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11 OCTOBRE

Bonne fête aux Firmin

Aujourd’hui

Les évènements notables

2018 – Le patriarche de Constantinople révoque le décret qui, en 1686, plaçait l’Église orthodoxe d’Ukraine sous la tutelle du patriarche de Moscou
Le 11 octobre 2018, le patriarche Bartholomée de Constantinople annule l’acte de 1686 qui subordonnait l’Église orthodoxe d’Ukraine à Moscou. Cette décision pave la voie à l’autocéphalie de l’Église orthodoxe ukrainienne, déclenchant une crise majeure avec le patriarcat de Moscou, qui y voit une rupture historique et politique.

2017 – Le robot Sophia est présenté à l’ONU
Le 11 octobre 2017, Sophia, robot humanoïde développé par Hanson Robotics, est présenté au siège des Nations unies à New York. Capable d’interagir avec un langage naturel et doté d’une apparence humaine, Sophia attire l’attention sur l’intelligence artificielle, suscitant débats sur l’éthique et l’avenir de la robotique.

1998 – Canonisation d’Edith Stein par Jean-Paul II
Le 11 octobre 1998, le pape Jean-Paul II canonise Edith Stein, philosophe d’origine juive devenue carmélite sous le nom de Thérèse-Bénédicte de la Croix. Déportée et assassinée à Auschwitz en 1942, elle est proclamée sainte et martyre, symbole de réconciliation entre juifs et chrétiens, et co-patronne de l’Europe.

1962 – Ouverture du Concile Vatican II
Le 11 octobre 1962, le pape Jean XXIII inaugure le Concile Vatican II à la basilique Saint-Pierre de Rome. Ce rassemblement œcuménique, qui durera jusqu’en 1965, introduit de profondes réformes dans l’Église catholique : ouverture au monde moderne, liturgie en langues vernaculaires et renforcement du dialogue interreligieux.

1899 – Début de la seconde guerre des Boers, en Afrique du Sud
Le 11 octobre 1899, éclate la Seconde guerre des Boers entre l’Empire britannique et les républiques boers du Transvaal et de l’État libre d’Orange. Ce conflit sanglant, marqué par l’usage de camps de concentration, s’achèvera en 1902 par la victoire britannique et l’intégration forcée des territoires boers.

1802 – Dépôt de brevet du parachute
Le 11 octobre 1802, l’inventeur français André-Jacques Garnerin, pionnier de l’aéronautique, dépose un brevet pour le parachute. Déjà célèbre pour avoir effectué un saut en 1797, Garnerin perfectionne son dispositif destiné à sauver des vies en cas d’accident aérien. Ce brevet officialise une innovation promise à un grand avenir.

1614 – À Paris, pose de la 1ère pierre du pont Marie par le jeune roi de France Louis XIII
Le 11 octobre 1614, le roi Louis XIII, âgé de treize ans, pose la première pierre du pont Marie à Paris. Reliant l’île Saint-Louis à la rive droite, l’ouvrage conçu par Christophe Marie est l’un des plus anciens ponts de la capitale, symbole du développement urbain de la ville au XVIIᵉ siècle.

1231 – Le pape Grégoire IX charge Conrad de Marbourg de mettre en place l’inquisition dans l’Empire germanique
Le 11 octobre 1231, le pape Grégoire IX confie à Conrad de Marbourg, inquisiteur sévère, la mission d’établir l’Inquisition dans l’Empire germanique. Sa rigueur extrême, marquée par des procès expéditifs et des condamnations nombreuses, suscite un climat de terreur et de vives critiques, jusqu’à son assassinat en 1233.

Les naissances et décès notables

1951 – Naissance de Jean-Jacques Goldman, chanteur français
1739 – Naissance de Grigori Potemkine, militaire et homme politique russe
1591 – Naissance de Guillaume Couillard, colon français, 1er Canadien anobli par Louis XIV

2019 – Décès de Alexeï Leonov, cosmonaute soviétique

Humour

L’avenir se demande parfois ce que Chuck Norris lui réserve.



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Conseil malin du matin

Chaque matin, en montant sur la balance, prenez un chat dans vos bras, ou un chien, voir un enfant. Toujours le même, idéalement consentant ou à défaut, résigné. Notez le résultat et comparez avec les jours précédents. La magie de cette méthode réside dans le fait qu'un doute plane toujours sur lequel des deux a pris du poids 😉

 

Une banane dans l’oreille

Un homme croise un autre et lui dit : « Dis-moi, pourquoi as-tu une banane dans l'oreille ! »

L'autre répond : « Quoi ? »

Le premier répète plus fort : « Tu as une banane dans l'oreille ! »

Et l'autre : « Parle plus fort, j'ai une banane dans l'oreille ! ».

