Bonne fête aux Apolline
Sommaire
Les nouveautés du jour
Les évènements notables
1968 – Inauguration du métro de Rotterdam aux Pays-Bas
Le 9 février 1968, la première ligne du métro de Rotterdam est inaugurée par la princesse Beatrix et le prince Claus. Longue de 5,9 km, elle relie Rotterdam-Central à Zuidplein, traversant la Meuse. C’est le premier métro des Pays-Bas et du Benelux, marquant un tournant dans les transports urbains néerlandais.
1953 – Création de la collection littéraire Le Livre de Poche
Le 9 février 1953, Henri Filipacchi lance la collection « Le Livre de Poche » chez Hachette. Le premier titre publié est Koenigsmark de Pierre Benoit. Cette initiative rend la littérature plus accessible grâce à un format compact et un prix abordable, révolutionnant l’édition française.
1949 – Création de RTF Télévision
Le 9 février 1949, la Radiodiffusion française devient la Radiodiffusion-Télévision Française (RTF), soulignant l’importance croissante de la télévision. Cette transformation marque une étape clé dans l’organisation du service public audiovisuel en France.
1943 – Fin de la bataille de Guadalcanal
Le 9 février 1943, la bataille de Guadalcanal se termine par une victoire stratégique des Alliés. Après six mois de combats acharnés contre les forces japonaises, cette victoire marque un tournant dans la guerre du Pacifique, amorçant la reconquête alliée.
1849 – Proclamation de la République romaine par Giuseppe Mazzini
Le 9 février 1849, à Rome, Giuseppe Mazzini proclame la République romaine, abolissant le pouvoir temporel du pape. Cette république éphémère, dirigée par un triumvirat, incarne les idéaux républicains et unitaires du Risorgimento italien.
1619 – Exécution du philosophe libertin Giulio Cesare Vanini
Le 9 février 1619, à Toulouse, Giulio Cesare Vanini est exécuté pour athéisme et blasphème. Condamné à avoir la langue arrachée, puis brûlé vif, il est considéré comme l’une des figures du libertinage érudit et un martyr de la liberté de pensée.
Les naissances et décès notables
1998 – Naissance de Marina Kaye, chanteuse française
1971 – Naissance de Adeline Blondieau, actrice, animatrice et scénariste française, mariée avec Johnny Hallyday
1945 – Naissance de Mia Farrow, comédienne américaine
1945 – Naissance de Gérard Lenorman, chanteur français
1912 – Naissance de Ginette Leclerc, actrice française
1911 – Naissance de Gypsy Rose Lee, effeuilleuse américaine
2024 – Décès de Robert Badinter, homme politique, juriste et essayiste français
1984 – Décès de Iouri Andropov, chef de l’État soviétique
1975 – Décès de Pierre Dac, humoriste français
Un bon discours ne doit être basé sur rien, tout en donnant l’impression d’être basé sur tout. »
« Il faut qu’une porte soit ouverte… ou d’une autre couleur. »
« A la faculté de médecine et de pharmacie, il est communément admis que les comprimés ne sont pas systématiquement des imbéciles diplômés. »
« Pourquoi essayer de faire semblant d’avoir l’air de travailler? C’est de la fatigue inutile!
1973 – Décès de Max Yasgur, fermier américain, propriétaire partiel des terrains de Bethel du Festival de Woodstock
1874 – Décès de Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur, femme de lettres française
1450 – Décès d’Agnès Sorel, favorite de Charles VII
Un peu de bonne humeur
Robinson niçois
Un bateau est pris dans une violente tempête et coule. Seul rescapé, un marin niçois, accroché à une planche, échoue sur une île déserte. Heureusement il y a de l’eau douce, des fruits à profusion, et la mer est remplie de poissons, ce qui lui permet de survivre.
Le temps passe et au bout de plusieurs mois, un point grossit à l’horizon. Un radeau apparaît. Il s’échoue sur la plage et une superbe naufragée débarque en s’écriant : » Oh bonne mère enfin une île ! »
Notre Robinson niçois n’en revient pas :
– Té ! Je rêve ! Une femme et en plus une niçoise ! Mademoiselle j’aimerais vous offrir un verre pour votre arrivée, mais je n’ai que de l’eau.
– C’est parfait, dit la fille, moi j’ai le pastis.
Elle sort de sa trousse de survie une bouteille de 51. Le niçois est ébahi. Il lui dit :
– Je m’excuse, je n’ai que des fruits pour l’accompagner.
– J’ai ce qu’il faut dit la fille en sortant des olives.
Le niçois est aux anges. Quand ils ont terminé leur apéritif, la fille lui demande:
– Ça fait longtemps que vous n’avez pas vu une femme ?
– Pardi ! Six mois.
