Aujourd’hui à la une
Les célébrations notables
Bonne fête aux Martin
Jour de la bacchante (arbuste) le 21 brumaire
Commémoration de l’Armistice de 1918
Journée internationale des célibataires
Les évènements notables
1982 – 1ère mission opérationnelle de la navette spatiale américaine Columbia
Le 11 novembre 1982, pour la première fois, Columbia effectue un vol commercial et militaire, transportant des satellites. Cette mission valide l’emploi régulier de la navette comme outil polyvalent. Elle démontre la capacité de mise en orbite, de récupération et de maintenance spatiale, inaugurant une nouvelle ère pour les États-Unis dans la conquête spatiale.
1946 – 1er vol du SO.6000 Triton, le premier avion à réaction français
Le 11 novembre 1946, réalisé après-guerre, ce vol marque le rattrapage technologique français face aux puissances aéronautiques. Conçu par la SNCASO, l’appareil sert surtout de démonstrateur. Il lance l’industrie nationale du jet et favorise la création d’avions à réaction plus avancés, participant au renouveau aéronautique de la France.
1943 – Les maquis de l’Ain et du Haut-Jura défilent dans les rues d’Oyonnax, malgré la présence de troupes d’occupation
Le 11 novembre 1943, en pleine occupation allemande, près de 200 résistants défilent en uniforme, défiant l’autorité nazie. L’action, audacieuse, provoque un retentissement majeur et convainc Londres du sérieux des maquis. Elle renforce la reconnaissance de la Résistance intérieure française et accroît le soutien allié.
1942 – La Turquie met en place le Varlık Vergisi, impôt visant les non-musulmans
Le 11 novembre 1942, cet impôt d’exception vise officiellement à lutter contre la spéculation, mais touche principalement les minorités non musulmanes. Les montants sont exorbitants, conduisant à des confiscations et travaux forcés. La mesure cause de lourdes pertes économiques et reste l’un des épisodes les plus controversés de la République turque.
1942 – Opération Anton, nom de code de l’invasion de la zone libre française par les armées allemandes et italiennes
Le 11 novembre 1942, après le débarquement allié en Afrique du Nord, l’Allemagne et l’Italie occupent la zone jusque-là non envahie. Le régime de Vichy perd toute autonomie. La flotte française est sabordée à Toulon pour éviter sa capture. Cet acte marque l’extension totale de l’occupation sur le territoire métropolitain.
1940 – Manifestation de lycéens et d’étudiants sur les Champs-Élysées en commémoration du 11 novembre 1918
Le 11 novembre 1940, malgré l’occupation allemande, des jeunes se rassemblent pour commémorer l’armistice de 1918. La répression est rapide, avec arrestations et violences. Cet événement devient un symbole précoce de résistance civile et marque l’engagement de la jeunesse française contre l’occupant nazi.
1923 – La flamme du souvenir symbolisant la sous l’arc de triomphe de l’Étoile est allumée pour la 1ère fois
Le 11 novembre 1923, la flamme éternelle est allumée pour honorer les soldats morts sans sépulture identifiée. Elle devient un symbole national de mémoire et de recueillement. Entretenue quotidiennement, elle se perpétue comme rituel commémoratif majeur autour du Soldat inconnu.
1920 – Inhumation du Soldat inconnu sous l’arc de triomphe de l’Étoile de Paris
Le 11 novembre 1920, un corps non identifié, choisi pour représenter tous les soldats morts au combat, est déposé avec les honneurs. L’événement rassemble une nation meurtrie. Il symbolise le sacrifice collectif, la reconnaissance aux familles et l’hommage de la République à ses combattants.
1920 – Transfert du cœur de Léon Gambetta au Panthéon de Paris
Le 11 novembre 1920, homme politique majeur de la IIIe République, figure de la lutte contre l’Empire et de la défense nationale, Gambetta reçoit un hommage solennel. Son cœur est placé au Panthéon, renforçant son statut de héros républicain et célébrant les valeurs civiques de la France moderne.
1919 – Respect d’une des premières minute de silence, pour le premier anniversaire de l’armistice en France
Le 11 novembre 1919, pour le premier anniversaire de l’armistice, une minute de recueillement est observée. Ce geste, inédit, offre un rituel collectif de deuil. Il s’institutionnalise ensuite dans le monde et devient un symbole universel d’hommage aux victimes de guerre.
1918 – Fin de la 1ère Guerre mondiale, signature de l’armistice
Le 11 novembre 1918, signé à Rethondes, l’accord met fin aux combats après quatre ans de conflit. L’Allemagne capitule face à l’effondrement militaire. Des millions de morts et d’invalides marquent durablement l’Europe. L’armistice ouvre une paix fragile, porteuse de tensions futures.