Transport de cochons par drone

En Chine, un fermier ingénieux a décidé de faire voler ses porcs pour les acheminer à l’abattoir, prouvant que l’expression « quand les porcs voleront... » n’était qu’une question de temps – ou de drone mal calibré. Le 24 janvier 2026, dans le village reculé de Tongjiang, province du Sichuan, sa tentative d’hélicoptère improvisé a tourné au fiasco : la corde du drone s’est emmêlée dans une ligne électrique haute tension, laissant un cochon se balancer pittoresquement dans le ciel nuageux pendant que les villageois levaient les yeux, ébahis.

Le spectacle, immortalisé sur les réseaux sociaux, a privé le village d’électricité pendant dix longues heures, forçant une équipe de douze ouvriers à intervenir pour dénouer ce nœud gordien porcin, à un coût de 10 000 yuans (environ 1 100 £). Le fermier, anonyme mais visiblement dans le brouillard – il invoque une « faible visibilité » –, prévoyait d’acheminer plus de dix porcs ce jour-là, mais son ambition aérienne a été brutalement clouée au sol.

Bien que les drones soient courants en agriculture chinoise rurale, soulever des porcs au-dessus des lignes électriques ne semble pas être un éclair de génie. La facture risque d'être salée. Les autorités enquêtent : violation de zone interdite ou simple innovateur incompris ? En attendant, Tongjiang a appris à ses dépens que les porcs volants, ça casse peut-être les prix mais surtout les câbles.

The Telegraph

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Savais-tu ?

L’or blanc des îles Chincha

Lors de leur découverte, les îles Chincha apparaissent comme de petites îles rocheuses granitiques, bordées de falaises abruptes où nichent des millions d'oiseaux marins tels que mouettes, pélicans et cormorans.

Trois îles plates et arides dominent l'océan Pacifique à 21 km des côtes péruviennes près de Pisco : Chincha Norte mesure 1,3 km de long avec un maximum de 34 m d'altitude, tandis que Centro et Sur sont plus petites et sans végétation notable. Ces falaises offrent des perchoirs idéaux aux oiseaux dont les déjections sont à l’origine de vastes couches de guano blanc accumulées durant des millénaires.

Déjà au XI-XVème siècle, le royaume Chincha exploite ce guano pour fertiliser ses champs irrigués, signe d'un écosystème marin riche. L'arrivée des Espagnols en 1532 marque la « découverte » européenne, bien que leur usage précolombien soit ancien, et l'essor commercial du XIXème siècle transforme ces îles en véritables « îles au trésor ».

Les îles Chincha méritent bien le surnom d'« îles au trésor », ceci grâce à leurs immenses gisements de guano, un engrais naturel d'une valeur exceptionnelle au XIXème siècle, comparé à un « or blanc ». Ce guano, accumulé jusqu'à 40 m d'épaisseur sur ces îles minuscules, génère des fortunes colossales : une cargaison rapporte 100 000 livres de bénéfice - bien plus que ce que peuvent rapporter des mines d'argent - et finance jusqu’à 60% du budget péruvien. Cette manne financière attire les convoitises interna-tionales et provoque la guerre du guano (1864-1866), où l'Espagne occupe les îles pour des dettes avant d'être repoussée ; l'épuisement des gisements en 1879 clôt cette « ère fantastique des excréments d'oiseaux ».

Guano Islands Act de 1856

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Astuce

Les dangers de l’eau chaude

Selon ma grand-mère, jamais en manque de bons conseils, ne jamais plonger un tissus taché d’œuf dans de l’eau chaude sous peine d’obtenir une belle tache indélébile. Il vaut mieux d’abord laver le tissus à l’eau froide avant de faire une lessive. De manière générale, il est préférable de laver une tache récente à l’eau froide plutôt qu’à l’eau chaude.

😳 Je ne sais vraiment pas pourquoi je tiens cela d'elle ; j'ai toujours été très propre.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Pavel Danilyuk - Pexels

Et voilà : le moment fatidique est arrivé. C’est l’heure du rendez-vous.

Il est là, pile à l’heure. Mieux encore : il est venu lui-même te chercher. Tu n’as donc plus d’autre choix que de le suivre. Tu te lèves avec la lenteur d’un condamné, tandis qu’une étrange sensation de malaise te noue déjà l’estomac.

Tu longes un couloir interminable. Chaque pas résonne sur le sol parfaitement propre, et le silence qui règne autour de toi n’est troublé que par le bourdonnement lointain d’un appareil dont tu préfères ignorer la fonction. Première porte à gauche…

Te voilà dans son antre.

Un lieu aussi redouté devrait ressembler à une cave infâme, humide et mal éclairée, occupée par un sorcier dément ou un serial killer collectionneur d’instruments chirurgicaux. Mais non. Tout est blanc, propre, aseptisé. Un peu trop, même. Les murs immaculés, les surfaces brillantes et l’odeur agressive de désinfectant donnent à la pièce une atmosphère presque irréelle.

