Bonne fête aux Lydie
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JE DÉCOUVREUn instant en ce bas monde

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.
La chance est là à n'en pas douter.
Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.
Puis vient le doute.
Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.
Mais rien ne répond.
La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.
Un peu de bonne humeur
Bill Gates en enfer
Bill Gates arrive au ciel. Saint-Pierre lui dit :
« Bill, c’est vraiment difficile. Tu as fais de grands avancements technologiques avec Microsoft, mais tu nous as aussi donné Windows 95. Je te laisse alors choisir entre le paradis et l’enfer. »
Bill Gates lui répond « D’accord, puis-je voir l’enfer d’abord ? »
Saint-Pierre lui montre alors un monde merveilleux de plages, de belles femmes, de bonne bouffe et un climat idéal.
Bill lui dit : « C’est pas mal l’enfer, mais enfin je voudrais quand même voir le paradis. »
Saint-Pierre lui montre alors un champ de nuage avec des anges qui jouent de la harpe.
Bill dit : « C’est bien, mais à choisir je préfère l’enfer ! »
Deux semaines plus tard St-Pierre va faire un tour en enfer pour voir notre bon vieux Bill. Il le trouve attaché à un mur, entouré de flammes brûlantes et de démons terrifiants.
« Saint Pierre ! » lui crit Bill, « C’est terrible ! Ce n’est pas l’enfer que tu m’as montré l’autre jour !
Où sont donc passées les plages, les femmes et la bonne bouffe ? »
« Oh ça ! » répliqua St Pierre « C’était seulement la version de démo. »
Le travail, une maladie ? – Pierre Desproges
La médecine du travail est la preuve que le travail est bien une maladie ! »
Auto-appendicectomie en Antarctique
Le 30 avril 1961, Leonid Rogozov, médecin de l'expédition soviétique en Antarctique, accomplit un acte chirurgical historique en réalisant sa propre appendicectomie. Isolé à la base Novolazarevskaya et souffrant d'une appendicite aiguë, il se voit contraint d'opérer lui-même en raison de l'impossibilité d'une évacuation médicale. Installé dans une position semi-assise, il utilise une anesthésie locale et un miroir pour guider ses gestes, tandis qu'un météorologue et un ingénieur-mécanicien l'assistent en tenant les instruments, en ajustant l'éclairage et en veillant sur son état de conscience durant l'intervention qui dure environ 1 heure et 45 minutes.
Grâce à une détermination exemplaire, Rogozov réussit l'opération en dépit des conditions extrêmes de son environnement. Dès le lendemain, il entame un traitement antibiotique qui permet une guérison rapide ; il retire ses points de suture après une semaine seulement et reprend ses activités médicales normales au sein de la base avant la fin de l'expédition en 1962.
De retour en Union soviétique, Rogozov poursuit une carrière de chirurgien à Léningrad, où il obtient son doctorat en 1966. Il exerce sa profession avec dévouement jusqu'à son décès en l'an 2000, tout en demeurant une figure emblématique de la médecine pour son sang-froid légendaire face à une situation de survie périlleuse.
Savais-tu ?
Time Square
Times Square a connu une transformation spectaculaire depuis les années 1970 : d’un quartier associé à la prostitution, aux peep-shows, à la drogue et à la criminalité, il est devenu à partir des années 1990 puis 2000 un espace très contrôlé, fortement touristique et saturé d’écrans, de commerces de marque et de théâtres. Cette évolution s’est faite surtout grâce aux politiques de rénovation urbaine et de sécurité de l’ère Giuliani, puis à la piétonnisation partielle de Broadway en 2009.
Années 1970-1980
Dans les années 1970, Times Square est au cœur d’un secteur dégradé de Manhattan, très lié à l’économie du sexe, aux trafics et à une forte insécurité, au point d’alimenter l’image d’un lieu dangereux dans la culture populaire. Les années 1980 n’inversent pas tout de suite la tendance : l’arrivée du crack en 1986 aggrave encore la situation, avec une hausse de la criminalité et de la présence visible de sans-abri et de dealers.
Années 1990
Le tournant vient au milieu des années 1990, quand la municipalité de Rudolph Giuliani mène une politique de « tolérance zéro » et pousse à la fermeture ou au départ de nombreux sex-shops et activités jugées indésirables. Le quartier commence alors à attirer davantage d’investissements, de chaînes commerciales, de touristes et de publics liés à Broadway.
Années 2000-2010
Dans les années 2000, Times Square s’impose comme un grand décor urbain de la mondialisation, avec ses panneaux lumineux géants, ses enseignes de marques et ses flux massifs de visiteurs. En 2009, une partie de Broadway entre les 42e et 47e rues est fermée à la circulation, ce qui renforce l’usage piéton et l’expérience touristique du lieu.
Aujourd’hui
Aujourd’hui, Times Square reste un symbole mondial de New York, un espace très fréquenté, commerçant et spectaculaire, où l’on vient autant pour les théâtres que pour les écrans géants et le Nouvel An. En contrepartie, beaucoup lui reprochent d’être devenu plus marchand et standardisé, même si sa sécurité et son attractivité sont sans commune mesure avec celles des années 1970.

Repères utiles
À l’origine, le lieu s’appelait Longacre Square avant d’être renommé Times Square en 1904-1905.
Le quartier a d’abord été un grand centre de spectacles et d’hôtels avant son déclin au milieu du XXème siècle.
Sa réhabilitation est liée à la sécurisation, à l’immobilier, au tourisme et à l’économie du divertissement.