Alors elle se rapproche de lui et lui dit d’une voix douce :
– Ça vous plairait de tirer ?
Et le niçois extasié s’écrie :
– Oh Bonne mère ! Ne me dites pas que vous avez aussi amené les boules !
Croyant ou schizo – Pierre Desproges
« Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant… s’il vous répond, vous êtes schizophrène. »
Séchoir topissime
Les clients, attirés par la promesse d’un appareil high-tech commandent le « séchoir à linge solaire » révolutionnaire annoncé dans des magazines nationaux américains à 49,95 dollars. Ils reçoivent simplement une corde à linge ordinaire dans un emballage. Quand ils se plaignent, l’escroc californien Steve Comisar s’étonne : la corde sèche le linge grâce au soleil, l’énergie solaire la plus naturelle et efficace qui soit.
Un peu de français
« Tailler une bavette » ?
Cette expression signifie qu'on discute ou qu'on bavarde de manière conviviale et familière. Elle évoque une conversation légère et prolongée entre amis ou connaissances.
« Bavette » dérive de « bave », un terme lié au babil enfantin imité par l'onomatopée baba, qui désigne ensuite des paroles futiles. Au XVIIème siècle, on « taille une bavette » pour décrire des femmes qui causent abondamment ensemble, et « tailler » suggère façonner ou découper ces mots comme on le fait avec la parole éloquente. Des théories évoquent aussi le col plissé des avocats, appelé bavette pour son aspect baveux et associé aux discours verbeux, ou encore la bavette de viande qu'on découpe en tranches fines lors de repas prolongés favorisant les échanges animés. Cependant, l'origine la plus étayée reste celle du babil, avec l'idée de « tailler » la parole remontant au XIIIème siècle dans l'expression « tailler bien la parole » pour parler avec éloquence.
« Pandiculation » ?
La pandiculation, ce geste instinctif qu'on fait tous les matins au réveil, étire tout le corps en contractant puis relâche les muscles avec une grande douceur. On lève les bras vers le ciel, on cambre le dos, on renverse la tête en arrière et on tend les jambes, souvent en bâillant à s'en décrocher la mâchoire. Ce n'est pas un simple étirement : le corps se tend d'abord fermement, puis se relâche lentement, ce qui envoie un signal précieux au cerveau pour rééquilibrer la tension musculaire et restaurer notre contrôle naturel sur nos mouvements.
Chez les humains comme chez les chats, chiens ou chevaux, elle surgit après une nuit de sommeil ou une longue immobilité, offrant un réveil tonique et apaisant qui prévient les raideurs. Ce réflexe ancestral agit comme un reset nerveux, soulage les douleurs liées à la sédentarité et renforce notre conscience corporelle au quotidien. Pratiquée avec intention, elle transforme ces moments ordinaires en véritables instants de bien-être.
Savais-tu que...
Colonisation française du Mississippi
< Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles
La Salle impose la présence française sur tout le bassin du Mississippi d’abord par un acte symbolique et politique : en descendant le fleuve jusqu’à son embouchure, il prend solennellement possession du territoire au nom du roi de France et lui donne le nom de « Louisiane ». Il érige une croix et enterre une plaque de cuivre, ce qui transforme la vallée du Mississippi en une revendication officielle de la monarchie, étendue de la région des Grands Lacs jusqu’au golfe du Mexique. Cette démarche lui permet ensuite de convaincre la cour de Versailles de l’intérêt stratégique de la région et de lancer de nouveaux projets de colonisation.
Par la suite, la France cherche à ancrer cette présence sur le terrain en construisant des postes militaires et des missions, et en développant un commerce de fourrures et d’agriculture le long du fleuve. Des forts comme Fort‑de‑Chartres, ceux de Natchez ou de La Nouvelle‑Orléans deviennent des points de contrôle et de passage, tandis que des prêtres et des administrateurs s’installent auprès de certaines nations amérindiennes. La France noue ainsi des alliances avec plusieurs peuples riverains, qui lui offrent un soutien politique et un accès au réseau fluvial, faisant du Mississippi la colonne vertébrale d’un vaste empire colonial reliant le nord au golfe du Mexique.
L’ampleur de la présence française reste géographiquement très étendue, mais démographiquement limitée : la Louisiane couvre plusieurs millions de kilomètres carrés, tandis que la population française n’atteint que quelques milliers d’habitants à son apogée, aux côtés de nombreuses communautés amérindiennes et d’esclaves africains. La colonisation reste surtout une affaire de points stratégiques le long du fleuve plutôt que de peuplement massif. Cette présence, toutefois, marque durablement la vallée du Mississippi, jusqu’à ce que la France cède la Louisiane à l’Espagne puis au Royaume‑Uni à la fin de la guerre de Sept Ans, effritant progressivement son emprise sur le bassin.
