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11 NOVEMBRE

Bonne fête aux Martin

Bonne journée à tous les célibataires puisque aujourd’hui est la journée internationale des célibataires 😊🖐️

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1982 – 1ère mission opérationnelle de la navette spatiale américaine Columbia
Pour la première fois, Columbia effectue un vol commercial et militaire, transportant des satellites. Cette mission valide l’emploi régulier de la navette comme outil polyvalent. Elle démontre la capacité de mise en orbite, de récupération et de maintenance spatiale, inaugurant une nouvelle ère pour les États-Unis dans la conquête spatiale.

1946 – 1er vol du SO.6000 Triton, le premier avion à réaction français
Réalisé après-guerre, ce vol marque le rattrapage technologique français face aux puissances aéronautiques. Conçu par la SNCASO, l’appareil sert surtout de démonstrateur. Il lance l’industrie nationale du jet et favorise la création d’avions à réaction plus avancés, participant au renouveau aéronautique de la France.

1943 – Défilé des maquis de l’Ain et du Haut-Jura à Oyonnax
En pleine occupation allemande, près de 200 résistants défilent en uniforme, défiant l’autorité nazie. L’action, audacieuse, provoque un retentissement majeur et convainc Londres du sérieux des maquis. Elle renforce la reconnaissance de la Résistance intérieure française et accroît le soutien allié.

1942 – Mise en place du Varlık Vergisi en Turquie
Cet impôt d’exception vise officiellement à lutter contre la spéculation, mais touche principalement les minorités non musulmanes. Les montants sont exorbitants, conduisant à des confiscations et travaux forcés. La mesure cause de lourdes pertes économiques et reste l’un des épisodes les plus controversés de la République turque.

1942 – Opération Anton : invasion de la zone libre française
Après le débarquement allié en Afrique du Nord, l’Allemagne et l’Italie occupent la zone jusque-là non envahie. Le régime de Vichy perd toute autonomie. La flotte française est sabordée à Toulon pour éviter sa capture. Cet acte marque l’extension totale de l’occupation sur le territoire métropolitain.

1940 – Manifestation de lycéens et d’étudiants aux Champs-Élysées
Malgré l’occupation allemande, des jeunes se rassemblent pour commémorer l’armistice de 1918. La répression est rapide, avec arrestations et violences. Cet événement devient un symbole précoce de résistance civile et marque l’engagement de la jeunesse française contre l’occupant nazi.

1923 – Première flamme du souvenir sous l’Arc de triomphe
La flamme éternelle est allumée pour honorer les soldats morts sans sépulture identifiée. Elle devient un symbole national de mémoire et de recueillement. Entretenue quotidiennement, elle se perpétue comme rituel commémoratif majeur autour du Soldat inconnu.

1920 – Inhumation du Soldat inconnu sous l’Arc de triomphe
Un corps non identifié, choisi pour représenter tous les soldats morts au combat, est déposé avec les honneurs. L’événement rassemble une nation meurtrie. Il symbolise le sacrifice collectif, la reconnaissance aux familles et l’hommage de la République à ses combattants.

1920 – Transfert du cœur de Léon Gambetta au Panthéon
Homme politique majeur de la IIIe République, figure de la lutte contre l’Empire et de la défense nationale, Gambetta reçoit un hommage solennel. Son cœur est placé au Panthéon, renforçant son statut de héros républicain et célébrant les valeurs civiques de la France moderne.

1919 – Une des premières minutes de silence en France
Pour le premier anniversaire de l’armistice, une minute de recueillement est observée. Ce geste, inédit, offre un rituel collectif de deuil. Il s’institutionnalise ensuite dans le monde et devient un symbole universel d’hommage aux victimes de guerre.

1918 – Fin de la Première Guerre mondiale, signature de l’armistice
Signé à Rethondes, l’accord met fin aux combats après quatre ans de conflit. L’Allemagne capitule face à l’effondrement militaire. Des millions de morts et d’invalides marquent durablement l’Europe. L’armistice ouvre une paix fragile, porteuse de tensions futures.

1887 – Black Friday, exécution de militants anarchistes à Chicago
Quatre militants accusés d’attentat durant les émeutes de Haymarket sont pendus après un procès controversé. Leur mort choque l’opinion internationale. L’affaire devient symbole de répression contre le mouvement ouvrier et inspire la future célébration du 1er mai comme fête du travail.

Les naissances et décès notables

1999 – Naissance de Samara Joy McLendon, chanteuse de jazz américaine
1974 – Naissance de Leonardo DiCaprio, acteur américain
1962 – Naissance de Demi Moore (Demetria Gene Guynes), actrice américaine

2016 – Décès de Robert Vaughn, acteur américain
2004 – Décès de Yasser Arafat, homme politique et ingénieur palestinien
1938 – Décès de Mary Mallon, surnommée Mary Typhoïde


1917 – Décès de Lydia Liliʻuokalani, dernière reine de Hawaii de 1891 à 1893
1880 – Décès de Edward « Ned » Kelly, criminel australien
1831 – Décès de Nathaniel « Nat » Turner, esclave rebelle américain

Un peu d’humour

« Le lit est l’endroit le plus dangereux du monde : 99 % des gens y meurent. » – Mark Twain



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Achat à la campagne

Un parisien a repéré une maison de campagne et s’apprête à l’acheter.

Lorsqu’il voit des ruches au fond du champ. Il dit alors au paysan-vendeur :

–  Vous comprenez, j’ai des enfants et je ne peux pas me permettre de leur faire prendre le risque de se faire piquer par une abeille ! Il faudrait enlever les ruches !

