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17 NOVEMBRE

Bonne fête aux Elisabeth

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

2019 – Apparition officielle du SARS-CoV-2, coronavirus responsable de la Covid-19, à Wuhan, en Chine
Les autorités sanitaires chinoises identifient un nouveau coronavirus chez plusieurs patients atteints de pneumonies atypiques. Le SARS-CoV-2 se révélera hautement contagieux et à l’origine d’une pandémie mondiale. L’épisode marque le début d’une crise sanitaire planétaire qui bouleversera systèmes de santé, économies et modes de vie.

2018 – En France, début du mouvement des “Gilets jaunes”
Né d’une contestation contre la hausse des taxes sur les carburants, le mouvement évolue rapidement vers une critique plus large du pouvoir d’achat et de la représentation politique. Les rassemblements, souvent massifs, se déroulent chaque samedi. Le mouvement devient un symbole de colère sociale et de revendication de justice fiscale.

1970 – Brevet attribué à Douglas Engelbart pour la première souris informatique
Douglas Engelbart, pionnier de l’informatique interactive, obtient le brevet de ce dispositif révolutionnaire. La souris, initialement en bois, permet de manipuler un curseur sur l’écran, ouvrant la voie à l’interface graphique moderne. Son invention transformera l’usage des ordinateurs et démocratisera leur accès auprès du grand public.

1888 – Mise en service du Gymnote, premier sous-marin torpilleur à moteur électrique français
Le Gymnote, conçu par Gustave Zédé et Henri Dupuy de Lôme, entre officiellement en service. Innovant, il est entièrement propulsé par l’électricité et préfigure les futurs sous-marins militaires. Ses essais démontrent la faisabilité de la propulsion électrique sous-marine et renforcent le rôle stratégique de ces navires.

1869 – Inauguration du canal de Suez, en Égypte
Après dix ans de travaux dirigés par Ferdinand de Lesseps, le canal reliant la mer Méditerranée à la mer Rouge est inauguré. Il révolutionne le commerce mondial en raccourcissant considérablement les routes maritimes entre l’Europe et l’Asie. Son importance stratégique et économique sera immense, jusqu’à nos jours.

1720 – Jack Rackham, pirate britannique, est condamné à mort
Le pirate Jack « Calico Jack » Rackham est jugé en Jamaïque après sa capture par la marine britannique. Connu pour son pavillon orné d’un crâne et de sabres croisés, il est aussi célèbre pour la présence de deux femmes pirates dans son équipage : Anne Bonny et Mary Read. Sa condamnation marque la fin d’une figure emblématique de l’âge d’or de la piraterie.

1558 – Élisabeth Ire devient reine d’Angleterre
À la mort de sa demi-sœur Marie Tudor, Élisabeth accède au trône et inaugure l’ère élisabéthaine. Son long règne apporte stabilité religieuse, expansion maritime et essor culturel, notamment avec Shakespeare. Elle établit durablement l’anglicanisme et forge l’identité d’une Angleterre devenue puissance européenne majeure.

Les naissances et décès notables

1966 – Naissance de Sophie Marceau, actrice française
1944 – Naissance de Danny DeVito, acteur américain
1942 – Naissance de Martin Scorsese, réalisateur américain
1930 – Naissance de Arlette Gruss, artiste de cirque française
1749 – Naissance de Nicolas Appert, inventeur français
9 – Naissance de Vespasien, empereur romain

1917 – Décès d’Auguste Rodin, sculpteur français

Un peu d’humour

« Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue. » – Jules Renard



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JE DÉCOUVRE

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Un instant en ce bas monde

Photo de Christopher Welsch Leveroni - Pexels

Je le sens approcher, discrètement mais inévitablement. Surtout ne pas croiser son regard, rester concentré, ignorer cet appel silencieux. La tâche relève presque de l’exploit : il est redoutable, l’animal, et cela fait des années qu’il perfectionne sa technique.

Je résiste, autant que possible. Mais je n’ai pas sa patience. Il perçoit la moindre faille, le plus infime moment d’hésitation, dès que mon regard dévie vers lui. Alors, implacable, il pose sa truffe humide sur mon genou, sans jamais me quitter des yeux.

La lutte pourrait durer, mais elle est perdue d’avance. Il le sait. Je le sais.

Je cède finalement — après tout, ce ne sont que quelques morceaux de fromage. Je les lui tends. Il feint presque la surprise, comme si cette scène ne se rejouait pas chaque jour à l’identique. Puis, avec une précision admirable, il s’en empare : rapide, sûr, sans jamais effleurer mes doigts pourtant sans défense.

Mission accomplie.

Il se retire, pleinement satisfait, laissant derrière lui l’unique trace de son passage : une tache de bave sur mon pantalon propre du jour.

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Un peu de bonne humeur

Superman et l’amour

Superman rencontre Batman et lui raconte :

– Figure-toi qu’hier soir, je survolais New-York et que vois-je ? Wonder Woman, quelques centaines de mètres plus bas, nue, sur le dos, offerte…! Tu penses, mon sang n’a fait qu’un tour, j’ai plongé et en moins de 10 secondes, j’étais sur elle…

– Et alors, dit Batman, elle a du être surprise ?

– Pas le moins du monde, elle ne s’est rendu compte de rien… par contre, l’Homme Invisible ne s’en est pas encore remis…

 

La vue à 50 ans – Jean Gabin

A la cinquantaine, on ne reconnaît plus les lettres de près. Mais on reconnaît les cons de loin !

La mode des robes papier

La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.

En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.

Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.

La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.

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Savais-tu ?

« Bistrot » ?

Le mot bistrot intrigue par son origine modeste et profondément populaire, bien ancrée dans le terroir français où les mots naissent au coin du feu ou du comptoir. Les linguistes le rattachent aujourd’hui au poitevin « bistraud », ce petit serviteur zélé des marchands de vin qui trime dans l’ombre des tonneaux, sert les verres et finit par donner son nom au cabaret lui-même – un lieu convivial où l’on trinque sans chichis, entre amis d’enfance ou inconnus du quartier. À côté, « bistouille » ou « bistrouille » évoque ce mélange rustique et corsé d’alcool frelaté et de café brûlant, typique des débits de boisson du peuple où l’on noie les soucis dans une gorgée âpre ; ces termes familiers colorent le mot d’une saveur authentique, presque odorante de zinc tiède, de tabac froid et de camaraderie oubliée.

La légende russe, si romantique et pleine de panache, fait sourire les savants qui la dissèquent : imaginez des cosaques hirsutes, débarqués à Paris en 1814 après la débâcle napoléonienne, criant « bystro ! » - « vite ! » - aux tenanciers dépassés pour hâter le service d’un verre ou d’une soupe. Et hop, naît le bistrot, symbole d’urgence joyeuse ! Mais l’histoire patine sérieusement, car le terme n’apparaît dans les dictionnaires qu’en 1880, plus de soixante ans après ces supposés cris slaves, trop tard pour coller aux faits historiques. Ainsi, le bistrot reste ce coin de France authentique et éternel, loin des invasions exotiques, un mot né dans la vapeur des verres embués, les rires gras des habitués et l’odeur tenace du quotidien parisien.

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