Bonne fête aux Narcisse
Sommaire
Aujourd’hui
Les évènements notables
2013 – Ouverture de la ligne Marmaray reliant les rives européenne et asiatique d’Istanbul en Turquie
Le 29 octobre 2013, la ligne de train Marmaray est inaugurée à Istanbul. Ce tunnel ferroviaire sous le Bosphore relie l’Europe et l’Asie, concrétisant un projet vieux de plus d’un siècle. Long de 13,6 km, il symbolise la modernité turque et l’ambition d’Istanbul comme carrefour entre deux continents.
1969 – Envoi du 1er message électronique par le réseau Arpanet
Le 29 octobre 1969, un étudiant de l’UCLA, Charley Kline, envoie le premier message via ARPANET, ancêtre d’Internet. Le texte devait être « LOGIN », mais le système plante après « LO ». Cet événement marque la naissance de la communication numérique interconnectée et l’aube du réseau mondial Internet.
1965 – Enlèvement à Paris de Mehdi Ben Barka, chef de l’opposition marocaine, qui n’a jamais été retrouvé
Le 29 octobre 1965, le militant marocain Mehdi Ben Barka est enlevé à Paris par des policiers français et des agents marocains. Opposant au roi Hassan II, il disparaît sans laisser de traces. L’affaire, mêlant services secrets et intérêts politiques, reste l’un des grands mystères de la Ve République.
1959 – 1er numéro du magazine Pilote
Le 29 octobre 1959 paraît le premier numéro du magazine Pilote, fondé par René Goscinny, Albert Uderzo et Jean-Michel Charlier. Destiné à la jeunesse, il révolutionne la bande dessinée française et révèle des héros emblématiques comme Astérix, Blueberry ou Le Petit Nicolas.
1959 – 1ère apparition d’Astérix le Gaulois
Le 29 octobre 1959, Astérix le Gaulois fait sa première apparition dans le magazine Pilote. Créé par René Goscinny et Albert Uderzo, le petit Gaulois rusé et son ami Obélix deviendront des icônes mondiales de la bande dessinée, symbolisant humour, résistance et identité culturelle française.
1946 – Sortie de La Belle et la Bête, film fantastique réalisé par Jean Cocteau
Le 29 octobre 1946, Jean Cocteau présente La Belle et la Bête, adaptation poétique du conte de fées. Porté par Jean Marais et Josette Day, ce chef-d’œuvre du cinéma français séduit par sa beauté visuelle et son atmosphère onirique, devenant une référence du cinéma fantastique et romantique.
1929 – « Mardi noir » à la Bourse de New York, amorcée le jeudi précédent
Le 29 octobre 1929, la panique boursière atteint son apogée lors du « mardi noir ». Des millions d’actions sont bradées, provoquant un effondrement historique des marchés financiers. Ce krach précipite la Grande Dépression, plongeant le monde dans une crise économique et sociale majeure.
1923 – Proclamation de la République de Turquie
Le 29 octobre 1923, Mustafa Kemal Atatürk proclame la République de Turquie, mettant fin à l’Empire ottoman. Ankara devient la nouvelle capitale, et Atatürk en est le premier président. Cet acte fondateur modernise profondément le pays, inspiré par des réformes laïques et nationalistes.
1918 – Début des mutineries de Kiel, lorsque la Hochseeflotte refuse de lever l’ancre
Le 29 octobre 1918, les marins de la flotte allemande de Kiel refusent d’obéir à un ordre suicidaire de combat. Leur mutinerie s’étend rapidement et déclenche la révolution allemande de novembre 1918, qui conduit à l’abdication de l’empereur Guillaume II et à la fin de l’Empire allemand.
1665 – Bataille d’Ambuila, les Portugais défont l’empire Kongo
Le 29 octobre 1665, les troupes portugaises battent celles du roi Antonio Ier du Kongo à la bataille d’Ambuila (Angola actuel). Ce revers marque la chute de l’un des plus puissants royaumes africains, affaibli ensuite par les rivalités internes et la traite négrière.
1390 – 1er procès en sorcellerie à Paris. Jugée par le Parlement, Jeanne de Brigue sera brûlée vive
Le 29 octobre 1390, Jeanne de Brigue, surnommée « la Cordière », est jugée pour sorcellerie par le Parlement de Paris. Accusée d’invoquer des esprits et de pratiquer la magie, elle est condamnée au bûcher. Ce procès marque le début officiel des persécutions pour sorcellerie en France.
Les naissances et décès notables
1971 – Naissance de Winona Ryder, actrice américaine
1930 – Naissance de Niki de Saint Phalle, plasticienne, artiste peintre, graveuse, sculptrice et réalisatrice de films franco-américaine naturalisée suisse
2011 – Décès de Robert Lamoureux, acteur humoriste français
1808 – Décès de la Femme sauvage du Vicdessos
1796 – Décès de Charles Lynch, planteur américain, colonel et juge improvisé pendant la Révolution américaine
Humour
« La politique, c’est comme l’andouillette :
ça doit sentir un peu la merde, mais pas trop ! » – Edouard Hérriot
Un peu de bonne humeur
Quand sonne la sirène incendie
Dans un petit village de province deux amis sont attablés à la terrasse d’un café.
