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20 JUILLET

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JE DÉCOUVRE

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Un instant en ce bas monde

Photo de Christopher Welsch Leveroni - Pexels

Je le sens approcher, discrètement mais inévitablement. Surtout ne pas croiser son regard, rester concentré, ignorer cet appel silencieux. La tâche relève presque de l’exploit : il est redoutable, l’animal, et cela fait des années qu’il perfectionne sa technique.

Je résiste, autant que possible. Mais je n’ai pas sa patience. Il perçoit la moindre faille, le plus infime moment d’hésitation, dès que mon regard dévie vers lui. Alors, implacable, il pose sa truffe humide sur mon genou, sans jamais me quitter des yeux.

La lutte pourrait durer, mais elle est perdue d’avance. Il le sait. Je le sais.

Je cède finalement — après tout, ce ne sont que quelques morceaux de fromage. Je les lui tends. Il feint presque la surprise, comme si cette scène ne se rejouait pas chaque jour à l’identique. Puis, avec une précision admirable, il s’en empare : rapide, sûr, sans jamais effleurer mes doigts pourtant sans défense.

Mission accomplie.

Il se retire, pleinement satisfait, laissant derrière lui l’unique trace de son passage : une tache de bave sur mon pantalon propre du jour.

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Un peu de bonne humeur

Je m’emmerde…

 

Ah le bon vieux temps

Le petit Nicolas demande à son grand-père :

– Dis papy c’était comment de ton temps ?

– Mon petit le monde à bien changé !

– Ah bon ?

– Et oui quand j’étais petit avec 20 francs j’allais à l’épicerie et je revenais avec un litre de lait, une livre de beurre, trois kilos de patates, un sac de thé, deux côtes de porc, du pain et des œufs.

– Et maintenant papy ?

– Et maintenant ce ne serait plus possible avec toutes ces caméras de surveillance.

La mort de Charles VIII

Charles VIII, roi de France, se hâte au château d’Amboise, impatient de rejoindre son épouse Anne de Bretagne pour une ardente partie de jeu de paume. De petite stature - 1m50 dit-on -, il emprunte la galerie Hacquelebac, un passage étroit, assez sordide, qui peut même être parcouru à cheval grâce aux aménagements cavaliers du château ; dans la pénombre de cette porte basse, il heurte violemment de la tête le linteau de pierre, chancelle mais, déterminé, rejoint la partie. En pleine partie, il titube soudainement, fait quelques pas hésitant et s’effondre sur le court avant de plonger dans une agonie de neuf heures qui l’emporte, victime d’une hémorragie cérébrale ou d’un œdème fatal.

Cette fin absurde et évitable - un simple linteau trop bas - contraste avec son règne ambitieux, marqué par l’expédition en Italie, et inspire les moqueries historiques qui qualifient sa mort de plus débile d’un roi de France. À 27 ans, il cède le trône à son cousin Louis XII.

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Savais-tu ?

Time Square

Times Square a connu une transformation spectaculaire depuis les années 1970 : d’un quartier associé à la prostitution, aux peep-shows, à la drogue et à la criminalité, il est devenu à partir des années 1990 puis 2000 un espace très contrôlé, fortement touristique et saturé d’écrans, de commerces de marque et de théâtres. Cette évolution s’est faite surtout grâce aux politiques de rénovation urbaine et de sécurité de l’ère Giuliani, puis à la piétonnisation partielle de Broadway en 2009.

Années 1970-1980

Dans les années 1970, Times Square est au cœur d’un secteur dégradé de Manhattan, très lié à l’économie du sexe, aux trafics et à une forte insécurité, au point d’alimenter l’image d’un lieu dangereux dans la culture populaire. Les années 1980 n’inversent pas tout de suite la tendance : l’arrivée du crack en 1986 aggrave encore la situation, avec une hausse de la criminalité et de la présence visible de sans-abri et de dealers.

Années 1990

Le tournant vient au milieu des années 1990, quand la municipalité de Rudolph Giuliani mène une politique de « tolérance zéro » et pousse à la fermeture ou au départ de nombreux sex-shops et activités jugées indésirables. Le quartier commence alors à attirer davantage d’investissements, de chaînes commerciales, de touristes et de publics liés à Broadway.

Années 2000-2010

Dans les années 2000, Times Square s’impose comme un grand décor urbain de la mondialisation, avec ses panneaux lumineux géants, ses enseignes de marques et ses flux massifs de visiteurs. En 2009, une partie de Broadway entre les 42e et 47e rues est fermée à la circulation, ce qui renforce l’usage piéton et l’expérience touristique du lieu.

Aujourd’hui

Aujourd’hui, Times Square reste un symbole mondial de New York, un espace très fréquenté, commerçant et spectaculaire, où l’on vient autant pour les théâtres que pour les écrans géants et le Nouvel An. En contrepartie, beaucoup lui reprochent d’être devenu plus marchand et standardisé, même si sa sécurité et son attractivité sont sans commune mesure avec celles des années 1970.

Femme chic en fausse fourrure au milieu du quartier animé de Times Square, à New York, la nuit - Pexels

Repères utiles

À l’origine, le lieu s’appelait Longacre Square avant d’être renommé Times Square en 1904-1905.

Le quartier a d’abord été un grand centre de spectacles et d’hôtels avant son déclin au milieu du XXème siècle.

Sa réhabilitation est liée à la sécurisation, à l’immobilier, au tourisme et à l’économie du divertissement.

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