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2 NOVEMBRE

Bonne fête aux Marcien

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

1994 – Inondations suite à un impact de la foudre à Dronka en Égypte
À Dronka, la foudre frappe des dépôts de carburant près d’Assiout, provoquant de gigantesques incendies. Les réservoirs explosent et déversent du fuel enflammé dans les rues, aggravé par de fortes pluies. Les flammes et inondations entraînent des centaines de morts et de blessés, détruisant habitations et infrastructures. Cet événement marque l’une des pires catastrophes technologiques du pays.

1932 – Sortie du film Fanny de Marcel Pagnol en France
Adapté de sa propre pièce, Fanny poursuit la trilogie marseillaise de Pagnol. Le film met en scène l’amour contrarié entre Fanny et Marius, ancré dans la vie populaire du Vieux-Port. Succès critique et public, il contribue à la renommée de Pagnol au cinéma parlant. L’œuvre influence durablement l’identité culturelle marseillaise et la représentation du Midi dans le cinéma français.

1917 – 1er engagement du corps expéditionnaire américain sur le front français
Les troupes américaines participent à leur premier combat à Bathelémont-lès-Bauzemont, confirmant l’entrée active des États-Unis dans la Première Guerre mondiale. Leur présence redonne espoir aux Alliés épuisés. Ce premier engagement symbolique annonce une participation massive qui pèsera dans le rapport de force, entraînant progressivement le basculement du conflit en faveur de l’Entente.

1917 – Déclaration Balfour en faveur d’un foyer national juif en Palestine
Dans une lettre adressée à Lord Rothschild, le gouvernement britannique soutient l’établissement d’un foyer national juif en Palestine. Ce texte devient un élément fondateur du sionisme politique. Ambigu quant aux droits des populations locales arabes, il provoquera de fortes tensions. Ses conséquences pèseront durablement sur le Proche-Orient, nourrissant le conflit israélo-palestinien.

1789 – Les biens de l’Église catholique mis à disposition de la Nation
Face à la crise financière, l’Assemblée nationale décide de nationaliser les biens ecclésiastiques. Ces propriétés serviront à garantir les assignats, nouvelle monnaie d’État. La mesure modifie profondément l’organisation religieuse et économique du royaume. Elle annonce la Constitution civile du clergé et fragilise les relations entre l’Église et la Révolution, alimentant résistances et divisions.

1721 – Pierre Ier le Grand prend le titre d’« Empereur de toutes les Russies »
Ayant modernisé l’État et vaincu la Suède lors de la Grande Guerre du Nord, Pierre Ier adopte officiellement le titre d’empereur. Ce changement marque la naissance de l’Empire russe. Il renforce l’autorité autocratique, centralise les institutions et ouvre davantage le pays à l’Europe. Cette transformation durable influencera la politique et l’identité russe pendant des siècles.

1554 – Un édit royal autorise le glanage
L’édit confirme un droit coutumier : après la récolte, les pauvres peuvent recueillir sur les champs les épis restés au sol. Ce geste de solidarité limite les tensions sociales dans les campagnes. Il participe à la subsistance des plus démunis. Le glanage sera représenté dans l’art et la littérature comme symbole de modestie rurale, survivant comme tradition dans plusieurs régions.

1439 – Charles VII instaure le paiement de « la taille »
Pour financer une armée permanente après la guerre de Cent Ans, Charles VII rend la taille perpétuelle. Cet impôt direct pèse principalement sur les roturiers, renforçant la capacité militaire du royaume. La réforme marque un tournant dans la construction de l’État moderne en France. Malgré son impopularité, la taille demeurera l’un des piliers fiscaux de la monarchie.

Les naissances et décès notables

1966 – Naissance de David Schwimmer, acteur américain notamment dans Friends
1965 – Naissance de Samuel Le Bihan, acteur français
1960 – Naissance de Jean-Luc Reichmann, animateur français de télévision
1944 – Naissance de Patrice Chéreau, metteur en scène et réalisateur français
1932 – Naissance de Michel Oliver, cuisinier français, animateur d’émissions télé de cuisine, auteur de livres de cuisine
1913 – Naissance de Burt Lancaster, acteur et producteur américain
1906 – Naissance de Luchino Visconti, cinéaste italien

2019 – Décès de Marie Laforêt (Maïtena Douménach), chanteuse et actrice française
1979 – Décès de Jacques Mesrine, gangster français
1950 – Décès de George Bernard Shaw, écrivain irlandais (prix Nobel de littérature en 1925)



Un peu de bonne humeur

Château et fantôme

Pendant les vacances de Noël, un touriste français visite un château en Écosse. Un peu impressionné par ce lieu qui lui semble hanté, il demande à son guide :

– Avez-vous déjà été confronté à un fantôme dans ce château ?

