Bonne fête aux Alice
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
2004 – Ouverture à la circulation du viaduc de Millau
Après trois ans de travaux, le viaduc de Millau est ouvert aux automobilistes. Conçu par l’ingénieur Michel Virlogeux et l’architecte Norman Foster, il devient le pont à haubans le plus haut du monde. Ouvrage emblématique, il fluidifie le trafic nord-sud en France et s’impose comme une prouesse technique et esthétique, symbole du savoir-faire français en génie civil.
1981 – Sortie du film Popeye en France
Réalisé par Robert Altman, le film met en scène Robin Williams dans son premier grand rôle au cinéma. Adaptation du célèbre personnage de bande dessinée, Popeye séduit par son univers visuel fidèle et son humour décalé. Bien que l’accueil critique soit mitigé à sa sortie, le film acquiert avec le temps un statut culte et révèle le potentiel cinématographique de Williams.
1977 – Sortie aux États-Unis de La Fièvre du samedi soir
Porté par John Travolta et la musique des Bee Gees, le film devient un phénomène culturel mondial. Il popularise la musique disco et influence durablement la mode, la danse et la culture populaire. Au-delà de son esthétique, le film dresse aussi le portrait d’une jeunesse urbaine en quête d’identité et d’évasion dans l’Amérique des années 1970.
1944 – Bombardement du cinéma Rex d’Anvers par un V2
Un missile balistique allemand V2 frappe le cinéma Rex bondé à Anvers, faisant plusieurs centaines de victimes. L’attaque, l’une des plus meurtrières causées par ce type d’arme, vise à terroriser les populations civiles alors que les Alliés progressent. Elle illustre la brutalité de la fin de la Seconde Guerre mondiale et l’utilisation d’armes nouvelles contre les villes.
1907 – La Grande flotte blanche commence sa circumnavigation
La marine américaine lance une démonstration de puissance navale en envoyant seize cuirassés peints en blanc effectuer un tour du monde. Cette expédition vise à affirmer la montée en puissance des États-Unis comme force maritime globale et à rassurer leurs alliés. Elle marque une étape importante dans la diplomatie navale et la projection de puissance américaine.
1835 – Début d’un grand incendie à New York
Un incendie majeur éclate dans le quartier financier de Manhattan, alimenté par le froid intense et le manque d’eau. Des centaines de bâtiments sont détruits, provoquant d’énormes pertes économiques. La catastrophe conduit à une modernisation des infrastructures urbaines, notamment des systèmes d’adduction d’eau et de lutte contre le feu, transformant durablement la ville.
1773 – Tea Party de Boston
Des colons américains jettent à la mer une cargaison de thé britannique pour protester contre les taxes imposées par Londres sans représentation politique. Cet acte symbolique de défi accélère la rupture entre les colonies et la métropole. La Tea Party devient l’un des événements fondateurs de la Révolution américaine et un symbole durable de résistance à l’autorité jugée injuste.
1653 – Oliver Cromwell nommé lord-protecteur
À l’issue de la guerre civile anglaise, Cromwell prend la tête du Commonwealth en tant que lord-protecteur. Il instaure un régime autoritaire fondé sur des principes puritains, tout en refusant le titre de roi. Son gouvernement marque une rupture avec la monarchie traditionnelle et une expérience politique unique dans l’histoire britannique.
1431 – Sacre d’Henri VI d’Angleterre comme roi de France
Henri VI est sacré à Paris conformément au traité de Troyes, dans le contexte de la guerre de Cent Ans. Ce sacre, contesté par les partisans de Charles VII, symbolise la domination anglaise temporaire sur une partie du royaume. Il ne parvient toutefois pas à légitimer durablement le pouvoir anglais, qui sera progressivement repoussé du territoire français.
Les naissances et décès notables
1962 – Naissance de Liane Foly (Éliane Falliex), chanteuse et imitatrice française
1962 – Naissance de Maruschka Detmers, actrice néerlandaise
1956 – Naissance de Catherine Jacob, actrice française
1928 – Naissance de Philip Kindred Dick (Philip K. Dick), auteur américain de science-fiction
1917 – Naissance de Arthur Charles Clarke, auteur britannique science-fiction
1980 – Décès du « Colonel » Harland Sanders, restaurateur et homme d’affaires américain, fondateur de KFC
1976 – Décès de Réal Caouette, homme politique canadien, fondateur du mouvement créditiste québécois
1897 – Décès de Alphonse Daudet, romancier et conteur français
1859 – Décès de Wilhelm Grimm, écrivain allemand co-auteur de contes avec son frère
Découvrez chaque semaine un journal PDF riche, soigné et entièrement sans publicité. Plus de contenus, plus de plaisir de lecture, sans aucune distraction.
