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16 DÉCEMBRE

Bonne fête aux Alice

Les nouveautés du jour

Les évènements notables

2004 – Ouverture à la circulation du viaduc de Millau
Après trois ans de travaux, le viaduc de Millau est ouvert aux automobilistes. Conçu par l’ingénieur Michel Virlogeux et l’architecte Norman Foster, il devient le pont à haubans le plus haut du monde. Ouvrage emblématique, il fluidifie le trafic nord-sud en France et s’impose comme une prouesse technique et esthétique, symbole du savoir-faire français en génie civil.

1981 – Sortie du film Popeye en France
Réalisé par Robert Altman, le film met en scène Robin Williams dans son premier grand rôle au cinéma. Adaptation du célèbre personnage de bande dessinée, Popeye séduit par son univers visuel fidèle et son humour décalé. Bien que l’accueil critique soit mitigé à sa sortie, le film acquiert avec le temps un statut culte et révèle le potentiel cinématographique de Williams.

1977 – Sortie aux États-Unis de La Fièvre du samedi soir
Porté par John Travolta et la musique des Bee Gees, le film devient un phénomène culturel mondial. Il popularise la musique disco et influence durablement la mode, la danse et la culture populaire. Au-delà de son esthétique, le film dresse aussi le portrait d’une jeunesse urbaine en quête d’identité et d’évasion dans l’Amérique des années 1970.

1944 – Bombardement du cinéma Rex d’Anvers par un V2
Un missile balistique allemand V2 frappe le cinéma Rex bondé à Anvers, faisant plusieurs centaines de victimes. L’attaque, l’une des plus meurtrières causées par ce type d’arme, vise à terroriser les populations civiles alors que les Alliés progressent. Elle illustre la brutalité de la fin de la Seconde Guerre mondiale et l’utilisation d’armes nouvelles contre les villes.

1907 – La Grande flotte blanche commence sa circumnavigation
La marine américaine lance une démonstration de puissance navale en envoyant seize cuirassés peints en blanc effectuer un tour du monde. Cette expédition vise à affirmer la montée en puissance des États-Unis comme force maritime globale et à rassurer leurs alliés. Elle marque une étape importante dans la diplomatie navale et la projection de puissance américaine.

1835 – Début d’un grand incendie à New York
Un incendie majeur éclate dans le quartier financier de Manhattan, alimenté par le froid intense et le manque d’eau. Des centaines de bâtiments sont détruits, provoquant d’énormes pertes économiques. La catastrophe conduit à une modernisation des infrastructures urbaines, notamment des systèmes d’adduction d’eau et de lutte contre le feu, transformant durablement la ville.

1773 – Tea Party de Boston
Des colons américains jettent à la mer une cargaison de thé britannique pour protester contre les taxes imposées par Londres sans représentation politique. Cet acte symbolique de défi accélère la rupture entre les colonies et la métropole. La Tea Party devient l’un des événements fondateurs de la Révolution américaine et un symbole durable de résistance à l’autorité jugée injuste.

1653 – Oliver Cromwell nommé lord-protecteur
À l’issue de la guerre civile anglaise, Cromwell prend la tête du Commonwealth en tant que lord-protecteur. Il instaure un régime autoritaire fondé sur des principes puritains, tout en refusant le titre de roi. Son gouvernement marque une rupture avec la monarchie traditionnelle et une expérience politique unique dans l’histoire britannique.

1431 – Sacre d’Henri VI d’Angleterre comme roi de France
Henri VI est sacré à Paris conformément au traité de Troyes, dans le contexte de la guerre de Cent Ans. Ce sacre, contesté par les partisans de Charles VII, symbolise la domination anglaise temporaire sur une partie du royaume. Il ne parvient toutefois pas à légitimer durablement le pouvoir anglais, qui sera progressivement repoussé du territoire français.

Les naissances et décès notables

1962 – Naissance de Liane Foly (Éliane Falliex), chanteuse et imitatrice française
1962 – Naissance de Maruschka Detmers, actrice néerlandaise
1956 – Naissance de Catherine Jacob, actrice française
1928 – Naissance de Philip Kindred Dick (Philip K. Dick), auteur américain de science-fiction
1917 – Naissance de Arthur Charles Clarke, auteur britannique science-fiction

1980 – Décès du « Colonel » Harland Sanders, restaurateur et homme d’affaires américain, fondateur de KFC
1976 – Décès de Réal Caouette, homme politique canadien, fondateur du mouvement créditiste québécois
1897 – Décès de Alphonse Daudet, romancier et conteur français
1859 – Décès de Wilhelm Grimm, écrivain allemand co-auteur de contes avec son frère


Un peu de bonne humeur

Les cours du soir

Deux ouvriers prennent leur pause de midi, le premier dit :

– Tu connais Victor Hugo ?

– Non

– T’as tort, tu devrais suivre les cours du soir !

Le lendemain, toujours le même :

– Tu connais Albert Einstein ?

