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19 SEPTEMBRE

Bonne fête aux Emilie

🤔 « Quand tu penses qu’il n’y a vraiment plus aucun espoir,
pense aux homards qui se trouvaient dans l’aquarium du Titanic.
» 😊

Evènements, naissances, décès

Les évènements notables

1991 – Découverte du corps d’Ötzi, début de l’enquête
Le 19 septembre 1991, deux randonneurs découvrent dans les Alpes de l’Ötztal, à la frontière italo-autrichienne, le corps momifié d’un homme préhistorique vieux de plus de 5 000 ans. Surnommé « Ötzi », il est l’une des plus anciennes momies naturelles retrouvées en Europe. Son équipement et son état de conservation offrent aux scientifiques des informations exceptionnelles sur l’âge du cuivre.

1979 – Signature de la Convention de Berne
Le 19 septembre 1979, la Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe est signée à Berne, en Suisse. Ce traité international engage ses États signataires à protéger la faune et la flore sauvages ainsi que leurs habitats naturels. Entrée en vigueur en 1982, elle reste un texte de référence en matière de préservation de la biodiversité.

1971 – Explosion nucléaire à 363 km de Moscou
Le 19 septembre 1971, l’Union soviétique procède à une explosion nucléaire souterraine près de la ville de Goubakha, à environ 363 km de Moscou. Officiellement destinée à des usages civils, notamment pour la création de réservoirs souterrains, cette opération illustre la politique soviétique d’utilisation pacifique de l’énergie atomique. Elle suscite toutefois de vives inquiétudes environnementales.

1967 – Décès de Monica Proietti dite Monica la mitraille
Le 19 septembre 1967, Monica Proietti, surnommée « Monica la mitraille », meurt à Montréal à l’âge de 27 ans lors d’une fusillade avec la police, après un braquage de banque. Issue d’un milieu défavorisé, elle est devenue l’une des criminelles les plus célèbres du Canada. Sa mort tragique et son image de hors-la-loi rebelle en ont fait une figure marquante de l’histoire criminelle québécoise.

1943 – Grande évasion de l’Oflag XVII-A
Le 19 septembre 1943, 132 prisonniers de guerre français s’évadent de l’Oflag XVII-A, un camp situé en Autriche. Ils avaient préparé un tunnel long de 90 mètres pendant plusieurs mois. L’opération, surnommée la « Grande évasion », est l’une des plus importantes évasions de la Seconde Guerre mondiale, bien que nombre de prisonniers soient repris peu après.

1881 – Début de mandat du président américain Chester A. Arthur
Le 19 septembre 1881, Chester A. Arthur devient le 21ᵉ président des États-Unis, à la suite de l’assassinat de James A. Garfield. Son mandat est marqué par des réformes administratives, notamment la loi Pendleton de 1883, qui instaure un système de recrutement basé sur le mérite pour la fonction publique. Malgré ses débuts discrets, il gagne une certaine popularité.

1880 – Discours de Parnell expliquant les fondements du boycott
Le 19 septembre 1880, à Ennis, en Irlande, le leader nationaliste Charles Stewart Parnell prononce un discours appelant ses partisans à isoler socialement et économiquement les propriétaires terriens qui exploitent les paysans. Cette stratégie vise notamment l’agent foncier Charles Boycott, donnant naissance au terme « boycott ». Ce mouvement devient un puissant outil de lutte politique.

1793 – Bataille de Torfou pendant la guerre de Vendée
Le 19 septembre 1793, lors de la guerre de Vendée, les troupes républicaines affrontent les insurgés vendéens près de Torfou, en Loire-Atlantique. Malgré leur infériorité numérique, les forces vendéennes remportent une victoire marquante, repoussant l’armée républicaine. Cette bataille illustre la vigueur et la ténacité des insurgés dans ce conflit sanglant de la Révolution française.

1783 – Un coq, un mouton et un canard font l’expérience du 1er vol habité à Versailles, devant le roi Louis XVI
Le 19 septembre 1783, les frères Montgolfier présentent au roi Louis XVI une montgolfière emportant un coq, un mouton et un canard. L’expérience, réalisée à Versailles devant une foule enthousiaste, marque le premier vol habité de l’histoire de l’aérostation. Les animaux reviennent sains et saufs, ouvrant la voie aux premiers vols humains quelques semaines plus tard.