Soudain la sirène d’incendie qui appelle les pompiers bénévoles retentit. Aussitôt un des gars se lève :
– Excuse-moi il faut que j’y aille…
– Tu es pompier ? Fait son copain étonné.
– Moi, non. Mais le mari de ma maîtresse, oui !
La conscience du spermatozoïde – Anonyme
Le spermatozoïde, s'il savait qu'il allait faire un gosse, peut-être qu'il irait pas. - Brève de comptoir
La mode des robes papier
La mode des vêtements en papier des années 1960 était une tendance éphémère et jetable, lancée comme opération publicitaire par des entreprises américaines de papier. Elle symbolisait l'esprit pop, expérimental et consumériste de l'époque, avec des pièces bon marché et souvent à usage unique.
En 1966, la Scott Paper Company, spécialiste du papier hygiénique et essuie-tout, distribue des robes en matériau non tissé imprimé de motifs psychédéliques ou bandanas, appelées "Paper Caper". Ce coup marketing initial remporte un succès viral, avec des centaines de milliers d'unités vendues à 1,5 dollar pièce, suivi par des producteurs comme Mars of Asheville qui en fabriquent jusqu'à 80 000 par semaine.
Ces vêtements, souvent des robes trapèze courtes aux couleurs vives et motifs graphiques, étaient faits de cellulose renforcée de fibres synthétiques comme la rayonne ou le polyester pour plus de solidité. Jetables et personnalisables (parfois avec peintures à l'eau), ils incarnaient la mode pop et unisexe, portée par des stars comme Nico avec des designs d'Andy Warhol.
La fièvre dure de 1966 à 1968, boostée par des collaborations avec Oscar de la Renta ou Butterfinger pour des tenues publicitaires, avant de s'essouffler face aux problèmes d'inflammabilité et de durabilité. Elle préfigure la fast fashion et influence des expositions comme "Generation Paper" au MAD de New York.
Un peu de français
« Perfide albion » ?
La perfide Albion désigne l’Angleterre, ou plus largement la Grande-Bretagne, avec une pointe d’ironie ou de rancune historique qui accuse ses habitants de ruse et de duplicité, surtout en diplomatie et en guerre. On l’entend souvent aujourd’hui comme un clin d’œil moqueur à cette vieille rivalité franco-britannique, loin de la haine d’autrefois. Albion, ce nom poétique et ancien, évoque les falaises blanches qui se dressent fièrement face à la Manche, et l’expression naît d’un poème patriotique en 1793, nourri par des siècles de conflits.
Dès l’Antiquité, Albion illumine les textes romains et grecs comme un surnom enchanteur pour la Grande-Bretagne. Pline l’Ancien le consigne au Ier siècle, reliant ce mot au latin « alba », la blancheur éclatante des falaises de Douvres visibles de loin en mer. Des légendes celtes et mythologiques y ajoutent une touche mystérieuse : un géant fils de Poséidon ou une Danaïde nommée Albine y échouent, tandis que des racines pré-celtiques parlent de montagnes ou de blancheur primordiale.
En France, l’expression prend racine au XVIIᵉ siècle chez Bossuet ou Madame de Sévigné, qui pestent déjà contre les Anglais perfides, mais c’est le poète Augustin Louis de Ximénès qui la forge en 1793, au cœur des guerres révolutionnaires. Elle devient un cri de ralliement anti-britannique, repris en propagande par la Révolution, l’Allemagne en 1914 ou même Cuba plus tard. Aujourd’hui, elle colore nos conversations d’une malice complice, rappelant que l’histoire franco-anglaise reste un roman plein de rebondissements.
« Bistrot » ?
Le mot bistrot intrigue par son origine modeste et profondément populaire, bien ancrée dans le terroir français où les mots naissent au coin du feu ou du comptoir. Les linguistes le rattachent aujourd’hui au poitevin « bistraud », ce petit serviteur zélé des marchands de vin qui trime dans l’ombre des tonneaux, sert les verres et finit par donner son nom au cabaret lui-même – un lieu convivial où l’on trinque sans chichis, entre amis d’enfance ou inconnus du quartier. À côté, « bistouille » ou « bistrouille » évoque ce mélange rustique et corsé d’alcool frelaté et de café brûlant, typique des débits de boisson du peuple où l’on noie les soucis dans une gorgée âpre ; ces termes familiers colorent le mot d’une saveur authentique, presque odorante de zinc tiède, de tabac froid et de camaraderie oubliée.
La légende russe, si romantique et pleine de panache, fait sourire les savants qui la dissèquent : imaginez des cosaques hirsutes, débarqués à Paris en 1814 après la débâcle napoléonienne, criant « bystro ! » - « vite ! » - aux tenanciers dépassés pour hâter le service d’un verre ou d’une soupe. Et hop, naît le bistrot, symbole d’urgence joyeuse ! Mais l’histoire patine sérieusement, car le terme n’apparaît dans les dictionnaires qu’en 1880, plus de soixante ans après ces supposés cris slaves, trop tard pour coller aux faits historiques. Ainsi, le bistrot reste ce coin de France authentique et éternel, loin des invasions exotiques, un mot né dans la vapeur des verres embués, les rires gras des habitués et l’odeur tenace du quotidien parisien.
