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4 SEPTEMBRE

Bonne fête aux Rosalie

Les évènements notables

1998 – Création de Google dans un garage
Le 4 septembre 1998, Larry Page et Sergey Brin, deux étudiants de Stanford, fondent officiellement Google dans un garage de Menlo Park, en Californie. Leur moteur de recherche, basé sur un algorithme innovant de classement des pages, révolutionne rapidement l’accès à l’information sur Internet. Parti d’une start-up modeste, Google deviendra un géant mondial du numérique et un acteur central du web.

1972 – Fin du “Erie Canal Soda Pop Festival” à Bull Island qui se transforme en catastrophe
Le 4 septembre 1972 se termine le Erie Canal Soda Pop Festival à Bull Island, Indiana. Prévu comme un grand rassemblement hippie, le festival attire près de 200 000 personnes au lieu des 50 000 attendues. Mauvaise organisation, manque de nourriture, violences et pillages transforment l’événement en chaos. Resté tristement célèbre, il illustre les dérives de certains grands festivals post-Woodstock.

1954 – Décès de Maurice Tillet, catcheur professionnel
Le 4 septembre 1954 meurt Maurice Tillet, catcheur français surnommé “l’Ange français”. Atteint d’acromégalie, qui déformait ses traits et sa stature, il devint une star du catch aux États-Unis dans les années 1940. Sa personnalité charismatique et son physique hors du commun inspireront plus tard certains personnages de fiction. Il reste une figure marquante de l’histoire du catch mondial.

1949 – 1er vol du Bristol Brabazon, long-courrier à hélices conçu pour des vols entre le Royaume-Uni et les États-Unis
Le 4 septembre 1949 a lieu le vol inaugural du Bristol Brabazon, gigantesque avion de ligne britannique à hélices, conçu pour relier l’Europe et les États-Unis. Capable d’accueillir une centaine de passagers dans un luxe inédit, il s’avère trop coûteux et peu adapté au marché émergent de l’aviation commerciale. Abandonné en 1953, il symbolise l’échec des grands projets aéronautiques d’après-guerre.

1886 – Reddition de Geronimo en Amérique du Nord
Le 4 septembre 1886, le chef apache Geronimo se rend aux forces américaines en Arizona après des années de résistance. Sa capture marque la fin des guerres indiennes dans le Sud-Ouest des États-Unis. Figure légendaire, Geronimo incarne la lutte des peuples autochtones pour leur liberté face à l’expansion coloniale américaine. Sa reddition met un terme à une ère de révoltes amérindiennes.

1870 – Proclamation de la IIIe République en France
Le 4 septembre 1870, au lendemain de la défaite de Sedan et de la capture de Napoléon III, une foule parisienne envahit l’Hôtel de Ville. Léon Gambetta et Jules Favre proclament la République. Cette Troisième République durera jusqu’en 1940, marquée par l’ancrage progressif de la démocratie parlementaire en France, malgré les crises politiques, les conflits sociaux et la défaite de 1940.

1781 – Fondation de la ville de Los Angeles
Le 4 septembre 1781, 44 colons espagnols, accompagnés de soldats et de missionnaires, fondent El Pueblo de Nuestra Señora la Reina de los Ángeles en Californie. Ce village, établi près d’une mission franciscaine, grandira pour devenir Los Angeles, aujourd’hui deuxième plus grande ville des États-Unis. Sa fondation illustre l’expansion coloniale espagnole sur la côte pacifique nord-américaine.

1346 – Début du Siège de Calais
Le 4 septembre 1346 débute le siège de Calais par les troupes anglaises d’Édouard III, peu après la victoire de Crécy pendant la guerre de Cent Ans. Le siège dure près d’un an, épuisant la population civile. En août 1347, la ville se rend, et Calais restera anglaise pendant plus de deux siècles. Ce siège est resté célèbre, notamment par l’épisode des “bourgeois de Calais”, relaté par Froissart.

476 – Déposition du dernier empereur d’Occident, Romulus Augustule, par le Germain Odoacre
Le 4 septembre 476, le chef germain Odoacre dépose Romulus Augustule, dernier empereur romain d’Occident. Cet événement symbolise la fin de l’Empire romain d’Occident et marque traditionnellement le début du Moyen Âge en Europe. Odoacre prend le titre de roi d’Italie, tandis que l’autorité impériale se concentre désormais à Constantinople, dans l’Empire romain d’Orient.



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JE DÉCOUVRE

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Un instant en ce bas monde

Photo de Erik Mclean - Pexels

La pièce glisse entre les doigts, complice silencieuse d’un rituel presque sacré. Elle écorne la surface, arrache lentement la pellicule protectrice, comme on soulève le voile d’un secret trop longtemps gardé. Sous l’argent terni, les signes apparaissent, fragmentaires, hésitants, presque vivants.

La chance est là à n'en pas douter.

Des chiffres émergent, porteurs de promesses anciennes, messagers d’une fortune capricieuse. Le regard s’accroche, l’esprit s’emballe. Chaque symbole devient présage, chaque alignement une prophétie fragile. L’espoir s’insinue, grandit, se nourrit de cette illusion minutieusement révélée.

Puis vient le doute.