1887 – Black Friday, jour d’exécution de quatre militants de gauche
Le 11 novembre 1887, quatre militants accusés d’attentat durant les émeutes de Haymarket sont pendus après un procès controversé. Leur mort choque l’opinion internationale. L’affaire devient symbole de répression contre le mouvement ouvrier et inspire la future célébration du 1er mai comme fête du travail.
Les naissances et décès notables
1999 – Naissance de Samara Joy McLendon, chanteuse de jazz américaine
1974 – Naissance de Leonardo DiCaprio, acteur américain
1962 – Naissance de Demi Moore (Demetria Gene Guynes), actrice américaine
2016 – Décès de Robert Vaughn, acteur américain
2004 – Décès de Yasser Arafat, homme politique et ingénieur palestinien
1938 – Décès de Mary Mallon, surnommée Mary Typhoïde
1917 – Décès de Lydia Liliʻuokalani, dernière reine de Hawaii de 1891 à 1893
1880 – Décès de Edward « Ned » Kelly, criminel australien
1831 – Décès de Nathaniel « Nat » Turner, esclave rebelle américain
Un peu de bonne humeur
Conseil anti-cambriolage
Conseil du jour
😉 Pour éviter les cambriolages, placez devant votre porte d'entrée un paillasson avec l'inscription "Nos voisins sont plus riches que nous 👉"
😳 Bon, évidemment, si les voisins font la même chose...
Bonheur d’être à la campagne – Anonyme
Quel bonheur de se promener à la campagne, c'est des paysans !
Le danger d’une barbe trop longue
Hans Staininger, figure historique du XVIème siècle, est connue pour sa barbe exceptionnellement longue.
Né vers 1508 à Pfarrkirchen, il devient maire (Bourgmestre) de Braunau am Inn, en Autriche (alors en Bavière), et est élu à ce poste six fois. Sa barbe mesure environ 1,4 à 2 mètres de long (trois aunes et demie), qu'il enroule habituellement dans une pochette en cuir.
Le 28 septembre 1567, lors d'un incendie à l'hôtel de ville, il trébuche sur sa barbe dénouée en descendant les escaliers, se brisant la nuque. Après sa mort, sa barbe est conservée comme relique : d'abord par sa famille, puis offerte à la ville en 1911, elle est exposée au musée du district de Herzogsburg, son authenticité vérifiée chimiquement.
Mort à cause de sa barbe. Si ce n'est pas digne des Darwin Awards, ça !
Savais-tu ?
Le 1er Tour de France en chiffres

Le premier Tour de France, en 1903, tient en quelques chiffres impressionnants : 6 étapes, 2 428 km, 60 partants, 21 arrivants et une victoire du français Maurice Garin en 94 h 33 min 14 s.
Les chiffres essentiels :
- Dates : du 1er au 19 juillet 1903
- Distance totale : 2 428 km
- Nombre d’étapes : 6
- Longueur des étapes : de 268 à 471 km
- Partants : 60 (59 prennent le départ : 47 français, 5 belges, 4 suisses, 2 allemands, 1 italien)
- Arrivants : 21
- Vitesse moyenne du vainqueur : 25,678 km/h
- Arsène Millocheau, « lanterne rouge », termine à plus de 60 heures de Maurice Garin
- Maurice Garin gagne 6125 francs de prime, loin devant Lucien Pothier et Fernand Augereau, qui obtiennent respectivement 2450 francs et 1975 francs
- Les organisateurs consentent à verser 5 francs d'indemnités quotidiennes aux autres - ce qui correspond à la rémunération journalière moyenne d'un ouvrier - pour récompenser leur courage, soit un total de 95 francs.
59 FORÇATS À VÉLO POUR UN TOUR DE FRANCE DANTESQUE 1er juillet 1903
Astuce
Serrure à l’huile d’olive
Une petite goutte d’huile d’olive peut parfois aider à dégripper une serrure : déposez délicatement une toute petite goutte sur la clé (évitez d’en mettre directement dans le cylindre), insérez-la puis effectuez des rotations lentes et des mouvements d’entrée-sortie pour répartir l’huile; répétez si nécessaire et essuyez l’excédent pour éviter l’encrassement. Gardez tout de même cette astuce pour un dépannage ponctuel et préférez ensuite un lubrifiant spécifique pour serrure pour un entretien durable.
Un instant en ce bas monde
Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.
Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.
Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.
Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.
Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.
Espace lecture
Ravage (1943) – René Barjavel
Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?
Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.
La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».
Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050
La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.
Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.
Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.
Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.
C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.
François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :
« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »
Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.
Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.