– Non

– T’as tort, tu devrais suivre les cours du soir !

Le surlendemain, ça recommence :

– Tu connais Karl Marx ?

– Non

– T’as tort, tu devrais suivre les cours du soir !

Alors l’autre tout énervé lui demande :

– Et toi, tu connais Jean Dupont ?

– Non ???

– T’as tort, c’est celui qui baise ta femme pendant que tu suis les cours du soir !

 

Déménageur et santé – Anonyme

Quand on est déménageur, il vaut mieux lâcher une grosse caisse que se péter le dos.

 

Séchoir topissime

Les clients, attirés par la promesse d’un appareil high-tech commandent le « séchoir à linge solaire » révolutionnaire annoncé dans des magazines nationaux américains à 49,95 dollars. Ils reçoivent simplement une corde à linge ordinaire dans un emballage. Quand ils se plaignent, l’escroc californien Steve Comisar s’étonne : la corde sèche le linge grâce au soleil, l’énergie solaire la plus naturelle et efficace qui soit.

Un peu de français

« Coller aux basques » ?

Cette expression signifie qu'une personne suit quelqu'un d'autre de très près, souvent de manière insistante ou importune. Elle évoque une proximité excessive, comme si on s'accrochait physiquement à l'autre. Aujourd'hui, l'expression perdure pour décrire toute forme de suivi tenace, sans lien avec le Pays basque ou les baskets modernes. Des variantes comme « être pendu aux basques » illustrent la même idée de dépendance ou d'insistance.

Au XVIIIème siècle, les « basques » désignent les pans d'étoffe qui descendent sous la taille du pourpoint, une veste portée par les hommes aisés d'alors. Ces basques, souvent longues et flottantes, servaient de point d'accroche idéal pour les mendiants, solliciteurs ou quémandeurs qui s'y agrippaient littéralement afin d'implorer aide financière, faveurs ou charité auprès des passants fortunés. Cette pratique, observée dans les rues des villes européennes, a donné naissance à l'image persistante de l'attachement physique et moral, immortalisée dans la langue française dès cette époque.

 

« Taudis » ?

Le mot taudis tire son origine d’un ancien verbe « se tauder », qui signifie s’abriter sous une tente ou un abri de fortune. Il vient de l’ancien normand « tjald » ou de l’ancien scandinave « tialld », tous deux désignant une tente militaire. Au XIVe siècle, on l’emploie déjà pour parler d’un retranchement ou d’une hutte précaire lors des sièges, comme ces abris en bois que dressent les soldats pour camper.

Le sens évolue vite : au XVe siècle, taudis qualifie ces cahutes de pierre ou de bois pour les assaillants, puis vers 1545, ça devient un bouge sordide. Au XVIIe siècle, on l’utilise pour un petit logement malpropre et en ruine, une « maisonnette en meschant estat » comme le dit l’Académie française. Aujourd’hui, taudis évoque encore ces taudis urbains misérables du XIXe siècle, pleins de misère et d’insalubrité, à l’image des descriptions hugoliennes.

Savais-tu que...

Colonisation française du Mississippi

< Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles

La Salle impose la présence française sur tout le bassin du Mississippi d’abord par un acte symbolique et politique : en descendant le fleuve jusqu’à son embouchure, il prend solennellement possession du territoire au nom du roi de France et lui donne le nom de « Louisiane ». Il érige une croix et enterre une plaque de cuivre, ce qui transforme la vallée du Mississippi en une revendication officielle de la monarchie, étendue de la région des Grands Lacs jusqu’au golfe du Mexique. Cette démarche lui permet ensuite de convaincre la cour de Versailles de l’intérêt stratégique de la région et de lancer de nouveaux projets de colonisation.

Par la suite, la France cherche à ancrer cette présence sur le terrain en construisant des postes militaires et des missions, et en développant un commerce de fourrures et d’agriculture le long du fleuve. Des forts comme Fort‑de‑Chartres, ceux de Natchez ou de La Nouvelle‑Orléans deviennent des points de contrôle et de passage, tandis que des prêtres et des administrateurs s’installent auprès de certaines nations amérindiennes. La France noue ainsi des alliances avec plusieurs peuples riverains, qui lui offrent un soutien politique et un accès au réseau fluvial, faisant du Mississippi la colonne vertébrale d’un vaste empire colonial reliant le nord au golfe du Mexique.

L’ampleur de la présence française reste géographiquement très étendue, mais démographiquement limitée : la Louisiane couvre plusieurs millions de kilomètres carrés, tandis que la population française n’atteint que quelques milliers d’habitants à son apogée, aux côtés de nombreuses communautés amérindiennes et d’esclaves africains. La colonisation reste surtout une affaire de points stratégiques le long du fleuve plutôt que de peuplement massif. Cette présence, toutefois, marque durablement la vallée du Mississippi, jusqu’à ce que la France cède la Louisiane à l’Espagne puis au Royaume‑Uni à la fin de la guerre de Sept Ans, effritant progressivement son emprise sur le bassin.