1417 – Capitulation de Caen face aux troupes d’Henry V
Le 19 septembre 1417, dans le cadre de la guerre de Cent Ans, la ville de Caen capitule après un siège mené par le roi d’Angleterre Henry V. Cette victoire renforce la mainmise anglaise sur la Normandie. Le contrôle de Caen, place stratégique, permet aux Anglais d’assurer une base solide pour poursuivre leurs conquêtes sur le territoire français.

1356 – Défaite de Poitiers pendant la guerre de Cent Ans
Le 19 septembre 1356, l’armée française menée par le roi Jean II le Bon affronte les troupes anglaises du Prince Noir près de Poitiers. La bataille se solde par une défaite écrasante pour les Français, et le roi est capturé. Cet événement dramatique fragilise durablement la monarchie française et entraîne d’importantes concessions au traité de Brétigny (1360).

Aujourd’hui

Le savais-tu ?

Au début de son saut, une puce accélère 20 fois plus qu’une navette spatiale au décollage.


Les Romains croyaient que la veine du quatrième doigt de la main gauche allait directement au cœur et était appelée “vena amoris” ou “veine de l’amour”. C’est pourquoi c’est le doigt où l’on porte l’anneau de mariage.


Le miel ne périme jamais. Sa composition chimique empêche les organismes d’y vivre. Donc, peu importe l’âge du miel, il est probablement parfaitement comestible. https://www.famillemary.fr/blog/post/le-saviez-vous-le-miel-ne-perime-pas



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JE DÉCOUVRE

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Un peu de bonne humeur

Un Président à l’écoute

Le président se rend dans un petit village très pauvre de Lozère et demande au maire quelles sont les trois priorités de la commune.

Le maire répond :
- La première, c’est notre hôpital. Le bâtiment est là, mais il n’y a plus de médecins.

Le Président sort son téléphone, passe un appel et annonce :
- C’est réglé. D’ici quinze jours, cinq médecins seront affectés ici.

- La deuxième, ce sont nos routes. Elles sont défoncées.

Il reprend son téléphone, échange quelques mots et déclare :
- C’est réglé. Les travaux commenceront dès le mois prochain.

Puis il demande :
- Et la troisième ?

Le maire répond :
- La troisième, ce sont les téléphones portables.

- Quel est le problème ?

- Ici… il n’y a pas de réseau.

 

3ème guerre mondiale

😏 Dites-vous qu'après la fin de la 3ème guerre mondiale, vous aurez droit à un jour férié supplémentaire.
😉 Alors, toujours anxieux !?

L’homme paratonnerre

Roy Cleveland Sullivan détient le record mondial du plus grand nombre de foudroiements, avec sept cas documentés entre 1942 et 1977. Ce garde forestier américain de Virginie est reconnu par le Guinness World Records comme l'homme paratonnerre humain. Il survit à chaque incident malgré des blessures variées, sans victimes référencées autour de lui.

Les circonstances de ses foudroiements sont souvent liées à son travail ou à des activités quotidiennes. En 1942, il est touché dans une tour d’observation ; en 1969, dans sa camionnette ; en 1970, en jardinant ; en 1972, dans un poste de garde ; en 1973, en patrouille ; en 1976, sans détails précis ; et en 1977, en pêchant, où un ours intervient ensuite. Sa femme est foudroyée une fois seule, tandis que lui cette fois-ci en réchappe.

Roy est officiellement inscrit au Guinness Book, qui valide ce record unique. Les gens l’évitent par superstition, craignant un effet de ricochet, mais aucun cas de victimes simultanées avec des proches ou collègues n’est référencé.

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Savais-tu ?

Colonisation française du Mississippi

< Peuplement du Mississippi aux XVI-XVIIème siècles

La Salle impose la présence française sur tout le bassin du Mississippi d’abord par un acte symbolique et politique : en descendant le fleuve jusqu’à son embouchure, il prend solennellement possession du territoire au nom du roi de France et lui donne le nom de « Louisiane ». Il érige une croix et enterre une plaque de cuivre, ce qui transforme la vallée du Mississippi en une revendication officielle de la monarchie, étendue de la région des Grands Lacs jusqu’au golfe du Mexique. Cette démarche lui permet ensuite de convaincre la cour de Versailles de l’intérêt stratégique de la région et de lancer de nouveaux projets de colonisation.