JE DÉCOUVREUn peu de bonne humeur
Tu ne te plains jamais ?
😯 C'est bizarre, tu ne te plains jamais.
😏 Bah oui, quand je suis né, j'étais à poil, chauve, sans dent, je chialais et j'étais incontinent, donc tout ce qui m'arrive depuis n'est que du bonus.
Centre du monde – Anonyme
Je ne dis pas que je suis le centre du monde, mais à chaque fois que je lance Google Maps, je me retrouve en plein milieu.
Gare aux cachalots ! – 2
À Florence, dans l'Oregon, en novembre 1970, un cachalot de 13,8 mètres et 8 tonnes s'échoue sur la plage, semant la panique chez les locaux peu habitués à pareils colis encombrants. Les services d'autoroutes d'État, gonflés d'une assurance mal placée, optent pour une idée géniale : bourrer la carcasse d'une demi-tonne de dynamite pour la réduire en menus morceaux, que des mouettes voraces nettoieront ensuite. Ignorant les avertissements d'un démineur chevronné sur la dose excessive, ils allument la mèche avec panache.
Le résultat dépasse l'imagination : des quartiers de graisse de plusieurs tonnes filent sur plus d'un kilomètre, un bloc monstre écrase le toit d'une voiture garée prudemment à distance, tandis que la foule hilare se prend une averse de débris volants. Une équipe de télé locale capture le fiasco en direct, immortalisant ce chef-d'œuvre d'amateurisme explosif où la nature se venge avec un sens de l'humour cosmique.
Savais-tu ?
L’Autoped, ancêtre de la trottinette électrique

En 1915, une petite machine fait son apparition dans les rues de New York : l’Autoped. Debout sur une plateforme munie de pneus de 10 pouces, le conducteur file au milieu du trafic, les mains sur un guidon qui sert à la fois de volant, d’accélérateur et de frein.
L’engin se plie pour se ranger, s’équipe d’un phare, d’un feu arrière et même d’un klaxon. Son moteur à quatre temps, refroidi par air, trône sur la roue avant et transforme ce qui ressemble à une trottinette en véritable scooter rudimentaire.
Les postiers américains l’adoptent pour livrer les colis urgents, les policiers s’en emparent pour patrouiller, et jusqu’à une lady londonienne qui l’utilise chaque jour pour se rendre au travail. « Anybody who can ride a bicycle can ride a motor scooter », affirme Florence Priscilla Norman en 1916.
Malgré son efficacité, l’Autoped ne séduit pas assez pour durer. La production s’arrête en 1922, mais l’idée, elle, reste : celle d’une mobilité légère, debout, motorisée…
Astuce
Serrure à l’huile d’olive
Une petite goutte d’huile d’olive peut parfois aider à dégripper une serrure : déposez délicatement une toute petite goutte sur la clé (évitez d’en mettre directement dans le cylindre), insérez-la puis effectuez des rotations lentes et des mouvements d’entrée-sortie pour répartir l’huile; répétez si nécessaire et essuyez l’excédent pour éviter l’encrassement. Gardez tout de même cette astuce pour un dépannage ponctuel et préférez ensuite un lubrifiant spécifique pour serrure pour un entretien durable.
Un instant en ce bas monde

La nuit glaciale fige les ruelles de Whitechapel. L’air, lourd et immobile, étouffe chaque souffle. Les pas résonnent gravement sur les pavés humides, amplifiés par un silence anormal, presque hostile, enveloppant le quartier.
Les façades décrépites, lépreuses, dressent leurs silhouettes déformées sous la lumière tremblante des lampes à gaz. Leurs lueurs vacillantes projettent des ombres spectrales ondulant sur les murs, comme si la pierre elle-même frémissait d’un malaise atavique.
Un feulement strident déchire l’obscurité... une bande de chats s’agite dans un recoin, leurs yeux brillant un instant avant de disparaître. Plus loin, une porte claque brutalement, résonnant comme un coup de tonnerre dans le silence profond de la nuit.
Saturé d’odeurs âcres de fumées et de déchets en décomposition, l'air est imprégné d'une puanteur persistante de viande avariée s’échappant des abattoirs voisins. Elle colle à la gorge, s’insinue dans les vêtements, comme une présence insidieuse dont on ne peut se défaire.