Le paysan répond vertement :
–  Mes abeilles n’ont jamais piqué qui que ce soit ! Tenez, je propose un truc, je vous attache tout nu à l’arbre pendant une heure et si une seule abeille vous pique, la maison je vous la donne !

Le type se dit qu’une heure, c’est vite passé et que le jeu en vaut la chandelle. Une heure après, le paysan retourne voir le parisien et le voit tout pâle, les cernes sous les yeux, crevé !

–  Oh mon Dieu ! Elles vous ont piqué ?

–  Non non ! Elles ont été sympa les abeilles, mais le petit veau, dites moi, il y a longtemps qu’il a perdu sa mère ?

 

La révolution des robots

😲 En Chine, ils ont inventé un robot policier : en 5 minutes, il a capturé 10 voleurs.
😏 A Marseille, on en a acheté un : en 1 minute, ils ont volé le robot.

Une claudication à la mode

A la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni, la mode dans la haute société est à la claudication, quitte à retirer un talon.

La claudication d'Alexandra désigne la démarche boiteuse adoptée par les dames de la haute société victorienne, en imitation de celle de la princesse Alexandra de Danemark. Originaire du Danemark, elle épouse en 1863 le prince de Galles, futur Édouard VII, devenant une icône de mode par son élégance malgré une infirmité à la jambe droite causée par une grave maladie en 1867 qui la raidit. Son allure gracieuse transforme ce handicap en signe de distinction sociale.

Les femmes de l'époque victorienne copient consciemment cette boiterie en accentuant leur démarche, en s'appuyant sur une canne et en modifiant leurs chaussures pour créer un déséquilibre. Elles retirent le talon d'une chaussure ou portent des talons de hauteurs inégales afin d'imposer un boitement permanent et gracieux.

Les cordonniers londoniens commercialisent alors des souliers asymétriques sur mesure, avec des talons délibérément inégaux, répondant à la demande des fashionistas. Ce phénomène de mode devient une industrie lucrative sur Bond Street et Mayfair, où ces chaussures "à la princesse" mêlent sophistication et handicap simulé.

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Savais-tu ?

Louis : un prénom chargé d’histoire

Le prénom Louis trouve ses racines dans l'ancien prénom germanique Hlodowig, composé des éléments "Hlod-" signifiant "gloire" et "-wig" signifiant "combat". Ce prénom a traversé les siècles, devenant emblématique en France grâce à de nombreux rois qui l'ont porté, notamment Louis IX, connu sous le nom de Saint Louis. Sa popularité a fluctué au fil du temps, mais il reste un prénom prisé, notamment depuis les années 2010 où il figure parmi les prénoms les plus attribués en France.

Le lien entre Clovis et Louis est à la fois étymologique et historique. Clovis, premier roi des Francs, portait un nom dérivé de Hlodowig, qui a évolué au fil des siècles pour devenir Louis. Cette transformation linguistique s'est accompagnée d'une continuité royale, où les rois nommés Louis se considéraient comme les successeurs de Clovis. Cette évolution a fait du prénom Louis un symbole de la monarchie française, renforçant son statut de prénom royal par excellence.

Parmi les dérivés les plus courants, on trouve :

  • Ludovic : Une variante qui conserve la racine germanique du prénom.
  • Ludwig : Utilisé principalement dans les pays germanophones.
  • Love [lú:vE] : Simplification de Ludvig en suédois.
  • Luis : La forme espagnole et portugaise du prénom.
  • Luigi : La version italienne.
  • Lewis : Une adaptation anglaise du prénom.
  • Loïc et Loïck : Variantes bretonnes du prénom.
  • Louison : Un diminutif affectueux souvent utilisé en français.
  • Clovis : Bien que historiquement distinct, Clovis est un ancêtre étymologique de Louis.
  • Et aujourd'hui les surnoms Lou ou Loulou.

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Astuce

Une photo parfaite de Médor

Pour obtenir une photo parfaite de votre chien vous regardant intensément, les oreilles dressées, équipez-vous d’une tranche de saucisson, d’un lardon ou d’un beau morceau de rôti, selon la taille de l’animal. Fixez la friandise à l’arrière du téléphone, bien en évidence puis appelez-le. Lorsqu’il s’arrête devant vous, captivé par la perspective de sa récompense, prenez rapidement la photo.

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Un instant en ce bas monde

Il y a peu, je remonte en voiture une rue longeant un lycée à l’heure de la sortie. Le théâtre est prêt, les acteurs en place. Me voilà derrière un spécimen bien contemporain : trottinette électrique, sans casque, et regard vissé sur son smartphone — la trinité du bon sens en décomposition.

Par simple instinct de survie — le mien — je ralentis. On ne sait jamais, une illumination soudaine pourrait survenir. Elle survient, en effet, et qui plus est, sous la forme attendue : une plaque d’égout, un déséquilibre grotesque, et le numéro commence. Le corps part à gauche, le téléphone à droite, la trottinette, elle, choisit l’indépendance avant de s’écraser. Rideau.

Je pile. L’artiste, lui, se relève aussitôt, récupère ses accessoires et se range sur le côté. Rien de cassé, hélas. « Bravo ! », me dis-je, partagé entre soulagement et consternation, avant de reprendre ma route et de me garer un peu plus loin.

Et là… miracle de la persévérance dans l’inconscience. Revoilà mon gars fièrement dressé sur sa monture. Même posture, même trajectoire, même écran hypnotique. La chute n’a rien enseigné ; elle a simplement interrompu le spectacle.

Je l’avoue : durant une seconde parfaitement assumée, j’espère une version pédagogique, plus… convaincante. Mais non. Dans ce monde, même les avertissements échouent à se faire entendre — surtout quand ils ne passent pas par un écran.

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Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »

Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

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