Par la suite, la France cherche à ancrer cette présence sur le terrain en construisant des postes militaires et des missions, et en développant un commerce de fourrures et d’agriculture le long du fleuve. Des forts comme Fort‑de‑Chartres, ceux de Natchez ou de La Nouvelle‑Orléans deviennent des points de contrôle et de passage, tandis que des prêtres et des administrateurs s’installent auprès de certaines nations amérindiennes. La France noue ainsi des alliances avec plusieurs peuples riverains, qui lui offrent un soutien politique et un accès au réseau fluvial, faisant du Mississippi la colonne vertébrale d’un vaste empire colonial reliant le nord au golfe du Mexique.

L’ampleur de la présence française reste géographiquement très étendue, mais démographiquement limitée : la Louisiane couvre plusieurs millions de kilomètres carrés, tandis que la population française n’atteint que quelques milliers d’habitants à son apogée, aux côtés de nombreuses communautés amérindiennes et d’esclaves africains. La colonisation reste surtout une affaire de points stratégiques le long du fleuve plutôt que de peuplement massif. Cette présence, toutefois, marque durablement la vallée du Mississippi, jusqu’à ce que la France cède la Louisiane à l’Espagne puis au Royaume‑Uni à la fin de la guerre de Sept Ans, effritant progressivement son emprise sur le bassin.

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Astuce

Serrure à l’huile d’olive

Une petite goutte d’huile d’olive peut parfois aider à dégripper une serrure : déposez délicatement une toute petite goutte sur la clé (évitez d’en mettre directement dans le cylindre), insérez-la puis effectuez des rotations lentes et des mouvements d’entrée-sortie pour répartir l’huile; répétez si nécessaire et essuyez l’excédent pour éviter l’encrassement. Gardez tout de même cette astuce pour un dépannage ponctuel et préférez ensuite un lubrifiant spécifique pour serrure pour un entretien durable.

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Un instant en ce bas monde

Photo de Ron Lach - Pexels

Quel bonheur de parcourir la campagne à vélo : cheveux au vent, liberté totale, pas de contrainte, pas de désagrément. Le soleil réchauffe la peau, l’air pur emplit les poumons… longue inspiration, expiratioooon… et puis… ce petit chatouillis, irritant, tout au fond d'une narine.

Ce petit rien qui devient vite un tout.

Tu feins de l’ignorer. Mauvaise idée. L’intrus s’est installé, bien calé, et il n’a pas l’intention de se laisser déloger sans résistance. La solution classique ? Le mouchoir salvateur. Sauf que… nom de nom, pas de mouchoir. La situation se complique.

Alors, au grand maux les grands remèdes : se moucher dans la main. Une bonne expulsion bien franche et… rien. La gêne est toujours présente. Elle s'est juste déplacée. Pire : l'intrus résiste en ripostant avec un liquide gluant. L'affaire se corse.

Reste l’option manuelle. Plonger le doigt au fond du problème, tourner, retourner, insister. La cause de l'inconfort se dérobe, s'échappe, revient narguer.

C'est alors qu'une voiture s'approche. Tu te figes, main grattant le nez, l’air de dire « je cherche mes clés ». L’empêcheur de respirer peut souffler, ce n’est que partie remise. Il va le payer.

Personne en vue. La quête reprend, plus vive, plus insistante. Et comme toujours, la persévérance paie. Voilà l’intrus expulsé ! TRIOMPHE !

Mais… mais… il s’accroche le bougre ! « Veux-tu bien quitter ce doigt et t’envoler ? »... Oulah non 😧 ! Vlam Blam Bim💥. Aïe. Ouille 😖... « Sacré nom de [biiip] de [biiip] bordel à [biiiip]... »

La leçon ?
Qui se cure le nez sans poser pied à terre se vautre cul en l’air.

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Espace lecture

Ravage (1943) – René Barjavel

Et si le roman de science-fiction le plus troublant de cet été 2026 avait été publié… en 1943 ?

Avec Ravage, René Barjavel imagine l’effondrement soudain d’un monde entièrement dépendant de la technologie après une panne d’électricité mondiale.

