Bonne fête aux Martial
Un peu de bonne humeur
Combien de rouleaux de papier-peint
Un locataire décide de refaire son appartement. Il commence à prendre les mesures pour savoir combien de rouleaux de papier-peint acheter, mais il s’y perd. Et tout à coup, il se souvient que son voisin du dessus, qui a exactement le même appartement, a refait le sien trois mois plus tôt. Il monte le voir et lui demande :
– Combien de rouleaux de dix mètres avez-vous pris ?
– Vingt-huit.
Alors il achète vingt-huit rouleaux, et il colle son papier. Mais, quand l’appartement est terminé, il lui reste six rouleaux.
Il remonte chez son voisin et lui dit :
– Je ne comprends pas. J’ai tapissé tout l’appartement, et il me reste six rouleaux…
– Eh bien, moi c’est pareil !…
Ski et confiture – Anonyme
Si le ski a le pain, qui a la confiture et le beurre ?
Le danger d’une barbe trop longue
Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.
Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu'il enroule habituellement dans une pochette en cuir.
Le 28 septembre 1567, lors d'un incendie à l'hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d'abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.
Mort à cause de sa barbe. Si ce n'est pas digne des Darwin Awards, ça !
Un peu de français
« Coller aux basques » ?
Cette expression signifie qu'une personne suit quelqu'un d'autre de très près, souvent de manière insistante ou importune. Elle évoque une proximité excessive, comme si on s'accrochait physiquement à l'autre. Aujourd'hui, l'expression perdure pour décrire toute forme de suivi tenace, sans lien avec le Pays basque ou les baskets modernes. Des variantes comme « être pendu aux basques » illustrent la même idée de dépendance ou d'insistance.
Au XVIIIème siècle, les « basques » désignent les pans d'étoffe qui descendent sous la taille du pourpoint, une veste portée par les hommes aisés d'alors. Ces basques, souvent longues et flottantes, servaient de point d'accroche idéal pour les mendiants, solliciteurs ou quémandeurs qui s'y agrippaient littéralement afin d'implorer aide financière, faveurs ou charité auprès des passants fortunés. Cette pratique, observée dans les rues des villes européennes, a donné naissance à l'image persistante de l'attachement physique et moral, immortalisée dans la langue française dès cette époque.
« Pouacre » ?
Voilà un terme qui désigne une personne ou une chose extrêmement sale, laide ou répugnante, dans un registre familier et vieilli. Ce terme populaire, souvent employé comme injure, qualifie ce qui évoque la crasse ou le dégoût, comme un "vilain pouacre" ou une odeur "pouacre". Il s'utilise aussi pour une personne avare et sordide. D'origine ancienne française, issu du latin podager (lié à la goutte aux pieds), il évolue vers des acceptations de saleté ou de laideur dès le XIIIème siècle.
Savais-tu que...
La vinaigrette de Blaise Pascal
Une vinaigrette, dans le domaine du transport, est un petit véhicule à bras à deux roues, sorte de brouette-chaise dans lequel une personne voyage, tirée par un porteur placé entre les brancards (parfois aidé d’un pousseur). Ce carrosse léger urbain, qui apparaît au XVIIᵉ siècle et se répand aux XVIII-XIXème siècles surtout dans le Nord de la France, sert pour des trajets courts, notamment pour des personnes âgées ou malades ; en argot, il désigne aussi un véhicule cellulaire policier.
Un lien alors avec le panier à salade de la police ? Ce fourgon cellulaire argotique pour détenus - attesté au XIXème siècle -, évoque avec sa structure grillagée un panier percé qui secoue la salade. Bien qu’il partage avec la vinaigrette le sens argotique de véhicule policier (notamment dans le Nord comme à Lille), il ne dérive pas de celle-ci étymologiquement : l’un renvoie aux secousses d’un panier, l’autre aux charrettes des vinaigriers.
Les petites voitures des marchands de vinaigre sont des charrettes légères à deux roues, compactes et maniables, que les vinaigriers tirent à la main pour transporter fûts ou bouteilles en ville, adaptées aux ruelles étroites. La vinaigrette (véhicule pour passagers) prend son nom de leur ressemblance frappante : petite taille, structure rustique ; le terme évoque parfois les secousses du trajet, comme lorsque l’on agite une vinaigrette.
On attribue souvent à Blaise Pascal l’invention, ou du moins l’amélioration, de cette brouette-chaise à porteurs à deux roues que l’on appelle aussi vinaigrette, mais les sources soulignent l’absence de preuve formelle et parlent plutôt d’une tradition tenace. Les textes s’accordent en revanche à dire que Pascal met effectivement au point, en 1662, les premiers services de transport en commun parisiens avec ses « carrosses à cinq sols », ce qui renforce a posteriori l’association de son nom avec les innovations de transport individuel ou collectif.
Blaise Pascal est un inventeur de génie mais il semble qu’il n’y connaissait rien en cuisine.