– Non, jamais. Et pourtant j’y habite depuis 400 ans.

 

La vue à 50 ans – Jean Gabin

A la cinquantaine, on ne reconnaît plus les lettres de près. Mais on reconnaît les cons de loin !

 

La mode des robes papier

La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.

En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.

Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.

La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.

Un peu de français

« Perfide albion » ?

La perfide Albion désigne l’Angleterre, ou plus largement la Grande-Bretagne, avec une pointe d’ironie ou de rancune historique qui accuse ses habitants de ruse et de duplicité, surtout en diplomatie et en guerre. On l’entend souvent aujourd’hui comme un clin d’œil moqueur à cette vieille rivalité franco-britannique, loin de la haine d’autrefois. Albion, ce nom poétique et ancien, évoque les falaises blanches qui se dressent fièrement face à la Manche, et l’expression naît d’un poème patriotique en 1793, nourri par des siècles de conflits.

Dès l’Antiquité, Albion illumine les textes romains et grecs comme un surnom enchanteur pour la Grande-Bretagne. Pline l’Ancien le consigne au Ier siècle, reliant ce mot au latin « alba », la blancheur éclatante des falaises de Douvres visibles de loin en mer. Des légendes celtes et mythologiques y ajoutent une touche mystérieuse : un géant fils de Poséidon ou une Danaïde nommée Albine y échouent, tandis que des racines pré-celtiques parlent de montagnes ou de blancheur primordiale.

En France, l’expression prend racine au XVIIᵉ siècle chez Bossuet ou Madame de Sévigné, qui pestent déjà contre les Anglais perfides, mais c’est le poète Augustin Louis de Ximénès qui la forge en 1793, au cœur des guerres révolutionnaires. Elle devient un cri de ralliement anti-britannique, repris en propagande par la Révolution, l’Allemagne en 1914 ou même Cuba plus tard. Aujourd’hui, elle colore nos conversations d’une malice complice, rappelant que l’histoire franco-anglaise reste un roman plein de rebondissements.

 

« Sabir » ?

Le sabir est un système linguistique méditerranéen, mélange simplifié d'italien, d'espagnol, de français, d'arabe, de grec et de turc, utilisée du Moyen Âge au XIXe siècle pour le commerce, la navigation et les échanges entre chrétiens et musulmans dans les ports du bassin méditerranéen.

Vocabulaire restreint aux besoins pratiques, syntaxe minimale avec verbes à l'infinitif et phrases courtes ; son nom vient de "saber" (savoir en espagnol/provençal), comme dans "mi saber" (je sais) ou "mi no sabir" (je ne sais pas).

Né au haut Moyen Âge d'une proto-langue franque, il évolue avec les conquêtes musulmanes et l'expansion ottomane, variant par régions (italianisé à l'Est, espagnolisé à l'Ouest). Il disparaît au XIXe siècle avec les langues coloniales, devenant synonyme de charabia.

Savais-tu que...

Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles

< Le fleuve Mississippi

Les populations amérindiennes vivant autour du Mississippi sont déjà nombreuses lors de la première exploration espagnole conduite par Hernando de Soto au milieu du XVIème siècle. Cette expédition traverse un territoire dense en villages et en confédérations, marqué par les héritages des grandes civilisations mississippiennes, même si certaines cités‑foyers déclinent déjà. Les Espagnols rencontrent des sociétés structurées, agriculteurs et éleveurs, qui s’appuient sur le fleuve et ses affluents pour leurs échanges et leur subsistance.

Les contacts violents avec les Espagnols, combinés à l’introduction de maladies inconnues, provoquent un premier choc démographique et politique. Les pillages, les prises d’otages, les combats et les épidémies affaiblissent les villages et désorganisent les hiérarchies. Les grandes chefferies se fragmentent, certaines disparues, d’autres se restructurant en communautés plus petites et plus mobiles, souvent installées en aval ou sur des affluents.

Lors des missions ultérieures, françaises et espagnoles, les Européens trouvent un bassin toujours peuplé, mais transformé. Les confédérations survivantes, comme les Choctaw, Chickasaw ou Natchez, vivent dans des villages plus modestes, souvent alliés ou en rivalité avec l’un ou l’autre pouvoir colonial. La pression coloniale, les guerres, la traite des esclaves et les épidémies continuent de réduire et de déplacer ces populations, qui voient leur autonomie et leur territoire progressivement diminuer au profit des colons.

Colonisation française du Mississippi >