De rares silhouettes se faufilent, pressées, la tête dans les épaules, évitant de croiser les regards. Ici, personne ne s’attarde. Ici, chacun sait - ou pressent - qu’il vaut mieux ne pas s'attarder, ne pas voir, ne pas entendre.
Un beuglement surgit alors, celui d’un homme ivre, titubant dans l’ombre. Sa voix rauque se brise contre les murs… puis, sans prévenir, un cri lui répond.
Aigu. Puissant. Inhumain.
Il déchire la nuit comme un éclat de verre brisé, vibrant, insoutenable, avant de s’éteindre net, comme étouffé par une main invisible.
Ensuite, plus rien.
S'abat alors un silence encore plus intense, un silence lourd de menace. Les fenêtres restent closes. Les rideaux frémissent à peine. Derrière les murs, on écoute sans bouger, le cœur suspendu.
Whitechapel retient son souffle.
Dans l’obscurité, quelque chose rôde.
Espace lecture
Honor Harrington, le space opera pensé comme une bataille navale

Il existe des sagas de science-fiction qui misent avant tout sur le dépaysement, d’autres sur l’aventure pure, et d’autres encore sur la politique galactique. Honor Harrington réussit à réunir tout cela dans un même ensemble, avec une ambition rare : raconter l’ascension d’une héroïne de premier plan dans un univers où chaque décision tactique peut peser sur le destin d’empires entiers.
Créée par David Weber, la série suit Honor Harrington, officier de la flotte du royaume de Manticore, une commandante brillante, inflexible et extraordinairement compétente. Dès les premiers volumes, elle se retrouve propulsée dans des situations tendues, presque ingagnables, qu’elle transforme en victoires grâce à son sang-froid, sa lecture du combat et sa capacité à inspirer ceux qui servent sous ses ordres. On est ici très loin d’une héroïne décorative : Honor est une femme de commandement, au sens le plus noble du terme.
Les combats spatiaux constituent l’un des grands plaisirs de la saga, parce qu’ils sont décrits avec une minutie presque militaire. Les vaisseaux ne s’affrontent pas dans un brouhaha indistinct : chaque accélération, chaque changement d’axe, chaque distance et chaque angle de tir compte. Les capitaines doivent anticiper les trajectoires, tenir compte du délai des communications, évaluer la puissance des armes, la résistance des boucliers et les contre-mesures adverses. Cette précision donne aux batailles une intensité particulière, comme si l’espace devenait une immense mer tactique où la moindre erreur se paie très cher.
L’autre force du cycle tient à son équilibre entre aventure militaire et intrigue politique. Les conflits ne se limitent jamais à des escarmouches dans le vide interstellaire. Derrière chaque crise, il y a des intérêts économiques, des rivalités entre puissances, des calculs diplomatiques et des jeux d’influence. Honor Harrington n’évolue donc pas seulement dans un théâtre de guerre, mais dans un monde où les décisions militaires ont des conséquences immédiates sur les équilibres politiques. Cela donne à la saga une ampleur très immersive.
L’univers, souvent appelé Honorverse, est vaste, structuré et cohérent. David Weber y construit une civilisation spatiale avec ses traditions, ses flottes, ses tensions et ses codes d’honneur. Cette solidité participe beaucoup au plaisir de lecture : on a vraiment l’impression d’entrer dans un monde vivant, qui possède ses règles, son histoire et sa logique interne. C’est sans doute ce qui explique l’attachement durable de nombreux lecteurs à cette série.
Il faut aussi souligner la personnalité de l’héroïne. Honor Harrington n’est pas seulement une tacticienne exceptionnelle ; elle incarne une forme d’intégrité, de devoir et de constance qui la rend immédiatement mémorable. Elle avance souvent dans des contextes hostiles, parfois isolée, parfois sous-estimée, mais toujours portée par une discipline de fer. Son lien avec son univers, avec son équipage et avec sa mission donne à la saga une vraie dimension humaine, malgré l’ampleur cosmique du décor.
Pour qui aime les récits de science-fiction militaire, les grandes manœuvres, les personnages forts et les univers développés avec sérieux, cette saga offre une expérience particulièrement riche. Elle a le souffle des grandes épopées, la précision d’un roman d’anticipation stratégique et le plaisir très concret d’une série où l’on suit une héroïne qui grandit, combat, doute parfois, mais ne renonce jamais.
