graviers, puis un terreau léger et bien drainant. Le drainage est essentiel : la ciboulette ne supporte pas d’avoir les racines noyées. Videz toujours la soucoupe après l’arrosage.
La récolte fait partie de l’entretien. Coupez quelques brins à quelques centimètres de la terre, avec des ciseaux propres. Cette coupe régulière encourage la plante à produire de nouvelles tiges tendres. Si des fleurs apparaissent, retirez-les : elles peuvent affaiblir la plante et réduisent la production de brins.
Si vous disposez de deux pots, alternez-les : laissez l’un au repos dans un endroit lumineux et frais, tandis que l’autre produit de nouvelles pousses près de la fenêtre. Lorsque le premier pot montre des signes de fatigue, inversez les rôles. Cette rotation permet de profiter plus longtemps de brins frais sans épuiser la plante.
Un instant en ce bas monde
En voilà une belle soirée. Madame reçoit la bonne société locale. Ses chers amis sont tous là, accompagnés de leur épouse, tous et toutes dans leur plus belle tenue. Les conversations vont bon train. Vous savez ce que c’est : « Mais oui, bien sûr, très chère », « Oh non, si peu, mon ami », « J’ai cru ouïe dire, effectivement »…
Madame semble cependant contrariée. Discrètement, elle prend à part son mari :
— Mon ami, je m’absente un instant.
— Tout va bien, ma douce ?
— Oui, ne vous inquiétez pas… juste un petit besoin naturel. Si quelqu’un me demande, je suis allée déposer les enfants à la piscine.
Le mari, nullement surpris bien qu’ils n’aient point d’enfant :
— Mais bien sûr, ma chère. Allez donc changer l’eau du poisson.
Et Madame de s’échapper discrètement du côté de ce lieu où le roi se rend toujours seul.
L’art délicat de l’excuse élégante
De bien entendu, il ne s’écoule pas cinq minutes avant que l’une des convives ne s’écrie :
— Mais où diable se trouve donc votre épouse, cher ami ?
« Mais pourquoi faut-il que ce soit justement la plus “prout-prout” de l’assemblée qui pose cette question », se dit Monsieur en souriant in petto. Il lui répondrait bien que sa femme est allée « sortir la quiche au bord du four », mais impossible : pourquoi aller déranger le personnel en cuisine pour si peu ? Pour une quiche, qui plus est. Et l’excuse d’aller démouler une terrine ou de sortir le cake du four ne convient pas mieux. Quel dilemme !
Devant l’embarras du mari, un invité avisé s’approche et rassure la quémandeuse :
— Il me semble l’avoir vue aller donner à manger aux canards.
Le mari souffle :
— Oui, elle est allée faire le tour du cabanon. Elle va sûrement revenir sans tarder.
— Mais quelle idée ! s’exclame l’importune.
« Ah », pense le mari, un peu plus excédé, « n’est-il pas possible de déposer le bilan tranquillement ? » L’envie de lâcher le morceau le tenaille : « Elle est simplement allée caguer, voyons ! » Mais cette dame ignore probablement ce que c’est que d’aller nourrir les cagoinces.
Le retour triomphal de Sa Majesté
Le mari ne sait plus quoi dire ni quoi faire quand sa chère aimée réapparaît, semble-t-il bien aise. Quelle est belle en cet instant, après être allée compter fleurette à dame nature ! Elle les rejoint d’une démarche chaloupée, indiquant que, par bonheur, le temps de faire parler le joufflu se trouve révolu. Revenant de sa méditation express sur le trône, la reine de la soirée navigue avec élégance d’un convive à l’autre, l’esprit serein, comme si elle venait d’envoyer un fax à la Lyonnaise des eaux.
Madame s’approche enfin du petit groupe.
— Ah, vous voilà, ma chère ! s’exclame l’ingénue, toujours plus curieuse. Votre mari me confiait que vous aviez des canards. Quelle idée de les nourrir à cette heure !
— Des canards ? Mais, par Jacob Delafon, que raconte cette femme ! Vite, vite, terrain miné, jeter du lest.
— Mais non, très chère, je suis juste allée refaire le crépi.
— Le crépi ! Que c’est cocasse ! Vous me ferez toujours rire.
