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DÉCÈS DE LA FEMME SAUVAGE DU VICDESSOS 📆 29 octobre 1808

La Femme sauvage du Vicdessos meurt le 29 octobre 1808 sans que son identité ne soit établie ; elle devient alors une figure légendaire des Pyrénées ariégeoises. Elle est aussi appelée la folle du Vicdessos, la folle du Montcalm, la femme nue des Pyrénées ou la Nuda.

Au cours de l’été 1807, des chasseurs de Suc, sur les pentes du Montcalm, au fond de la vallée de Vicdessos en Ariège, aperçoivent, au milieu de rochers inaccessibles des Pyrénées ariégeoises, une femme entièrement nue, à la peau hâlée et aux longs cheveux couvrant ses épaules et son dos. Elle vit alors dans les hauteurs, dans un milieu très hostile, et les récits la présentent comme accompagnée d’un ourson ou vivant parmi les ours.

Les chasseurs tentent de la capturer, mais elle leur échappe d’abord en se réfugiant dans les rochers ; l’hiver rigoureux et la neige abondante font même croire qu’elle est morte de faim ou de froid. À la fonte des neiges, elle réapparaît. Les hommes les plus hardis organisent alors une embuscade pendant la nuit : au point du jour, lorsqu’elle se présente sans méfiance, ils l’entourent et la saisissent malgré ses cris et sa résistance.

Conduite à Vicdessos, elle accepte enfin de la nourriture, mais garde un silence obstiné face aux questions. Interrogée sur la manière dont elle avait pu échapper aux ours, elle répond : « Les ours sont mes amis, ils me réchauffaient ! » Cette phrase, rapportée par la tradition, nourrit durablement la légende de la femme vivant avec les ours du Montcalm.

D’après les rares mots qu’elle prononce, elle serait d’origine aristocratique et aurait fui la Révolution française avec son mari vers l’Espagne. Une hypothèse répandue veut que son époux soit tué lors du retour du couple en France par des bandits qui l’auraient violé et abandonné nue dans les montagnes ; mais cette version reste une reconstitution, non une certitude.

Après plusieurs captures, évasions et internements en hospice, elle est enfermée à Foix le 9 août 1808 dans la prison du château. Elle y meurt le 29 octobre de la même année ; l’acte de décès la décrit comme âgée d’environ 45 ans.

Aucune trace fiable de son inhumation ni de sa tombe n’est connue, ce qui renforce le mystère autour de son histoire.