La mégalopole s’arrête, puis se transforme en un brasier infernal ; les machines se taisent et les certitudes partent en fumée. Nous suivons François Deschamps, un jeune paysan perdu dans la ville, qui tente de survivre et de retourner à la terre alors que la civilisation moderne s’écroule. Ce qui rend Ravage particulièrement dérangeant aujourd’hui, c’est la façon dont ses images de feu et de chaos font écho à notre réalité actuelle : méga-feux de forêt, sécheresses, climat déréglé et le sentiment croissant que notre confort technologique ne nous protège plus vraiment. Relire Barjavel, ce n’est pas chercher une prophétie, mais faire face à une question troublante : que reste-t-il de nous quand les systèmes qui nous entourent cessent de fonctionner ? Court, percutant, parfois daté mais étonnamment visionnaire, Ravage est un classique à glisser dans votre pile de lecture pour réfléchir, entre deux alertes aux incendies, à ce que nous entendons réellement par « progrès ».

Barjavel imaginait déjà à l'époque ce que serait une tablette de lecture en 2050 :

La nuit cernait de tous côtés les dernières flammes de l'Ouest. François tira du dossier de son fauteuil le lecteur électrique et coiffa l'écouteur. La Compagnie Eurasiatique des Transports avait installé un de ces appareils sur chaque siège pour permettre aux voyageurs de lire la nuit sans déranger ceux de leurs voisins qui désiraient rester dans l'obscurité.

Une plaque extensible, que chacun pouvait agrandir ou rapetisser au format de son livre, s'appliquait sur la page et, dans l'écouteur, une voix lisait le texte imprimé. Cette voix, non seulement lisait Goethe, Dante, Mistral ou Céline dans le texte, avec l'accent d'origine, mais reprenait ensuite, si on le désirait, en haut de chaque page, pour en donner la traduction en n'importe quelle langue. Elle possédait un grand registre de tons, se faisait doctorale pour les ouvrages de philosophie, sèche pour les mathématiques, tendre pour les romans d'amour, grasse pour les recettes de cuisine. Elle lisait les récits de bataille d'une voix de colonel, et d'une voix de fée les contes pour enfants. Au dernier mot de la dernière ligne, elle faisait connaître par un « hum hum » discret qu'il était temps
de changer la plaque de page.

Cet appareil n'eût pas manqué de paraître miraculeux à un voyageur du XXe siècle égaré dans ce véhicule du XXIe. Le fonctionnement en était pourtant bien simple. La plaque, sensible à l'encre d'imprimerie, était branchée sur un minuscule poste émetteur de télévision installé dans le dossier de chaque fauteuil. Ce poste transmettait automatiquement l'image de la page au Central de Lecture de la Compagnie Eurasiatique des Transports, dans la banlieue de Vienne. Des cloisons insonores divisaient l'immeuble du Central en une dizaine de milliers de minuscules cabines. Dans ces dix mille cabines, devant dix mille écrans semblables, étaient enfermés dix mille lecteurs et lectrices de tous âges et de toutes nationalités.

Des standardistes polyglottes triaient les réceptions, les branchaient par
langues sur des sous-standards qui les distribuaient ensuite par genre littéraire. Il ne fallait guère plus de quelques secondes pour que l'image de la page arrivât au lecteur compétent, qui se mettait aussitôt à lire dans le ton dont il était spécialiste. Un tel larmoyait pendant huit heures sur des ouvrages sentimentaux. Telle autre souriait à longueur de journée dans sa solitude, pour lire avec grâce des conseils de beauté.

C'était, en somme, une parfaite mais banale installation de télélecture, comme il en existait environ une dizaine en Europe, à l'usage des vieillards dont la vue baissait, des aveugles, et des solitaires qui désiraient se donner à la fois la compagnie d'un livre ami et celle d'une voix humaine.

François Deschamps disposa la plaque sur son roman policier et tourna, sur l'écouteur, le minuscule bouton qui mettait l'appareil en marche. Une voix dramatique murmura à son oreille :

« Chapitre premier. – L'inspecteur Walter enfonça la porte d'un coup d'épaule et s'arrêta stupéfait : à un clou du plafond pendait, intact, le menton soulevé par la corde, le cadavre de M. Lecourtois qu'il avait découvert, la veille, décapité... »

Le jeune homme renonça à connaître l'explication de ce mystère. Il ôta
l'écouteur et s'endormit.

Le train entrait en gare de Lyon-Perrache.

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