Il ne manque plus qu’une petite musique d’ambiance pour tromper la victime. Quelque chose de léger, avec des violons ou une mélodie de boîte à musique, histoire de rendre la scène encore plus inquiétante.

Il te sourit.

Un sourire calme, professionnel, presque chaleureux. Le genre de sourire qui ne rassure absolument pas.

D’un geste courtois, il t’invite à déposer tes affaires sur une chaise libre. Tu t’exécutes sans discuter, tout en jetant un dernier regard vers la porte. Elle est toujours ouverte. Pour l’instant. Puis il te montre fièrement son poste de torture.

Le fauteuil semble t’attendre.

Tête basse, résigné, tu t’y installes lentement. Le cuir froid colle légèrement à ton dos. Tu ajustes ta position, sans parvenir à trouver la moindre posture confortable. En face de toi, les instruments métalliques brillent sous la lumière blanche. Ils sont alignés avec une précision inquiétante, comme s’ils avaient été préparés spécialement pour ton supplice.

Il s’approche.

Tu entends le froissement de ses gants, le cliquetis discret de ses outils et le léger grincement du fauteuil lorsqu’il en ajuste l’inclinaison. Ton cœur accélère. Tu fixes le plafond, tentant de penser à autre chose, mais tes yeux reviennent inévitablement vers l’appareil posé près de lui.

Il te regarde avec un grand sourire, braque une lampe dans tes yeux et allume son instrument de torture préféré :

— iiiih… iiih… iiiiiiih…

Le bruit strident te traverse le crâne. Tes doigts se crispent sur les accoudoirs. Une goutte de sueur glisse lentement le long de ta tempe.

Puis, avec une innocence parfaitement suspecte, il demande :

— Alors, c’est parti pour un petit détartrage ?

C’est à cet instant précis que quelque chose se brise en toi. La peur laisse place à la colère. Elle monte, irrésistible, jusqu’à devenir la seule chose qui compte. Fini de te laisser faire. Fini de subir en silence. Le temps de la révolte est venu.

Dans un élan instinctif, tu l’agrippes fermement et le fixes d’un regard déterminé. Le silence retombe aussitôt dans la pièce. Même l’appareil semble avoir compris que la situation vient de changer.

— Euh… ce sont mes couilles que vous tenez là, bredouille-t-il, partagé entre surprise et crainte.

Tu resserres légèrement ta prise.

— Je sais, lui assènes-tu d’un ton parfaitement calme, sans la moindre ambiguïté. On va donc bien faire attention, maintenant, à ne pas se faire mal mutuellement.

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Espace lecture

Le baiser du dragon – Ysabelle Lacamp

Sur la Place des libraires

Le Baiser du dragon est un roman historique et picaresque publié en 1988 par Ysabelle Lacamp, autrice, comédienne et spécialiste des langues orientales. L’œuvre se distingue par son ton truculent, son vocabulaire riche et son inspiration rabelaisienne, mêlant humour, violence et fantaisie dans un cadre historique précis.

L’action se déroule en Chine du Sud au Xᵉ siècle, plus précisément en l’an 937, durant la période troublée des « Cinq Dynasties et Dix Royaumes ». Cette époque de fragmentation politique et d’instabilité favorise les intrigues, les trahisons et les luttes de pouvoir, ce qui constitue une toile de fond idéale pour un récit d’aventures.

Le seigneur Tsao fait halte dans son manoir avant de livrer à son suzerain un précieux chargement : deux cassettes de perles. Ce trésor excite immédiatement les convoitises et provoque un basculment des destins. Au cœur de cette aventure se trouve Shu-Meï, une adolescente qui refuse le mode de vie imposé aux femmes de son époque et rêve de liberté et de chevauchées. Autour d’elle gravite une galerie de personnages aux noms évocateurs : Tigre Hilare, Passion Éteinte, Triton Flageolant, Étron Pensif, etc. L’intrigue s’enchaîne au rythme des orgies, cavalcades, trahisons et supplices raffinés, dans un monde où se croisent mandarins corrompus, courtisanes bafouées, bonzes égrillards et coupe-jarret.

Ysabelle Lacamp signe ici un roman picaresque et cocasse, au vocabulaire riche et imagé. L’écriture est vivante, rythmée, et s’inscrit dans une tradition littéraire où l’on « se bat comme on aime : en riant ». Le mélange de registres — du plus raffiné au plus grossier — contribue à l’effet de dépaysement et d’amusement. Le Baiser du dragon offre une évasion ludique dans un univers historique exotique et mouvementé. Il séduit les lecteurs en quête d’aventures, d’humour noir et de personnages mémorables. L’autrice, par sa maîtrise des langues orientales et son sens du récit, réussit à créer une Chine médiévale à la fois crédible et fantasmée.

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