Un silence imperceptible s’installe. Quelque chose résiste. Peut-être que la chance ne se livre jamais entièrement, qu’elle se tapit entre les lignes, dissimulée dans un interstice que l’œil distrait ne perçoit pas. Alors on scrute, on insiste, on cherche à déchiffrer l’invisible.

Mais rien ne répond.

La surface est désormais nue, vidée de ses mystères. Les chiffres sont là, figés, indifférents. La promesse s’est évanouie, comme un mirage dissipé trop tôt. Aujourd’hui encore, la chance a choisi de rester dans l’ombre.

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Un peu de bonne humeur

Robinson niçois

Un bateau est pris dans une violente tempête et coule. Seul rescapé, un marin niçois, accroché à une planche, échoue sur une île déserte. Heureusement il y a de l’eau douce, des fruits à profusion, et la mer est remplie de poissons, ce qui lui permet de survivre.

Le temps passe et au bout de plusieurs mois, un point grossit à l’horizon. Un radeau apparaît. Il s’échoue sur la plage et une superbe naufragée débarque en s’écriant :  » Oh bonne mère enfin une île ! »

Notre Robinson niçois n’en revient pas :
– Té ! Je rêve ! Une femme et en plus une niçoise ! Mademoiselle j’aimerais vous offrir un verre pour votre arrivée, mais je n’ai que de l’eau.
– C’est parfait, dit la fille, moi j’ai le pastis.

Elle sort de sa trousse de survie une bouteille de 51. Le niçois est ébahi. Il lui dit :
– Je m’excuse, je n’ai que des fruits pour l’accompagner.
– J’ai ce qu’il faut dit la fille en sortant des olives.

Le niçois est aux anges. Quand ils ont terminé leur apéritif, la fille lui demande:
– Ça fait longtemps que vous n’avez pas vu une femme ?
– Pardi ! Six mois.

Alors elle se rapproche de lui et lui dit d’une voix douce :
– Ça vous plairait de tirer ?

Et le niçois extasié s’écrie :
– Oh Bonne mère ! Ne me dites pas que vous avez aussi amené les boules !

 

Robinson niçois

Un bateau est pris dans une violente tempête et coule. Seul rescapé, un marin niçois, accroché à une planche, échoue sur une île déserte. Heureusement il y a de l’eau douce, des fruits à profusion, et la mer est remplie de poissons, ce qui lui permet de survivre.

Le temps passe et au bout de plusieurs mois, un point grossit à l’horizon. Un radeau apparaît. Il s’échoue sur la plage et une superbe naufragée débarque en s’écriant :  » Oh bonne mère enfin une île ! »

Notre Robinson niçois n’en revient pas :
– Té ! Je rêve ! Une femme et en plus une niçoise ! Mademoiselle j’aimerais vous offrir un verre pour votre arrivée, mais je n’ai que de l’eau.
– C’est parfait, dit la fille, moi j’ai le pastis.

Elle sort de sa trousse de survie une bouteille de 51. Le niçois est ébahi. Il lui dit :
– Je m’excuse, je n’ai que des fruits pour l’accompagner.
– J’ai ce qu’il faut dit la fille en sortant des olives.

Le niçois est aux anges. Quand ils ont terminé leur apéritif, la fille lui demande:
– Ça fait longtemps que vous n’avez pas vu une femme ?
– Pardi ! Six mois.

Alors elle se rapproche de lui et lui dit d’une voix douce :
– Ça vous plairait de tirer ?

Et le niçois extasié s’écrie :
– Oh Bonne mère ! Ne me dites pas que vous avez aussi amené les boules !

Une retraite peu glorieuse

En juillet 1807, juste après les traités de Tilsit qui scellent une paix précaire avec la Russie, Napoléon organise une partie de chasse près de Paris pour célébrer ses victoires. Son fidèle chef d’état-major, Alexandre Berthier, veut impressionner l’Empereur et achète des milliers de lapins domestiques pour garnir le terrain. Au coup de sifflet, au lieu de détaler, les lapins se ruent en horde compacte vers Napoléon et ses officiers, attirés par l’odeur familière de leurs gardiens.

L’Empereur, surpris, voit les bêtes grimper sur ses bottes, ses jambes, son habit impérial ! La cavalerie sabre en vain, les coups de cravache s’abattent, mais la marée lapine submerge tout. Napoléon, habitué aux champs de bataille, grimpe en hâte dans son carrosse pour échapper à cette offensive inattendue.

La retraite tourne au sauve-qui-peut hilarant : soldats et généraux fuient à pied, à cheval, poursuivis par une nuée de lapins affamés. Loin des canons et des cuirassiers, cette « bataille » des lapins devient la plus cocasse des légendes napoléoniennes, rappelant que même les plus grands chefs peuvent plier face à une armée pourtant désarmée !

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Savais-tu ?

Les crottes étonnantes du wombat

Le wombat australien produit des crottes étonnantes. Ses intestins présentent des zones plus épaisses et rigides qui façonnent progressivement les matières sur les derniers mètres du côlon, tandis que la grande sécheresse des excréments maintient la forme. Il dépose ainsi chaque jour plusieurs centaines de crottes cubiques sur des points surélevés comme les rochers ou les troncs pour marquer son territoire, les faces plates empêchant les crottes de rouler et maintenant ainsi leur signal olfactif bien en place.

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