Morale de l’histoire (si tant est qu’il y en ait une)
Ainsi s’achève l’épisode du côté obscur, sur le point de reprendre du poil de la bête. Pas de quoi en chier une pendule, avez-vous peut-être envie de vous esclaffer, mais vous reconnaîtrez bien volontiers l’inconfort d’une telle situation. Peut-être que cette anecdote vous sauvera un jour d’une gêne somme toute bien naturelle.
Espace lecture
Le Vase de Soissons – Grégoire de Tours
En 486, Clovis prend Soissons après sa victoire sur Syagrius. Parmi le butin figure un précieux vase liturgique, réclamé par l’évêque de Reims, traditionnellement identifié à saint Remi.
Clovis accepte de le rendre, mais un guerrier franc refuse de céder sa part du butin. Il frappe le vase de sa francisque, l’endommageant, et Clovis ne réagit pas sur le moment. Il rend l’objet à l’évêque.
Un an plus tard, lors d’une revue de ses troupes, Clovis reconnaît l’insolent. Il lui reproche la tenue de ses armes, les jette à terre, puis le tue d’un coup de francisque : « Souviens-toi du vase de Soissons. »
L’anecdote, rapportée par Grégoire de Tours près d’un siècle plus tard, relève sans doute autant de la légende que de l’histoire. Elle raconte surtout l’affirmation d’un roi : Clovis respecte l’Église, mais il ne tolère plus qu’on conteste son autorité.
Selon Histoire des Francs de Grégoire de Tours (Livre II) :
Dans ce temps, l’armée de Clovis pilla un grand nombre d’églises, parce que ce prince était encore plongé dans un culte idolâtre. Des soldats avaient enlevé d’une église un vase d’une grandeur et d’une beauté étonnante, ainsi que le reste des ornements du saint ministère. L’évêque de cette église envoya vers lui des messagers pour lui demander que, s’il ne pouvait obtenir de recouvrer les autres vases, on lui rendit au moins celui-là. Le roi, ayant entendu ces paroles, dit au messager : « Suis-moi jusqu’à Soissons, parce que c’est là qu’on partagera tout le butin ; et lorsque le sort m’aura donné ce vase, je ferai ce que demande le pontife. » Étant arrivés à Soissons, on mit au milieu de la place tout le butin, et le roi dit : « Je vous prie, mes braves guerriers, de vouloir bien m’accorder, outre ma part, ce vase que voici, » en montrant le vase dont nous avons parlé ci-dessus. Les plus sages répondirent aux paroles du roi : « Glorieux roi, tout ce que nous voyons est à toi : nous-mêmes nous sommes soumis à ton pouvoir. Fais donc ce qui te plaît ; car personne ne peut, résister à ta puissance. » Lorsqu’ils eurent ainsi parlé, un guerrier présomptueux, jaloux et emporté, éleva sa francisque et en frappa le vase, s’écriant : « Tu ne recevras de tout ceci rien que ce que te donnera vraiment le sort. » À ces mots tous restèrent stupéfaits. Le roi cacha le ressentiment de cet outrage sous un air de patience. Il rendit au messager de l’évêque le vase qui lui était échu, gardant au fond du cœur une secrète colère. Un an s’étant écoulé, Clovis ordonna à tous ses guerriers de venir au Champ-de-Mars revêtus de leurs armes, pour faire voir si elles étaient brillantes et en bon état. Tandis qu’il examinait tous les soldats en passant devant eux, il arriva auprès de celui qui avait frappé le vase, et lui dit : « Personne n’a des armes aussi mal tenues que les tiennes, car ni ta lance, ni ton épée, ni ta hache, ne sont en bon état ;» et lui arrachant sa hache, il la jeta à terre. Le soldat s’étant baissé un peu pour la ramasser, le roi levant sa francisque, la lui abattit sur la tête, en lui disant : « Voilà ce que tu as fait au vase à Soissons. ]Celui-ci mort, il ordonna aux autres de se retirer. Cette action inspira pour lui une grande crainte. Il remporta beaucoup de victoires dans un grand nombre de guerres. Dans la dixième année de son règne, il fit la guerre aux gens de Tongres, et les soumit à son pouvoir.
